Démarche RSE et Développement Durable – Nouvelle virginité à la mode en entreprise

Hier, la réponse s’est assise à côté de moi à la cantine !

Monsieur RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n’est pas un cadre au sourire charmeur. Plutôt passe-partout, il est serein mais vous emporte dans son discours via la passion et la justesse qu’il met dans ses propos … entre deux bouchés.

Ce que j’aime dans ces grosses boites, c’est qu’elles ont de la ressource et suffisamment d’inertie pour aborder des questions pas forcément rentables au premier abord … Cependant, bien qu’elles en aient souvent les moyens, in fine peu nombreuses sont celles qui s’intéressent à une quelconque contribution aux enjeux du développement durable.

Et oui, le Grand Méchant Loup a la volonté de prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux de ses activités, afin de les améliorer.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas devenue aussi naïve que le benêt à grelot.

Il est bien évident que le but premier de l’EXCOM (Executive Committee) est plus de briquer l’image de la société pour courtiser le consommateur et les marchés que d’agir en grand philanthrope.

C’est là où le consommateur responsable à pris le pouvoir !
Législation certes, mais les entreprises deviennent pro-actives pour gagner en crédibilité et en réputation. Une vision idéaliste du ‘modèle gagnant-gagnant’.

Mais peu importe, tant qu’elle se retrousse les manches pour un bénéfice plus louable, qu’elle remet l’humain au cœur de leur fonctionnement et au centre d’initiatives de solidarité à l’extérieur de leurs murs.

Cela n’annihile pas l’esprit critique des observants pour démêler le RSE du Greenwashing et surveiller les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable).

Monsieur RSE est un ingénieur projet avec plus d’une décennie d’ancienneté, qui à mi-quarantaine a fait sa crise. L’histoire ne dit pas si à cette occasion, il a côtoyé le Démon de Midi, mais elle raconte qu’il s’est lancé dans une grande quête de sens, de laquelle il ne pouvait exclure le plus clair de son temps : son entreprise.

Porté par la philosophie « penser global, agir local » de René Dubos (1972 – ça ne date pas d’hier mais tellement actuel), il est dernièrement devenu pèlerin en sa filiale, pour distiller la bonne parole d’homme à Homme. Son premier objectif est de fédérer les bonnes volontés, repérer les forces vives débordant d’idées, pour ensuite fonder des actions bien concrètes.

Monsieur RSE n’est pas un grand théoricien puisqu’il puise son pragmatisme dans sa propre expérience industrielle. Là est sa force : mettre à profit ses compétences affutées pour intégrer les parties prenantes internes et externes (employés, clients, voisins, ONG, autorités publiques, etc.) dans la réflexion stratégique.

Pourquoi n’ai-je pas pensé que la société civile avait fait assez de chemin pour que le fameux profil de changement soit internalisé, chez le Grand Méchant Loup ou ailleurs ?

Malgré les polémiques générales à ce sujet, voilà une mode drôlement positive, qui n’empêche pas de garder les yeux grand-ouverts.

Mon œil brille donc avec des pensées derrière la tête …

Grand Méchant Loup

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Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises
Plate-forme21
Qu’est-ce-que la responsabilité sociétale des entreprises

L’anonymat n’existe pas …

… sur la toile !

Pour explorer Viadeo, Capsicum s’était créer un profil vide, sous ce pseudo, qu’elle n’est jamais revenu consulter. Régulièrement elle reçoit des annonces et des propositions de contact via l’adresse liée au blog.

Quand ce matin, à son grand étonnement, un email de Viadeo lui demande si elle connait … Ange. Comment le recoupement automatisé a-t-il pu faire le lien entre eux ?

A force de diffuser indice sur indice, un être humain familier du blog n’aurait pas besoin de mobiliser beaucoup d’effort pour en déduire l’identité de Capsicum. Mais comment un robot privé a-t-il réussi cela ?!

A moins qu’Ange soit allé visiter le profil de Capsicum !
-Après vérification, ce n’est pas le cas. C’est donc très étrange !-

Quand on sait que la plupart des outils numériques américains, de type Microsoft, Facebook et autres Google, Skype, Apple, etc sont ‘NSA-compatible’, Caps se met à frissonner … par principe.

