Libre

C’est p’t-être là que j’claque ma démence
Comme tout un chacun, dans une fleur d’oubliance
Facteur cul, Junk Food-Center, violence


La voix de ton maître dans les murs d’enceintes
Crash-barrières “Misère, pas cher!”
Ô Pékin, Ô Florence
Tant que, de nulle part à partout, résonne
Un seul mot d’ordre… croissance

Refrain :
Homme pour homme, pour ce qu’on vivait

Comme qui comme, tous on luttait
Quand souvent c’était à peine survivre
Redis-moi, toi qui n’es plus là
Silence hurlant dans l’air
Ça fait quoi d’être libre ?

Non j’suis pas tout seul, il y a Google
Dans les villes-monde je m’administre de l’intérieur
Big Brother is watching you
Du Sichuan au Tank Man, prends ma main, et Tian’anmen

Refrain

Possédés, on ne peut plus s’échapper
La peur domine en bas résille bleu marine
Salle de shoot, du pain et du foot
Peuple enchanté, “radioactivé “
Mais quand le printemps s’évade
Sur son pur sang Arabe…Ô please…
Du brasier des rêves, tirez torches et folies
Faites le mur et courir le grand méchant bruit de la vie !

C’est p’t-être là que j’claque ma démence
Comme tout un chacun, moi je fais pschitt
Aux lueurs d’opulence
Servitude volontaire avant délivrance.

Refrain

Eiffel

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A tout moment la rue

Orpheline de Noir Désir
… gardant les années Bordeaux au creux de ma paume.

Je respire le rock qui revient à mon oreille. Ça manquait !

Décidément tout mon être s’éveille petit à petit de cette longue hibernation …

Eiffel me console … un peu !
Et puis Luke dans une moindre mesure.

A chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C’est dans l’air comme un chant qui s’étrangle
Que d’un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon
A tout moment la rue peut aussi dire non (x2)

C’est un pincement de lèvres
Et la peur qui perle d’un front
La faune et la flore à cran en haillons
Et l’éclat de nos palpitants
Dans l’ombre du marteau pilon
A tout moment la rue peut aussi dire non (x2)

Non comme un oui
Aux arbres chevelus
A tout ce qui nous lie
Quand la nuit remue
Aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple rêve
A tout moment la rue peut aussi dire…

Et si quelques points noirs
En cols blancs poivrent nos cieux
D’ondes occultes en tubes longs et creux
A bien compter le monde
Est x fois plus nombreux
Que ces trois cent familles qui sur la rue ont pignon
A tout moment elle peut aussi dire non

Comme un oui
Aux arbres chevelus
A tout ce qui nous lie
Quand la nuit remue
Aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple rêve il aime
Disposer de lui même (x2)

Non comme un oui
Aux arbres chevelus
A toutes ces nuits qui nous lient
Et même si elles ont trop bu
C’est aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple crève
A tout moment la rue peut aussi dire…

A chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C’est dans l’air comme un chant qui s’étrangle
Que d’un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon

A tout moment la rue peut aussi dire non (ad lib)

Eiffel


Eiffel & Bertrand Cantat
LIVE 2/10/2010 aux RENDEZ-VOUS DE TERRES NEUVES, à Bègles

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Ma part d’ombre.

(…)

eiffel-ma-part-dombre-24h00-live-neo

Elle chiale tout bas
Et c’est elle qui te dira
Le mal secret
Par les singes, les nuques rongées

Elle connait le lointain
Les fronts se plissent mais ne disent rien
Elle flotte dans les éthers
Voile noir sur sa crinière
Tout ce qui d’elle fait mystère

Ma part d’ombre
C’est un autre moi, ça ne t’appartient pas
Ma part d’ombre
Ce sont des maux qui ne se prononcent pas
Ma part d’ombre
C’est hors de moi, je ne me reconnais pas
Je peux courir, je peux frémir et retentir, je peux mourir
Ma part d’ombre reste muette
Comme la …

C’est le silence des Dimanches
Un Hussard fait la ronde
Des connes en robes blanches
Sourdes à ma faconde

Elle connait le lointain
Et si je l’aime, je lui crache à la figure
Il n’y a qu’elle qui puisse
Irriguer mes nervures
Il n’y a qu’elle qui sache me donner une allure

Ma part d’ombre
C’est un autre moi, ça ne t’appartient pas
Ma part d’ombre
Ce sont des maux qui ne se prononcent pas
Ma part d’ombre
Les mots passants du Horla juste à côté de moi
Je peux courir, je peux frémir et retentir, je peux mourir
Ma part d’ombre reste muette
Comme la …

Elle connait le lointain
Et si je l’aime, je lui crache à la figure
Il n’y a qu’elle qui puisse
Irriguer mes nervures
Il n’y a qu’elle qui sache …

Elle connait
Elle connait le lointain
Ma part d’ombre
C’est un autre moi, ça ne t’appartient pas
Je peux courir, je peux frémir et retentir, je peux mourir
Ma part d’ombre reste
Muette

Eiffel