For Your Eyes Only

Mai 2014

Porté par les vents dernièrement soufflés, mon travail se voit bercé par le balai des véhicules, cinq étages plus bas. Le regard absorbé par trois jours presque inattendus, le souvenir de ces horizons tourne en tête, offert comme un trésor qui balance entre soupir d’aise et ‘bon petit soldat’.

Une ‘bulle’ à moto qui aura roulé du col de Vars en gorges de Daluis, de joyeux reflets sur le lac de Serre-Ponçon en trombes d’eau dans le Verdon, de complicité en silence.

Lac de Serre-Ponçon – 29/05/2014

L’un contre l’autre, le duo profite d’une insoupçonnée retraite individuelle, la plus petite que je connaisse : ‘sous le casque’. Parole isolée, réflexion démultipliée, le cerveau ouvre sur l’esprit. Et par ses deux fenêtres tout devient prétexte à un double périple … pour la passagère.

Le pilote ayant d’autres chats à fouetter !

Le voyage foisonnant d’excitation s’aligne d’abord sur la fréquence du pilote. Il s’agit de se faire la plus aérienne, la plus inexistante possible, active sans bouger, afin qu’il ressente au moins une fraction du plaisir éprouvé en solo.

Non … je ne parle pas de cela ! ;)

Gorges de Daluis – 30/05/2014

Et puis les marmottes se dorent au soleil, les ruisseaux de montagne effleurent la neige, les touches de coquelicots ajoutent au sourire des cerisiers chargés de fruits et les multiples couleurs de roche soulignent la variété des lieux.

Notre pays est magnifique.

Vallée de la Tinée – 30/05/2014

Son casque, neutralement incliné à gauche, vibre à chaque coup de vent. Je nous imagine marionnettes du destin sur une aspérité du terrain ou par l’indélicatesse d’un chauffard. Le choix est fait, le risque assumé, même s’il me fait frémir pour les minots. Contrariant mon héritage paternel, la préservation familiale est comme piétinée pour 1100 km de liberté, véritable pied de nez à la raison.
Il vaudra mieux rouler séparés, à l’occasion.

Inconséquents.

Montée du col de la Bonette depuis l’Ubaye – 30/05/2014

Responsabilité au panier, la flamme danse. Je serre son cuir alors que le bassin balance dès qu’il intime le mouvement à l’engin. Plus les paysages défilent et plus mon fessier se durcit, par contractions volontaires successives, tantôt de la jambe droite, tantôt de la gauche, selon la courbe.

Sous les cheveux malheureusement aplatis ;) , les idées, remarques et observations s’évaporent avec les kilomètres, puisqu’à l’étape du premier jour, ne reste qu’un sourire complice sur l’Ubaye.

Peut-être est-ce là un secret de longévité.

L’itinérance aidant, ils fusionnent. Besoin de rien, même pas faim.
Le col de la Bonette est délicieusement consistant. De temps à autre, une main sur ma cuisse gauche, il s’enquiert du bien-être.

Merveilleux cadeau, j’absorbe les lumières, les trajectoires, les accélérations entre Queyras et Mercantour.

Col de la Bonette (2715 m) – 30/05/2014

3h de pluie réduiront la lyrique pensée à la miniaturisation, planquée derrière les épaules du pilote, lessivée au sens propre comme au figuré.

S’accrocher, en attendant que ça passe.

Malgré l’humidité jusque dans le peu d’affaires de rechange, les inestimables attentions ne s’arrêteront pas une fois le pied à terre.
Voilà toute la différence qui mobilise mon exclusive attention à son égard. Une éternité que la planète n’a pas juste tourné pour nous deux.

Abbaye cistercienne de Sénanque par Philippe Marty

Au troisième jour, la quiétude ensoleillée de l’abbaye de Sénanque, au milieu de son val vert, balaie l’intense traversée du pays de Giono depuis les grands thermes du Valensole, à vif sur l’horloge.

Riche d’une escarbille numérique de XIIème siècle, le sommeil envahit tellement ma caboche que le galant décide de laisser le grand Ventoux sur le bas-côté de la route, lui préférant les gorges de La Nesque et du Toulourenc.

Abbaye de Sénanque – 31/05/2014

Avec le temps, Ange a pris de l’envergure et voit sa machine d’un autre œil. Son cœur balance maintenant entre esprit rétro et plus de couple.

La parenthèse était enchantée.
Merci.

Tahar Ben Jelloun #2

Respecter une femme, c’est pouvoir envisager l’amitié avec elle ; ce qui n’exclut pas le jeu de la séduction, et même, dans certains cas, le désir et l’amour

Tahar Ben Jelloun, Eloge de l’amitié.

Entre deux ébullitions !