Certes, Caps ne donne pas dans la subversion anti-Yankee ou le terrorisme. Et puis, ses insipides propos sont loin d’intéresser la sûreté nationale américaine. Elle ne devrait donc pas s’inquiéter de cela, en honnête citoyenne française, à mille lieux de la théorie du complot.

Même si elle n’est pas dupe du fait que la France ait le même type de moyens. ;)

Mais rien que l’idée d’un calculateur à la solde d’un système de type PRISM (ou XKeyscore, Boundless Informant, Bullrun et Tempora, Muscular, Optic Nerve) capable de sortir de la toile (ou d’ailleurs) tout le pédigrée d’un individu, par métadonnées interposées, à la simple requête de son véritable nom, pourrait la convaincre de se réduire au silence.
Puisque c’est bien connu : Pour vivre heureux, vivons cachés !

En effet, à moins de naviguer -lentement- par proxy interposé, voire de transiter par le réseau TOR, tout mouvement sur le web est en clair pour qui a les moyens d’interroger les bonnes bases de données.

La pratique est d’ailleurs parfaitement légale en France depuis la Loi de Programmation Militaire, entérinée en décembre dernier par l’Assemblée Nationale et le Sénat, sans aucune émotion de la part du ‘bas peuple’.
Et dire que le 1er juillet 2013, le Président Français jouait sa vierge outrée par le comportement de ses alliés, suite aux révélations d’Edward Snowden à propos des programmes de surveillance de masse américains et britanniques.

Quel merveilleux secret scoop de Polichinelle donné en pâture aux journalistes, qui n’ont pas compris que depuis l’agonie de la Guerre Froide, une guerre mondiale économique a redistribué les cartes et se joue sur le champ de bataille du Cyber-Espace.

Mais revenons, à l’échelle de Capsicum.
Ses divagations pourraient-elles lui porter préjudice si elle postulait à un emploi à habilitation de sécurité, soumis à enquête préalable systématique ?!

Ce ne serait pas plus simple la puce électronique,
type RFID, sous la peau de chaque individu ?
-Ironie-

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A lire à propos de l’anonymat :
Théorie de la communication virtuelle.
et Théorie Exhibitionniste …
et Qui gonflera encore Capsicum avec l’anonymat ?

Je suis ce que je consomme …

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Entre deux ébullitions !

Au sortir d’une semaine dans la poudreuse mais sans connexion, la moisson de l’information partagée par les potes ou les connaissances est étonnement maigre mais variée.

Dans le genre, Facebook offre une cession de rattrapage des discussions définitivement perdues si elles s’étaient déroulées autour d’un café :

  1. Du fin fond du Japon, le premier interroge mon éthique avec “Worse than Wal-Mart: Amazon’s sick brutality and secret history of ruthlessly intimidating workers”. Certes le service est complet, efficace et rapide mais vaut-il de s’assoir sur la valeur humaine ?
  2. Puis, pour des raisons de réseau et d’ambiance, je saute rapidement sur une vidéo de “VALSUN”. Décidément les rythmes reviennent en force dans mes envies. Ils prendront un malin  plaisir à me torturer mardi.
  3. Et tout à coup, je vois ma théorie immobiliaire se confirmer avec “Immobilier : pourquoi les trentenaires ont intérêt à rester locataires”. Depuis le temps que je le dis (ah ben oui, je l’ai déjà dis là et avec le même article ;) ) … je ne suis plus la seule, bien que l’article élude l’aspect psychologique : l’inhibition de la liberté individuelle que génère le fait d’être locataire de sa banque avant remboursement intégral de la dette.
  4. A 180°, comme je veille sur le métier de veilleur, il s’avère que “Veilleur, un métier où l’on recrute” et qu’Alain Juillet ouvre une page Facebook. Pour cause de mythologie très personnelle, mon cerveau a donc transmuer le métier qui consistait à veiller sur des immortels …
  5. Enfin une motarde partage le portrait de la voyageuse Mélusine Mallender : “Elle fait le tour du monde seule et à moto”. Une phrase attire mon attention : “Il me faut quelqu’un qui soit assez confiant pour penser que je vais rentrer et surtout quelqu’un qui m’aime libre.”, l’ingrédient essentiel du couple qui dure et accessoirement l’intelligence d’Ange.

