Me, moa & myself

Bon, d’accord le blog est très égotique mais après tout ce que je connais le mieux est mon environnement. D’ailleurs, personnellement je le trouve de plus en plus gnangnan. Ça manque de relief et d’engagement.
Justement la sérénité est donc vraiment chiante.

La photographe, qui m’a assez mal coachée un temps, se demandait quels sujets je pouvais bien aborder pour avoir plus de visites que son propre blog photos. Elle pariait pour du sexe ou de la politique ! Et pour le coup, ni mes fantasmes, ni mes réalités ne sont une matière récurrente. Quant à la mascarade que jouent nos énarques, je la laisse à ceux qui savent de quoi ils parlent … ou pas.

Votre dévouée Capsicum !

Après, il n’y a pas de secret : 6 années en ligne aident à générer un monceau de mots clefs fort prescripteurs. La preuve en est que Maurits Cornelis Escher s’est fait ravir la première place depuis plus d’une année par La Pietà … de Michel-Ange, talonnée par Emmi Pikler et sa pédagogie Loczy.

Et pour ne rien vous cacher, tout sujet un tant soit peu profond nécessite de la recherche afin de se faire une opinion sur pièce et du temps pour rédiger une analyse suffisamment pertinente, ce dont je manque cruellement depuis des mois. ( de pertinence ? non de temps …).

Alors oui, c’est facile de vous fournir en phrases et borborygmes en tout genre produits par mes deux lascars. Simples excuses pour vous faire part de leur évolution et de l’amour observateur que je leur porte.

Facile aussi de mépriser mon psychopathe de frère osant m’envoyer aujourd’hui un e-mail de grand seigneur. Quand le souvenir du même personnage souhaitant vivement m’en coller une pour avoir apporté les cadeaux de noël de ses parents à ses enfants, me revient, je nourris du ressentiment vis à vis de son comportement déviant qui nous aura mené à un blackout de près de 7 ans, faisant de mes neveu et nièce de parfaits Étrangers de Sang. Et dire qu’après tout ça Mummy lui fait endosser le costume de victime alors que ses propres gamins le chargent devant le juge pour aller vivre avec leur mère.

Facile de suivre à minima les esprits éclairés qui me servent d’exemple pour muscler ma réflexion en matière de pédagogie infantile, d’esprit d’aventure, de méditation de pleine conscience, de simplicité volontaire et toutes les théories qui me paraissent de plus en plus avoir du sens dans cette société en mutation.

Facile d’extraire de leur contexte de petites phrases d’auteur, illustrant parfaitement mon état d’esprit à l’instant t.

Facile de vous connecter de façon sporadique avec les évènements du parapente, de la voile, du kite, de la chute libre, etc, alors que cela ne remplit pas le manque d’action que je ressens.

Facile de distiller des lieux-communs boboïsants dans l’air du temps pour me donner l’impression d’offrir une part d’éclairage à ceux qui n’ont pas le temps de se torturer l’esprit avec des futilités.

Facile de rêver à mots ouverts sur les prochains voyages.

Mais je m’en fou après tout, puisque le blog offre les instantanés d’une époque, au même titre que les clichés que j’ai triés, traités et rangés, bien sagement aujourd’hui.

Bientôt je croiserai chaque jour les M. Du Con, que j’ai évités depuis des années. Ils nourrirons bien mes billets ! Et je ne doute pas que le Grand Méchant Loup me donne matière à m’exprimer. Une nouvelle phase s’accomplira bientôt.

En attendant, le blog a mes faiblesses et puis c’est tout !

C’est si bon …

… de ne pas avoir d’enfant pendant 3 jours !

L’ombre de nos deux têtes casquées passe sur le bitume à intervalles réguliers.
La visière légèrement relevée, le vent relatif me rafraichit. Une main gantée autour de la taille du motard, l’autre serrant la poignée arrière, l’instant me comble. Les vibrations remontent par ma botte droite, alors que la nuit nous enveloppe. L’accélération me grise.
De retour en ville, le reflet sur l’eau du Pont Wilson illuminé ajoute au délicieux tableau nocturne. Décidément, je me sentirai toujours de passage dans cette cité. Bientôt 20 ans que j’y ai posé le pied, pour la première fois.

Il ne manque plus que l’ambiance feutrée d’un pub,
pour achever la soirée.

