Hors du tableau

Bouillir comme un week-end de mai.
A la seule différence que cette fois, c’est volontaire.

Et pourtant, quelle ineptie de manquer l’évènement !

Parenthèse insoupçonnée

Intimité empruntée à une complice ou
réminiscence résistant mal à l’écoulement du temps ?

Comme souvent, ces deux-là sont pratiquement les derniers à monter l’escalier, égayés mais sans mot dire. Tout autour d’eux, l’ambiance est sombre, emplie du sommeil des braves.

Elle revoit le regard à la fois conquis et dubitatif qu’il pose sur elle à cet instant. Peu importe ‘quoi en penser’, il est trop tard pour les histoires compliquées. Malgré l’euphorie de la soirée un brin éthanolée, le programme du lendemain s’annonce intense. Elle grimpe donc vers le sommeil.

A peine allongée là-haut, le corps relâché des tensions de la journée, un murmure se fait entendre. Elle se penche dans l’obscurité pour mieux le comprendre et réalise que ses lèvres rejoignent les siennes, doucement, comme une permission subtile.
Occurrence irréelle, insoupçonnable à la pleine lumière des usages, qui vacille entre inédite sollicitude et tentation désinhibée.

Couché, un étage plus bas et probablement porté par la simplicité de l’instant précédent, il cherche sa main, la trouve, la caresse délicatement.
S’en tenir au fin’amor aurait été plus avisé, seulement elle se glisse près de lui, sans préméditation. Entre ses bras, une bribe d’agréable intemporalité est soustraite à la droiture de ses principes.

Il finit par couper court à la conjoncture, prétextant l’impossibilité de fermer l’œil si elle ne réintègre pas sa couchette. Elle suppose avoir brisé le charme par l’initiative spontanée de son libre esprit. Le Rubicon est franchi.

Au matin, la parenthèse s’est évaporée.
Et plutôt deux fois qu’une.

Toutefois, ce regard si particulier, elle le surprendra quelques mois plus tard, un matin d’hiver, trop survoltée pour y attacher plus d’importance sur le coup.

Soupir effleuré – par David Graux

Sur le point de partir, l’élégant dépose une clef autour du cou de son invitée, assortie d’un compliment. Craignant une nouvelle volte-face qui ferait voler en éclat leur complicité, déjà à rude épreuve depuis un moment, elle garde ses distances, comme une gosse au bord de l’incertitude, échaudée, peu habituée à être ménagée par ses soins.
Peut-être joue-t-il par habitude, peut-être pas.

De retour après une longue journée, son inclination a immanquablement changé. Cause ou conséquence, décidément ils ne partagent pas le même timing. Badinage et humour feront l’affaire, comme toujours de bonne compagnie.

La nuit tombée, il lui offre naturellement une place au creux de son épaule. Attentive aux confidences de la pénombre, sa main parcourt son torse, alors que du pouce, il lui caresse lentement le dos.
Il n’envisage pas de gouter son sein, à l’image de ce jour où in-extremis les impératifs ont repris la main.

Accord tacite, principes ou défaut d’audace, la bulle restera intacte. Peu importe la raison, ils ont trouvé leur distance, même rapprochés.

Au point du jour, le réveil mettra fin à un sommeil agité (qui lui donne raison sur ce point… ). Mais avant de reprendre séparément le cours de leur vie, elle souhaiterait juste qu’ils restent encore un moment comme ça, l’un contre l’autre dans la torpeur matinale. Il consent à ce luxe.

La chronologie se brouille, les détails se décomposent.

Ni leur heure, ni leur histoire, ils oublieront ces digressions.

Gommée du tableau …

Rien qu’une déception de plus.

Il y a un an, Elle était en proie à d’inexplicables et inquiétantes contractions, sans doute contrariée de ne pas participer à l’épopée et nourrie par l’intuition de bientôt disparaitre du carnet d’adresse.

C’est incontestablement chose faite.

Les rêves sont trompeurs.

Ils font croire que les gens qui vous importaient tant pensent encore à vous, après tout ce temps écoulé et les rebondissements de leur vie. Parfois, ils s’acharnent même 3 nuits de suite.

Pourtant, la seule information que l’on puisse en tirer est qu’en effet …

… ces personnes vous importent toujours !

La fable du Vent et des Voiles.

Saura-t-il un jour qu’Il La hantait encore, après tout ce temps ?