Et voilà, il est déjà 1:37 am.
J’aurais pourtant tant à vous dire.

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Le blog de Mélusine Mallender

Bloks contre l’obsolescence programmée !

Dans ces conditions, Capsicum pourrait bien se laisser tenter ;)

Par contre, c’est l’option ‘vie intérieure’
qui pourrait bien en prendre un coup.

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Phonebloks
Le concept de Phonebloks va voir le jour grâce à Motorola, http://citizenpost.fr, 30-10-2014

Dalaï Lama

Question : “Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ?”

Réponse : “Les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir… et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.”

Dalaï Lama

Pourquoi j’ai quitté l’industrie …

… ou Jérôme Choain explique dans un post 4x plus long que l’extrait ci-dessous les réflexions qui me taraudent à nouveau, après 3 ans de pause avec l’industrie !

(…) Mais toute cette énergie, toute cette puissance est mise au service de la marge à deux chiffres. L’immense majorité de ces artisans du futur finiront dans de tristes gratte-ciels à développer une technologie rentable pour les actionnaires, parfois nuisible, en tout cas éloignée de toute considération pour l’intérêt général. Un seul coupable : l’emploi et donc la soumission comme unique perspective de revenus. Je sais, il existe aussi des entrepreneurs. On en parlera peut-être une autre fois.

Brazil de Terry Gilliam (1985)

Tant qu’on nous éduquera dans l’espoir d’avoir « une belle situation » (entendez « grassement payée », pas « noble métier »), ça ne risque pas de bouger.

Être ingénieur, ce pourrait être beau. Innover, inventer pour libérer les hommes du travail abrutissant, ce serait grand. Le faire pour pousser massivement les gens au chômage, c’est une honte. (…)

Jérôme Choain, « Je serais tellement plus utile au chômage », 05-11-2013

Noteo éclaire notre consommation !

France 5 diffusait hier un reportage de Marianne Kerfriden et Corentin Chrétien intitulé ‘Quand la pub avance masquée’. Par ici le replay.

Le reportage n’aborde pas grand chose de nouveau quand on s’intéresse à la question mais il a l’avantage de signaler aux consommateurs le mépris que beaucoup de fabricants ont pour eux lorsqu’ils élaborent des méthodes d’une malhonnêteté intellectuelle déplorable (comme les auto-labels) pour induire le consommateur en erreur.

Autant d’énergie dévoyée pour faire acheter un produit coute que coute plutôt que de la canaliser pour améliorer le dit produit.

Le consommateur se retrouve donc dans une jungle lorsqu’il fait ses courses, détaillant les étiquettes pour tenter de passer au travers du cancer promis, améliorer les conditions de vie des humains qui triment derrière et tenter de préserver la planète.

J’aurais bien vu une conclusion proposant au consommateur de changer de filière d’approvisionnement, en privilégiant les productions locales, préférablement labellisées AB comme le proposent souvent les AMAP en ce qui concerne la nourriture.
Une conclusion qui ouvrirait une brèche sur le retour à un comportement d’achat de produits non ou peu transformés toujours pour l’alimentation.
Une conclusion où l’Etat ferait le tri chez les tricheurs et établirait sans influence lobbyiste de vrais moyens d’information sur les produits.

Le reportage a aussi l’avantage de pointer du doigt le pouvoir des consommateurs éclairés qui en décidant de bouder une marque ou un produit pour un autre produits plus sains, plus écologiques, plus éthiques a une réelle influence sur l’offre.

Une consommation éclairée peut devenir un levier d’action (depuis le temps que Capsicum le dit !).

Pour faire le tri, les auteurs présentent une agence de notation de produits crée fin 2012 après 5 ans de recherche et appelée Institut Noteo qui attribue des notes aux produits de consommation courante sur 4 domaines (Santé, Environnement, Social, Budget), grâce au travail d’experts dits indépendants.

Une application pour smartphone (pour une fois que Capsicum déplore de ne pas en avoir un ! ) est disponible gratuitement permettant d’obtenir ces notes en scannant le code-barre des produits.

