Gommée du tableau …

Rien qu’une déception de plus.

Il y a un an, Elle était en proie à d’inexplicables et inquiétantes contractions, sans doute contrariée de ne pas participer à l’épopée et nourrie par l’intuition de bientôt disparaitre du carnet d’adresse.

C’est incontestablement chose faite.

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité …

Votre Capsicum s’est beaucoup aigrie depuis 2 ans à Lyon.

La faute n’est imputable à personne, juste à mes propres illusions …
Je me développe à l’inverse de mes congénères. Élevée pour faire face à la violente réalité du monde, j’étais prête à bouffer tout ce qui me résisterait, quand j’ai quitté ma steppe natale. Or plus je vieillis et plus mon cuir s’affine et s’assouplit, laissant mes flancs sans armure aux coups de la vie.

L’arrivée au Phare s’est teintée d’une évidence amicale très vexante : personne ne s’est proposé pour nous aider au déménagement. Certes, Ange vous dira qu’on n’obtient rien en ne demandant rien, mais ma naïveté était telle que je pensais mes amis suffisamment attachés à moi pour ne pas avoir à leur demander. Autant dire que porter tout notre bordel à 6 bras m’encouragea vers la simplicité volontaire … :)

Ensuite, j’aurais bien voulu pendre la crémaillère.
D’ailleurs j’ai commencé sur la lancée à inviter quelques amis et/ou connaissances. Certains ont trouvé des excuses bidon pour ne pas venir, d’autres n’ont jamais rappelé après. Effaçant d’un revers de main toute velléité festive au Phare, je n’ai pas insisté dans l’humiliation. (Les mêmes qui ne répondaient pas à mes messages me reprocheront par la suite de ne pas les avoir invités.)

Une période très complexe où Petit Ginkgo et moi vivions en autarcie à installer notre intérieur et à faire l’école à la maison. Un hiver aussi froid que mon cœur. Seuls les cours de gym et de judo de Petit Ginkgo ainsi que la recherche de verdure occupaient nos sorties. Le soir, nous attendions le retour d’Ange avec impatience. Lui, avait une vraie vie sociale mais ne nous voyait pas dépérir.

D’ailleurs, il a fallu ré-apprendre à vivre tous ensemble.
“Papa week-end” a du se transformer en “Papa tous les soirs”. Et malgré une réelle volonté d’être deux, je continue de penser que le couple heureux habite peut-être sur le même palier mais probablement pas dans le même appartement. Nous n’avons cependant pas les moyens de mes ambitions ! ;)

Minimisant la taille de la ville, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, je m’efforçais de me déplacer à vélo avec 23 kg supplémentaires dans le siège enfant. De quoi dégoutter de parcourir Lyon et préférer s’enfermer dans son Phare.

Msn, Skype et le téléphone ne sonnaient plus.
Les anciens collègues ne trouvaient pas utile de m’appeler, les anciens potes n’avaient rien à foutre de notre changement de vie, les autochtones n’avaient semble-t-il aucun intérêt à nous intégrer dans leur vie. Oui, je sais, si au moins j’avais demandé … Fallait-il vraiment demander ?

Ma plus grosse préoccupation était de constituer un carnet d’adresse tenant la route.
Mais comment trouver un pédiatre efficace et ouvert, un acuponcteur éclairé, un garagiste et un dentiste non fourbe, un gynéco sans dépassement d’honoraire, un ostéo soulageant, un dépanneur informatique quand on ne côtoie pas les lyonnais ??

Mon fils sous le bras, je suis donc partie pour un road trip à travers le Portugal, histoire de ré-étalonner mon émerveillement. Puis Petit Ginkgo entra dans une nouvelle école. Il retrouva alors l’essentiel : son sourire.
Je me lançais donc dans la préparation d’un nouveau voyage, comme j’en avais rêvé en quittant mon boulot.

L’expérience capverdienne me renvoya notamment à l’essence de la vie : les enfants.
Une nouvelle aventure fut décidée. Mon ventre s’arrondit comme le souhaitait Ange. Les nausées ne me quittèrent pas pendant 5 mois, un mal-être physique si peu considéré s’installa. Mon nouvel acuponcteur m’abandonna avec tous les petits maux de la grossesse. Je n’avais aucune confiance en ma sage-femme et mon choix de maternité, sans conseil et sans éclairage, fut si difficile dans cette nouvelle ville. Le voyage n’était évidemment pas envisageable, mais un éclair de lucidité m’atteint : trop frileuse pour entreprendre dans la photographie.

