Fluctuat nec mergitur

A l’époque Capsicum rêvait du vrai luxe de notre ère : le temps … mais d’un temps fécond, loin de l’indolence dénuée de sens. Par utopie, elle décida donc de “>se dégager des contraintes communes à ses congénères dans l’espoir de partir à l’aventure de la pleine intensité de vie.

Road trip en Europe, slow travel au large du Sénégal, Montessori au quotidien, famille au premier plan, arrivée de bébé Biloba, pouponnage dévoué, à chaque pas pourtant la grisaille se diffusait jusqu’à perdre en visibilité et glisser plus bas vers le gouffre d’une dépression silencieuse, pétrifiée par l’atrophie de ses envies.

Kairos Moment Art par DJ Glisson

Seulement, la vraie densité de la vie réside dans l’humain, la qualité des échanges, la présence réciproque, l’amitié voire l’humanisme. Et justement blessée à plusieurs niveaux, elle avait laissé ces pierres angulaires sur le bas coté de la route, se privant ainsi de la ressource essentielle à l’allégresse et à l’accomplissement.
2 années +/- 6 mois (pourtant bien remplies) pour apprendre à devenir moins con.

Malgré tout, présente au quotidien, Caps n’était que l’ombre d’elle-même, observant un symptôme de ‘bug’ mais incapable de l’identifier, d’autant qu’il ne venait à personne l’idée de lui demander si elle allait bien.

Ne voyant plus d’issue, elle s’accrocha à cette maxime connue depuis le lycée :

Pour être heureux, il faut avoir quelque chose à faire, quelqu’un à aimer
et quelque chose à espérer.

Quelque chose à faire : Manifestement les taches qu’elle s’était donnée d’accompagner ses enfants et de s’adonner à la photographie n’étaient plus suffisantes. Elle imagina donc revenir à l’étape précédente … réintégrer le monde du travail, en mode salariée, mais par le biais d’une transition nécessaire et bienvenue pour elle et Petit Biloba.

L’idée était de choisir parmi ses lignes d’intérêt de toujours mais sans trop de réflexion (la réflexion étant souvent fatale à l’action) un axe d’études suffisamment intéressant pour s’investir. Ou comment générer une contrainte créant des obligations qui tendraient à la hisser hors du gouffre ? Un pari thérapeutique en somme …

Quelqu’un à aimer : Ah oui, ça c’est facile … quoiqu’un peu plus d’attention et d’investissement de la part de Capsicum ne ferait pas de mal à une passion mise à rude épreuve, plus par deux naissances que suite aux dernières 14 ou 15 années de complicité !

Et puis cela ne commence-t-il pas par soi-même ?
Étant une grande adepte du “Sois le changement que tu veux voir en ce monde” de Gandhi, Caps se mis à courir pour retrouver la forme mais aussi pour s’octroyer régulièrement un moment de réflexion avec elle-même, voire de méditation de pleine conscience.

Diagramme du Kairos

Et n’y a-t-il pas encore plus à aimer ? Du coup, il s’agit de mettre son mouchoir sur l’indifférence passée et de s’impliquer à nouveau auprès des distants mais indéfectibles amis.

Quelque chose à espérer : L’initiateur ou la conséquence des deux thèmes précédents ?
Est-ce parce qu’un fameux soir, Ange montra enfin de l’enthousiasme au projet d’année(s) sabbatique(s) en slow travel, ou parce que Capsicum sortait du marasme qu’elle s’est remise à espérer de l’épanouissement en vrac par projets interposés ?
Une chose est sûre les papillons de l’impatience sont ré-apparus près de son cœur !

L’ombre s’est retirée comme elle est venue, sans vraiment crier gare.
Le sourire reparait au visage de Capsicum, qui parcourt un chemin dont elle ne sait pas vraiment où il la mènera. Mais peu importe puisque l’essentiel, c’est bien connu, est le chemin.

Et si tout cela n’était qu’une question d’équilibre neuro-chimique ?

Où est passée l’allégresse ?