La nuit tombée, le manque se manifestait par des songes entremêlés de souvenirs encore très réalistes. Que pouvait-Elle bien y faire ?
Elle avait repris le cours de sa vraie vie, ayant compris à quel point Elle tenait aux siens.

Après avoir posé des limites aussi évasives que son humeur masculine était changeante

(- Le concept de la douche écossaise, vous connaissez ?),

Il avait laissé son éminence grise La gommer du tableau, en quelques mois.

(- Quelle idée avait-Elle eu d’œuvrer en sous-main à leur réconciliation ? Sûrement un sursaut de décence).

D’autant que ce n’était pas la première fois qu’Elle faisait les frais de la territorialité de cette nana, sans que Lui n’ait exprimé aucun scrupule à la laisser faire.

(- L’indice aurait d’ailleurs dû L’alarmer dès le début de cette lente altération …)

Nicolas Messyasz – Tout pour le ménage – 1 janvier 2004

Alors, dans le contexte de Leur vieille amitié écornée par les circonstances, Elle se rendit enfin à l’évidence. Elle disparut donc plus ou moins de la circulation, préférant subir le mépris de son silence plutôt que la piqure ordinaire de leur entente.

Peut-être eu-t-Elle ainsi compris la réciproque …

générée par l’indécision qu’Elle suggéra parfois.

Elle ne s’expliquait pas vraiment l’aura que Lui prêtaient ses potes, l’ayant connu bien avant qu’il conçoive ce ténébreux personnage. Pourtant, il est vrai qu’Il pratiquait l’équivoque avec quelques unes de ses ‘amies’, par humour ou par faiblesse.

Et puis, Morphéus avait raison : on n’attend pas des mois pour se parler quand il y a une connivence réelle, voire une quelconque affection. Il est donc probable qu’Il n’ait même pas remarqué son absence !

Tout ce temps, Elle s’était trompée en ne laissant pas la distance nécessaire et suffisante à la santé de Leur Amitié surannée.

Malgré sa peine et ses théories fumeuses,
Elle promit qu’on ne L’y reprendrait plus.

Un petit goût amer.

C’est affligent de penser à quelqu’un qui a cessé de penser à vous depuis bien longtemps.

Il y a des soirs où les instants reviennent comme des flashs, où les mots insignifiants de l’époque résonnent à l’esprit, faisant persister un doute inutile. Sans la peur de détruire le plus précieux, l’instant aurait été saisi sans tremblement. Pourtant l’essentiel a, de toute façon, été ruiné par la simple ambiguïté.

Mais quelle importance ? Tout cela n’a finalement plus cours aujourd’hui. Son instinct en la matière a toujours été sûr, alors pourquoi se serait-elle dupée elle-même ? Quoiqu’il en soit, le fin mot de l’histoire restera probablement à jamais nébuleux.

La pleine conscience tente de laisser passer les réflexions appartenant au passé qui ne font qu’entretenir un état contemplatif qui lui va mal au teint.

Une grave erreur de jugement qui fait plus ou moins sourire quand, contre toute attente, on a œuvré dans l’ombre pour aplanir leurs relations tumultueuses qui ont fini par se transformer en avenir.

Une simple histoire d’égo, alors ?

A défaut de distance géographique, il est temps de passer son chemin … histoire de préserver ce qui peut encore l’être.

Cela restera privé un certain temps.

Capsicum tait les évènements qui se produisent en ce moment. Si difficile d’en parler … pourtant ils sont teintés de joie.

La vraie question est quelle est la véritable raison de cette discrétion ?

Grandir encore et toujours.

On ne peut courir après des ombres toute sa vie. Alors c’est décidé, la vie va encore muer, faisant fi des doutes et des non-dits.

L’aventure peut prendre des formes incroyables, voire …
… banales.

Qui l’eut cru ?

Les nuages dévalent la montagne et l’esprit retrouve la soledad supposée restée en France.

Quand ils seront vieux, que tout cela n’aura plus aucune importance, elle lui dira combien il n’aurait alors suffit que d’un fil, que d’un signe, que d’une vague certitude pour que le cours de la vie change.

Il sourira, probablement étonné.

Et l’histoire ne dira jamais s’il partageait ce doute.

Disgrâce par Windows Live Messenger

La version de Windows Live Messenger (système de discussion instantanée) pour Windows 7 et Vista présente une option parfois utile : la possibilité de choisir les personnes de vos contacts vis à vis desquelles vous souhaitez apparaitre ‘En ligne’ ou ‘Hors Ligne’.