Au sortir d’une semaine dans la poudreuse mais sans connexion, la moisson de l’information partagée par les potes ou les connaissances est étonnement maigre mais variée.

Dans le genre, Facebook offre une cession de rattrapage des discussions définitivement perdues si elles s’étaient déroulées autour d’un café :

  1. Du fin fond du Japon, le premier interroge mon éthique avec “Worse than Wal-Mart: Amazon’s sick brutality and secret history of ruthlessly intimidating workers”. Certes le service est complet, efficace et rapide mais vaut-il de s’assoir sur la valeur humaine ?
  2. Puis, pour des raisons de réseau et d’ambiance, je saute rapidement sur une vidéo de “VALSUN”. Décidément les rythmes reviennent en force dans mes envies. Ils prendront un malin  plaisir à me torturer mardi.
  3. Et tout à coup, je vois ma théorie immobiliaire se confirmer avec “Immobilier : pourquoi les trentenaires ont intérêt à rester locataires”. Depuis le temps que je le dis (ah ben oui, je l’ai déjà dis là et avec le même article ;) ) … je ne suis plus la seule, bien que l’article élude l’aspect psychologique : l’inhibition de la liberté individuelle que génère le fait d’être locataire de sa banque avant remboursement intégral de la dette.
  4. A 180°, comme je veille sur le métier de veilleur, il s’avère que “Veilleur, un métier où l’on recrute” et qu’Alain Juillet ouvre une page Facebook. Pour cause de mythologie très personnelle, mon cerveau a donc transmuer le métier qui consistait à veiller sur des immortels …
  5. Enfin une motarde partage le portrait de la voyageuse Mélusine Mallender : “Elle fait le tour du monde seule et à moto”. Une phrase attire mon attention : “Il me faut quelqu’un qui soit assez confiant pour penser que je vais rentrer et surtout quelqu’un qui m’aime libre.”, l’ingrédient essentiel du couple qui dure et accessoirement l’intelligence d’Ange.

Et voilà, il est déjà 1:37 am.
J’aurais pourtant tant à vous dire.

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Le blog de Mélusine Mallender

Carte de (la) Fidélité

Mère ‘La Morale’ n’est pas un rôle pour lequel je pourrais obtenir un César …

Sans quoi j’aurais du mal à affirmer, encore une fois, que la fidélité est de fait : elle s’impose ou n’existe pas ! Du coup, elle est à mon sens difficilement exigible.

Seulement à l’heure de la sortie d’école, se trouver nez à affiche avec ça, dans le métro …


“… pensé par des femmes” : Et alors, c’est plus louable ?

… m’a laissé perplexe.

Le temps de descendre à la station suivante, mon cerveau étriqué de provinciale est resté stupéfait par le concept.

  • * Se laisser emporter par une rencontre, fortuite vibration émotionnelle, voire sensuelle, sur l’instant ou durant des mois, relève d’un mobile de vivre pleinement mais ‘sans préméditation’.

Parce que personne (pas même un(e) intégriste du mariage) n’est à l’abri de se faire cueillir par une palpitation fébrile, un vaporeux doute ou le feu des possibles.
Certains m’opposeront qu’il suffit de résister … C’est en effet ce qui est communément attendu.

Et si cela relevait plutôt d’une dynamique, finalement plutôt saine (bien-sûr que je vous provoque :p . Quoique …), de ‘mise à plat de ses choix’ finissant toujours par aboutir à une décision pleinement engagée, dans un sens ou dans l’autre.

Une liberté naturelle (si, si, naturelle) de se laisser surprendre par les pépites de la vie.

  • * Par contre, accomplir une démarche d’inscription sur un site de rencontres Extra-Conjugales relève d’un tout autre mécanisme … sûrement piloté en surface par l’ennui !
    Face à une telle approche, pourquoi s’acharner à rester marié(e), si c’est pour froidement planifier des ‘cinq à sept’ aussi variés que réguliers ?

Le sexe, me répondrez-vous ! Comme un échange de bons procédés, sans avoir à payer les services de professionnels.
Dans ce cas, l’avantage d’être célibataire est de n’avoir à jongler ni avec sa conscience, ni avec son emploi du temps.

L’argent, me rétorquerez-vous ! Quel cynisme de vie …
Si l’élu(e) ne porte l’alliance que pour assurer un avenir confortable, autant s’euthanasier tout de suite.

Non, j’ai beau chercher, n’apparait que la volonté d’un insipide amusement destiné à échapper aux rigidités d’un engagement douillet, mais dépassé par un progressif vide de sens (le mariage, pourquoi pas, mais sur la longueur ? = passionnant sujet à explorer plus avant mais une autre fois !).

