Me, moa & myself

Bon, d’accord le blog est très égotique mais après tout ce que je connais le mieux est mon environnement. D’ailleurs, personnellement je le trouve de plus en plus gnangnan. Ça manque de relief et d’engagement.
Justement la sérénité est donc vraiment chiante.

La photographe, qui m’a assez mal coachée un temps, se demandait quels sujets je pouvais bien aborder pour avoir plus de visites que son propre blog photos. Elle pariait pour du sexe ou de la politique ! Et pour le coup, ni mes fantasmes, ni mes réalités ne sont une matière récurrente. Quant à la mascarade que jouent nos énarques, je la laisse à ceux qui savent de quoi ils parlent … ou pas.

Votre dévouée Capsicum !

Après, il n’y a pas de secret : 6 années en ligne aident à générer un monceau de mots clefs fort prescripteurs. La preuve en est que Maurits Cornelis Escher s’est fait ravir la première place depuis plus d’une année par La Pietà … de Michel-Ange, talonnée par Emmi Pikler et sa pédagogie Loczy.

Et pour ne rien vous cacher, tout sujet un tant soit peu profond nécessite de la recherche afin de se faire une opinion sur pièce et du temps pour rédiger une analyse suffisamment pertinente, ce dont je manque cruellement depuis des mois. ( de pertinence ? non de temps …).

Alors oui, c’est facile de vous fournir en phrases et borborygmes en tout genre produits par mes deux lascars. Simples excuses pour vous faire part de leur évolution et de l’amour observateur que je leur porte.

Facile aussi de mépriser mon psychopathe de frère osant m’envoyer aujourd’hui un e-mail de grand seigneur. Quand le souvenir du même personnage souhaitant vivement m’en coller une pour avoir apporté les cadeaux de noël de ses parents à ses enfants, me revient, je nourris du ressentiment vis à vis de son comportement déviant qui nous aura mené à un blackout de près de 7 ans, faisant de mes neveu et nièce de parfaits Étrangers de Sang. Et dire qu’après tout ça Mummy lui fait endosser le costume de victime alors que ses propres gamins le chargent devant le juge pour aller vivre avec leur mère.

Facile de suivre à minima les esprits éclairés qui me servent d’exemple pour muscler ma réflexion en matière de pédagogie infantile, d’esprit d’aventure, de méditation de pleine conscience, de simplicité volontaire et toutes les théories qui me paraissent de plus en plus avoir du sens dans cette société en mutation.

Facile d’extraire de leur contexte de petites phrases d’auteur, illustrant parfaitement mon état d’esprit à l’instant t.

Facile de vous connecter de façon sporadique avec les évènements du parapente, de la voile, du kite, de la chute libre, etc, alors que cela ne remplit pas le manque d’action que je ressens.

Facile de distiller des lieux-communs boboïsants dans l’air du temps pour me donner l’impression d’offrir une part d’éclairage à ceux qui n’ont pas le temps de se torturer l’esprit avec des futilités.

Facile de rêver à mots ouverts sur les prochains voyages.

Mais je m’en fou après tout, puisque le blog offre les instantanés d’une époque, au même titre que les clichés que j’ai triés, traités et rangés, bien sagement aujourd’hui.

Bientôt je croiserai chaque jour les M. Du Con, que j’ai évités depuis des années. Ils nourrirons bien mes billets ! Et je ne doute pas que le Grand Méchant Loup me donne matière à m’exprimer. Une nouvelle phase s’accomplira bientôt.

En attendant, le blog a mes faiblesses et puis c’est tout !

Quand le Phare se dresse en eau bénite !

Le lanterne chinoise frémit. Ce bruit de frottement contre un lampion rond attire mon attention sur la brise qui vient de se lever. La fête est finie, il faut maintenant tout décrocher, tout ranger.

Je prends mon temps pour savourer encore ces moments d’émotion. Marraine aussi blonde que son filleul, tout en tendresse, qui par ce rite entre dans ma famille. Elle l’était déjà tant dans mon cœur, elle saura être présente auprès de mon p’tit gars.

Le fil de nylon se montre récalcitrant et m’offre alors le temps de revoir les larmes de ma mère nous écoutant chanter Là où je t’emmènerai dans l’église haute et blanche qui magnifie nos voix. Trois pour porter avec moi cette chanson pleine de sens vers mes enfants. Mes amis, merci d’avoir fait tant de kilomètres pour nous accompagner.