A un moment peu propice, il arrive de ne pas vouloir entamer des conversations interminables avec une personne que vous savez particulièrement bavarde, tout en restant disponible pour d’autres. Vous avez parfois besoin d’un peu de distance avec l’un de vos amis. Vous souhaiter flemmarder devant la télé, sans refuser une invitation de dernière minute. Vous séparez vos contacts pro de ceux personnels.

Il y a une multitude de raisons pour maitriser votre information de présence derrière votre ordinateur.

Exercer votre liberté individuelle est essentielle.
Là où le bât l’option blesse, c’est quand vous constatez depuis plusieurs mois que l’un de vos ‘amis’ vous a supprimés des contacts pour qui il apparait ‘En ligne’ quotidiennement, depuis des années.

Blacklistée !
Ok … mais pour quelle(s) raison(s) au juste ?

La caverne d’Ali Capsicum

Après les papiers aussi sérieux qu’ennuyeux, il y a les boites ‘Divers Bordel’ dans lesquels Capsicum entasse depuis des lustres les trucs intéressants mais inclassables.

14 petits tas sur le sol du séjour, abordant des sujets variés comme La Raphaëlle (une liqueur), la règle du jeu d’awélé, une multitude de tickets de ciné, théatre, concert, visites, etc, le traitement des acouphènes par le Qi gong, des plans de métro parisien et lyonnais, une étude sur les risques chimiques, des cartes postales reçues et d’autres jamais envoyées, un lexique ‘Voile’ en anglais, des fascicules de voyages faits ou à faire, quelques notices d’utilisation d’appareils obsolètes, des cartes d’artisans talentueux et …

… un dossier bleu.

S’en fut fini des grands travaux de tri, classement et archivage.
Le nez plongé dans des feuilles volantes écrites en 2008, Capsicum reçoit de sa propre main les réponses à un tas de questions qu’elle se pose actuellement. Il y avait aussi 4 pages imprimées recto-verso d’une conversation de 4h43 sur msn, datant de la même époque.

Et Capsicum d’en conclure qu’en effet elle a perdu quelque chose depuis.

La Dame de Glace

Je parie pour un remake.
Ça sent comme un parfum de Déjà Vu à plein nez, avec peut-être même le spectacle des violons en prime, cette fois ci.

Peu importe.

Eye of the Ice Queen, par stOOpidgIrL.

Simplement ravie et bienveillante, puisque je suis la Dame de Glace. :)

Je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis la Dame de Glace, je suis …

A force d’être exposée aux souffles givrants,
je suis sans aucun doute la Dame de Glace.

Evocation onirique

Quand on rêve de ses amis, n’est ce pas que l’on se languit d’eux ?

Zapatan

Cette colère sourde grignote tout sur son passage. Complètement hors contexte, elle n’a aucune raison de s’exprimer ici et maintenant. Elle ne fait que gâcher la joie furtive des instants lumineux. Toujours le même son revient à l’oreille, c’est une rengaine intentionnelle destinée à la folie.

Les kilomètres défilent mais les images et les questions se répètent rendant prisonnier cet esprit trop faible pour s’en moquer. “Aucune importance” tente-t-il de résister, “aucun chemin possible” tente-t-il de se convaincre. Cependant, il se complait dans un état second qui, aussi heurtant soit-il, donne la sensation d’être vivant.

Confectionner son propre conte entretient l’illusion. Celle qui blesse quand elle se frotte à la réalité.

Les dents serrées pour maitriser le geste, le visage n’est même pas déformé, mais la colère insidieuse cherche d’autres moyens de s’exprimer.

L’image du miroir se moque de ce comportement étrange pour ce qui n’est que broutille.

Il ne reste qu’à souffler sur le sang pour en supprimer l’ébullition
et par quelques troubles moyens susciter l’amnésie.

Extrait de Conversation n°11 – Abîme des genres

- Je ne sais pas quoi penser. Il m’a quand même embrassée ! dit l’amoureuse transie
- Parce que tu crois encore à un baiser à ton âge ?
répond Capsicum
- Pourquoi a-t-il fait ça, alors qu’il est si indifférent ? ajoute la Miss
- Je ne sais pas. Imaginons qu’il pense reconnaitre l’élue de la sorte ! Et s’il n’y a pas d’étincelle, il ne donne pas suite. théorise Capsicum
- C’est un acte pervers … se plaint l’amoureuse.
- Mais non, le moment s’y prêtait, tout simplement. Il n’y a rien à comprendre de plus. Point à la ligne. conclue Capsicum

Quand la raison s’en mêle, tout se complique !