La folie quotidienne semble s’être peu à peu tarie. L’amusement pour un rien s’est transformé en agacement. Quelle est la vraie Capsicum, celle qui s’élève contre ou celle qui s’envole pour ?

La grisaille du lundi matin a-t-elle rattrapé celle qui haïssait les plaintes récurrentes à la machine à café ?

Chats peint par Louis Wain qui sombra
progressivement dans la schizophrénie.

Par moment, il me semble que capsicum a perdu cette fantaisie qui faisait sourire ses amis qu’elle ne voit plus … Ceci expliquerait-il cela ? A force de se protéger d’une folie la dépassant, elle est devenue commune presque emmerdante, histoire de ne pas faire de vague.

N’y a-t-il pas moyen d’associer extravagance et responsabilité afin de survivre au voile affadissant des obligations ? Tout cela n’était donc pas qu’une question de boulot … mais plutôt d’état d’esprit.

Il est impératif de prendre la vie de son meilleur coté, en considérant que tout n’est que temporaire et qu’il faut donc en profiter un maximum. Allez, allez, sourire et vrai sourire en toute circonstance.

Il ne fait pas bon de se laisser vieillir.

Escapade

Ça mériterait bien du HDR …

Golden ring – Mercantour (31-10-2011)

… et là, ça mériterait un trépied !

Évanescence – Mercantour (31-10-2011)

Mais pour un compact, ce n’est pas si mal …

Vivement le reflex !

Plus ça bosse …

Plus ça bosse … – Lyon (21-10-2011)

… et moins Capsicum a l’impression d’en savoir !

Métamorphose du milieu

Il y a une année, la démission de Capsicum était enfin acceptée et voilà qu’aujourd’hui, c’est déjeuné sur la terrasse du Phare, en plein mois d’Octobre.

Soleil à la cuillère – Lyon (15-10-2010)

Pff… il n’aurait pas pu faire ce temps là, le we dernier.

Brouillon …

3h à jouer avec les éclairages pour mon premier TP.
Et normalement, c’est pareil sur la pelloche !



 


Bouts d’essai – Lyon (28-09-2011)

Surprise en chambre noire

Apprenez moi et j’irai tout conquérir.

A peu de choses près voilà ce que Capsicum ressentit, jeudi dernier.

Une promesse formidable à condition de fournir un travail personnel assidu et discipliné. Y’a plus qu’à …

Pris au vol …

Méfie toi. Ce que tu désires vraiment, tu l’auras.

Auteur inconnu

William Klein

… connu de tous, mais une très récente découverte pour Capsicum !

Un photographe qui en s’évertuant à ‘documenter le réel’ a été un vrai précurseur de la photographie contemporaine.

William Klein

“Pour ses trente ans, la Galerie lyonnaise Le Réverbère présente une exposition originale des œuvres de William Klein, artiste qu’elle représente depuis vingt ans. Dix collectionneurs ont imaginé leur « collection idéale » en six photos du grand photographe américain.”

Lyon fait un joli clin d’œil à William Klein, www.libelyon.fr, 09-09-2011

Le réverbère (38, rue Burdeau, 69001 Lyon), du 10 septembre au 31 décembre 2011, du mercredi au samedi de 14h à 19h.

Ah … C’est donc ça !

Je crois que je suis très motivée…
C’est juste que je n’en ai pas conscience.

‘Statut’ de Nathalie Jomard

Lâcher les freins …

Plutôt bien mis en pratique ce précepte dans ma vie et depuis une année en particulier …

Mais c’est encore une préoccupation de tous les instants. Une petite inattention et me revoilà à cogiter pour des conneries : amour-propre, conception, avenir, etc

Cette voie en dehors des sentiers battus est plus difficile,
mais il est vrai qu’elle récompense 1000 fois plus.

Au programme : Discipline personnelle = maître mot.

Oups … Montessori devient à la mode !

Pas sûre que ce soit forcément une bonne chose, car mal appliquée, même par des gens bien intentionnés mais non ou peu formés, cela peut faire du tort à cette pédagogie très puissante.