L’apothéose de la solitude, je la vécus à la maternité, en tête à tête avec ce merveilleux petit enfant à découvrir.
A part, Ange pressé de rentrer au Phare après sa journée de travail, aucune visite, pas de champagne, pas de présent, aucun doudou dans le berceau, seulement 3 ou 4 sms de félicitations. Le sol se dérobait sous mes pieds, les bras emplis de nouvelles responsabilités.

Il fallut des mois pour apprivoiser l’enfant, pour enfin faire naître un sourire, lui créer une vraie place au sein de la famille. Une période emplie de doutes et de peurs dont tout le monde se foutait, autant les amis copains que les parents. Qu’imaginais-je ? L’état de grâce ?
D’autant que même affectueux et présent, Ange mit des mois à s’investir auprès du nouveau né, le plus beau présent que j’ai pu lui offrir.

Une estime de soi qui se délite jour après jour. Un reflet qui ne me ressemble pas.
Présente pour les miens au point de me nier, qui est là pour m’apaiser, m’encourager, me recueillir, croire en moi ? La frustration se diffuse en constatant chaque jour que mes mots ne valent rien. Il arrive qu’on ne réponde même pas à mes questions. Un mépris par habitude. Devant ce défaut de considération, je m’endurcis chaque jour un peu plus. De désillusions sociales en désillusions personnelles, je flétrie et abandonne petit à petit ce qui génère ma peine. Qui suis-je devenue ? La guerrière à l’instinct affuté a-t-elle fait place à une pleutre utopiste et cul de plomb ? Ai-je encore tenté de rentrer dans ce fameux moule qui ne me réussit décidément pas ?

A l’heure où Petit Biloba commence à marcher et Petit Ginkgo perd sa première dent de lait, les pages se tournent … Pour leur santé et la mienne, les enfants ne peuvent être ma seule source d’accomplissement. Or j’ai perdu en imagination et en fantaisie.
Pour moi, l’avenir s’apparente à un vide intersidéral. Pour la deuxième fois en quelques années, mon avenir est nébuleux, aucun projet sous le coude, pas d’envie passionnelle, aucun chemin évident ne s’offre à moi.
Tout me semble si compliqué. Où vais-je ?

Mon quotidien fait le grand écart entre petits bonheurs et solitude.

Dure réalité …

J’ai pourtant bien réussi une fois à contrer cette malédiction !

***************

Baby Ball

Vous voyez ce truc gigantesque, tout rond et rebondissant
(non, non, je ne parle pas de la nana !) …

… un article très en vogue chez les femmes enceintes !

Je n’aurais donc qu’un conseil mesdames : gardez votre gymnastic ball gonflée après l’arrivée de bébé. C’est une merveilleuse alternative aux aller-retour exténuants avec bébé à bout de bras.

Cela trompe admirablement l’aptitude gyroscopique de votre adorable bambin qui se réveille irascible dès que vous arrêtez de marcher ou que vous vous asseyez.

Cependant, ça n’aura aucune influence sur son altimètre, capable,
même endormi, de déceler le moment où vous vous apprêtez
à le déposer dans son lit ! ;)

Ensuite, vous pouvez toujours vous en servir comme pouf d’appoint ! (non, non, je ne parle toujours pas de la nana).

Note qui n’a presque rien à voir : Viva Petit Biloba (2 mois et des poussières) qui nous a gratifié d’une nuit de 21h30 à 7h00 !

Votre grossesse s’est bien passée ?

Oui ! J’ai fini par accoucher …

La plus flagrante inégalité de la vie : l’accouchement ! (Mis à jour)

Âmes sensibles ou primigestes, passez votre chemin …

je n’ai pas le droit de vous en parler !

Ce lundi matin, j’observais incrédule la petite merveille mise au monde la veille quand la jeune femme entra, accompagnée de son mari et d’une sage-femme. Son pas était déjà rythmé par les contractions. Sans nul doute, cela n’allait pas tarder vu le masque de douleur sur son visage qui devait ressembler au mien à l’arrivée à la maternité, la veille.

Sa sage-femme installa le paravent entre nos deux lits.

Mes visites n’en finirent pas : la sage-femme-cadre pour la déclaration de Petit Biloba à la mairie, puis une aide-soignante apportant quelques cadeaux promotionnels spécialement dédiés aux jeunes mamans. Mon lit fut refait au carré, puis ce fut la consult’ du maïeuticien et enfin la puéricultrice voulut jeter un œil à Petit Biloba. Les uns et les autres me félicitant au passage pour ce superbe bébé non fripé.