Le silence du soleil couchant commence à s’étendre sur le quartier, mais j’entends les rires, les discussions, les verres s’entre-choquer. Un moment, je me suis demandée si tous nos mondes allaient finalement se mêler. Et puis, l’ambiance aidant, mon enfance a approché mon présent, qui a conté ses belles histoires d’hôtesse de l’air à la très belle égérie du moment du beau gosse de service, qui a découvert les liens de ceux qui ont surmonté l’adversité par l’amitié, qui ont retrouvé nos parents avec le même plaisir qu’au baptême précédent, qui se sont félicités d’avoir leur trois enfants, enfin réunis, même si ces derniers ne se sont pas adressés la parole.

Un frisson me parcourt à la lecture du texte tout en responsabilité et profondeur que le parrain a exprimé pendant la cérémonie. Petit Biloba (20 mois) aura là, le bel exemple de l’entreprise, de la liberté de pensée et de l’humour, une richesse. Même si notre italien semblait un brin brimé, dans sa joyeuse folie.

Les autres décorations ‘vert anis et blanc’ resteront encore un peu au Phare, pour Read more »

Nul n’est prophète en son pays

Bien se garder de donner son avis sur ceux qui entourent, à plus ou moins proche degré. Sans jugement puisque le seul intérêt se place entre étude anthropologique et intelligence interpersonnelle

Pourtant sollicitée, il est nécessaire de parler vraie avec le minimum de psychologie gagné comme talent à la naissance.

Le Secret de la Licorne, Hergé

Cependant, souvent les propos par trop dérangeants sont vite oubliés par la/les solliciteuse(s).

Il suffit de quelques années, parfois simplement quelques mois pour qu’à l’image de Madame Irma, les analyses se concrétisent.

Qui dit “Attention, il est fort à parier que les Étrangers de Sang ne vous disent que ce que vous voulez entendre.” ? Et voilà que les jeunes gens décident de partir vivre chez leur mère après l’avoir tant critiquée … au grand étonnement de ceux qui ont tant pleuré.

Qui dit “La petite dernière mettra la révolution dans cette famille par trop rigide pour qu’elle l’accepte longtemps.” Et voilà l’enfant qui s’élève haut et fort contre l’injustice …

Ainsi la peine se fait sentir quand les congénères s’obstinent à se rendre malheureux.

Facile à deviner pour un observateur extérieur !
Pas si simple dans l’œil du cyclone.

Comme si un gâchis ne suffisait pas.

La brume s’élève peu à peu au dessus du canal. Le fond de l’air est frais et mes nouvelles chaussures me portent au delà de mes espérances. Je savoure cette solitude au milieu des grands arbres du chemin de halage. La foulée s’allonge au cœur du petit matin. Si j’étais chasseur, je parcourrais la campagne à cette heure.

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans le coin, j’en suis revenue blessée, écœurée. 8 mois se sont écoulés.
J’apprends à découvrir les enfants que je n’ai pas vu grandir. Ils disent les phrases dont nous avons tellement rêvé toutes ces années. Réalistes, ils semblent blasés par le comportement de certains de leurs proches. Les mêmes qui ont initié tout ce gâchis.

Mais voilà, les années nous ont volé la complicité. Je n’ai que peu de choses à leur dire.

Quand à leur père, il joue toujours au ‘shérif de la contrée’ avec ses grandes envolées punitives qui montent immanquablement dans les graves pour rendre le propos plus viril. De ce coté là, toutes ces années ne l’ont pas beaucoup aidé à évoluer.
Qu’y a-t-il d’admirable dans le fait qu’il s’occupe seul de ses enfants ? Nombre de femmes actives en font de même et personne de leur décerne une médaille. Que voulez-vous, lui est comme vous le savez le fameux fils prodigue … cela fournit tous les honneurs.

Pauvres enfants qui aujourd’hui se sentent délaissés par leur mère, partie vivre une autre vie à 600 km de là, mariage compris. Si seulement, elle leur faisait part de tout son amour, mais la distance dilue les attentions au point qu’ils se sentent maternellement oubliés, au profit du petit être à venir.
La peine est là, à fleur de peau, faisant mine d’être anodine.

Certes la fidélité s’impose par elle-même ou n’existe pas ! Personne ne peut affirmer que sa vie ne prendra pas un tour imprévu ou passionné.
Cependant la présence auprès de ses enfants, même à distance, n’est ni conditionnée, ni négociable …

Les mollets me tirent mais le chrono annonce encore 9 min avant les étirements. Les herbes se font plus hautes laissant mes doigts de pied faire floc floc à chaque foulée. Tant pis, courir en bottes auraient été bien moins aisé. :p

Pour des mômes affublés de tels parents,
ils sont finalement plutôt équilibrés.