La Dame du Luberon me disait crouler sous les demandes de formation qu’elle ne peut honorer, les enfants des ‘bobos maternisants alternatifs’ ont l’âge d’aller à l’école, les articles du web se multiplient et la déroute de l’Education Nationale amplifie le phénomène !

Cependant, l’engouement récent vient surtout du fait qu’une élite créative du web a mis la pédagogie Montessori en lumière, en étant eux-mêmes des vitrines fort attractives.

Classe Montessori à Rome

Au lieu de penser que votre enfant montessori deviendra comme “les deux fondateurs de Google Larry Page et Sergei Brin, le créateur et boss d’Amazon, Jeff Bezos, le pionnier des jeux vidéos Will Wright, le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales,

Faut-il une école Montessori à nos enfants ?, [unhuman]geek, 05-09-2011

gardez en mémoire que :

“c’est un bon argument qui montre qu’on obtient des résultats. Mais je ne veux pas bâtir une stratégie ou une motivation pour convaincre les gens que leur enfant va devenir le futur Bill Gates ! Chaque parent comprend en regardant son enfant qu’il est plein de talents et qu’ils ont besoin d’être développés. Je préfère les convaincre qu’il existe une méthode dans laquelle tous les talents de leur enfant peuvent être développés au maximum. Ils ne seront pas tous Bill Gates (et heureusement) mais ils auront un rôle positif dans la société et dans leurs rapports avec les autres. (…) Par la manière de favoriser le développement naturel des individus nous pouvons créer un monde qui sera plus harmonieux et qui sera capable de faire face aux problèmes inévitables qu’une société humaine va rencontrer.”

André Roberfroid, président de l’AMI

Les écoles Montessori pullulent aux USA, en Inde, en Hollande, en Italie, au Mexique, au Japon, avec de très bons résultats et ce depuis 100 ans.

Imaginer une vraie réforme de l’Education Nationale portant sur une pédagogie que l’on n’a même pas à inventer ! La pédagogie Montessori est documentée et son efficacité a été évaluée à travers le monde. Et contrairement aux idées reçues, elle ne s’arrête pas aux enseignements de la maternelle !

Cependant, pas d’illusion, ce ne sera pas de sitôt en France. A moins que cela passe par un forcing des écoles indépendantes et des parents d’élève …
En effet, la plupart des enseignants du public, que j’ai croisés, dénigrent cette pédagogie alors qu’ils ne sont ni capables de la définir, ni de la décrire.
Comment peut-on juger quelque chose que l’on ignore ?

Ainsi, bien que Capsicum ait horreur d’être à la mode (et sachant que la graine Montessori a été plantée il y a déjà 9 ans) elle est ravie, excitée, exaltée, pleine d’espoir, enchantée et grandement satisfaite que Petit Ginkgo suive enfin son enseignement dans un école Montessori !

C’est aussi pour avoir potentiellement cette chance
que nous avons déménagé !

“N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter. “

Maria Montessori

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Faut-il une école Montessori à nos enfants ?, [unhuman]geek, 05-09-2011
Les enfants Montessori et le logiciel libre partagent de nombreux points communs, www.framablog.org, 12-08-2011
Is Montessori The Origin Of Google & Amazon?, www.forbes.com, 08-02-2011

Souhait Exaucé !

C’est Petit Ginkgo qui a finalement retenu l’attention de la direction pour la seule place disponible dans cette Ecole Montessori, à 4 pas du Phare !

Entretien réussi …

Sortir du rang est un réel pari mais Capsicum est convaincu que la pédagogie Montessori est un outil fantastique. Espérons qu’elle soit bien appliquée et que Petit Ginkgo se plaise dans sa nouvelle école, à la rentrée.

Un peu surpris de trouver dans sa classe du matériel ‘comme à la maison’, il a fait la connaissance de sa maitresse avec plaisir. Miss Sourire semblait attentive et affectueuse avec les enfants présents.

A voir à l’usage.

