Georges Clemenceau

Ce qui m’intéresse, c’est la vie des hommes qui ont échoué car c’est le signe qu’ils ont essayé de se surpasser.

Georges Clemenceau

Existentiel #3

Lumineuse et sombre, si Capsicum mourait subitement, à cet âge, quelle serait l’oraison funèbre prononcée par Ange ?

Quel petit peu d’elle vivrait encore en lui ?
Qu’aurait-elle transmis à ses enfants ?
Que resterait-il au cœur de ses amis ?
Quels souvenirs berceraient ses parents ?

Aucune velléité puisque ne meurent que les âmes éclairées !

Cependant, la question à se poser, bien avant la dernière heure, serait …
Quels accomplissements ou sens manqueraient-ils à sa vie ?

Une façon très saine de savoir vers où/quoi orienter son existence. ^_^

Dalaï Lama

Question : “Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ?”

Réponse : “Les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir… et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.”

Dalaï Lama

Sénèque #4

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.

Sénèque, Extrait des Lettres à Lucilius

La papillote philosophe …

Maïmonide

Le risque de prendre une mauvaise décision n’est rien comparé à la terreur de l’indécision.

Maïmonide

Joseph O’Connor

We always have the choice, we’re the sum of all our choices.

Joseph O’Connor, Desperado (1994)

Visages – Bernard Giraudeau

Bernard Giraudeau explique son cheminement au delà du tourbillon de la pensée qui a transformé le petit garçon toujours en colère en homme apaisé devenu écrivain.

Visages, KTO, 06-06-2009

Il manque …

Allez, d’ici 2014, je cultive mon petit grain de fantaisie.

H. Jackson Brown, Jr.

Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did do.

So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover.

H. Jackson Brown, Jr., P.S. I Love You
et non Mark Twain comme la toile semble le penser.

Yann Queffélec

Il faut te donner tout entier sur terre pour que la mort n’ai plus rien à prendre.

Citation du maître Russe de Yann Queffélec

Au pays de Candy …

C’est un géobiologue qu’il faudrait faire passer ici.

Sinon comment expliquer cette fuite d’énergie soudaine et cette fatigue profonde ? Les cris, qui y retentissent depuis toujours, apportent une amertume désagréable. L’ambiance y est parfois si pesante, même si les tables ne volent plus.

Certes Capsicum les aime et sait combien ils lui ont donné pendant toutes ces années. Elle ne doute aucunement de l’affection qu’il y a toujours eu pour elle en ces murs. D’ailleurs, ce sont eux qui la connaissent le mieux et à qui elle peut conter ses aventures sans fards … (oui, enfin, rien de trop intime).

Cependant dans sa bulle de petite fille sur laquelle l’ambiance coulait sans prise, elle s’est créé l’espoir d’un ailleurs à la fois plus brillant et plus harmonieux.
Le divorce, elle l’espérait, elle l’aurait accueilli avec joie même.
Mais comment ? … Ça ne se fait pas !

Ils ont enfin tout ce qu’ils attendaient … même le retour du fils prodigue. Pourtant chaque heure, quelque chose vient gâcher l’équilibre, du détails que personne ne remarquerait au manque de pot flagrant. Ici, le verre est toujours à moitié vide. Et peu importe les pistes que Capsicum a pu jeter sur leur chemin.

Capsicum se refuse à une lente contamination. Ce qui explique peut-être pourquoi elle a pris son envol à 18 ans, pour ne jamais y reposer ses valises. Elle les aime vraiment, mais à distance. Elle repartira, encore une fois, vaccinée contre les râleries du quotidien.

Si seulement, ils pouvaient être bienveillants l’un envers l’autre, mais le temps a eu raison de leur bonne volonté. Pourquoi vieillir ensemble alors ?

Du coup, si les enfants n’ont pas d’autre choix que d’attendre l’heure de l’envol, les petits-enfants, eux, ont plus de latitude pour exprimer une certaine désaffection du lieu. Allez donc expliquer cela à ceux qui les attendent avec impatience …

Ils font des efforts pour être agréables aux petits enfants, c’est certain. Ils leur font des blagues, les emmènent à la piscine (surtout Mamie), suscitent les éclats de rire, leur expliquent le fonctionnement des écluses (surtout Papy), les emmènent en caravane mais quand vient l’idée d’un pique nique avec eux, le refus est sous-jacent. Allez comprendre …

L’ambiance y est délicieuse les 3 premiers jours, puis l’humeur revient malheureusement à la normale.

Cette expérience renforce la déjà vieille volonté de Capsicum d’être une grand-mère fantasque !
Rien que de penser à partager des séjours baroques avec ses petits-enfants, elle en sourit d’avance. Pour cela, il faut bien s’entrainer avec ses propres enfants …

Ils ont oublié de vivre, de bien vivre !

Pris au vol

Je suis capable de grandes choses. C’est pour les petites que je ne suis pas douée.

