La magie opère à 700 m au dessus du sol

L’inspiration d’aise est profonde, la sellette soulève ma fesse droite.
La restitution se termine mais c’est reparti … le parapente revient dans le cadre.

Lac d’Aiguebelette (France)

Licence en poche depuis 3h okaou, me voilà en l’air, envahie d’une satisfaction sereine. Cet imprévu vol de reprise est sans prétention mais délicieux.

Qui pourrait résister à cet angle de vue, le murmure d’Eole aux oreilles ?

La confiance d’Ange me fait décoller !
Merci.

L’EPINE – LAC D’AIGUEBELETTE

La quintessence du vol

A bien y réfléchir le parapente est le sport aérien le plus abordable.
Rien de plus simple que de porter son sac jusqu’au déco, de prendre le vent, d’étaler sa voile et de décoller pour un délire-solo.

Et même si certains jours, la météo n’offre potentiellement qu’un ‘plouf’, s’arracher de soi-même pour aller chercher une miette de thermique en vaut bien la peine.

Dans la toile – Aiguebelette (Septembre 2011)

Là où l’adrénaline monte ces jours ‘light’, c’est quand la finesse pourrait ne pas suffire pour rentrer au terrain …

Cogiter suffisamment vite pour éviter de se poser sur l’autoroute !

Le premier de la saison …

Le souffle est fort mais par cycle, il s’apaise : c’est la brise de pente, qui me cueille et me fait monter au firmament aussi vite qu’un bouchon de champagne qui s’échappe de son carcan.

La haut, la Geo II longe le relief mais la masse d’air reste douce. Traçant ma route en pleins et déliés, je jauge cette voile, fine mais diablement stable. Il faudra pousser loin la commande pour sentir l’accélération d’un 360°, encore piano.

Lac d’aiguebelette (France)

C’est à peine si je reconnais quelques ‘doubles de couple‘ se tirant la bourre sur le lac, incroyables fourmis sachant nager. La peinture est contrastée, ombres et lumières entre forêt de jade et eau turquoise.
Je regrette de ne pas avoir l’objectif pour fixer la trouvaille d’Ange, trop concentrée que je fus sur la préparation du vol au déco.

Si deux noirs cumulus ne s’avançaient pas plus, je resterais encore longtemps en suspension, à profiter de cette quiétude aérienne irremplaçable.

Et puis, jouer au dessus du plan d’eau certes, mais ne pas oublier de se présenter à l’attéro avant de frôler la cime des arbres qui l’entourent … serait mieux.

Pour une reprise, le vol est prudent. Je tirerai sur la corde quand je connaitrai mieux le spot.

Ce fût dans l’espoir de parenthèses de ce genre,
que nous désirions déménager