Notre choix d’implantation dans ‘le quartier’ a finalement porté ses fruits.

Damn it !

Ma première missionClient Mystèredoit se dérouler dans une discothèque d’ici dimanche alors que le Vercors nous attend dès vendredi pour le week-end et que je n’ai pas encore auditionné de Babysitter depuis que nous sommes au Phare.

Hum, hum :(

Le premier de la saison …

Le souffle est fort mais par cycle, il s’apaise : c’est la brise de pente, qui me cueille et me fait monter au firmament aussi vite qu’un bouchon de champagne qui s’échappe de son carcan.

La haut, la Geo II longe le relief mais la masse d’air reste douce. Traçant ma route en pleins et déliés, je jauge cette voile, fine mais diablement stable. Il faudra pousser loin la commande pour sentir l’accélération d’un 360°, encore piano.

Lac d’aiguebelette (France)

C’est à peine si je reconnais quelques ‘doubles de couple‘ se tirant la bourre sur le lac, incroyables fourmis sachant nager. La peinture est contrastée, ombres et lumières entre forêt de jade et eau turquoise.
Je regrette de ne pas avoir l’objectif pour fixer la trouvaille d’Ange, trop concentrée que je fus sur la préparation du vol au déco.

Si deux noirs cumulus ne s’avançaient pas plus, je resterais encore longtemps en suspension, à profiter de cette quiétude aérienne irremplaçable.

Et puis, jouer au dessus du plan d’eau certes, mais ne pas oublier de se présenter à l’attéro avant de frôler la cime des arbres qui l’entourent … serait mieux.

Pour une reprise, le vol est prudent. Je tirerai sur la corde quand je connaitrai mieux le spot.

Ce fût dans l’espoir de parenthèses de ce genre,
que nous désirions déménager

Le conseil de la Ménagère !

Vous connaissez le meilleur moyen pour obtenir un intérieur parfait ?

Invitez des amis à diner …

Je n’ai jamais vu les cartons vides disparaitre aussi rapidement que lorsque nous nous apprêtons à passer une bonne soirée entre copains au Phare.

Trottinette chérie !

Ce nouvel environnement est devenu moins hostile que sous la grisaille des froides journées de février. Le soleil faisant monter la température, les virevoltantes jupes légères sont de retour.

La densité de jolies filles au quartier² est incroyablement élevée par ici !

Mais une autre coutume du coin est particulièrement répandue. En tout cas, 3 à 4 fois plus qu’à Paris.

Partout les CCAC (Costume Cravate Attaché-Case), les working girls, les happy papys et les hippies sur le retour, enfin toutes les couches de citadin, se déplacent à l’aide de trottinettes ! Le jouet, qui ne date pas d’hier, n’est plus uniquement réservé aux boutonneux et aux gones, comme c’est encore largement le cas ailleurs.

Illustration du Code de la route,
Albert Dubout (1905 – 1976)

Certes, l’engin est plus facile à caser qu’un vélo, dans une entrée ou sur un balcon. Il est aisé de prendre le métro avec (ou justement pas !) et cela permet de parcourir le macadam à la vitesse des bottes de 7 lieux.

Mais espérons que les trottineurs soient ambidextres, variant la jambe de propulsion, au risque de devenir fort disproportionnés au bout de quelques mois de pratique. ;)

A en croire les innocentes études de prix qui trainent,
la maisonnée est peut-être bien déjà séduite par cette pratique.

Au pied du Phare !

… jamais fait si peu de chemin pour voir un Doc.

Solidarité du Ticket

TCL stipule très précisément : “votre titre est personnel, voyager avec un titre déjà utilisé par une autre personne ou céder son titre à autrui est interdit et constitue une infraction passible d’une amende qui peut aller jusqu’à 81,50€.”

Or s’il est une pratique que j’ai tout de suite appréciée, il y a 16 ans quand j’ai débarqué à Lyon, c’est la ‘Solidarité du Ticket’ !