Du coup, ces inconsistants n’auraient-ils pas la velléité de tester le panel pour oublier leur détestable situation ou pour se rassurer sur l’état de leur séduction ?
Dans les deux cas, l’approche est déprimante.

Si les différents visages de l’infidélité étaient comparables (intéressant point de vue ;) ), celui issu d’une perte de contrôle (par mégarde ou liberté) me paraîtrait plus admissible que celui qui garderait un outrageux contrôle calculé.

A cette découverte du jour, j’attribue donc le premier prix du ‘Concept le Plus Lugubre de l’année du Mois’ (faut pas déconner, ce n’est que février !)

Un peu de romanesque, que Diable !

Stefan Zweig – n°7

Je ne saurais vous décrire mon amertume, mon désespoir. Mais vous pouvez vous imaginer ce que je ressentais ; pour un homme à qui l’on a donné toute sa vie, n’être pas plus qu’une mouche, qu’une main indolente chasse avec lassitude ! De nouveau une vague de fureur enragée passa sur moi.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig

Un neurone sur cet ouvrage et l’autre à réfléchir a posteriori, il m’apparait qu’éprouver, un jour, des émotions d’aussi forte amplitude conforte la pertinence des choix et contribue à la richesse d’une vie, consciente du trésor que sont des sentiments, peut-être moins éblouissants mais substantiels.

L’avocat du Diable dirait qu’on ne leur a
pas laissé le temps de devenir moins chaotiques. :p

Quoiqu’il en soit … “vivre, vraiment vivre, c’est d’abord ressentir !”.

Prescription

… 20 ans.

Est-ce possible qu’autant de temps se soit écoulé depuis ce jour de juin où assis sur le dossier d’un banc public, nous discutions de l’avenir immaculé qui s’offrait … à moi ?
Je me demande encore s’il me croyait sincèrement aussi brillante qu’il le soufflait pour balayer mes doutes, un à un.

3 années à trépigner d’impatience à l’idée de sortir de ma steppe pour enfin ‘commencer à vivre’. L’ineptie m’attendrit aujourd’hui. Parce qu’à trois pas de la quarantaine, il s’avère que l’époque était d’une intensité inoubliable. Je compris bien plus tard qu’obtenir le fameux diplôme signait la fin de cette complicité et des échanges existentialistes qui allaient avec.

L’homme aux yeux noirs était réputé exigent, exubérant voire fantasque. Le genre de gars qui ne laisse pas indifférent, adoré ou détesté. D’ailleurs, il m’impressionna tellement la première fois que j’eus à lui emprunter une burette que je redoutais de l’avoir comme prof l’année suivante.

Pourtant, dès la seconde, plusieurs d’entre nous furent emportés dans sa grande aventure des Olympiades de la Chimie. Comme beaucoup sautèrent du train en marche, il ne resta, à présenter au concours, que deux vrais intellos de mes copains et moi-même.

Exigent, il l’était sans l’ombre d’un doute, fantasque pas plus qu’un homme libre, exubérant par un soupçon de coté méridional. Son enseignement était d’une efficacité redoutable, d’autant que contrairement à la cohorte de profs sans vocation qui n’avaient que le bac à nous offrir, lui préparait fondamentalement ses élèves aux études supérieures.

En plus de solliciter l’intérêt, ses cours requéraient attention mais surtout questionnement. Il cultiva nos jeunes cerveaux à un certain esprit critique qui ne devait plus supporter d’absorber l’information sans réflexion.

Un mélange de connaissances et d’autorité, ponctué d’un humour que ses élèves lui rendaient bien. Sinon comment expliquer une classe entière enturbannée de papier toilette ?

Sa pédagogie fleurie décelait l’incompréhension dans les regards, juste à temps pour les rattraper avec les mots justes. Intelligent, sans conteste, mais de cette intelligence humaniste qui pousse à refuser l’opportunité d’une maison aux enchères pour ne pas profiter du malheur de ses congénères. Ses cours étaient le point d’orgue de nos journées sur la fameuse voie royale.

A chacune de mes envolées débridées, il aimait à me citer le célèbre “On est pas sérieux quand on a 17 ans.” de Rimbaud. Ce qui avait le don d’exaspérer l’absolu qui me chevillait au corps. Comment peut-on croire que l’on joue, à ce point, son avenir en Terminale ?

Oh, je vous vois venir avec votre sourire en coin.
Réservez votre soupçon de lycéenne en quête de frisson, se pâmant devant son professeur, pour les séries B d’ado boutonneux.
Au fur et à mesure des heures non comptées, perçant la cuirasse, je l’apprivoisais sans vraiment vouloir comprendre. Il était question d’estime, de confiance et de force de caractère.