A observer s’ils sont si indépendants et le restent.

 

Le souffle vital qu’est l’Esprit d’Aventure !

Patrice Franceschi est un des invités d’honneur de la douzième édition du Grand Bivouac, en cours à Albertville.

17-20 Octobre 2013, Le Grand Bivouac.

Un réajustement permanent pour moi en ce moment : ne pas céder aux sirènes du conformisme et exercer sa propre imagination.

Information : Célérité aux dépends du fond et de l’analyse.

Combien je peste contre ces rédactions qui ne font que copier/coller l’AFP, combien je suis affligée par l’approximation dont font de plus en plus preuve les journalistes, combien je refuse d’acheter certains magasines vendant du sensationnel car c’est le lecteur qui décide de l’offre qu’on lui présente, combien j’exècre le 20h qui trouve que l’information a mettre en avant est la réformette des retraites alors que l’actualité internationale est brulante …

A Alep, en avril 2013 (©MUSTAFA ALI / SIPA)

Francesca Borri, journaliste freelance italienne, explique ici ce qu’est devenu l’information de masse :

Lettre d’une pigiste perdue dans l’enfer syrien, bibliobs.nouvelobs.com, 09-08-2013

“(…) La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que personne ne comprend rien à la Syriehormis le sang, encore le sang, toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit: «Honte à vous.» (…)”

La logique de consommation a encore frappé.

Hervé Kempf – Fin de l’Occident, naissance d’un monde

Au delà du clivage gauche-droite, Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, offre un biais de lecture qui tombe de plus en plus sous le sens, même si je ne connais pas bien ses accointances politiques.

Si son mot clef est Sobrieté, le mien est Simplicité Volontaire.

La croissance a atteint ses limites. Reste à en instruire nos dirigeants, d’un bord comme de l’autre, pour s’orienter vers des axes définitivement innovants …

… pour s’affranchir des concepts surannés de la politique de Grand Papa.

NB : Et si tous nos politiques cessaient de sortir de la même école pour insuffler dues sang idées neufves dans les institutions !?

Je consomme … donc je suis ?

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Barbie, ma jumelle en blonde …

Pas forcément féministe, je me souviens simplement de ma certitude enfantine :

Évidemment que je serai comme Barbie quand je serai grande !

J’étais loin de me douter que la dite poupée était l’image d’une femme anorexique et proportionnellement parlant incapable de marcher …

En se basant sur des mensurations normales, l’illustrateur Nickolay Lamm a fait réalisé une poupée Barbie plus proche de la réalité humaine.

Il a utilisé les mesures moyennes du CDC (Centres for Disease Control and Prevention) de la population féminine américaine de 19 ans.

Le culte d’un corps chimérique …

Et après 2 mômes, elle ressemble à quoi notre amie Barbie ?

Ah oui, on s’en fout. Ça ne fait pas rêver !

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What Barbie Would Look Like If She Was A ‘Normal’ Woman, www.huffingtonpost.co.uk, 02-07-2013

La ‘pub d’exeption’ du moment ! – n°2

Le papier, l’avenir de l’homme !

Pub d’exception

Un changement indispensable

Je pense qu’il faut arrêter la course au superflu.
La crise que nous vivons est « une crise du superflu ». Il faut quand même se souvenir qu’en Europe, en Amérique du Nord, 30 % des aliments et des médicaments sont jetés !
On fait beaucoup d’efforts pour des choses qui ne sont pas indispensables. Beaucoup de gens peinent au travail sans avoir le sentiment que leurs actions aient une grande utilité pour eux ou l’humanité. Il est important d’être en quête d’une simplicité volontaire, de chercher à s’épanouir sans être préoccupé par le superflu.

Matthieu Ricard, Colloque « Se changer soi, changer le monde », Sept 2012

L’air de l’Aluminium

Encore un Thema ‘Planète Alu’, reportage de Bert Ehgartner, fort intéressant pour réaliser combien nos habitudes de consommateur non averti nous mettent non seulement en danger (déo, dentifrice, opercule de lait et de yaourt, cosmétique, comprimés contre les reflux gastriques, feuille d’aluminium, traitement des eaux usées, vaccin, crèmes solaires, thé noir, cigarette, lait pour bébé, etc) mais encouragent aussi l’exploitation intensive des gisements engendrant de graves impacts polluants sur la planète.


