Blog Archives

Capsicum

La sécurité provoque l’ennui et l’ennui ‘tue’ à petit feu.

Capsicum, Mail à un ami, 14-04-2009

Depuis Capsicum a largement mis à l’épreuve son précepte …

Jack London – n°1

For, after all, he had never found his permanent abiding place. He had fitted in wherever he found himself, been a favorite always and everywhere by virtue of holding his own at work and at play and by his willingness and ability to fight for his rights and command respect. But he had never taken root. He had fitted in sufficiently to satisfy his fellows but not to satisfy himself.

Jack London, Martin Eden

Jacques Chancel

N’oublie pas de vivre.

Jacques Chancel citant son père, N’oublie pas de vivre

Des années pour comprendre ce conseil : ‘Ne t’économise pas, passe même par les sentiers buissonniers, n’oublie pas les errements, arrête de ne penser qu’à l’avenir, regarde la femme qui passe, n’évite pas le risque.
A l’heure de ta vieillesse, tu auras vécu.’

Capsicum en est convaincue.
De quoi faire s’envoler les doutes et les remords
mais justement pas quelques regrets.

Albert Camus – n°13

L’espoir, au contraire de ce que l’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner.

Albert Camus

Que dire d’autre … ?

Tour du monde: 2eme partie… par Gil & Maria

Si ce n’est …

“Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma – which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of other’s opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.”

Steve Jobs (1955)

Denis Diderot – n°2

Une révolution différée d’un jour ne se fait peut-être jamais.

Denis Diderot (1713-1784)

Albert Camus – n°11

Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme.

Albert Camus

J’ai choisi … mais je ne veux pas devenir un homme. ;)
Oui, je sais, c’était facile.

Bernard Giraudeau – n°15

C’est à vivre, pas à dire, c’est à aimer, pas à écrire.

Bernard Giraudeau, Cher Amour

L’angle de vue …

… voilà le secret !

Par quel charme étrange ma vie actuelle m’amuse-t-elle en ce moment alors qu’elle n’a concrètement changé en rien, entre l’étouffement qui guettait hier et la saveur acidulée qu’elle porte aujourd’hui ?

A part … une simple chose … dépendant uniquement de mon esprit : la décision d’apposer une date de fin sur la situation ayant cours depuis 7 ans.

Ainsi le moindre geste, répétitif hier, se charge de sens, voire d’un brin de nostalgie car il est désormais éphémère. La position professionnelle est auréolée des lauriers qui manquaient jusque là. Les activités toujours repoussées deviennent urgentes à planifier avec plaisir.  Ma silhouette comme ma force sont de retour à la normale. La compagnie des amis du coin est de plus en plus recherchée. La vue de ma fenêtre est toujours plus belle, de ciel nuageux en coucher de soleil …

La vie quotidienne prend donc une autre lumière qui modifie sa teinte.
Au point même de se demander “Pourquoi changer ?”.

Surtout ne pas oublier que c’était une véritable ‘Mesure de Sauvegarde’ !

Mais comment garder cet angle de vue par la suite ?
Faut-il vivre dans l’instabilité pour mieux profiter de la saveur de l’existence ? Mais pourquoi cette urgence de vivre pleinement me tient-elle si fort ? Et après tout … n’est-ce pas positif ?

… je n’imagine même pas si je me savais condamnée à un simple espoir de 6 mois restant à vivre.

Qui sait ? ;)

Blanche de Richemont – n°9

Nous donnons trop d’importance à nos lamentations. On s’inquiète de nos souffrances quand il faudrait seulement les laisser nous traverser. Elles font partie de la vie. Elles ne sont pas si graves. C’est leur faire trop d’honneur que de les laisser nous désenchanter. Il y a tant à vivre, à dévorer, à découvrir, à bouleverser. Consentir à une fatigue générale, c’est occulter l’abondance qui nous habite.

Blanche de Richemont
Éloge du désir, Presses de la Renaissance, p88

Antoine de Saint-Exupéry – n°21

Je ne comprends plus ces populations des trains de banlieues, ces hommes qui se croient des hommes, et qui cependant sont réduits, par une pression qu’ils ne sentent pas, comme les fourmis, à l’usage qui en est fait. De quoi remplissent-ils, quand ils sont libres, leurs absurdes petits dimanches ?

Je ne regrette rien. J’ai joué, j’ai perdu. C’est dans l’ordre de mon métier. Mais, tout de même, je l’ai respiré le vent de la mer. Ceux qui l’ont goûté une fois n’oublient pas cette nourriture. N’est-ce pas, mes camarades ? Et il ne s’agit pas de vivre dangereusement. Cette formule est prétentieuse. Ce n’est pas le danger que j’aime. Je sais ce que j’aime. C’est la vie.

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

Jean-René Huguenin

Le malheur de bien des êtres, ce n’est pas de n’avoir plus rien à boire, c’est de n’avoir plus soif.

Jean-René Huguenin

Albert Camus – n°9

Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.

Albert Camus

Albert Camus – n°2 – Comme quoi, elle me tient vraiment à cœur cette citation !

Révérence aérienne

Il y a des matins où l’on se réveille porté par l’envie de voler avec les anges … de surplomber la terre pour s’élever comme un esprit.

Rien de plus simple.