Denis Diderot – n°7

Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon cœur facile; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.

Denis Diderot, Lettres

Ira, ira pas ?

Tout ce qui n’est pas, n’existe pas

Lundi 21

J’ai décidé d’être heureuse !

Oui, oui, décidé … C’est déjà un bon début.
Mais cela signifie, qu’à aucun moment, je ne dois voir la virgule qui gâche le tableau.

Commençons donc par cesser de faire l’asociale.

C’est sans compter sur ‘l’Enfer du Binôme’ … Choisir ou se laisser choisir.
Soit le mauvais élève, enfoui en soi, s’accoquine avec l’excellence afin d’en récolter les fruits, soit le bon élève s’expose au risque d’être happé par un baltringue.

La bienséance a fini par en faire une simple question de rapidité … ;)

Mardi 22

En cette semaine où la vie en communauté est mise à l’honneur, je préserve ma bonne humeur en m’échappant du sérail.

Pour une sieste sous le soleil voilé, une seule obsession me guide au travers des chênes aux feuilles sèches, de la rocaille et du thym : atteindre le point culminant, simple réflexe de volant curieux de découvrir une trouée où y étaler sa voile.

760 m surplombent la vallée, offrant un merveilleux panorama sur les Alpes chapeautées de blanc.

 

En pleine contemplation, la hâte de mettre en pratique, de plonger dans l’action, de se repaitre de vie m’assaille, sachant pertinemment qu’une fois dans l’action, l’espoir ne cessera pas de chercher un port où rafraichir mes idées en ébullition.

L’instant … jouir de l’instant.

On connait la chanson : Écouter chaque moment à sa juste note pour profiter pleinement de la mélodie.
Mais comment planer en pleine sérénité alors que l’on risque de rester cloué au sol, par excès de nonchalance ?

Et puis, il arrive que les promesses épicuriennes soient si venimeuses que l’on se garde bien de lâcher prise.

Mercredi 23

Le cul dans la lavande, j’écoute le frôlement du vent dans le feuillage bruni et ce Cessna qui bourdonne à mon oreille gauche.

Une décennie à se tenir à carreau …
Les occasions n’ont pourtant pas manquées. Et puis, contre toute attente, s’impose parfois un appui très raisonné. Enfin, préférons cet éclairage. :)

Pas si mal pour qui n’entend rien à ce principe d’appartenance à l’autre,
si communément rependu !

Encore une journée ensoleillée où mes pompes me démangent alors que je dois aller en cours.

Jeudi 24

Soulée par mes propres paroles, je finis par me taire sous ces regards interrogateurs qui en attendent un peu plus.
Voilà qui est bien singulier : Capsicum en orateur attablé, étalant ses singulières certitudes. Mais au delà de ces réflexions abouties, ils n’imaginent pas un instant toutes les autres !

École ordinaire ou école extraordinaire ?

Il y a là une potentialité merveilleuse, sauf que je n’ai pas la ‘Dévotion aux Enfants’ dont font preuve les saintes croisées ici chaque année !

Vendredi 25

De nationales plantées de platanes en allées de cyprès, de combes en forêts domaniales, de projets en souvenirs de Toscane, pouvais-je imaginer une seule seconde, alors sur le chemin du retour, qu’en cet instant Mummy faisait un AVC ?

Avertissement qui semble sans frais
mais qui rappelle que l’éternité n’existe pas.

Ah oui … j’avais décidé d’être heureuse !

 

Piègée

Se battre contre un soupçon insaisissable, une drôle de pathologie sibylline qui engendre asphyxie ou allégresse.

Improbable évidence.

Ah ? C’était Noël …

Petit Ginkgo (3 ans et presque 11 mois) s’interroge :

- Mais on a pas de cheminée ! Comment il va faire le Père Noël ?
- Il passera par la fenêtre !

Après tout ce mouvement, Capsicum finit l’année l’œil enrhumé mais bienveillant sur un Petit Ginkgo découvrant les cadeaux sous le sapin de Noël.
Quel boulot il a du avoir le Père Noël, cette nuit !

Au milieu de l’effervescence, Capsicum se surprend à penser qu’il n’était pas plus mal de faire taire son ego face au raisonnable, pour une fois.

Le hors-sujet est si vite arrivé.