“Planète Alu

Les différentes propriétés physiques de l’aluminium – malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes. Des études approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes voire de la maladie d’Alzheimer.

Les meilleurs gisements de bauxite se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l’Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c’est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l’une des mines les plus rentables au monde, aux mains d’une multinationale. Pour l’exploiter, il faut abattre chaque année l’équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Les boues rouges liées à l’extraction sont toxiques, comme l’a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010.

(Autriche, 2013, 89mn)”

Entretien avec le Dr Exley

Un homme averti en vaut deux, ne dit-on pas ?

Au phare, parmi les 3 dentifrices utilisés, Aquafresh Anti-tartre présente de l’aluminium dans sa composition.

Capsicum va finir par virer tous les cosmétiques industriels, en plus des produits de nettoyage et de l’eau du robinet …

A votre eau de plus de 30mg/L de silicium !

Dieseliste …

Voilà un nouveau mot à mon vocabulaire.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que si mon garagiste n’a pas cette compétence, il est tenté en premier lieu de ‘remplacer les/l’injecteur(s)’ pour 500 euros TTC / pièce , alors qu’il existe (peu) des mécaniciens spécialistes des moteurs Diesel aptes à tester ces fameux injecteurs, voire les réparer pour un forfait d’environ 120 euros TTC.

Or mon garagiste, lui, préfère évidemment la première solution sur laquelle il se fait plus de marge alors que ce n’est pas forcément dans mon intérêt !!
Putain de société de consommation.

Autant dire que Capsicum est calmée.
Plus question de laisser le wagoon sucer jusqu’à fond de cuve.

Décidément, mes compétences ‘automobile’ s’améliorent de couac en couac …

Théorie de l’éducation à la frustration.

Depuis un temps, je souhaitais cesser cet alarmisme chronique, résultant de coups de gueule récurrents à travers le blog. Même s’il est hors de question de se voiler la face, voir le verre à moitié plein est meilleur pour la santé mentale et donc physique.

Or, je fus étonnée d’observer comment la simple réponse à un commentaire du billet anecdotique La boite de couleurs avait pris de l’ampleur et avait fini par être totalement hors sujet !
Alors pourquoi bouder l’essence même de ce blog : exprimer la vision de Capsicum.

La jeune génération est comme tout le monde, mue dans une société où la satisfaction est rapide et instantanément renouvelée. Cela pose donc la question de la frustration à bon escient.

J’avoue qu’il faut parfois me faire violence pour ne pas céder à la frimousse d’ange de Petit Ginkgo, tout en lui expliquant le pourquoi du comment. Pourtant, enfant (avant l’adolescence, j’entends ;) ), nos parents imposaient le ‘non’ sans qu’il y ait possiblilité d’insister’. Et pourtant, je n’étais pas plus malheureuse.

Petit Ginkgo est régulièrement face à un refus car il est important de savoir se contenter de ce que l’on a, surtout dans une société qui lui offrira peut-être moins que ce qu’il reçoit aujourd’hui.
Il n’est pas simple de trouver le juste dosage entre faire comprendre que le bonheur ne réside pas dans l’achat et éviter de faire naître une névrose qui le conduirait radicalement à l’effet inverse.
D’autant qu’attendre un jouet des semaines durant, en fait aussi sa valeur. Plutôt que d’être remisé dans le placard une fois la nouveauté passée, le jouet a été tellement rêvé et les jeux si bien imaginés qu’il en profite énormément.

Je ne connaissais pas le psychosociologue Jean Epstein avant d’écrire ce post et pourtant ses dires de spécialiste rejoignent les miens de simple observateur :

Et dire que les études s’accordent à montrer que les personnes ayant expérimenté la frustration bien dosée dans l’enfance ont moins de chances de devenir délinquantes car elles savent gérer ce fameux sentiment de frustration. Ce serait d’ailleurs une des clefs de l’adolescence tranquille. (Le bon sens aurait pu nous conduire aux mêmes conclusions !) Sauf que de nos jours, les enfants sont en permanence soumis à une multitude de stimulus qui rendent confus leurs réels désirs, car leurs besoins ont finalement peu évolués.