Faire connaissance … avec les Etrangers de Sang.

En en parlant autour de soi, on s’aperçoit que de nombreuses familles sont privées de leurs petits enfants, de leurs neveux, de leurs cousins, suite à des fâcheries à la con ou pas. Alors, j’écris ce billet pour ceux qui sont encore dans le tunnel à espérer ou à désespérer.

J’ai attendu 8 ans avec l’espoir que mes neveux grandissent et demandent enfin POURQUOI.
J’ai attendu 8 ans qu’ils soient assez grands pour se faire leur propre opinion et se libèrent des choix de leurs parents.
J’ai attendu 8 ans en gardant tous les messages, toutes les lettres afin de constituer un dossier à leur remettre.
J’ai attendu 8 ans pour ouvrir la porte de mes sentiments et les coucher sur le papier pour tenter de leur expliquer de quelle façon j’avais vécue cette histoire et savoir ce qu’eux avaient ressenti.

Hier, ma nièce de 15 ans a tout lu et tout écouté, puis elle a dit :

“J’ai ouvert les yeux !”.

Un jour, les enfants demandent des comptes …

Les Etrangers de sang.

Le syndrôme du chic type … appliqué à la famille.

Vous le savez, Capsicum n’est pas du genre à chérir des illusions et pourtant quelque chose vient de se briser irrémédiablement.

Même si le retour opportun de son psychopathe de frère sent la manipulation à plein nez, Capsicum était heureuse de voir ses parents retrouver leurs petits enfants, après 7 années de blackout.

La fratrie de Capsicum

Cependant contre toute attente, les victimes d’hier se mettent à raisonner en bourreau, applaudissant aux méthodes dégueulasses de leur salopard de fils, méthodes dont ils ont pourtant été eux-mêmes les victimes éplorées, pendant bien longtemps. (Ils oublient juste que s’ils déplaisent encore, leur salopard de fils ne manquera pas de les punir à nouveau.)
Vous ajoutez à cela un mépris complet des humbles volontés de l’idiote qui les a soutenu durant la douloureuse épreuve. (C’est bien connu, ‘les gentils’ peuvent bien faire l’effort de passer au delà de leurs états d’âme pour le bien collectif.)
Vous obtenez alors des parents qui viennent de perdre une quantité impressionnante de points d’estime.

Moralité, on ne respecte jamais ces cons de ‘gentils’ !
Il est préférable d’être un bel enfoiré qui inflige le pire sans vergogne et reparaît la bouche en cœur, sans avoir à fournir aucune excuse.

Décidément, la parabole du fils prodigue est loin d’être désuète.
Elle laisse même de sacrées traces.

Du coup Capsicum commence à se poser des questions sur son ascendance. Pourvu que la génétique ne soit pas une science exacte !

Les Etrangers de sang.

Le fils prodigue cherche alliance

- Tu fuis !? me lance-t-elle, avec une once de mépris dans la voix.

J’allais répondre “Sûrement pas, j’assume mes convictions. C’est trop facile de débarquer, droit dans ses bottes, après 7 ans et tous les ravages engendrés, la bouche en cœur, sans explication, sans excuse.
De plus, on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il y a là-dessous un objectif, un calcul, un coup de joueur d’échec. Je ne cautionnerai pas !”

Finalement, je me tais pour préserver leur joie
et pars profiter de la soirée ailleurs.

Les Etrangers de sang.

Pour toute la vie.

Certaine famille ont ça d’incroyable qu’on ne s’y ennuie jamais !

Quand ce n’est pas un frangin qui fait des siennes, c’est l’autre qui s’y met. Parfois, je me demande si la fratrie est réellement un environnement propice à l’épanouissement …

Et ne parlons pas des belles sœurs.

Le temps du veau gras …

Il était une fois un homme se séparant de sa compagne. Comme par enchantement, le voila téléphonant à ses parents qui n’avaient pas entendu sa voix et celles de ses enfants depuis 7 ans.

L’entrepreneur décisionnaire et méprisant, à l’égo surdimensionné,
se serait-il fait mener à la baguette pendant toutes ces années ?!

Les emmerdes recommencent.

Les Etrangers de sang.

Faites des gosses qu’i disait !

Ah la famille …
Ce n’est déjà pas toujours la joie quand c’est la sienne, mais quand c’est la belle-famille qui rejoue la pièce en 3 actes, ça préjuge de fêtes de fin d’année particulièrement enjouées !

Parmi les paraboles de la Bible, celle du Fils Prodigue qu’Ange a exhumé de notre culture catho hier soir est d’une modernité effarante.