Probablement une réminiscence anarchique dans ma vie bien rangée. ;)

Le ticket de TCL, actuellement vendu à 1.60 euros l’unité, est valable pendant une heure, or il est courant qu’un voyage en métro ou en bus ne prenne pas plus d’1/4 d’heure. Pourquoi gâcher ces 3/4 d’heure restants alors qu’ils pourraient servir à quelqu’un d’autre ?

Les usagers laissent donc facilement leur ticket usager sur les bornes d’entrée du métro afin qu’il puisse être utile à quelqu’un d’autre.

Ticket neuf – Lyon (Mars 2011)


Vous allez me dire que la société d’exploitation n’est pas une œuvre de charité, qu’elle fournit un service qu’il convient de rémunérer à sa juste valeur pour qu’elle puisse entretenir et rénover le réseau. Je n’en disconviens pas …

Mais ça ne m’empêche pas d’admirer cette solidarité spontanée des usagers (qui me semble cependant moins répandue qu’à l’époque).
Et puis, le gros des voyageurs qui utilisent régulièrement les transports en commun a un abonnement pré-payé et n’utilise pas les tickets unitaires.

Le principe est cependant bien ancré dans les mentalités lyonnaises.
Pour preuve, cette mamie qui me scotcha l’autre jour à la sortie d’une bouche de métro :
- Bonjour Madame Capsicum, n’auriez-vous pas la monnaie sur 5 euros ?
- Euh … non.
(A la limite de s’excuser)
- Bon, ben alors vous pouvez toujours me donner votre ticket de métro !

Très adroitement amenée, cette courtoise demande ne doit surement conduire qu’à une réponse affirmative !

Très forte …

Contre toute attente …

… Capsicum se sent un peu déracinée.

Elle avait finalement plus d’affinité avec la Picardie qu’elle ne le croyait.
Se promener le long du rivage sur un coup de tête, sentir le printemps dans les bois à deux pas, croiser les amis pour un verre, discuter une demi heure avec sa coiffeuse et philosophe éclairé, partir en fou-rire avec les collègues, et écouter toute l’admiration de son acuponcteur pour Petit Ginkgo, enfin …

… la convivialité lui manque.

Les enfants gâtés de l’Occident ne sont décidément jamais contents !

Au delà du ‘Phare’ – Lyon (14-03-2011)

Il est évident que ce n’est qu’une question de temps pour se faire à cette vie là et construire de nouvelles affinités. Mais pour le moment, comme à son habitude pour tromper les sentiments instables, Capsicum s’adonne à la sur-activité de peur de tomber si elle s’arrête.

Et maintenant que l’argent du voyage au Japon est passé en perte et profit,
quel est le programme ?

En tout cas, le ‘Syndrome du Dimanche Soir’ lui n’a pas bougé d’un pouce ! :)

Au temple de la consommation version ‘habitat’ …

Assis au Sushi Bar, Petit Ginkgo plonge le nez dans son verre et en ressort l’air victorieux :

- C’est écrit IKEA dans le verre !

Puisqu’à 4 ans, l’enfant est plus apte à reconnaitre un logo qu’à proprement lire un mot, Capsicum se dit qu’elle fréquente un peu trop le géant suédois, ces derniers temps.

Et ce n’est pas l’aventure de la semaine qui va l’en dissuader, persuadée qu’un lundi, elle sera la seule à déambuler dans les allées …

Grossière et fatale erreur en ces temps de vacances scolaires !

Armée de son catalogue ‘Cuisine’ et de son mètre, Capsicum oscille d’un rayon à l’autre  épaule contre épaule, puis poireaute pour commander 4 petits meubles, histoire de réduire le bordel de sa cuisine. Patienter, Patienter …
Pas de grandes folies, juste du pratique à moindre coût.

Mais alors qu’elle sait précisément ce qu’elle désire, il lui faudra Patienter,  Patienter, Patienter. Au naturel, votre Capsicum aurait tout envoyé baladé, mais elle en a marre de vivre à Beyrouth …
Petit Ginkgo prend son mal en patience et en profite pour se faire quelques copains d’infortune.