De l’autre coté, la souffrance passait au travers des pores du paravent quand sa sage-femme annonça à la jeune femme que le travail n’avait pas encore débuté.

Je fus stupéfaite et compatissante.

La veille, dans l’état où était ma voisine de chambre, je maudissais la porte close des salles de naissance qui m’obligeait à patienter 10 min (qui parurent des heures) debout dans un couloir sombre, appuyant désespérément sur la sonnette pour accéder à la mythique ‘Salle Nature’. Je l’avais pourtant bien méritée, après 30 min de route et bien trop de ronds points ! Mais que diable étais-je venue faire dans cette galère, une deuxième fois ?

Heureusement que ma résistance à la douleur est plutôt élevée (réalité découverte lors de mon premier accouchement).

Belle efficacité de Ange, une fois de plus, qui trouva le parfait itinéraire bis, pour parcourir les 25km qui nous séparaient de la maternité en ce week-end de chassé-croisé juillettiste, dans la vallée du Rhône !

Ma copine de chambrée, elle, restait prostrée sur son lit, accusant le coup de la mauvaise nouvelle du pré-travail. Ce serait probablement encore long …

Son mari s’absenta pour le déjeuner. Arf !

Péridurale Blues – 05-03-2012 – Première Partie (La suite plus bas)
Petit précis de Grumeautique– Blog illustré

J’en profitais donc pour amorcer la conversation et distiller quelques encouragements.

La jeune femme était terrorisée de reproduire le schéma de son premier accouchement : 36h de travail aboutissant à une césarienne pour cause de dilatation bloquée à 4 cm. Elle se réjouissait donc du moindre allongement entre ses contractions !??

24h plus tôt, je me réjouissais plutôt du peu de temps entre mes propres contractions. A l’arrivée de la sage-femme, la formalité de l’examen d’accueil fut vite expédiée. Je n’eus pas droit à la fameuse ‘Salle Nature’ … peu importe, j’étais déjà à 7cm.

L’accouchement était proche. Une seule obsession en tête : laisser les contractions faire leur œuvre pour aider à la progression du bébé, en tentant de me détendre, en acceptant la mutation qui s’opérait pour ouvrir le passage à ce petit corps.

N’oublie pas l’esprit du livre ‘Pas à pas’ d’Armelle Touyarot : un accouchement supportable est un accouchement rapide et totalement consenti.

Momentanément requinquée, ma collègue de chambrée
retrouva un peu de son sourire.

Suivant mon conseil, elle finit par aller marcher un peu, pour donner sa chance à la gravité terrestre.

Si seulement, je pouvais l’aider à passer au delà de sa terreur.

Mais, en deux ans, son inquiétude avait eu le temps de prendre racine au plus profond. Difficile d’évacuer son passif, à la dernière minute. Cela aurait mérité un cheminement sur elle-même tout au long de sa grossesse, voire bien avant. Pourquoi n’avait-elle pas été préparée à faire face à sa peur ou à l’issue redoutée ? Ce n’était pourtant plus le moment de lui en parler de cette manière.

Personnellement, ce fameux dimanche matin, j’avais du faire mon propre chemin en quelques heures. 3 semaines d’avance, j’estimais que c’était un peu trop tôt. La valise n’était pas prête, la maison n’était pas prête, mon périnée n’était pas prêt, je n’étais pas prête. Mais il fallut se rendre à l’évidence et laisser consciemment faire le processus.

Comment lui faire comprendre de lâcher prise, sans la heurter ?

Ses souffrances étaient régulières.

Pendant plus de 4h, je la vis gérer la douleur comme elle pouvait : cherchant un peu de repos ou partageant son désespoir au téléphone.

Voilà bien des choses qui n’ont pas eu le temps de me traverser l’esprit …

Souhaitant un accouchement naturel, je n’étais cependant pas intégriste du ‘Mother Nature Only’ : Ayant peur que la déjà très intense douleur fasse shunter ma conscience (tomber dans les pommes) et donc risquer une césarienne, j’expliquais à la sage-femme qu’il était temps d’appeler l’anesthésiste.

Je compris qu’il faudrait aller jusqu’au bout, à l’ancienne, quand elle me suggéra tout en demi-teinte qu’il faudrait pour cela que le bébé n’arrive pas avant l’anesthésiste …

A peine le temps de faire tenir une voie veineuse sur mon bras ruisselant de sueur (Okaou) que je ressentais le besoin de trouver une position confortable acceptable. Libre de mes mouvements, installée sur des matelas fins à terre, parfaitement guidée par la sage-femme, je me plaçais à quatre pattes, la joue écrasée contre la gymnastic ball. M’imaginer dans cette position, en vision extérieure, me fit sourire intérieurement, mais tel un métronome, la réalité me rattrapa … Je gardais donc les yeux fermés, concentrée sur les contractions.