Le travers de cette éducation qui se veut à l’écoute des enfants, est ‘l’explication à tout bout de champ’. Même si l’explication est souvent essentielle, un peu d’autorité bien ciblée ne fait aucun mal, bien au contraire. La vie s’en voit simplifiée pour tout le monde sans que les gamins soient affligés pour autant. J’ai trop vu, dans ce milieu de l’éducation alternative, de parents devenir esclaves de leurs enfants parce qu’ils voulaient trop bien faire. Ils sont finalement dépassés, épuisés.

Après, cela dépend du caractère du môme. Certains seront curieux de ce qui les entoure et souhaiteront comprendre, toucher, explorer. D’autres seront blasés car ils n’ont jamais été sensibilisés au bien être simple que procurent leurs 5 sens. C’est pourquoi, il s’agit d’équilibrer leur vie virtuelle et instantanée avec du concret, du réel, du goût de l’effort, de l’attente, des saveurs et du discernement. Il est important de leur montrer qu’ils sont aptes à réaliser de nombreuses choses par eux-mêmes (sans les priver de la norme dans laquelle ils évoluent).

D’ailleurs, les adultes ne sont pas exempts de cette perte de réalité.
Comparés à nos grand-parents, nous ne savons plus faire une multitude d’actions par nous-mêmes. Nous sommes alors obligés de payer tout un tas de services sensés nous simplifier la vie (couture, réparation auto, plats cuisinés, nettoyage, décoration, construction, livraison en tout genre, voyage clef en main, fruits & légumes hors saison, etc). Même ‘éduquer les enfants’, quelqu’un le fait à notre place depuis leur plus jeune âge, à en croire le temps infime que nous passons avec eux chaque jour ! De nombreux domaines se sont complexifiés, les activités professionnelles se sont donc hyper spécialisées et fatalement hyper standardisées, nous rendant identiquement incompétents dans tous ces domaines qui nous échappent.

Ce symptôme se retrouve à l’échelle nationale : en France, la variété de l’emploi se limite petit à petit aux services, le tertiaire. Le primaire et le secondaire, étant de plus en plus externalisés, les importations augmentent embarquant le coût de la vie avec elles. Il faut alors travailler encore plus pour pouvoir se payer tous ces services ‘si indispensables’ et accéder aux produits des secteurs primaires et secondaires. CQFD.

En un peu plus d’un siècle, l’échelle des valeurs a été complétement bouleversée.
Le progrès qui apportait un peu de confort à la rude vie d’hier a mué ces 50 dernières années. Il est en train de gangréner notre actuelle qualité de vie (pouvoir d’achat déplorable, obésité, normalisation, pollution, cancer, quête de sens, etc).

Je ne suis pas une passionaria de l’éducation de grand-papa (bien au contraire), une extrémiste opposée à la mondialisation (opposée à l’uniformisation, c’est sûr), ni politiquement engagée d’un coté comme de l’autre (ils se valent tellement, mais je vote), ni écologiquement intégriste (une écologie de marché, ça existe ?) mais fort de toutes ces constations, je suis convaincue que l’homme de la rue est capable de changer les choses à son niveau.
Cela se propagera … c’est sûr !

Vive le bon sens, l’éducation éclairée et la simplicité volontaire !

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Cinquante ans de consommation en France, www.lefigaro.fr, 2009

Nous sommes des parents formidables, Jean Epstein

CONSTRUCTION DES REPERES CHEZ L’ENFANT ET PREVENTION DES VIOLENCES ET INCIVILITES, conférence donnée par Jean Esptein, organisée par la FoCEF à Namur, en février 2002

L’impact écologique du web

Vachement à la mode cette question, en ce moment.

Au moins, cela apporte de l’eau à mon moulin contre ces agences bancaires, edf, finarf, etc qui me soulent régulièrement en insistant sur le caractère écologique des extraits de comptes et autres factures en ligne, alors que leur seul intérêt est de limiter leurs propres dépenses en main d’œuvre, matières premières (les feuilles, l’encre), en impression (usage du matériel) et affranchissement.