Même si le petit con de l’histoire a dilapidé en gaudriole tout le fric légué par son père et ne revient que parce qu’il a la dalle, il est accueilli avec liesse et pardon. L’ainé, travailleur et toujours présent, peut bien aller se faire voir chez les Grecs pour recevoir le quart de la démonstration d’affection paternelle.

Le message initial veut renvoyer une image éclairée d’un Dieu ouvrant toujours les bras aux repentis (même si leur contrition est imparfaite d’ailleurs …) mais ça n’éduque en rien les enfants gâtés !

Il faut le savoir, même si l’on souhaite qu’ils vivent pour eux-mêmes, la nature des enfants est d’être ingrats …

… du coup, ça n’encourage guère à la conception,
deux exemples pareils ! ;)

Moi, j’avais dit qu’il fallait plutôt garder le beau-frère après le divorce !

A lire aussi : Les Etrangers de sang.

Mais que suis-je venue faire dans cette galère ?

Comment occuper des étrangers de sang souhaitant venir en vacances chez Capsicum, après 6 années de complet silence total et nébuleux !?

J’espère juste qu’ils ne sont pas aussi paranoïaques que leurs géniteurs.

Trève des confiseurs

Cette neige immacule tout dans la steppe de mon enfance.
Une furieuse envie de sortir la luge me démange. Mais le seul à même d’en profiter, autant que moi, tousse comme un chien aboie.
Et je ne suis pas mal non plus dans le genre …

Nicolas Messyasz – Ordener on Ice -17-12-2010 – Paris

Le spectre des Etrangers de sang est toujours présent en filigrane et c’est à peine si Petit Ginkgo sait de qui l’on parle. Je voudrais souffler la wicca sur les plaies pour qu’elles cicatrisent en évaporant les illusions. Mais cela leur appartient.

Les flocons continuent de tomber et le cotonneux sommeil me submerge depuis que je ne cours plus pour rattraper le retard des trains.

Mais qui a inventé les très malicieux 13 desserts ?

Les Etrangers de sang.

Quand les parents divorcent des grands-parents …

Constat aussi évident qu’inévitable.
Après 6 années, le blackout de cette drôle de guerre du silence … a porté ses fruits stériles.

Les liens tous coupés, les petits enfants ont grandi, se sont forgés une identité dans l’unique vérité de leur environnement.
L’heureuse ‘période des Grands-Parents‘ est passée à la trappe, rendant tout le monde perdant.

Jamais personne ne rattrapera cela …

Si je sors de ma réserve aujourd’hui, c’est pour dire à ceux qui vivraient une situation similaire :
Le temps n’arrange rien, ce n’est pas vrai … Il rend de plus en plus étrangers malgré les liens du sang. Et quand les raisons même des heurts s’évanouissent, les attaches se meurent définitivement.

N’attendez pas qu’il soit trop tard.

Alors que la parole fut toujours un exutoire salutaire, tuant dans l’œuf les malentendus du clan, il a brusquement rompu la communication, par orgueil, par vanité, par esprit d’indépendance, par défaut d’argument ou par connerie. Qui sait ?

Et bien que certains se bercent encore d’illusions, en reposant la faute sur son alliance, qui peut sérieusement croire qu’un caractère comme le sien se laisse dicter ses décisions ?

Les querelles de ce genre sont l’affaire des adultes. Peu m’importait qui avait raison, seul l’intérêt des petits comptait : garder le lien.
Dans ce chantage à l’affection, mon geste a été perçu comme haute trahison.
Quant au seul qui supporta les visites-parloir, il finit par se faire virer au motif d’espionnage.

Je n’avais pas compris à quel point il était en guerre. Et je ne le comprends toujours pas. Qui peut, sciemment, priver les enfants, les grands-parents, les oncle et tante, les uns des autres ?

A bruler ses idoles les unes après les autres, puis à rejeter son passé en bloc, il a fait le vide autour de lui.

Orphelin, il a désiré être … Orpheline, il a fait sa famille.

Aujourd’hui, quel homme est-il devenu ? Je ne suis pas sûre de vouloir le savoir.

Mais il m’arrive de penser à celui qui a grandi dans le même creuset de l’effort, du dépassement de soi, de l’amour des grands espaces, de l’affirmation face au patriarche … Modèle de l’enfance, partage des conneries et des rigolades, sans éviter les engueulades et parfois les punitions, le tout saupoudré d’une connivence dépassant l’âge.

Passée la colère contre  ses méthodes et ses procès d’intention, je me suis rendue à l’évidence : Il n’y a rien à comprendre. On ne peut forcer quelqu’un à aimer ou parler. Nous n’étions plus à son goût. Qu’il nous méprise, de toute façon quelque chose est définitivement cassé.