Existentiel #2

Une question taraude Capsicum depuis novembre 2013 (d’après les archives).

Pourquoi sont-ce toujours les gentils qui gagnent, dans les dessins animés de combat du style Beyblade, Pokemon, etc ?

Le Dragon du Phare

A force de passer 24h sur 24h avec les enfants, je ne rêve que d’un coin paumé sans petites bouches appelant ‘Maman, Maman ?’, ni petites mains touchants à tout, tout le temps.

Ne veiller sur personne, n’avoir de compte à rendre à personne.

Pourquoi n’ai-je pas la facilité de Ange à s’éclipser pour la soirée, en me laissant les enfants ?

Engagement …

J’aime fouiller dans les brouillons jamais publiés et découvrir ce genre de texte sans fard, surement abandonné à l’oubli pour son caractère un peu trop personnel … sauf que 9 mois plus tard, le même questionnement s’impose toujours à moi.

Ryan Woodward – Tought of you

Lyon, 1er septembre 2012

Une révolution.

Toujours un projet dans les valises, j’ai longtemps croqué la vie pour mettre à profit cette course contre la montre. Plus les années passent, plus l’instant devient court, plus il est urgent de vivre. Il m’a été facile de surmonter quelques faiblesses et démons, en multipliant les casquettes. Rien de plus stimulant et satisfaisant que de se frotter à ses peurs pour les surmonter. Des expériences qui ont densifié ma vie et ont laissé de magnifiques empreintes dans ma mémoire.
Un accomplissement en encourageant un autre.

Ma peur à moi (je l’ai découverte en nourrissant ce blog), enfin l’une de mes peurs est celle de l’engagement. L’engagement de toute sorte, de toute intensité, qui pourrait irréversiblement me priver d’une si chère liberté. Une illusion peut-être … enfin sans aucun doute, qui ne m’a jamais fait rêver au mariage ou à la maison idéal, de peur de m’aliéner à un homme ou un prêt sur 30 ans.

Les plus beaux instants de ma vie ont la rudesse d’un bivouac, les couleurs d’un paysage attendu depuis des années, le merveilleux son des rires autour d’un T’punch, l’effluve enivrant d’un parfum, les larmes de la douleur surmontée, la froideur des embruns, l’improvisation d’un raid vélo/skate en pleine nuit, l’extase d’une soirée down under avec Ange ou la douceur de l’aube se levant au milieu de la Méditerranée. Rien de bien luxueux, rien qu’ intensité non monnayable.

Cet intéressant mélange de bon petit soldat et de chieuse qui évite l’ennui donne une gamine capable de courir jusqu’à l’épuisement, une ado déterminée à obtenir un monitorat malgré une météo qui brise les mâts, une femme toujours proche du dépassement de soi. L’exigence pointue qu’elle s’inflige ne la rend pas toujours facile à vivre. Mais pugnace, elle s’accroche pour atteindre ses objectifs. Au point de s’envoyer 4 années de prépa dans le seul but d’obtenir les moyens de ses ambitions : faire ce qu’elle veut dans la vie, une utopie … ou pas.

Longtemps, je me suis battue pour atténuer une nature un peu trop indépendante, fantaisiste, écorchée, instable mais intense, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle était ma force. C’est donc une fois acceptée qu’elle s’est enfin laissée apprivoiser.

Alors est né Petit Ginkgo, le plus fort engagement de toute mon existence, pris comme un vrai risque. Devenir responsable d’une autre âme, à vie, est la plus grande incertitude qu’il m’ait été donné de choisir. Il ne s’agissait pas simplement de donner la vie mais surtout de faire en sorte que ce petit être tout neuf jouisse des meilleures conditions (pas forcement matérielles) pour débuter dans l’existence. Ce fût aussi le plus fort lien consenti à un homme, à vie.

Faire table rase d’une nostalgie lycéenne, étudiante pour se tourner vers l’avenir, est l’exploit d’un sourire d’enfant. Ainsi tout un champ de réflexion qui m’avait à peine effleuré jusque là s’ouvrit devant moi :

Découvrir ce que signifie ‘prendre son temps’, ‘profiter de l’instant’, fut une vraie gageure que seul le rythme d’un jeune enfant peut vous enjoindre à vivre. Et puis, l’enfant grandit si vite, rien ne se répète indéfiniment, impermanent. Tout ce qui est pris est précieux. Plongée dans la pédagogie Montessori, le respect de l’enfant, la Communication Non Violente, la pleine conscience ne tarda pas à faire aussi son apparition. De quoi inhiber ma frénésie pour me tourner vers la qualité en toute chose.