Auteur Inconnu

Confucius – n°2

On a deux vies, et la deuxième commence le jour où on se rend compte qu’on en a qu’une.

Confucius

Pour Capsicum, la première a donc été courte.

Les cinq plus grands regrets des gens avant de mourir.

En s’occupant pendant plusieurs années de patients dans les dernières semaines de leur vie, Bronnie Ware, une infirmière australienne a recueilli leurs derniers mots, vœux, souhaits et regrets :

1. «J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi»
2. «Je regrette d’avoir travaillé si dur»
3. «J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments»
4. «Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis»
5. «J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux»


Bronnie Ware s’intéresse plus particulièrement à la «clarté de vision que les gens atteignent à la fin de leur vie, et à la façon dont nous pourrions apprendre de cette sagesse».

Les cinq plus grands regrets des gens avant de mourir, www.slate.fr, 07-02-2012

En bonne voie, mais ce n’est quand même pas simple !

Allez, au boulot …

Georges Bataille

Parce qu’il ne faut pas remettre notre existence à demain.

Georges Bataille

… et voilà … le retour de l’incontournable besoin !

Patrice Franceschi – n°41

Je me suis toujours dit que si nulle occasion d’épreuve ne nous est donnée pour nous mesurer avec nous-mêmes et devenir meilleur, il faut créer ces occasions ; faute de quoi l’on entre dans le grand sommeil des vocations perdues.

Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p427

… je pense à l’homme au sac de pierres

Paulo Coelho – n°2

C’est une chose de penser qu’on est sur le bon chemin, une autre de croire que ce chemin est le seul.

Paulo Coelho

Jean de La Bruyère

Il n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.

Jean de La Bruyère (1645 – 1696), Les Caractères, De l’homme

Piqué à Sylvain Tesson engagé comme chroniqueur littéraire dans l’émission “Le Grand 8″ sur D8.

L’esprit Canal … en clair, j’aime !

Joseph Chilton Pearce

To live a creative life, we must lose our fear of being wrong.

Joe (Joseph Chilton Pearce)

Capsicum est effrayée quand elle observe deux petites mômes de 7 et 12 ans qui s’inquiètent bien trop de déranger ou de mal faire !

Il n’y a pas d’amour heureux

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux


Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désœuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux



Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux


Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard

Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux


Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

Louis Aragon,
La Diane Francaise, Seghers 1946

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Jack London

I would rather be ashes than dust!
I would rather that my spark should burn out
in a brilliant blaze than it should be stifled by dry-rot.
I would rather be a superb meteor, every atom
of me in magnificent glow, than a sleepy and permanent planet.
The function of man is to live, not to exist.
I shall not waste my days trying to prolong them.
I shall use my time.

Jack London,
Jack London’s Tales of Adventure par Irving Shepard (1956)

Décidément, je ne tombe que là dessus en ce moment !

Avant la dernière ligne droite … Teasing

“Tous les rêves sont possibles, quelles que soient les circonstances”

Patrice Franceschi

Si je fais échos à la sortie du prochain livre de Patrice Franceschi, Avant la dernière ligne droite, c’est que nous faisons tous des rencontres qui finissent par bouleverser notre vie. Encore faut-il prendre un peu de recul pour comprendre ce qu’elles génèrent en nous.

Au milieu des rencontres bien concrètes qui ont jalonné ma petite vie, il y a la virtualité d’une émission où l’homme qui parlait m’a tellement intriguée que j’ai commencé à dévorer ses ouvrages et à suivre le cours de son chemin.

Ce que j’ai lu, écrit de la main de cet écrivain-aventurier, a permis de maturer ma réflexion déjà bien avancée et m’a finalement mené à la place ‘encore en devenir’ que j’occupe aujourd’hui. Ces écrits m’ont donné la force de suivre ma propre musique, libérant toute mon énergie pour louvoyer entre les possibles et les passages en force. Convaincue qu’en se donnant la peine, en étant prêt à en payer le prix, il est possible de choisir sa vie. Adieu sentiment de résignation qui parcourt une vie régie par les nombreux protocoles qui nous assomment mais ne nous étonnent même plus.

Notre chemin n’a pas forcément besoin d’être exceptionnel tant qu’il tend à être en accord avec nous-même. Encore faut-il s’en donner la peine.

 

Pour vous donner envie de parcourir Avant la dernière ligne droite, qui sortira le 2 mai prochain, voici ce que l’auteur en dit :

Fugue

Avant La Dernière Ligne Droite – Fugue – Patrice… par ALDLDFranceschi

Etre libre

Avant La Dernière Ligne Droite – Etre Libre -… par ALDLDFranceschi

L’Aveugle de Madrid

Avant La Dernière Ligne Droite – L’aveugle de… par ALDLDFranceschi

 

En connaissez-vous beaucoup qui vivent exactement
dans la droite ligne de ce qu’ils affirment ?