La sage-femme me proposa finalement de m’allonger sur le coté gauche, jambe supérieure légèrement remontée. La poussée irrépressible ressentie me fit comprendre que ça y était … mon bébé s’était frayé un passage dans le bassin. Encore un petit effort, la dernière ligne droite était amorcée !

Me vint alors à l’esprit, en un quart de huitième de seconde : “Si j’y vais franco, j’ai peur de la déchirure carabinée, mais c’est tellement puissant qu’il est temps que cet enfant voit le jour. Je gérerai le reste après.”

Ce lendemain de naissance, ma ‘room mate’ gémissait toujours de douleur sur son lit quand on vint me faire migrer pour une confortable chambre simple avec douche privative : le luxe. Son travail libérateur n’était pourtant toujours pas amorcé.

La veille, canalisant instinctivement l’énergie du Qi-i par un cri bien sonore (les murs sont minces : désolée les amies alentour que j’ai fait blêmir !), l’enfant sorti tête et épaules en une seule et longue poussée.

Il aura donc suffit de 30 min, entre l’entrée en salle d’accouchement (celle que j’avais repérée lors de la visite – la plus grande) et le premier cri de Petit Biloba.

L’intensité fut tellement incroyable, que pour la première fois de ma vie, j’aurais souhaité l’aventure plutôt à une autre !

Aussi vite balayée et magnifiée par l’émotion lu sur le visage d’Ange, si encourageant pendant l’action, et le bonheur d’accueillir ce beau bébé dans mes bras.

C’est moi qui l’ai fait !!!!!

C’était donc vrai :
Le meilleur accouchement est l’accouchement réellement consenti
et le plus rapide possible !

Programmation personnelle, analyse des évènements ou pressentiment ?

 

Péridurale Blues – 05-03-2012 – Deuxième Partie
Petit précis de Grumeautique– Blog illustré

Le mardi, quand je m’enquis du destin de mon ex-parturiante de chambre, elle n’avait toujours pas accouché. La nuit suivante, le service fut agité de 4 césariennes plus ou moins en urgence. Une incroyable loi des séries dont cette femme si touchante fit parti …

Sa plus grosse frayeur se réalisa donc.

Moi, toute entière accaparée par les grands yeux de Petit Biloba, je ne me préoccupais même plus du ‘fameux clampage une fois que le cordon eu fini de battre’, tant décrié par l’autre maternité avec laquelle j’hésitais.
C’est tellement beau le pouvoir des hormones !

Moralité : Nous sommes vraiment loin d’être toutes égales.

Certes, chaque femme a sa propre résistance à la douleur innée, tempérée ou exacerbée par son vécu, son expérience et son éducation, mais la part physiologique de celle psychologique de l’accouchement reste un mystère. Évidemment intimement liés, mais à quel point ?

A mon sens, la préparation physique et mentale à l’accouchement reste déterminante, quelle que soit l’expérience de la dame, en la matière.

Certes, l’essentiel est que l’enfant soit en bonne santé, mais il est important de ‘pansé les plaies’ de toute sorte infligées par le ‘plus beau jour de la vie’ de nombreuses femmes ! ;)

Et dire que ce n’est qu’un début …

L’Aventure ‘Petit Biloba’

Un prénom pour mille vies …

Quelle galère !

Il parait que nous n’avons plus beaucoup de temps pour choisir comment nommer cet enfant … Je ne suis pas de celles qui avaient choisi les prénoms de ses enfants dès l’adolescence !

Un prénom, ce n’est pas juste mignon pour un bébé ou un enfant. Ce n’est pas juste pour faire plaisir à l’entourage. Et puis, avec un nom de famille qui ne passe pas inaperçu, les jeux de mot vont bon train … Vigilance !

Ce prénom, l’enfant le trainera toute la vie, deviendra un homme, une femme avec des responsabilités ou des projets, dont le prénom sera susurré par le désir. Alors évitons le ridicule à l’age adulte. L’unicité est aussi cruciale, mais pas trop fumé ou pédant.

Encore que pour une fille ça pourrait le faire, mais pour un p’tit gars, pas simple.

Se projeter dans un avenir si lointain n’est pas vraiment simple pour un Capsicum de mon espèce qui ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez.

Enfin voilà, l’inspiration fait défaut avec un cahier des charges aussi rempli.
Ah … si les mômes savaient comment on se prend la tête pour eux parfois.