Une fois l’autonomie de l’enfant acquise et son équilibre stable, la maternité ne me comblait plus tout à fait. Le goût pour l’ailleurs et les chemins de traverse se rappela à moi. Même si le travail avait repris une grande place, la course contre la montre se poursuivit, certes moins frénétiquement. Mais une envie d’évolution se réveilla dans tous les domaines, à deux doigts de tout perdre.

Serais-je une héritière du fardeau de l’inaptitude au bonheur ?
Certes, la quête de l’impossible permet parfois de réaliser de grandes choses mais elle rend la béatitude inatteignable. Investies à 100% dans ce qu’elles entreprennent, prévoyant la minute, la semaine, le projet suivant, ces personnes ont une incroyable volonté de tout expérimenter, de vivre mille vies en une, de ne surtout pas gâcher une minute. Mais la course pour le futur tue le présent.

La vie changea donc, sans vraiment trouver un équilibre satisfaisant, toujours guettée par la facilité du conformisme, jusqu’à ce que je me pose l’effrayante question : que ferais-tu si tu savais n’avoir plus que quelques mois à vivre ?

La réponse s’imposa à moi : faire en sorte que Petit Ginkgo (5 ans et 7 mois) soit bien entouré pour devenir un homme équilibré, débrouillard, critique et libre. Créer une fratrie pour lui, son père et l’enfant à venir.

Voir la vie sous un angle si dramatique m’encouragea à sauter ce grand pas … pas si simple. Ce fut l’acte le plus altruiste qu’il m’ait été donné d’accomplir, complètement impliquée et pour la vie. L’arrivée de Petit Biloba (1 mois et 1 semaine) marque le début d’une merveilleuse aventure. De quelle façon me changera-t-il, à son tour ?

Outre un boulot à plein temps, empli de joie mais dénué de sommeil, j’ai à nouveau besoin d’un défi pour me projeter dans l’avenir et épuiser mon champ des possibles. Pour la première fois de ma vie, je manque d’anticipation.

Dans quelle voie, suis-je prête à m’engouffrer ?
Pour quelle cause canaliser toute mon énergie ?

Compay Segundo

Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.

Compay Segundo

Il reste donc le plus facile : planter un arbre ;) car

* Capsicum en a deux, des enfants.
Cependant ce n’est pas le tout de faire un enfant … il faut le faire pousser correctement avec l’idée qu’il est plus facile d’élever un enfant de façon éclairée que de réparer un adulte abimé.

* En guise de livre, il y a le blog !!
J’aime trop les livres pour imaginer être publiée un jour …

Enfant à la consigne.

Aujourd’hui, pour lui faire plaisir, j’ai déposé Petit Ginkgo aux jeux et on m’a donné un numéro pour venir le rechercher …

Sont forts ces Suédois !

Traduction : ‘Parents, ne laissez pas vos enfants turbulents vous empêcher de dépenser chez nous.’

L’enfer de la fratrie en bas âge …

Ils ont la trentaine, au moins deux enfants, un sens du danger sur-développé, un sommeil haché depuis des années et ils vivent dans l’impossibilité de tenir une conversation d’adulte, plus de 4 min ! Tout ça dans l’espoir de voir leurs mômes jouer ensemble.

Dans la pratique, les parents passent leur temps à régler les conflits.

Si une balade au parc est loin d’être une sinécure, je n’imagine même pas ce que ce sera au temps de l’adolescence …

Je réitère mon adhésion inconditionnelle au principe selon lequel Petit Ginkgo et Petit Biloba devaient avoir au moins 5 ans d’écart …

Premier résultat notable : une attention équilibrée pour chacun des deux enfants, non frustrés, leurs centres d’intérêts étant différents. Et deux adultes qui comptent seulement 4 mois d’insomnie pour 5 ans et 8 mois de statut parental.

A suivre.

Bis repetita placent

Comme Petit Ginkgo à son heure, Petit Biloba fait sensation
quand je me promène dans la rue.

Comme l’impression de me balader avec un petit chiot.