Cependant, le coût de leurs prestations ne diminuent pas pour autant.

D’autant que les factures en ligne associées au prélèvement direct, devenu par endroit juste incontournable (Free par exemple), dissuade le consommateur peu vigilent de jeter un coups d’œil régulier sur ses dépenses.

J’ai horreur qu’on prenne le consommateur pour un con.

Donc c’est tout clair en ce qui me concerne !
Qu’ils aillent se faire voir chez les Grecs (façon de parler, parce que les Grecs en ce moment … :) ) et qu’ils commencent par limiter les pubs papier avant de venir me gonfler avec leur extraits de compte et factures numériques pseudo écolo.

Enfant à la consigne.

Aujourd’hui, pour lui faire plaisir, j’ai déposé Petit Ginkgo aux jeux et on m’a donné un numéro pour venir le rechercher …

Sont forts ces Suédois !

Traduction : ‘Parents, ne laissez pas vos enfants turbulents vous empêcher de dépenser chez nous.’

Les ‘pubs à la con’ du moment ! – n°2

Traduction :
Les technologies actuelles sont tellement formidables que l’on peut se permettre d’être un père absent à vie …

Les ‘pubs à la con’ du moment.

Iphone 5

Autant les choix de Steve Jobs m’ont fait réfléchir, autant cette course à la nouveauté de Apple me fait gerber … surtout quand la connectique a été complètement modifiée !

Et si c’était la faute du consommateur ?

Capsicum résiste encore tant qu’elle peut au smartphone … Elle vient d’ailleurs d’acquérir un batterie toute neuve pour son Nokia 6100.

Une semaine d’autonomie, ça vous laisse rêveurs, n’est-ce pas ?

Regardez … j’ai une vie !!!

Certaines nouvelles cyber-habitudes me laissent perplexe !

Pourquoi mes congénères se sentent-ils obligés de partager, SUR LE VIF, certains moments de leur vie ?

- ‘Merveilleux repas’, image de l’assiette non entamée à l’appui,
- ‘Concert démentiel’, une guitare déglinguée en guise d’illustration,
- Parfois, c’est une simple photo de vacances envoyée en direct,
- ‘Spectacle de fin d’année de mon loulou’, image floue en prime,
- ‘Coucher de soleil sur Zinzin les Bains’ grâce à Instagram améliorant le traitement,
- ‘Je passe un très bon moment en écoutant ce récital de guitare’,
- ‘Mon cadeau de fête des pères’ fier ou dépité, c’est selon,
- etc

Remarquez qu’il y a très peu de statut du genre : ‘En train de monter au 7ème ciel avec Tartempion, par le biais d’un orgasme frénétique.’ Instagram à l’appui.

Facebook ou Twitter sont en effet de fantastiques moyens pour partager un peu de sa vie personnelle, mais ce que je ne saisis pas, c’est cette course à l’instantanéité :

S’ils vivent un moment si unique, pourquoi se sentent-ils obligés de l’interrompre pour mettre à jour leur statut ?

- Est-ce un besoin urgent de démontrer qu’ils ont une vie sociale ?
- Est-ce dû à un narcissisme sur-développé (ok, ok, je suis mal placée pour dire ça) ?
- Est-ce une part de sadisme destiné aux pauvres hères, de leurs amis connaissances, cloitrés chez eux ?
- Ont-ils besoin de cela pour prouver que leur vie a de la valeur ?
- Est-ce un simple test d’affection à distance, jugeant le nombre de commentaires dégoutés qu’ils reçoivent (ou pas !) ?
- Contre toute attente, se font-ils chier devant ces formidables moments de vie ?
- Leur manquerait-il quelqu’un pour simplement les partager à deux ?
- Sont-ce des messages camouflés, personnellement destinés ?
- Est-ce une basique addiction à un gadget couteux mais à la mode ?
- Ont-ils du mal à rester seuls face à eux-mêmes ?

Le mystère reste entier mais l’attitude se répand de plus en plus … Ils répondent tous à l’adage :

‘Je suis sur la toile, donc j’existe.’