Prisonnière … d’un parfum.

Une fragrance épicée qui, à peine pulvérisée, émane un agrume poivré un rien entêtant, pour rapidement se tempérer en un mélange de lavande teinté de cannelle sous un soupçon de muscade.
Après un long moment, reste de cette senteur un fond de vanille ambré et légèrement boisé.

Un effluve captivant et multiple si … si persistant, corsé, sucré, à la fois animal et raffiné …

… que mes neurones en font des court-circuits.

L’Aspect thérapeutique de la Course à Pied

Noyer son esprit au rythme de Help Myself. Pousser jusqu’à la limite du corps pour effilocher les sensations résiduelles … Suddenly I See, allonger la foulée histoire d’évaporer ce qui reste de la conscience.

Et puis tout laisser sous la semelle au son de Soledad, pour en finir sur Le vent l’emportera

… Et n’en parlons plus.

Théorie des tribulations amicales …

Il y a bien longtemps sur les bancs d’un amphi, Capsicum divulguait l’une de ses théories sur l’Amitié !

En substance, les relations amicales existent à des degrés variés suivant différents stades de complicité, confiance, affinité ou expériences vécues ensemble.
Certains resterons toujours au même stade, d’autres seront tout de suite propulsés au rang d’’Ami’, et quelques uns se casseront la gueule par défaut de loyauté, en cours de route.

Tout commence par ‘la Relation’, ‘la Connaissance’, puis se discernent subtilement ‘le Copain’ et ‘le Pote’, après vient ‘l’Ami’ et surplombant le reste ‘l’Ami Proche’, confondu ou non avec ‘le Meilleur Ami’.

Et puis, il y a cette branche si particulière et fragile où au coté de ‘l’Amitié Amoureuse’, Capsicum ajouterait aujourd’hui ‘le Copain Câlin’ pour les célibataires, plus communément appelé ‘Plan Cul Régulier’ par ces messieurs ! (Mais ceux là demanderaient plus ample développement à eux seuls :) )

L’amitié est une valeur placée au dessus de toutes les autres pour Capsicum.
Même s’il va de soi que chacun porte seul son fardeau quoiqu’il arrive, être là pour ses ‘Amis’, dans n’importe quel coup de Trafalgar, est juste une évidence.

Passée la première phase d’observation, la confiance ne se dément pas souvent. Les discussions argumentées, farfelues ou philosophiques, souvent tardives, sont de véritables plaisirs, tressant le fondement d’un échange sans complexe.

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Nerveuses …

Petite chose brune, sans grand intérêt, se demande comment (sans même le vouloir) elle rend nerveuses certaines de ces “dames” …
… aussi voluptueuses, aussi résolues, aussi girondes, aussi suaves, aussi extraverties  soient-elles … elles deviennent boudeuses, jalouses et incroyablement territoriales.

Inspirés d’une indéfinissable complicité, il doit y avoir quelque chose de la connivence “masculin-féminin” qui porte ces filles à la méprise.

Enfin, Capsicum se plait à le croire et prend ça pour un compliment !

… et tant pis si la vérité est ailleurs.

A lire aussi : Quelques mois plus tard.

Théorie de l’Attraction

Quand j’étais toute jeune fille, mon père m’a dit un jour que l’amour n’existait pas, que seul le désir pouvait nous le faire croire.

Une chose est sûre mon esprit n’a jamais été pollué par la quête irréaliste du grand amour ou du prince charmant ! “Ils ne se marièrent pas mais furent très heureux, bien qu’ils hésitèrent à avoir beaucoup d’enfants.” ;)

Ne prenant jamais rien comptant, j’ai laissé la vie m’amener à étudier ce postulat.

L’existence est faite de rencontres, plus ou moins fortes, mais cela n’est pas suffisant à l’alchimie …

L’intensité d’une relation dépend aussi de son contexte.

La passion semble souvent proportionnelle à la complexité de la situation (guerre, éloignement, interdits, dénuement, etc). Les conditions difficiles démultiplient l’attirance. Comme si l’ardeur s’apparentait à un puissant instinct de vie au cœur des plus rudes expériences.
Les milieux clos, physiquement ou intellectuellement, contribuent aussi au développement de ces élans.

Mais une rencontre et son environnement ne suffisent pas non plus …

Il faut surtout que les deux personnes en présence portent un certain état d’esprit, conscient ou inconscient : la certitude d’être libre de soi-même et de tendre à vivre pleinement.

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