Si le regard des mecs est plutôt fuyant, les femmes se retournent sur notre passage, louant son visage poupon et ses beaux yeux bleus.
Pourquoi s’émerveille-t-on devant un nourrisson et puis plus du tout, lorsqu’il grandit ? Est-ce l’innocence qui touche les gens ? Est-ce la personnification du renouveau ? Un espoir renouvelé qui écrira une nouvelle histoire ?

Un goût de petit Jésus ?
Non, non, je n’ai rien de la sainte vierge …

Ou bien, est-ce le reflet de leur propre existence qui passe devant les yeux de ces inconnus ?
Dans le métro, cette femme souriant à l’enfant que j’avais dans les bras, me confia rêveuse que son bébé avait maintenant 25 ans …

“Profitez”, disent-elles “Profitez de ces moments courts.
Profitez, ce sont les meilleurs.”

Ont-elles oublié les nuits sans sommeil, les doutes, l’asservissement volontaire ? Je ne crois pas. Elles m’attendrissent.
Mais l’adage si souvent entendu dans la bouche de ma mère me semble toujours si juste : “Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis.”


Je regarde le sommeil paisible de Petit Biloba.
Serais-je là suffisamment longtemps pour lui permettre un beau départ dans la vie ? Quel caractère se dégage déjà de sa personnalité de nourrisson ? Qui deviendra-t-il ? J’ai hâte que les connexions se fassent vite dans sa petite tête pour mieux le découvrir. (Ou comment vivre dans le futur sans laisser sa chance au présent !) Serons-nous les parents avisés, dont je rêve, capables de créer un lien fort entre les deux frères et de ne pas perdre la connivence avec eux, à l’adolescence au fil des années ?
Et si je n’étais plus là ? Malgré son intelligence, leur père serait-il suffisamment à l’écoute des détails dont on ne parle pas facilement mais qui peuvent créer des failures si elles ne sont pas évacuées rapidement ?

Ces questionnements existaient déjà en moi pour Petit Ginkgo.
En 5 ans et demi, l’enfant a soufflé sur ces inquiétudes en devenant un gamin vif, débrouillard, charmeur, curieux de tout ce qu’il ne connait pas, adaptable et observateur, tout simplement intelligent, sachant apaiser sa colère sous-jacente et à l’aise dans son corps. Il a des bases émotionnelles suffisamment solides pour s’en sortir dans la vie, si elle se révélait cruelle.
Que du bonus, maintenant. A nous de ne pas merder et de continuer à le guider sur son chemin d’homme équilibré, accompli, juste et engagé.

Pour Petit Biloba, il faut tout recommencer de zéro.
Et cela débute par un patient décryptage, des gestes attentionnés, des mots pour éviter les maladresses qui abimeraient ce petit être. Faire chaque jour de son mieux pour nourrir son développement, sa flamme intérieure. Une nouvelle aventure de la vie est en marche.

Du coup, si je n’avais que 4 conseils pour mes petits Ginkgo Biloba …

- Développez votre esprit critique.
-Si vous voulez faire quelque chose, trouvez des moyens plutôt que des excuses.

- De deux chemins, choisissez le plus dur. Parce que c’est là qu’il y a le moins de monde et sa liberté on la trouve là.

Et surtout, n’oubliez pas de vivre, mes enfants !”

Pyjama blues

Petit précis de Grumeautique
– Blog illustré

Mesdames, messieurs,

Voilà comment Sa Sérénissime Pertinence a révolutionné la communication parent-enfant en bousculant le dogmatisme sémantique traditionnel pour ouvrir un nouveau champ d’application interprétatif novateur et subversif (moi non plus, rassurez-vous, je ne comprends pas ce que j’écris).

En gros, dorénavant, il va falloir intégrer le rapport au pyjama moche dans le champ d’expression du nourrisson pour comprendre ce qu’il a à nous dire : “J’ai faim !”, “J’ai sommeil !”, “J’ai froid !”, “J’ai fait caca !” ET “Mon pyjama est moche !”.

Voilà, c’est pas compliqué.

par Nathalie Jomard, 17-09-2012

**********************

Vive les écoles de parents !!