Le fils préféré a ‘tué’ le père, blessé la mère, renié la fratrie.
Naturellement, les cousins sont de parfaits étrangers de sang.

Les Etrangers de sang.

En apnée …

Quand vous recevez un e-mail d’un enfant que vous n’avez pas revu depuis 5 ans …

… des sentiments exaltés se mêlent à la méfiance.
Qui vivra verra !

Ne pas les lâcher fut le choix de Capsicum. Et si cela portait enfin ses fruits ?

Les Etrangers de sang.

Au théatre, ce soir : Détestable Gâchis.

La bouteille à la mer s’est brisée et c’est avec le tesson que l’Indifférent écorche un peu plus.

Ce fils et père n’a décidément rien compris.
L’invitation, tournée sans agressivité, sans ressentiment par la grand-mère, pour que les cousins se rencontrent, offrait une porte ouverte sans que personne ne perde la face.  L’indifférent préfère ressasser et river le clou à ses parents, soulignant le libre-arbitre de ses enfants.

De l’autre coté, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
La mamie voit tous ses espoirs voler en éclat et le patriarche part en guerre muni d’un dossier épais comme le bottin. Ils ont, quoi qu’il en soit, perdu un fils adoré … voilà la plus douloureuse blessure.

Quand bien même les grands-parents auraient gain de cause auprès d’un juge, ils ne gagneraient pas le sourire de leurs petits enfants, depuis trop longtemps absents et bercés par la version parentale.

Que faire pour dénouer cet imbroglio ? Cela vaut-il d’ailleurs encore la peine ?

Faites des enfants qu’i’ disait …
mais beaucoup de grands-parents sont orphelins de nos jours.

Pour en savoir plus sur les grands-parents d’aujourd’hui : Le Site des Grands-Parents Européens.

Les Etrangers de sang.

Les Etrangers de Sang

Mummy jette une nouvelle bouteille à la mer, ultime espoir de créer une occasion de croiser ses petits enfants.
Qu’ont-ils bien pu leur dire, pour qu’il n’y ait même plus un sourire sur leur visage, au détour d’une rencontre fortuite.

Au début, nous pensions que le temps apaiserait les passions et balayerait les égos. Tout au contraire, le temps a distendu les liens et laissé beaucoup trop de champ.
Les petits ont grandi et les grands-parents sont loin de faire parti de leurs intérêts primordiaux, encore moins quand ils n’ont pas leur place.

Il y a ma colère face à ce gâchis et sa peur de ne pas pouvoir supporter une nouvelle déception. Les meilleures volontés sont pétrifiées.
Mais maintenant s’y ajoute l’oubli et peut-être l’intox.

Qu’aiment-ils, par quoi sont-ils passionnés, à quoi rêvent-ils, ont-ils quelques souvenirs des instants complices ?
Comme un métronome, les dates immuablement égrainent les années et rendent de plus en plus difficiles le choix de cadeaux, la tournure des lettres, les Noëls en famille, l’idée de décrocher le téléphone.

Les Absents frapperont à ma porte, un jour …
mais il sera bien trop tard.

Les Etrangers de sang.

Futilité …

Je sens leur douleur … elle suinte des murs qui les entourent. Et pourtant, je n’ai que ma joie de vivre pour alléger leur peine … Orgueil ou vanité, peu importe qui a raison, l’essence de la vie doit rester humble et optimiste. Comment les soulager, eux qui portent ce fardeau trop humain pour ne pas persister ?

Leur regard a changé et leurs mots s’appuient sur des œufs, eux, qui autrefois, étaient si forts et si éclairés …

Toi, l’Indifférent baisse les armes, si tu savais combien ils t’aiment.

Les étrangers de sang.

La sorcière est au frais !

Imbue d’elle même, cette femme ne vit que pour se montrer. Apparaitre chaque semaine dans le journal doit faire parti de ses objectifs : en gros plan si possible, mais au moins au premier rang du groupe. Tour à tour présidente, adjointe, trésorière, elle vole d’associations en associations, brassant de l’air et surtout de l’argent. Pincée, elle méprise facilement et n’hésite pas à actionner quelques leviers pour mettre des bâtons dans les roues, de quelques oppositions privées. La manipulation est son art et les scandales s’évaporent d’un souffle.

En résumé, une femme très recommandable …

J’en connais qui n’hésitent pas à découper son effigie, à chaque occasion, pour la placer au congélateur :
- Comme ça, elle se gèlera un peu les miches !!

Enfin, c’est ce qu’ils disent !