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Page Facebook : Avant la dernière ligne droite

Seul le présent compte …

A la suite de cette citation extraite du Faust de Goethe : “Alors l’esprit ne regarde ni en avant ni en arrière. Le présent seul est notre bonheur.”, une conversation s’est entamée avec une lectrice assidue qui affirme que l’on ne peut penser ainsi quand on considère ses enfants.

Or, après avoir rédigé l’explication de mon point de vue, j’ai eu envie de le partager avec un plus grand nombre. D’où ce post.

Notez que ce n’est pas un jugement mais une constatation.

www.mindmapinspiration.com

‘En murissant, j’ai justement compris, à propos de la génération suivante, que par habitude l’humain moderne se projette beaucoup dans l’avenir : le prêt, la maison, l’éducation des enfants, le financement de leurs études, l’évolution de carrière, etc, etc … Une question d’argent quoi ! Et c’est compréhensible.
Mais toutes les assurances, toutes les sécurités, toutes les prévoyances, nous bétonnent à un quotidien qui n’a souvent plus de sens et nous ôte naturellement toute liberté d’action.

La preuve en est que beaucoup de parents travaillent démesurément pour assurer un certain train de vie et bien sûr l’avenir. De ce fait, ils oublient de vivre simplement le présent avec leurs enfants, se disant que tant qu’ils sont jeunes, il n’y a pas de problème, ils verront bien quand les enfants seront adolescents. 1h le matin et 1h le soir, est-ce suffisant pour transmettre les valeurs qui feront d’eux des hommes et des femmes ‘biens et libres’ ?

A mon sens, l’adolescent puis l’adulte se préparent dans l’enfance. C’est justement à cette période que se construit (voire se module) la personnalité, que s’instaure la complicité et la confiance en ‘ses vieux’, mais aussi où se fonde le choix de son avenir (si les parents se sont donnés la peine d’aider l’enfant à découvrir plus profondément ses passions).

Pourquoi tant d’enfants sont-ils désabusés, sans rêve d’avenir ? Beaucoup d’entre eux ne savent pas ce qu’ils veulent faire dans la vie. Si jeunes, ils s’auto-censurent, à l’image de leurs parents bien formatés.

De nos jours, on achète un jouet à son enfant en rentrant le soir pour se faire pardonner ses absences ou pour avoir la paix en faisant les courses. Les parents oublient de transmettre les valeurs les plus simples parce qu’ils n’en ont plus le temps. L’erreur capitale est de compter sur l’école pour s’en charger. Or cette dernière n’éduque pas, elle tente d’enseigner et encore … vus ses moyens !

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas inconscients, cela ne nous empêche pas de faire des choix pour l’avenir, comme par exemple l’école Montessori.

“N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.”

Maria Montessori, Pédagogie Scientifique, Tome 1 (1958)

Ce n’est pas la peur du lendemain qui nous pousse, comme beaucoup de gens. Ce sont les besoins de l’enfant au quotidien, son équilibre, ses questions et nos propres rêves qui nous font agir pour l’avenir, mais dans le présent ! ;) C’est au présent que je tente de construire l’avenir … Rendez-vous dans 30 ans.

Le passé et l’avenir n’existent pas, seul l’instant existe.
Or, le présent est de plus en plus négligé dans notre société. Jusqu’à ce que se profile une maladie grave qui nous mette face au spectre de la mort. Là et seulement là, la prise de conscience s’opère et l’individu change l’ordre de ses priorités, pour revenir à la pleine conscience de vivre.

Pourquoi faut-il attendre un accident de la vie pour se rapprocher de l’essence du bonheur ?

Je persiste et signe :
Il n’y a que le présent qui compte, et pour soi et pour ses enfants.

Parenthèse : Par contre si nous avions des dirigeants d’envergure, eux se projetteraient dans l’avenir pour mettre en place les projets nécessaires à la bonne marche des générations futures. Voilà des années que nos dirigeants pensent à trop court terme pour pouvoir envisager une réelle prospérité dans l’avenir, autant en terme d’économie, que d’enseignement, que de santé, que …

Se pose-t-on la question du type de citoyen que nous voulons voir peupler la France, l’Europe, la Terre dans une à deux générations ?

Et je ne parle pas d’uniformisation, bien au contraire …’

Blaise Cendrars – n°4

La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.

Blaise Cendrars, Une nuit dans la forêt

Ecrire, écrire …

… mais rien ne passe au travers du clavier, rien ne s’échappe, rien ne cristallise, rien ne filtre de cette réflexion sur l’avenir menée au milieu des couleurs de l’automne, en pleine montagne.

Tant pis !

Rire, sourire, vivre.
Pour le reste, on verra plus tard.

René Char – n°2

Il n’y a que deux conduites avec la vie ou on la rêve ou on l’accomplit

René Char