Précis, concis et efficace …

1)  √ – Pour les cadeaux, les mamies s’en chargent pour nous !
2)  √ – Il y a de si jolis mots dans la bouche des enfants.
3)  √ – Oui, enfin quand il est d’accord …
4)  √ – Pas de problème, Capsicum adore montrer son petit grain.
5)  √ – Principe Montessori par excellence.
6)  √ – On s’y exerce tout particulièrement en ce moment …
7)  √ – C’est beaucoup plus facile à dire à … un enfant.
8 ) A faire – Lui qui attend toujours du courrier.
9) A faire – Ah, la patience qui fait profiter de la vie.
10) Mouais – Dire ce que l’on aime en lui, c’est bon mais préférons qu’il soit d’abord fière de lui, plutôt qu’il ne fasse des choses pour voir l’admiration dans nos yeux.
11) √ – Je confirme ! Et des expériences, il y en a souvent en ce moment.
12) √ – Un principe de la maison.
13) √ – Pas de problème. Se référer au point 4)
14) √ – Eviter la toute puissance et l’injustice, sinon le retour de bâton sera violent à l’adolescence.
15) A faire – Capsicum a remarqué qu’elle était plus exigeante devant les grand-parents.
16) √ – Un autre principe de la maison.
17) √ – La vaisselle à 2 ans, c’est mémorable !
18) √ – Pas de rancune à la maison.
19) A faire – Super idée à mettre en pratique.
20) √ – Sur la bonne voie. Il faut qu’on en parle à Belle Maman aussi ;)

Encore quelques améliorations, mais Capsicum tient le bon bout.

David Capsicum les a vues !

Quand l’invasion estivale de fourmis qui sévit au Phare est prétexte à une leçon d’entomologie, Petit Ginkgo (5 ans et demi) en profite pour sortir sa loupe et ses jumelles (faut bien essayer le matériel dans toutes les conditions !) …

N’empêche qu’elles trouvent tout ce qui n’est pas hermétiquement fermé. Elles sont dotées d’éclaireuses d’une efficacité redoutable !

Comme l’impression de vivre en pleine nature au 7ème étage. ;)

Il n’y a pas de parent parfait !

Ce n’est pas si long 1h35 quand les propos sont si justes.

Une conférence d’Isabelle Filliozat

N’empêche que les enfants réglés (même très jeune), ce n’est pas si rares. Capsicum en a un à la maison, qui plus est épanoui. ;) Pourvu que ça dure et espérons que le deuxième continue à prendre le même chemin.

Et croyez moi, ce n’est pas de la magie.

Sans déconner, j’ai beaucoup apprécié vers 1h15 la partie sur l’obéissance et la capacité à savoir dire non : préférer enseigner à son enfant la responsabilité plutôt que l’obéissance. J’adhère complétement.

Bon sens maternant …

“Votre enfant se nourrit de votre confiance pour avoir confiance en lui plus tard.”

Happy Baby Book (p 14)

Mais ils ne disent pas que des conneries dans les pubs pour jeune maman, distribuées à la maternité !

La clef …

Epanouissement gestationnel …

Ce môme a surement les velléités de profiter de l’espace sous-costal pour aménager une véranda tout confort, pendant son séjour dans mon ventre !

Quel rosse … qui se sent déjà à l’étroit.

Comme l’impression d’un hématome généralisé au niveau du diaphragme.

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (7 mois et demi de grossesse)

Six-and-a-half years old

Histoire de flaque par

Le blog de Margaux Motin

par Margaux Motin, 29-06-2012

******************

 

A la chasse aux perturbateurs endocriniens …

Nos gestes les plus élémentaires peuvent à plus ou moins long terme avoir une dramatique influence sur toute la famille.

En effet, la plupart des biens de consommation que nous utilisons comportent des perturbateurs endocriniens.

Après la session des biberons toxiques, qui indignait Capsicum ces dernières années, ayons une vision un peu plus large.

PAN (Pesticide Action Network) Europe est à l’initiative de ce guide que vous pouvez retrouver en pdf à cette adresse.
Il aide à déceler les quelques habitudes à proscrire pour limiter le cocktail de perturbateurs endocriniens que nous avalons chaque jour, sans nous en rendre compte.

Alors lesquelles de vos habitudes vous font le plus flipper ?

Instant précieux !

Ils ont entre 3 et 5 ans, manifestement bloqués devant l’agrès …
Sensés faire une roulade arrière sur ce plan incliné en mousse, ils attendent le moniteur, occupé avec les plus grands faisant tout type de saut.