Cash Investigation – Sucre, ce poison qui passe inaperçu.

Encore un enquête édifiante de la part de Cash Investigation, ce 15 juin 2012 sur France 2 !

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Quand j’étais gamine, mon père nous apprenait à manger nos yaourts sans sucre, car disait-il : “Le sucre ajouté ne sert à rien pour le corps. Ça ne fait qu’asservir les gens qui se complaisent dans un faux bien-être.”

Clairvoyant le daddy !

Par principe, en vieillissant, j’ai pris mon café sans sucre et depuis mon palais a horreur du café sucré. L’éducation du goût a une réelle influence sur le rapport aux saveurs. (Rassurez-vous, ça ne m’empêche pas de bouffer du sucre sous d’autres formes !)

Autant dire que j’ai toujours exécré ces publicités vantant les mérites du sucre que l’on pouvait systématiquement voir à la télévision, lors des Semaines du Goût dans les écoles. Les voilà enfin épinglées dans ce reportage.

La pire étant probablement celle-là :

Quand on pense que la consommation moyenne nationale par personne est de 34kg de sucre par an (un chiffre qui a doublé en 15 ans) … cela fait frémir. Pour observer une si inquiétante évolution, qu’offrons-nous aujourd’hui à nos enfants que nous n’avions pas à 20 ans ? Le neuromarketing et la promotion détournée auprès des enfants ?

Voir aussi Junky dès le plus jeune âge !

Le sucre est addictif.
Qui s’est un jour battu contre la balance le sait bien. Cela dépasse les compétences de la volonté.

Rappelons-nous que l’industrie agro-alimentaire est la plus grosse industrie mondiale … Donc ce qu’elle dit faire pour le consommateur est d’abord tourné vers son propre profit. Société de consommation oblige.

Une part de la solution est probablement de privilégier des produits non transformés qui permettent, à peu près, de maitriser ce que nous mettons dans notre bouche et surtout celles de nos enfants.

L’autre part de la solution passe sûrement par le bon sens et le boycotte !
Le consommateur a le pouvoir …

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Le sucre, drogue douce !!, www.amessi.org, 17-06-2012

Cash Investigation – Obsolescence programmée

Si vous suivez un peu le blog, vous savez ce que pense Capsicum de l’obsolescence programmée …
… et si vous ne savez pas, jetez un œil sur ce post de sept 2011 : Obsolescence Programmée … où la fort intéressante vidéo proposée replace le contexte historique et enquête un peu plus loin sur cette pratique pas si nouvelle !

Voilà que Cash Investigation s’intéresse à la question de cette désuétude planifiée par l’industrie dans son numéro diffusé sur France 2, ce 1er juin 2012.

Pour visionner l’émission sur Pluzz, cliquez ici !

Pousser le consommateur à remplacer sa télévision extra-plate tous les 3-4 ans alors que la chaine de recyclage ne sait même pas comment traiter les écrans LCD et plasma. De leur coté, les notebooks auraient une durée de vie de moins de 2 ans. En devenant des ‘Victimes de la Mode High Tech’ nous nous sommes transformés en ‘Serial Pollueurs’.

Capsicum a été bien inspirée de ne pas avoir jeté son bon vieux tube cathodique (réparable, même si plus personne ne sait comment) pour cause de TNT et de ne pas encore avoir succombé aux sirènes du smartphone (son portable n’a que 5 ans après tout :) ) !
Et puis, il y a quelques années, elle a rayé Motorola de ses achats à cause d’une batterie de mobile non remplaçable, ce n’est donc pas pour réitérer la même connerie en se précipitant sur un iPhone …

Mais qu’allons nous faire s’il n’y a plus de ressources minières
de lithium ou d’indium d’ici moins de 20 ans pour fabriquer des ordinateurs ?

Capsicum retient de l’émission, l’action collective en justice des consommateurs américains contre Samsung ! Ce qui signifie que ce n’est pas une fatalité pour le consommateur … s’il refuse d’être traité comme un con.

A lire aussi : L’affaire Brandt !

“Un peu moins dépendant de nos désirs d’achat frénétique …”

Cash Investigation

A lire aussi : Obsolescence programmée

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