Avec le temps, j’ai oublié combien l’effort de travail était intense, combien mon répondant était explosif, combien il faisait froid le vendredi soir en sortant tard du labo et même combien l’acide picrique peut décaper un sol. Mais je n’oublie pas qu’il avait l’art de faire éclore mes capacités, croyant en moi plus que je n’y ai jamais cru moi-même.

Pas étonnant que ces 3 années de boulot, de rigolades, de ras le bol et de longues discussions furent déterminantes dans mon parcours professionnel, m’attachant simplement à suivre la voie qui m’était évidemment la plus facile. Et pour cause …

Et dire qu’à la base je voulais faire le concours général de physique !

Bien plus tard, je compris qu’il représentait probablement, à ce moment là, une figure paternelle aussi bienveillante que subversive, à une période où les liens du sang étaient trop fuyants pour m’y appuyer. On ne peut rivaliser avec Dire Strait, UB40 et Cat Stevens … :-)

Ce que j’ébruite rarement c’est qu’au même titre que les ouvrages de Camus, il offrait à mon regard un angle neuf sur une époque révolue outre-méditerranée. Sans le savoir, il cristallisa l’extraction intellectuelle de mon milieu naturel, en remettant en cause une partie des a priori qui avaient bercé mon enfance.

Pour sauver l’honneur, mon épreuve de physique-chimie du bac se ponctua par un 18/20. Car avec déception mais sans surprise, je ne me classais qu’à la 10 ème place régionale des Olympiades.

Diplôme en poche, le reste de ma vie débuta, à 300 km de là et se poursuivit bien plus loin.

Cependant, le ‘joyeux coté rock’n roll’ de la prépa me renvoya frapper à la porte du Mentor, m’incrustant au beau milieu de ses révisions d’agrégation, comme un bateau revient à son port d’attache.

Bien que n’étant plus son élève, user du tutoiement ne fut pas si aisé. D’autant que libéré du décorum scolaire, le regard se modifia. Je découvris la probité dont il avait fait preuve toutes ces années.

Nous nous perdîmes de vue, au pied de la lettre.

Seulement l’absence a le détestable tort d’interdire d’offrir un soutien à la hauteur de celui qu’on a reçu.

J’ai perdu le ton …

Le blogueur est un schizophrène
qui ne maitrise pas bien la ligne entre esprit et exhibitionnisme.

Passer la nuit (le seul moment de tranquillité où l’on arrête de corner Maman à mon oreille) à limiter l’introspection d’un billet plongeant dans les profondeurs du souvenir, pour finalement conclure au matin que la vraie vie est potentiellement modifiable à chaque instant.

Éberluée par les nouvelles reçues suite à l’impulsion matinale, il s’avère que le fameux post sera mieux au fond du dossier ‘brouillon’ en attendant le courage de remanier les 68 lignes avec une once de finesse en plus.

A midi, la culpabilité d’avoir été absente ‘au pied de la lettre’ s’entremêle à la honte d’un certain narcissisme et au faible soutien en mon pouvoir.

Capsicum noiera tout cela avec Amitiés Sincères.
Par ailleurs, pas la meilleure idée.

L’esprit des lieux …

Une ampoule allumée à travers la fenêtre du château, sous les feuillages …

Il est toujours habité.
Sous son air austère et camouflé, empreint de lichens, le monument est toujours aussi majestueux. Je pousse un peu plus loin vers la grille d’entrée du domaine. Elle n’a pas l’air d’avoir été très entretenue.

© OTSI Pays de Langres – photo : Jean-François Feutriez

Je me souviens encore de la fraicheur s’échappant du couloir, à l’ouverture de la lourde porte d’entrée, et de cette odeur d’humidité âpre qui prend à la gorge. Fascinée par ces vieilles pierres, mes guêtres ont trainé partout de la cave au grenier. Un petit faible pour le labo photo, installé là-haut, initia mon intérêt pour l’image.

Un été à la végétation dense, un mois de juillet chaud au milieu de l’air vert, attablée dans la cuisine rustique et dépareillée, en dépit de son jeune âge, mon oreille était déjà bienveillante à l’expression des souffrances adultes.

L’ouvrage envahi d’imaginaire faisait foisonner une vie intérieure aventureuse et libre. Bien loin de la vie de château, la simplicité emplissait nos journées d’enfants à l’entretien concret et ardu de l’Histoire.

Enfant, enfant … peut-être plus tout à fait.
Si son Excellence de pierres pouvait parler, il dévoilerait surement des secrets autrement plus décisifs que ce premier baiser à la lueur des feux de Bengale.

Chemin faisant, mes pas ne revinrent plus de sitôt devant la vétuste grille.

Il aurait été amusant de sonner la cloche,
en cet autre mois de juillet, 24 ans plus tard.

Parfum d’été au Phare

Un léger vent chaud caresse ma peau.