Ça bouchonne ! Petit Ginkgo s’impatiente. Il sort de la file pour se placer sur le coté, à l’image du moniteur. Et voilà qu’il aide la petite fille à rouler sur le dos. C’est reparti ! Les mômes prennent confiance. Petit Ginkgo retourne à sa place.

Du coup, chaque enfant aide à son tour, le gamin devant lui, en poussant un peu sur ses fesses pour amorcer la roulade.

Jolie coopération naturelle !

Qui a dit que les enfants devaient rapidement s’habituer au monde de la compétitivité ?

L’appel de l’horizon …

Comme la période d’une onde sinusoïdale, l’écho de l’ailleurs
se rappelle à moi qui suis clouée là, pour encore un moment
(enceinte de 6 mois).

Pourtant au retour des plaines Mongoles comme après avoir parcouru le massif escarpé de ma plus belle île du Cap Vert, un questionnement sur l’utilité de ces voyages m’a assailli.
Le tour du monde pour le tour du monde en famille ne me parait plus avoir de sens. Voir, parcourir, rencontrer durant une année ou plus, n’a de moteur éphémère qu’un certain égoïsme. En se frottant à la réalité des autres, la notion de décence se fait sentir.

Quel est notre contribution au bouleversement de leur équilibre, en nous pavanant sur les chemins du monde, en tant que touriste … même si beaucoup se refusent à être vu comme tel ?

Désert, le cordeau du peintre Brigau

Oh, oui, je sais, c’est un vaste débat, où le sens commun explique que le voyageur/touriste apporte du beurre dans les épinards des agriculteurs et sur les poissons des pêcheurs, qui devraient avoir autant droit au confort que les occidentaux. Mais la planète y résistera-t-elle ?

L’influence inverse vers plus de frugalité et de simplicité
ne serait-elle pas plus salutaire ?

J’avais déjà l’intuition que le mouvement systématique lors d’un voyage générait parfois la dispersion et surtout limitait la dimension relationnelle. En effet, le voyageur gesticulant ne fait que survoler la compréhension des gens et des cultures qu’il croise. Aussi n’ai-je jamais conçu le voyage comme une boulimie de lieux à enchainer dans un minimum de temps. Au contraire, le temps est devenu pour moi un vrai luxe, permettant de mesurer, de construire et d’apprendre, sans pression.

Mais lors de ces difficiles retours à la vie courante, j’ai touché du doigt un certain sens du voyage qui ne se montrait à moi jusque-là qu’en filigrane.
Il est si exaltant de partir à l’aventure, de se laisser porter par la spontanéité du baroudeur mais rien ne remplace l’objet du voyage et la connaissance du contexte. Et puis l’effet thérapeutique de l’itinérance n’est plus pour moi à l’ordre du jour. Le chemin intérieur a besoin de bien moins et de bien plus à la fois.

Il m’importe aujourd’hui soit de transmettre, soit de comprendre, soit d’aider.
* Transmettre, car des enfants se regardant le nombril entre la console et le smartphone auront peu de motivation pour trouver leur propre voie dans la vie. Or vivre la réalité d’enfants de leur âge selon d’autres coutumes ouvre l’esprit, mène à la relativité et permet ensuite de faire ses choix, en connaissance de cause.
* Comprendre, car c’est en partageant le quotidien suffisamment longtemps qu’il est possible de commencer à toucher du doigt les véritables enjeux d’un pays ou d’une situation, imaginé(e) façon carte postal sur le sol européen.
* Aider, parce qu’il est impossible de rester impuissant devant la détresse de personne dont on partage un bout de vie. Ce n’est qu’en utilisant ses compétences pour le bien-être des moins bien lotis que soi que le mot solidarité reprend tous son sens. (Ça sent de plus en plus l’ONG …)

Il faudra mettre à profit mon immobilité assumée
pour monter un projet proche de ces 3 types.

Pourtant l’horizon me fait déjà de l’œil …
Qu’importe la gueule de bois du retour, le souvenir de l’ivresse du départ me rend fébrile comme si j’étais programmée pour ne jamais défaire mes bagages. C’est un peu comme si la sédentarité me flétrissait, comme si je ne me nourrissais pas suffisamment à courir la ville et à ré-imaginer mon avenir sur les rails.