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (8 mois et 1 semaine de grossesse)

C’est un complot !

Pour un peu de pseudo tension, me voilà en salle d’attente de la maternité depuis 1h, histoire de faire un test au calme. Tu parles d’un calme …

Entre la mignonne qui accouche sous péridurale alors que son terme est à 3 jours du mien et la femme qui étouffe plus ou moins ses cris dans la douleurs, me voilà au jus !

Reste encore au chaud 8 à 10 jours … pas avant.
Et pas de toxémie gravidique !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (8 mois de grossesse)

Prends ton temps … petit bout.

Les fatidiques 37 SA sont passées …
D’après les professionnels, il n’y a plus de risque de prématurité. Mais il est évident que nous préférerions que ce bébé continue de ‘cuire’ jusqu’au bout !

Je sens que nous ne sommes pas loin du but et les médecins ne cachent pas qu’il suffirait de quelques fortes contactions pour me mettre en travail. Mais si ce bout de choux pouvait attendre encore une dizaine de jours, ce serait parfait.

… pour les finitions !
et puis sans aucune rationalité … pour que ce soit un petit Lion.

La vie est au ralenti. Je sens mes ligaments travailler et mes hanches semblent faire un marathon chaque jour.

La perspective de l’accouchement ne me rend pas aussi zen que je le voudrais. Pourtant, les nombreuses et positives affirmations des sages-femmes quand à mon formidable accouchement précédent, la position actuelle de l’enfant, le bon déroulement de la grossesse, la robustesse de l’enfant et ma propre constitution font que les meilleures chances sont de notre coté.

Tout ira vite, j’en suis convaincue … mais pas tout de suite. ;)

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (8 mois de grossesse)

Gym prénatale : Walea

Très doux et en rapport avec votre trimestre de grossesse, du yoga et de la gym prénatale vous sont proposés pour garder un minimum de forme avant l’accouchement.

Ne m’a-t-on pas dit, il y a 5 ans, que l’accouchement était un marathon auquel il fallait se préparer ? Une solution pour se bouger chez soi, à son rythme. Et quand, on porte  un ballon de rugby à la place du ventre … ce n’est vraiment pas négligeable !

Il y a aussi de la gym post-natale et de remise en forme.

A 8 mois de grossesse, je trouve ça très tranquille quand même.
Mais bon, il ne faudrait pas accoucher en avance …

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (8 mois de grossesse)

Epanouissement gestationnel …

Ce môme a surement les velléités de profiter de l’espace sous-costal pour aménager une véranda tout confort, pendant son séjour dans mon ventre !

Quel rosse … qui se sent déjà à l’étroit.

Comme l’impression d’un hématome généralisé au niveau du diaphragme.

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (7 mois et demi de grossesse)

Une bonne laitière …

Je crois que je ne vais pas trahir ma réputation fièrement acquise durant les deux premières années de Petit Ginkgo. A 7 mois et demi de grossesse, j’ai déjà le sein droit produisant du colostrum …

Espérons que ce ne soit pas un signe de prématurité. En effet, ce petit doit cuire encore un peu !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (7 mois et demi de grossesse)

Il faut le dire …

… depuis que j’ai quitté le Private Practice à la lyonnaise, je ne rencontre plus que des sages-femmes et des médecins assez ouverts d’esprit. Ce qui me rassure sur l’évolution des mentalités mais rend mon choix de maternité encore plus difficile.

D’un coté la plus grosse maternité du coin (à 10 min) qui sous un premier abord d’‘usine à bébés’ fait un peu peur, mais s’avère à l’écoute des patientes qui souhaitent être plus présentes dans leur accouchement.
De l’autre une maternité ‘Nature’ (à environ 55 min avec la circulation) reconnue dans la région pour son respect des bébés et des mamans, jusque dans la position d’accouchement et dans les soins au bébé.

Je suis d’accord avec vous, il vaut mieux ça
qu’un très traditionnel ‘Ta gueule et pousse’ !

Je tiens à signaler que je ne suis pas du genre ‘Bobo Méga Chiante’, contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre, obsédée par faire valoir le droit à l’alternativité.
Non, je suis attachée à des actes réfléchis et respectueux mais allant parfois à l’encontre des protocoles habituels. Par exemple, ne couper le cordon qu’une fois qu’il a cessé de battre pour permettre une meilleure transition avec les poumons du nouveau né, alors qu’aujourd’hui le don de sang de cordon est mis en avant pour réaliser une banque nationale de cellules souches (c’est encore une autre affaire d’ailleurs …).