18 juillet 2010

De là-haut, on prend le recul nécessaire. Le simple souffle du déplacement  qui  frôle mes oreilles porte la pensée vers l’horizon.
La vie est rouge. Elle coule dans les veines, dans mes veines.

L’être est trop insignifiant pour faire attendre la vie, pour la gaspiller.
S’instruire du cheminement de ses semblables, mus par les mêmes élans, apporte des éclaircissements à ses propres questionnements. Ce sont autant de pierres qui m’ont fait grandir et ont permis d’accélérer le parcours.

De mes professeurs insoupçonnés, de leur expérience des mêmes aspirations et fêlures, j’ai appris, ces dernières années, à accepter l’évidence, à bouder l’avidité et la fuite en avant, pour vivre en conscience, pleinement.

La commande enfoncée, enroulant le thermique,  la voile s’élève ; c’est un héritage complexe et ignoré que je considère, attentive à l’instant.

Un autre mentor s’en est allé …

 

Alexandra David-Néel – n°2

Écoute le bruit régulier de cette horloge, chaque battement est un instant qui fuit, qui ne reviendra jamais. Écoute comme ils se pressent, ainsi coule ta vie. Peut-être que peu de minutes te séparent de la mort, et tu n’as pas encore commencé à vivre, tu n’as pas même choisi un état de vie, qu’attends-tu ?

Alexandra David-Néel, à l’âge de 21 ans.
Propos rapportés par Marie-Madeleine Peyronnet
dans Dix ans avec Alexandra David-Néel

Françoise Sagan

Il est plus urgent de vivre que de compter.

Françoise Sagan

Henry de Montherland

Auberge du Cheval Blanc, Rennes.

Blaise Cendrars – n°3

Vivez, ah ! Vivez donc, et qu’importe la suite ! N’ayez pas de remords. Vous n’êtes pas Juge.

Blaise Cendrars, Bourlinguer

Albert Camus – n°6

Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre.

L’Envers et l’endroit, Albert Camus

André Malraux

Vivre libre, c’est vivre dangereusement.

Paul-Emile Victor n°4

Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.

Vie

Antoine de Saint Exupéry – n°11

Ce pour quoi tu acceptes de mourir, c’est cela seul dont tu peux vivre.

Antoine de Saint Exupéry, Citadelle

Souriez … le bateau coule.

La valeur du point, les pâtes pigmentaires noires, la litière du chat, les photos de Petit Gingko pour les Mamies, un sac de moins de 10kg, et des amis pour le WE.

En appeler d’autres et aussi la babysitter, demander une ordonnance au Doc, prévoir les menus du WE, faire ses 13 derniers mois de compte, décider des spécifications, passer l’aspirateur, ranger les voitures de Petit Gingko pour la 47.32ème fois depuis le début de la semaine.
Oublier Alli, renvoyer la confirmation pour leur mariage, écrire 3 lignes comme une drogue, détester mes amis, proposer des plateaux sans succès, se dire que l’on sera bloqué à Moscou, acheter des guêtres et des petites culottes, se foutre des vampires et repousser l’abonnement au club “Torture & Grapevine” .

Où sont les draps ? Aller voir 1m92 s’adonner au Kite ? Prévoir le plan B pour si la nounou gardait son bébé. Les muets détestables, les lessives, mes tennis Puma et ces 2 cartes d’anniversaire que je n’ai pas postées. Les toilettes à briquer.

“Chocolat, chocolat, chocolat” me dit-il avec la constance du métronome et le téléphone qui me vampirise 1h30 de ma soirée, offrant champ libre au chocolat.

Des collègues forcément parfaits, internet access denied, un coup de fil quotidien qui ne comprend pas grand chose et un enfant qui se relève 4 fois tous les soirs. Encore un colis à aller chercher à la poste … des photos plein Facebook qui montrent combien les autres n’ont pas besoin de soi, l’ancienneté et ses avantages boudés.
La fée du logis fanatique va encore me provoquer des courts circuits au cerveau, en parfaite adéquation avec ceux de ma balance. Les vaccins dans une semaine.
Un DVD à poster, un silence de mort malgré les 50 visites quotidiennes, le bain, quelques fabrications maison, une tarte à l’oignon. La nounou a-t-elle besoin de bouteilles de lait ?

Tout ça, si peu et si envahissant à la fois. L’agacement monte, je me fissure. Que personne ne voit rien me désespère  …

… c’est une récidive, une rechute.

Ah, merde, j’ai encore oublié de relevé le compteur et de payer le loyer !

SNAFU …

Blanche de Richemont – n°2

Vis comme tu penses, sinon tu finis par penser comme tu vis.

Blanche de Richemont
Conseil de son père

Blanche de Richemont – n°1

Au cœur de notre propre énigme, se forment nos désirs les plus essentiels. Toutes les morales sont extérieures à nous. La seule éthique véritable est la fidélité à notre intégrité. Idéalement, notre vie devrait rayonner autour d’une évidence première qui nous porte. On peut passer sa vie à la chercher. Mais on acquiert une véritable liberté quand nos désirs ne sont pas mimétiques, mais essentiels. Seul le choix que nous faisons de nous-mêmes doit nous construire. Seule une certitude intérieure doit nous guider. Vivre intensément, c’est être soi-même.

Eloge du désir