La cour du restaurant d’en face vient de s’éteindre. La ville commence sa nuit paisiblement.
De son index, il me désigne le chat roux qui se faufile par un velux du bâtiment ouest. Les balcons se meurent les uns après les autres. Seule une fenêtre de la façade estudiantine résiste au sommeil. Le ronflement des véhicules s’éloignent peu à peu, laissant le quartier s’endormir. Il pose sa main sur ma hanche.

La pénombre nous enveloppe tout entier, comme invisibles.

Parenthèse insoupçonnée

Intimité empruntée à une complice ou
réminiscence résistant mal à l’écoulement du temps ?

Comme souvent, ces deux-là sont pratiquement les derniers à monter l’escalier, égayés mais sans mot dire. Tout autour d’eux, l’ambiance est sombre, emplie du sommeil des braves.

Elle revoit le regard à la fois conquis et dubitatif qu’il pose sur elle à cet instant. Peu importe ‘quoi en penser’, il est trop tard pour les histoires compliquées. Malgré l’euphorie de la soirée un brin éthanolée, le programme du lendemain s’annonce intense. Elle grimpe donc vers le sommeil.

A peine allongée là-haut, le corps relâché des tensions de la journée, un murmure se fait entendre. Elle se penche dans l’obscurité pour mieux le comprendre et réalise que ses lèvres rejoignent les siennes, doucement, comme une permission subtile.
Occurrence irréelle, insoupçonnable à la pleine lumière des usages, qui vacille entre inédite sollicitude et tentation désinhibée.

Couché, un étage plus bas et probablement porté par la simplicité de l’instant précédent, il cherche sa main, la trouve, la caresse délicatement.
S’en tenir au fin’amor aurait été plus avisé, seulement elle se glisse près de lui, sans préméditation. Entre ses bras, une bribe d’agréable intemporalité est soustraite à la droiture de ses principes.

Il finit par couper court à la conjoncture, prétextant l’impossibilité de fermer l’œil si elle ne réintègre pas sa couchette. Elle suppose avoir brisé le charme par l’initiative spontanée de son libre esprit. Le Rubicon est franchi.

Au matin, la parenthèse s’est évaporée.
Et plutôt deux fois qu’une.

Toutefois, ce regard si particulier, elle le surprendra quelques mois plus tard, un matin d’hiver, trop survoltée pour y attacher plus d’importance sur le coup.

Soupir effleuré – par David Graux

Sur le point de partir, l’élégant dépose une clef autour du cou de son invitée, assortie d’un compliment. Craignant une nouvelle volte-face qui ferait voler en éclat leur complicité, déjà à rude épreuve depuis un moment, elle garde ses distances, comme une gosse au bord de l’incertitude, échaudée, peu habituée à être ménagée par ses soins.
Peut-être joue-t-il par habitude, peut-être pas.

De retour après une longue journée, son inclination a immanquablement changé. Cause ou conséquence, décidément ils ne partagent pas le même timing. Badinage et humour feront l’affaire, comme toujours de bonne compagnie.

La nuit tombée, il lui offre naturellement une place au creux de son épaule. Attentive aux confidences de la pénombre, sa main parcourt son torse, alors que du pouce, il lui caresse lentement le dos.
Il n’envisage pas de gouter son sein, à l’image de ce jour où in-extremis les impératifs ont repris la main.

Accord tacite, principes ou défaut d’audace, la bulle restera intacte. Peu importe la raison, ils ont trouvé leur distance, même rapprochés.

Au point du jour, le réveil mettra fin à un sommeil agité (qui lui donne raison sur ce point… ). Mais avant de reprendre séparément le cours de leur vie, elle souhaiterait juste qu’ils restent encore un moment comme ça, l’un contre l’autre dans la torpeur matinale. Il consent à ce luxe.

La chronologie se brouille, les détails se décomposent.

Ni leur heure, ni leur histoire, ils oublieront ces digressions.

Tought of you

J’avais pensé en faire un article de la colonne de droite, juste pour souligner une animation poétique Thought of you ‘à l’ancienne bien qu’avec les moyens d’aujourd’hui’ et qui résonnait en moi pour de nombreuses raisons …

… mais en découvrant Ryan Woodward, j’observe un travail d’une richesse époustouflante et une personne en phase avec mes réflexions actuelles.

The making of (12 min) :

“You’ve got to do something with it.”

I have to do something with it …
La phase ‘action’ est bientôt proche.

Gommée du tableau …

Rien qu’une déception de plus.

Il y a un an, Elle était en proie à d’inexplicables et inquiétantes contractions, sans doute contrariée de ne pas participer à l’épopée et nourrie par l’intuition de bientôt disparaitre du carnet d’adresse.

C’est incontestablement chose faite.