Alors, jusqu’où est prête à me suivre la maternité de niveau 3 qui réalise 4000 accouchements par an ? Dans les faits, ne seront-ils pas trop sécurisationnistes ? Petit Biloba étant prévu pour être un beau bébé du gabarit de Petit Ginkgo (3 kg 800), voilà la sage-femme prescrivant une nouvelle écho pour surveiller le périmètre crânien … Si le premier de ce type est passé, le second suivra ! C’est un peu l’effet ‘ceinture + bretelles’.

Pour ce qui de la maternité alternative, réalisant 400 accouchements/an, il y a parfois beaucoup de circulation routière entre elle et moi. Or pour un second enfant, cela risque de venir vite … De plus, les équipements et locaux sont soit vieillots soit en travaux. Quand aux salles de naissance, elles ne sont guère différentes d’une maternité classique. Et puis, la maternité n’étant que de niveau 1, cela me fait vraiment flipper si le bébé arrivait en piteuse forme.

Quelle mauvaise idée de me coucher à 2h du matin pour achever la rédaction d’un projet de naissance … alors que le lendemain la sage-femme n’a pas le temps d’en discuter !

Alors, l’ouverture d’esprit obstétrique = nouvelle volonté ou poudre aux yeux ?

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (7 mois de grossesse)

Maternité à la mode …

Quand on s’intéresse à une maternité ‘Nature’ et ses 400 accouchements/an, il faut s’attendre à la visiter en compagnie de bobos pur jus ! Mais je ne suis pas sûre qu’être alternatif pour être alternatif soit réellement une preuve de jugement éclairé :

“- Oui, mais si on veut refuser le test de Guthrie parce qu’il est systématique,
on peut ? Au fait … c’est quoi le test de Guthrie ?”


Parmi les 3 maternités approchées durant la grossesse, je me demande si accoucher au CHU en négociant un projet de naissance ne serait pas plus ‘militant’ pour l’évolution des mentalités, en faveur d’un accouchement plus équilibré entre physiologie et médicalisation.

Durant ce nouveau parcours,  j’ai pu constaté que le milieu médical avait quand même déjà beaucoup évolué, en 5 ans !

Alors 10 min ou 55 min ?
Il va falloir se décider maintenant !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (7 mois de grossesse)

I want my body back !

La grossesse est un processus incroyable.
Petit à petit (ou pas) le ventre s’arrondit, la psychologie se tourne un peu plus vers l’enfant à naitre. Un bouleversement fabuleux et sans prise. L’épanouissement n’est pas toujours au rendez-vous mais mère nature fait son office en silence. Bon passons sur le reflet dans le miroir qui vous transforme en baleine. Les mains dans la layette, la projection vers l’avenir commence à se réaliser.

Mais une chose me manque désespérément. Habituée depuis la petite enfance comme la plupart de mes conscrits, je rêve, je fantasme, je me languis …

… de pouvoir enfin re-dormir à plat ventre !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (pas tout à fait 7 mois de grossesse)

Un autre monde : l’haptonomie.

Finalement, l’haptonomie est une approche
de la grossesse assez particulière.

Depuis plus de 5 ans, je suis convaincue que l’hapto est un formidable moyen de créer un lien affectif avec l’enfant dès la gestation. Elle permet également au père de prendre sa place dans l’aventure. Pourtant, en pratique, je me suis vue très perplexe …

Ouverte à l’inconnu, j’ai quand même attendu la 4ème séance pour m’autoriser à me demander si nous avions choisi la bonne sage-femme. En effet, la frustration m’a assaillie au point d’aller chercher ailleurs les réponses très concrètes dont j’avais besoin pour bien gérer l’accouchement.

Du coup mon jugement a évolué.
Il me semble que l’haptonomie est une très bonne approche pour cheminer vers ce nouveau rôle de parent. Cela aide progressivement à accepter l’évolution d’un enfant dans son ventre, à s’ouvrir émotionnellement à ce petit être et à permettre au nouveau père de concrétiser son enfant.

 

(La toute première fois où l’on vous demande d’accueillir avec amour votre enfant de 4 ou 5 mois au creux de votre main … il est normal que certains puissent être hésitants voire perdus.)

Mais, à mon sens, il vaut mieux considérer l’haptonomie en préparation complémentaire et garder en parallèle un lieu de parole en groupe où l’on aborde les questions générales sur la physiologie, les positions de gestion de la douleur, la respiration, un peu de sophrologie, etc.

Il faut le dire, l’haptonomie est déroutante, mais intéressante.