Enfin en possession de la liste énigmatique de colis référencés, Capsicum traine Petit Ginkgo au libre service. L’enfant s’éclate entre les raques alors que Capsicum et ses petits bras musclés s’évertuent à compléter la liste.
Ce n’est pas si bon marché quand on pense que c’est le client qui fait tout le boulot au magasin puis à la maison !

C’était sans compter sur les ruptures de stock …
Il faut donc encore Patienter

Enfin victorieuse, Capsicum découvre un tsunami de caddies prêt à se délester le compte en banque. Il faut encore Patienter

A deux minutes de la libération, le total ne correspond pas avec l’estimation. Débute alors l’opération ‘Pointage’ X 4 avec redéballage de caddie, suivie de l’opération ‘Poireautage’ au service ‘Retour d’article’. Il faut Patienter

Aller-retour à la voiture (bien sûr au fond du parking), histoire de décharger les 50kg de matos (enfin ça parait comme tel !), puisqu’il est impossible de rerentrer dans le magasin avec un caddie plein.

Il faut avoir des jambes quand on a que deux bras.

Après avoir déniché un raccourci, une nouvelle déambulation entre les rayons commence, et re-la queue et re-les caisses. Patienter, patienter … Il faut aussi récupérer les articles préparés au service ‘Retrait’. Patienter, Patienter

Capsicum se retrouve donc avec 30 kg de plus (parce que ça pèse deux fois plus lourd après tout ça !) à caler dans la bagnole, mais enfin ravie d’être libre des griffes suédoises.

Enfin … plus qu’à tout décharger, déballer et monter !

 

 

Séparation du corps et de l’esprit

Comme l’impression d’être en week-end chez des amis …

… alors que c’est ma nouvelle adresse.

Mot d’Enfant – n°42

Capsicum manipule le GPS qui lui permet de s’y retrouver dans cette nouvelle grande ville hostile. ;) Petit Ginkgo demande :

- Mais il ne dit pas qu’il perd les centilitres !?
- Les centilitres ? Mais comment ça ?
- Ben, oui quand on rentre dans le garage, le GPS, il perd les centilitres.
- Ah … tu veux dire les satellites ?
- Oui, c’est ce que je dis !

Petit Ginkgo, 4 ans

Mot d’Enfant

Les dents acérées de la relativité

Après avoir évacué, par simple caprice, une bonne quantité de ses préoccupations récurrentes en se retirant de la vie sociale usuelle, Capsicum s’aperçoit combien ce qui lui pourrissait la vie d’alors ne semble maintenant que des ‘soucis’ minimes et nombrilistes.

Bel exemple de l’incroyable capacité de l’esprit humain
à gommer les mauvais moments.

Seront-ils remplacés par d’autres encore plus insignifiants ?

Objets de mon ressentiment …

Après avoir sauvé le blog des violentes coupures infligées par Free (sans discussion possible) pour cause de méchant plugin ‘statistique’ (pourtant tout à fait anodin), Capsicum a -contre toute attente- survécu au sevrage internet imposé par l’attente fiévreuse d’une nouvelle connexion avec le monde …

Et peu importe que la box ait été dessinée par Starck, tant qu’elle fonctionne !

Une bonne dizaine de jours d’isolement auront suffi pour constater que Capsicum pourrait bien crever dans son coin sans que ses pseudo ‘proches’ ne s’en aperçoivent. A moins qu’ils n’aient apprécié ce silence sur les réseaux sociaux à la mode. (Capsicum préfère cette vision mégalo de la situation à la réalité de l’indifférence :) )

Le téléphone portable a donc fait la preuve de son inutilité dans sa configuration vocale !

Plus qu’à se faire ermite aigri dans son Phare ou acquérir un smart phone
pour se donner l’illusion d’avoir une vie sociale.

De son coté, coupure et silence sur Là où je t’emmènerai … auront fait baisser les visiteurs/jour du blog d’environ 350 à 1 !

Déménagement