Les rêves sont trompeurs.

Ils font croire que les gens qui vous importaient tant pensent encore à vous, après tout ce temps écoulé et les rebondissements de leur vie. Parfois, ils s’acharnent même 3 nuits de suite.

Pourtant, la seule information que l’on puisse en tirer est qu’en effet …

… ces personnes vous importent toujours !

Message Personnel

Une résonance particulière depuis toujours …
notamment sur cette partie parlée.


{parlé:}
Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a les mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres

Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je l’veux, je ne l’peux pas

Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J’arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j’ai tout le mien

Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n’arriverai pas,
Je l’veux, je ne l’peux pas

Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir

J’ai peur que tu sois sourd
J’ai peur que tu sois lâche
J’ai peur d’être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t’aime, peut-être


{chanté:}
Mais si tu crois un jour que tu m’aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu’à perdre haleine
Viens me retrouver

Si tu crois un jour que tu m’aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver

Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S’installe en toi
Pense à moi
Pense à moi

Mais si tu crois un jour que tu m’aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours, cours jusqu’à perdre haleine
Viens me retrouver

Si tu crois un jour que tu m’aimes
N’attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t’emmène
Viens me retrouver

Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S’installe en toi
Pense à moi
Pense à moi.

Mais si tu…
{instrumental}

Françoise Hardy & Michel Berger (1973)

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Blog au sang chaud !

Les voies des recherches par mots clefs sont impénétrables !

Comment un internaute a-t-il pu atterrir sur laoujetemmenerai.free.fr en tapant :

‘ducati avec mec torse nu’ ??

Je ne savais pas le blog si torride !

Curieuse de savoir quel était le rapport entre le blog et ‘ducati avec mec torse nu’, en recoupant avec les moteurs de recherches utilisés, j’ai effectué quelques recherches à mon tour :

Rien à signaler sur les 15 premières pages de google.fr. C’est sur la page 5 de bing.com que l’on découvre que ça n’a rien à voir avec la moto !
(Il y avait pourtant quelques petits trucs gentillets à exhumer du blog. :( )

Oups … Il a du être déçu l’internaute qui cherchait ‘ducati avec mec torse nu’ :

Le moteur de recherche n’a trouvé qu’un peu de littérature …

Je donnerais toutes les suites du Carlton pour un bivouac et un feu de bois sec, pour de l’eau fraîche au creux des mains à faire ruisseler sur le torse nu, pour les frissons du bonheur aux premières lueurs.

Bernard Giraudeau, Les Dames de Nage (Points, p15)

Pour éviter la prochaine déception d’internaute frustré(e), prenez une superbe Ducat, un torse attirant et faites de belles images de ‘ducati avec mec torse nu’ !

La fable du Vent et des Voiles.

Saura-t-il un jour qu’Il La hantait encore, après tout ce temps ?

La nuit tombée, le manque se manifestait par des songes entremêlés de souvenirs encore très réalistes. Que pouvait-Elle bien y faire ?
Elle avait repris le cours de sa vraie vie, ayant compris à quel point Elle tenait aux siens.

Après avoir posé des limites aussi évasives que son humeur masculine était changeante

(- Le concept de la douche écossaise, vous connaissez ?),

Il avait laissé son éminence grise La gommer du tableau, en quelques mois.

(- Quelle idée avait-Elle eu d’œuvrer en sous-main à leur réconciliation ? Sûrement un sursaut de décence).

D’autant que ce n’était pas la première fois qu’Elle faisait les frais de la territorialité de cette nana, sans que Lui n’ait exprimé aucun scrupule à la laisser faire.

(- L’indice aurait d’ailleurs dû L’alarmer dès le début de cette lente altération …)

Nicolas Messyasz – Tout pour le ménage – 1 janvier 2004

Alors, dans le contexte de Leur vieille amitié écornée par les circonstances, Elle se rendit enfin à l’évidence. Elle disparut donc plus ou moins de la circulation, préférant subir le mépris de son silence plutôt que la piqure ordinaire de leur entente.

Peut-être eu-t-Elle ainsi compris la réciproque …

générée par l’indécision qu’Elle suggéra parfois.

Elle ne s’expliquait pas vraiment l’aura que Lui prêtaient ses potes, l’ayant connu bien avant qu’il conçoive ce ténébreux personnage. Pourtant, il est vrai qu’Il pratiquait l’équivoque avec quelques unes de ses ‘amies’, par humour ou par faiblesse.

Et puis, Morphéus avait raison : on n’attend pas des mois pour se parler quand il y a une connivence réelle, voire une quelconque affection. Il est donc probable qu’Il n’ait même pas remarqué son absence !

Tout ce temps, Elle s’était trompée en ne laissant pas la distance nécessaire et suffisante à la santé de Leur Amitié surannée.