Cependant, du fait du vide qui s’est installé au début de la préparation, j’ai commencé à m’intéresser à une préparation à l’accouchement par auto-hypnose. Aux grands cris de ma sage-femme qui pensait ces deux préparations antinomiques. L’une se centre sur l’enfant, l’autre porte à un état de conscience modifié, voire amplifié. Moi, je suis confiante.

A voir à l’usage !

L’Aventure ‘Petit Biloba’(un peu plus de 6 mois et demi de grossesse)

Mon tout premier troupeau de gros ventres !

Séance de présentation de la maternité oblige.

Ce que je ne comprends pas, c’est la position de chacun en salle d’attente. Ravie pour ces dames que Messieurs les accompagnent pour cette prise de contact avec une maternité pratiquant 4000 naissances par an.

Mais là où certains boudent outrageusement la bienséance, c’est quand ils restent assis laissant quelques futures mamans attendre debout.

Et les fautifs ne sont pas les plus jeunes …

L’Aventure ‘Petit Biloba’

L’appel de l’horizon …

Comme la période d’une onde sinusoïdale, l’écho de l’ailleurs
se rappelle à moi qui suis clouée là, pour encore un moment
(enceinte de 6 mois).

Pourtant au retour des plaines Mongoles comme après avoir parcouru le massif escarpé de ma plus belle île du Cap Vert, un questionnement sur l’utilité de ces voyages m’a assailli.
Le tour du monde pour le tour du monde en famille ne me parait plus avoir de sens. Voir, parcourir, rencontrer durant une année ou plus, n’a de moteur éphémère qu’un certain égoïsme. En se frottant à la réalité des autres, la notion de décence se fait sentir.

Quel est notre contribution au bouleversement de leur équilibre, en nous pavanant sur les chemins du monde, en tant que touriste … même si beaucoup se refusent à être vu comme tel ?

Désert, le cordeau du peintre Brigau

Oh, oui, je sais, c’est un vaste débat, où le sens commun explique que le voyageur/touriste apporte du beurre dans les épinards des agriculteurs et sur les poissons des pêcheurs, qui devraient avoir autant droit au confort que les occidentaux. Mais la planète y résistera-t-elle ?

L’influence inverse vers plus de frugalité et de simplicité
ne serait-elle pas plus salutaire ?

J’avais déjà l’intuition que le mouvement systématique lors d’un voyage générait parfois la dispersion et surtout limitait la dimension relationnelle. En effet, le voyageur gesticulant ne fait que survoler la compréhension des gens et des cultures qu’il croise. Aussi n’ai-je jamais conçu le voyage comme une boulimie de lieux à enchainer dans un minimum de temps. Au contraire, le temps est devenu pour moi un vrai luxe, permettant de mesurer, de construire et d’apprendre, sans pression.

Mais lors de ces difficiles retours à la vie courante, j’ai touché du doigt un certain sens du voyage qui ne se montrait à moi jusque-là qu’en filigrane.
Il est si exaltant de partir à l’aventure, de se laisser porter par la spontanéité du baroudeur mais rien ne remplace l’objet du voyage et la connaissance du contexte. Et puis l’effet thérapeutique de l’itinérance n’est plus pour moi à l’ordre du jour. Le chemin intérieur a besoin de bien moins et de bien plus à la fois.

Il m’importe aujourd’hui soit de transmettre, soit de comprendre, soit d’aider.
* Transmettre, car des enfants se regardant le nombril entre la console et le smartphone auront peu de motivation pour trouver leur propre voie dans la vie. Or vivre la réalité d’enfants de leur âge selon d’autres coutumes ouvre l’esprit, mène à la relativité et permet ensuite de faire ses choix, en connaissance de cause.
* Comprendre, car c’est en partageant le quotidien suffisamment longtemps qu’il est possible de commencer à toucher du doigt les véritables enjeux d’un pays ou d’une situation, imaginé(e) façon carte postal sur le sol européen.
* Aider, parce qu’il est impossible de rester impuissant devant la détresse de personne dont on partage un bout de vie. Ce n’est qu’en utilisant ses compétences pour le bien-être des moins bien lotis que soi que le mot solidarité reprend tous son sens. (Ça sent de plus en plus l’ONG …)

Il faudra mettre à profit mon immobilité assumée
pour monter un projet proche de ces 3 types.

Pourtant l’horizon me fait déjà de l’œil …
Qu’importe la gueule de bois du retour, le souvenir de l’ivresse du départ me rend fébrile comme si j’étais programmée pour ne jamais défaire mes bagages. C’est un peu comme si la sédentarité me flétrissait, comme si je ne me nourrissais pas suffisamment à courir la ville et à ré-imaginer mon avenir sur les rails.