Ma complexité réside dans le juste équilibre
entre nomadisme instinctif et évidence du quotidien.

Anonyme

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants.

Un truc tellement vrai qui traine sur la toile.

Sens commun

Les enfants gâtés ont l’habitude de cracher dans la main de celui qui les gâte.

Chopé au vol, mais où et de qui ???

Pour toute la vie.

Certaine famille ont ça d’incroyable qu’on ne s’y ennuie jamais !

Quand ce n’est pas un frangin qui fait des siennes, c’est l’autre qui s’y met. Parfois, je me demande si la fratrie est réellement un environnement propice à l’épanouissement …

Et ne parlons pas des belles sœurs.

Si le divorce m’était conté …

Sous la forme d’une boutade réaliste, j’aime à dire qu’un couple heureux est un couple habitant probablement sur le même palier mais surement pas dans le même appartement.

Mais il y a une injustice dès que les parents décident de se séparer … Les enfants, face à ce séisme émotionnel, doivent expérimenter le mouvement perpétuel ! Ils doivent cycliquement faire leurs valises et invariablement migrer d’une maison à une autre.

N’est-ce pas plutôt aux parents de subir cet inconfort issu de leurs propres décisions ?
Dans un monde où la question financière ne serait pas une préoccupation et où les adultes seraient suffisamment intelligents pour se séparer en bon terme, les enfants vivraient toujours au même endroit et ce serait aux parents de migrer chaque semaine pour assumer la garde alternée.

Vous avez bien compté, cette vision nécessiterait 3 logements !

De quoi acheter tout le palier dès la naissance du premier enfant …
pour vivre aussi bien en famille que séparés !

PS : Ça c’est pour l’utopie du divorce … pour la réalité familiale, j’adhère totalement à l’article de Catherine Dumonteil-Kremer : Grands espaces ou petits nids

6 pieds sous terre

Les sonorités du piano ponctuent les images de Robert Capa, rendant toute la tension dramatique à ses guerres. De l’extérieure, l’écho distant d’une conversation d’enfants vient troubler ma concentration dans cette cave, bien cachée de mes concitoyens, une demi-heure durant.

Quel bonheur que ces temps de paix qui nous offrent la possibilité d’être mécontents à souhait.

Nuremberg, famille allemande au milieu des ruines fumantes
(Robert Capa, 1945)

S’il ne fallait citer que cette guerre-là. Qu’ont vécu les enfants à partir de 1939 ? Séparations du cocon familial, père, frères, oncles morts ou prisonniers, bombardements, anxiété alentour, faim, institutions, solitude, sans parler de ceux qui étaient visés par l’holocauste, quels traumatismes certains gamins n’ont-ils pas pu surmonter ?

Sous ces voutes inhabillement repeintes, je m’estime si chanceuse de ne pas connaitre les affres des conflits armés.

Que nos enfants aient cette chance encore longtemps,
car de nos jours, la technologie fait que ce serait
encore plus difficile de s’en extraire.

Faites des gosses qu’i disait !

Ah la famille …
Ce n’est déjà pas toujours la joie quand c’est la sienne, mais quand c’est la belle-famille qui rejoue la pièce en 3 actes, ça préjuge de fêtes de fin d’année particulièrement enjouées !

Parmi les paraboles de la Bible, celle du Fils Prodigue qu’Ange a exhumé de notre culture catho hier soir est d’une modernité effarante.

Même si le petit con de l’histoire a dilapidé en gaudriole tout le fric légué par son père et ne revient que parce qu’il a la dalle, il est accueilli avec liesse et pardon. L’ainé, travailleur et toujours présent, peut bien aller se faire voir chez les Grecs pour recevoir le quart de la démonstration d’affection paternelle.

Le message initial veut renvoyer une image éclairée d’un Dieu ouvrant toujours les bras aux repentis (même si leur contrition est imparfaite d’ailleurs …) mais ça n’éduque en rien les enfants gâtés !

Il faut le savoir, même si l’on souhaite qu’ils vivent pour eux-mêmes, la nature des enfants est d’être ingrats …

… du coup, ça n’encourage guère à la conception,
deux exemples pareils ! ;)

Moi, j’avais dit qu’il fallait plutôt garder le beau-frère après le divorce !

A lire aussi : Les Etrangers de sang.