Malgré sa peine et ses théories fumeuses,
Elle promit qu’on ne L’y reprendrait plus.

Un petit goût amer.

C’est affligent de penser à quelqu’un qui a cessé de penser à vous depuis bien longtemps.

Il y a des soirs où les instants reviennent comme des flashs, où les mots insignifiants de l’époque résonnent à l’esprit, faisant persister un doute inutile. Sans la peur de détruire le plus précieux, l’instant aurait été saisi sans tremblement. Pourtant l’essentiel a, de toute façon, été ruiné par la simple ambiguïté.

Mais quelle importance ? Tout cela n’a finalement plus cours aujourd’hui. Son instinct en la matière a toujours été sûr, alors pourquoi se serait-elle dupée elle-même ? Quoiqu’il en soit, le fin mot de l’histoire restera probablement à jamais nébuleux.

La pleine conscience tente de laisser passer les réflexions appartenant au passé qui ne font qu’entretenir un état contemplatif qui lui va mal au teint.

Une grave erreur de jugement qui fait plus ou moins sourire quand, contre toute attente, on a œuvré dans l’ombre pour aplanir leurs relations tumultueuses qui ont fini par se transformer en avenir.

Une simple histoire d’égo, alors ?

A défaut de distance géographique, il est temps de passer son chemin … histoire de préserver ce qui peut encore l’être.

Nuit d’orage

La violence inonde l’empyrée
Tonnerre
Esprit captif
Réitération du présent
Tes mains caressent la lueur de mes yeux
bleus
Je regarde la colline
La tornade se rapproche
éthérique
La musique de ton souffle tambourine sur ma peau
Un éclair transperce la galaxie lointaine
Etoile invisible, accrochée à mon cœur
Les gouttes innocentes éclaboussent notre paradis
Soupirs figés
Symbiose suprême
Destruction

Sybille Rembard, 2009

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Histoire ordinaire … entre Nord et Sud.

Cela commence au printemps par un voyage avec son mari dans de magnifiques îles arides de l’Atlantique. La cinquantaine n’a en rien entamé sa capacité d’émerveillement, d’une intelligence affutée, la belle a mené jusque là sa vie trépidente, avec lucidité et entreprise. Elle danse, elle s’amuse dans cette ambiance rythmées par les percussions.

Le séjour n’aura pas été long dans cette île montagneuse de toute beauté. Tout au plus 3 jours, le temps d’une belle randonnée, d’une danse et d’une innocente discussion avec un gars du coin, autour d’un punch. La belle s’envole vers une autre île, avec son mari.

En dur – L’île (Juillet 2011)

Un soir oppressée par un endroit touristiquement détestable, le téléphone à la main, elle compose le numéro de l’homme sans trop chercher pourquoi. La voix masculine est ensoleillée, voire enjouée. Dès lors ils s’appelleront tous les jours pendant 2 mois 1/2 avides de créer plus qu’un lien.

De l’affection entre elle et son mari, il y en a, mais les épreuves passées ont peut-être réduit leur relation à cela. Son époux n’est-il pas plutôt devenu son meilleur ami ? Les enfants approchant la trentaine, il est temps qu’elle vive pour elle. Revenir sur l’île pour vivre sa nouvelle complicité l’obsède donc. Elle n’aura de cesse que de s’imprégner de cette culture afro-portugaise.

L’été approchant, elle met dans ses valises le nécessaire pour 5 semaines de mer et de montagne ; des affaires qu’elle offrira ensuite en partant, ainsi que quelques cadeaux bien réfléchis.

L’exaltation de l’inconnu l’emporte, avec fébrilité
mais sans trop l’ébruiter, elle part le rejoindre.

Dans ce village de pêcheurs, il lui fait découvrir une vie simple et avenante, entourée d’enfants et d’une famille parfois en demi-teinte. Elle ne s’était pas trompée, l’union est plutôt réussie. Même si l’homme est par moment péremptoire et ténébreux, sa convivialité et sa passion sont sans commune mesure. Elle ne saurait rien lui refuser.

Grâce à lui, l’amoureuse se frotte à la rude vie des … Read more »

Qui l’eut cru ?

Les nuages dévalent la montagne et l’esprit retrouve la soledad supposée restée en France.

Quand ils seront vieux, que tout cela n’aura plus aucune importance, elle lui dira combien il n’aurait alors suffit que d’un fil, que d’un signe, que d’une vague certitude pour que le cours de la vie change.

Il sourira, probablement étonné.

Et l’histoire ne dira jamais s’il partageait ce doute.

Le Jour & La Nuit

Ce soir là, au bras du mec le plus sexy du coin, j’ai le sentiment d’être exhibée comme un trophée.