Ma complexité réside dans le juste équilibre
entre nomadisme instinctif et évidence du quotidien.

Priorité non avenue

Dieu (enfin plutôt ma mère) sait que je ne profite pas de cet avantage, mais attendant mon tour de piquouse ce matin, une pensée m’a traversé l’esprit : En tant que femme enceinte, il est difficile de passer en premier au laboratoire d’analyse …

En effet, tous les autres patients sont aussi dans ce cas !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (6 mois de grossesse)

Dans la forêt urbaine, une aiguille dans le bras.

Sylvain Tesson est loin d’imaginer qu’il m’aura accompagné avec son livre Dans les forêts de Sibérie lors de cette solitude forcée.

Vampirisée puis supposée bloquée 2h dans un cagibi sans fenêtre, après avoir ingurgité une cocktail désagréablement sucré … Il y a 5 ans toutes les futures mères connaissaient ça. Or le protocole n’est plus systématique (il faut des antécédents proches ou un IMC > 25 en début de grossesse). J’ai bien cru échapper à cette partie de plaisir, cette fois …

Mais voilà, je soupçonne ma sage-femme
ne pas être à jour sur ce point ou au point, ce jour.

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (6 mois de grossesse)

Le tact à l’état pur !

Capsicum croise sa voisine dans l’ascenseur :

- Y’a un bébé là dessous ?
- Oui, en effet.
- Je n’osais pas vous demander parce que j’avais peur de me tromper.
- Ah … oui … je vois.

A presque 6 mois de grossesse,
Capsicum doit manifestement ressembler à une bombonne !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (presque 6 mois de grossesse)

Accoucher sous auto-hypnose !?

Non, non, je n’ai pas pété un câble … si ce type de préparation à la naissance m’attire, c’est qu’elle se rapproche beaucoup de la relaxation, la sophrologie puis la méditation, amenant à une hyper-concentration, voire une hyper-vigilance.

La France commence à s’intéresser à cette technique dans le milieu médical pour limiter les anesthésies, mais la méthode est tout de même confidentielle et j’ai beaucoup de mal à trouver une sage-femme sur Lyon formée à cette technique.

L’hôpital Robert Debré, à Paris, propose des consultations en hypnose depuis 2011 :

Réalisation : Christine Cointe, Montage : Julie Ledru,
Journaliste(s) : Christine Cointe

Il est bien dommage que cette pratique ne soit pas répandue dans toute les maternités car je pense que le corps et le cerveau ont des ressources (presque) insoupçonnables. Nous sous-exploitons ces capacités alors qu’elles permettent une prise en charge globale de la douleur. Et dire que beaucoup des unités médicales françaises ne s’intéressent encore actuellement qu’à la partie physique de la douleur …

Dans la continuité du premier accouchement voilà certainement la clef qui me manque depuis plusieurs mois pour me préparer efficacement à ce second opus.

Une méthode HypnoFeel® Bébé est dispo dans un cabinet du 6è … à voir :

Témoignage Axelle partie 1

Témoignage Axelle partie 2

Témoignage Sabrina

En attendant de trouver un bon thérapeute, let’s play à la maison avec ‘Pas a Pas : Guide d’auto préparation a l’accouchement par l’hypnose’ de Armelle Touyarot

A suivre

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (environ 5 mois et demi de grossesse)

Audit de la troisième maternité en 5 mois …

A se demander si les bonnes vielles cabines téléphoniques n’avaient pas du bon.

J’attends depuis 2h ce premier rendez-vous d’inscription avec à ma gauche une rebeu qui affirme bien fort à son téléphone que cette nana-là a vraiment des problèmes et à ma droite une black qui n’arrête pas de souligner à son smartphone que ce mec -là est un menteur pas permis.

Même les murs rose bonbon et les rayures psychédéliques du sol ne m’aident pas à m’échapper de cette stéréo dissonante.

Je hais les troupeaux de gros ventres !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (presque 5 mois et demi de grossesse)

Feu Vert

Comme l’impression que Capsicum s’autorise enfin à être enceinte …

… les bouquins de bébé et les fringues de grossesse
ont réintégrés les étagères !

L’Aventure ‘Petit Biloba’ ! (environ 5 mois de grossesse)

Mot d’Enfant – n°72

- Ton ventre a grossi ! Je ne peux même plus faire le tour avec mes bras.

Petit Ginkgo (5 ans et 2 mois)

Mot d’Enfant (un peu plus de 4 mois et demi de grossesse)