Situation certes discutable pour qui se veut indocile mais qu’importe quand la délectation fait office de psychotrope. La droiture de sa démarche n’est rien en comparaison du sourire triomphant qu’il affiche, me serrant contre lui. Un instant, je goûte la saveur d’une folle hypothèse de vie avec ce généreux et très convoité extraverti, qui enflamme les nuits.

Et puis très vite la réalité reprend le dessus. Ai-je déjà aperçu la couleur de ses yeux à la lumière zénithale, depuis que nous nous voyons ?

Dégrisée par le Jour, la Nuit m’enveloppe toute entière.

Nicolas Messyasz – Esquive - 12 juin 2007

En effet, pour de vagues et respectueuses considérations, j’avais mis sur la touche, à contre cœur, cet autre charmant mais impénétrable ténébreux. Dans le sillage de son regard accrocheur, promettant monts et merveilles, j’avais senti cent fois le vent relatif sur mon visage, le vide sous mes semelles et le sable entre mes orteils.

Un taciturne qui ne connaissait rien à l’indécision, plutôt du genre qui prend, sans demander la permission. Ce qui, en principe, n’est pas pour me déplaire. Sauf qu’un peu tardivement, se dévoila une officielle raison pour laquelle, lui, n’offrait que ses jours.

Voici en substance le décor d’une rivalité tout en ‘ombre et lumière’ qui existait avant moi, qui ne cessa d’enfler sous mes yeux et qui se poursuivit bien après que je me sois évaporée.

Le plus solaire n’était pas celui que l’on croit.

Dégrafer

La demoiselle dans les bras, virtuose avec deux doigts ; maladroit s’y reprenant à 3 fois ; pragmatique et appliqué utilisant ses deux mains ; façon habilleur plutôt déshabilleur contemplant le dos de l’ingénue ; avide libérant sans ôter le carcan ; incertain préférant le chacun pour soi ; technicien s’appliquant sur une agrafe après l’autre ; pacha se délectant de la suggestion.

Autant d’hommes, autant d’approches de la rondeur.

La Chaleur de la Nuit …

Elle grimpe comme un cabri. Aussi svelte soit-elle, la pente ne lui fait pas peur. Magnifique Antoñita est aussi coquette que ses cousines, selon un raffinement très européen (quel est-ce au juste ?). Armée d’un brillant à lèvre et d’une cambrure aliénante, la belle est plus endurante qu’un alpiniste surentrainé.

Mais son vrai charme est ce sourire à toute épreuve. L’effort semble glisser sur elle comme les embruns sur les cirés jaunes des pêcheurs. Quoiqu’il arrive, la bonne humeur de sa jeunesse assurée anime ses yeux clairs.

A 21 ans, la vie est prometteuse.
Mais attention, pas question d’avoir 8 enfants comme sa mère. C’est bien trop de préoccupations et trop d’argent. Ah, ça non !

par Philippe Fassier

Cependant, les hommes d’ici sont bien trop ‘quente pour renoncer à gouter le soleil sur leur peau.

Oh, elle n’est pas naïve. Elle sait bien qu’ils ne peuvent s’empêcher de jouer la carte de la séduction. Demain ou dans quelques jours, il en enjôlera une autre. Mais pourquoi se flageller ?

Ce soir, elle s’enivre des courtoises attentions de celui qu’elle a choisi. La musique est trop entrainante, ses bras trop solides, son regard trop pétillant et son sourire trop complice pour l’ignorer. Elle se laisse donc cueillir par une alchimie irrésistible entre une taf de piri-piri et un rythme de coladeira collé-serré. Remarquables préliminaires.

Accident ou inconséquence, pourvu que cette nuit brulante n’ajoute pas une âme à sa charge. Antoñita a déjà assez de travail avec …

… ses deux petits anges de 4 ans et 9 mois,
qu’elle assume seule.

Contraste dérobé …

… sur plage de sable noir.

M+5 – Praia Lisboa, L’île (Juillet 2011)

Chères féminines,

Ah, l’été … avec son soleil, ces robes légères ondulées par le vent sur les jolies jambes des passantes et la chaleur dénudant les épaules des muses.

Certaines d’entre vous commencent déjà à s’irriter.

Pourtant, ce n’est pas parce que l’on est servi que l’on n’a pas le droit de jeter un œil à la carte !

Dessinateur : Philippe Govin

Capsicum a toujours trouvé incroyables ces femmes qui dédaignent une belle esthétique pour se lancer dans des scènes d’emmerdeuses hystériques qui n’ajoutent en rien à leur charme !

Pas grand chose à risquer en partageant ses impressions,
en toute connivence.

Nota : Et puis, ce sera toujours plus instructif pour cerner les goûts de Monsieur …