Enquête d’indépendance

* INDICE 1
Les jumeaux Pinto trainent dans le séjour depuis plusieurs nuits. Avant que la famille migre en provenance de Platitude Land, l’un restait dans le lit du petit Ginkgo et l’autre était en pension chez sa nounou. Sans même s’en rendre compte, le môme réussit donc à se passer de ses doudous …

… et accessoirement ENFIN de sa sucette – c’est Mme Dentiste ‘Je déteste les parents’ qui va être contente

* INDICE 2
Gingko était si impatient de partir en Classe Verte en Auvergne qu’il a réuni tout le nécessaire dans un sac, 3 semaines à l’avance. Il a tout prévu. Agglutinées autour du bus, les mamans de l’école me regardent dubitatives mais envieuses quand je me vante que le gamin était si excité qu’il a lui-même fait sa valise

eh oui, les filles – vous voudriez avoir le même !

* INDICE 3
A son retour, après plusieurs jours loin de nous (pour la première fois, hors grands-parents), je m’attends à retrouver un fils surexcité, enjoué et volubile. Nada, le gone est triste, voire inconsolable comme une fontaine. Il voulait rester à Vulcania avec les copains.

* INDICE 4
« Maman, j’ai hâte que tu travailles parce que j’irai à la garderie ! ». Et les jours de gym ? Depuis des mois, j’entraine le garçon à parcourir la distance Ecole – Gymnase en toute sécurité. Maintenant, deux fois par semaine, un de nos mobiles plus l’autorisation de sortie dans le cartable, il passe seul la grille de l’école pour se rendre à son cours.

non sans questionnement systématique du piquet responsable – c’est bien, il fait son boulot

* INDICE 5
Ginkgo a toujours été serviable, à l’envie. Mais depuis quelques temps, nous l’encourageons à contribuer pour une part mesurée mais systématique à la vie de famille : mettre la table, plier les sacs de course, descendre la poubelle à recycler, arroser les plantes, ranger Happy.

Ranger Happy = 30 min de rangement rapide, sur le tube de Pharrel Williams – le choix de Ginkgo

* INDICE 6
Les standards familiaux ont changé depuis notre enfance.
Dans les années 80, personne n’était choqué de savoir des enfants seuls à la maison, après l’école ou le mercredi. Loin d’être à plaindre, certains (dont j’ai fait partie) étaient appelé ‘Enfant à Clef’.

Aujourd’hui, cette pratique est vue comme une défaillance parentale.
Je m’inscris en faux. Ce n’est pas parce que la confiance en les enfants s’est déplacée qu’il faut absolument leur coller un chaperon aux fesses.

Depuis 3 ans et selon une progressivité des durées, Ginkgo a appris à rester seul à la maison, avec sa copine ’Raison’. Ce qui le pousse à explorer plus avant le concept ‘s’occuper par soi-même’.

CONCLUSION

Les us ont coutume de dire que 7 ans est l’âge de raison …
Je croyais au cliché, estimant que chaque enfant a un processus de développement qui lui est propre. Et puis parce que je me souviens qu’à 6 ans, je trouvais le comportement de certains adultes très imbécile.

Or, s’appuyant sur tous ces indices, il s’avère que la vie de Ginkgo s’est transformée ces derniers mois. Une concomitance entre sa naturelle prise d’autonomie, l’évolution de notre regard sur lui et les impératifs de notre vie qui fait que mon bébé n’est plus un bébé.

Il oscille entre grande fierté (30%), normalité (65%) et minuscule pincement ‘j’veux pas grandir’ (5%). Restons donc à l’écoute.

Et puis, ne le cachons pas, ça me simplifie grandement
la vie dans cet insensé style de vie occidental !

Montessori – L’article que j’aurais aimé écrire …

Laetitia Hawkins nous fait part d’une fine analyse sur le récent engouement pour la pédagogie Montessori et les aspirations qu’elle représente …

Le boom de Montessori : un espoir pour l’école française ?, enfantsdelavenir.org, 31-10-2012

J’adhère à tout ce qu’elle décrit, et m’en réjouis chaque jour en voyant comment Ginkgo (7 ans) s’épanouit à l’école et en dehors, depuis 3 ans. Nous confirmons donc, par la pratique, les espoirs qui nous ont portés vers son école Montessori.

Mais soyez vigilants, tout ce qui porte le nom ‘Montessori’ n’applique pas forcément correctement la pédagogie de Maria Montessori. Intégrez là vous-même et renseignez-vous sur les établissements.

Une reproduction intégrale s’impose, tellement cet article est de bon sens :

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Pour faire original … un jour de rentrée des classes.

Après avoir joué les électrons libres avec ses copains dans la cour de l’école, Petit Ginkgo lance, en chopant son cartable à la volée :
- Bon, alors elle est où ma maitresse ?
- Là bas !

Ai-je juste le temps de lui indiquer avant de le voir disparaitre bras-dessus bras-dessous vers sa classe, un air satisfait accroché au visage.

Euh, moi aussi, je t’aime Mon Amour.

Nota : oh yeah, free time for me …

A lire aussi : Rentrée

Le clan des mères de l’école.

Petit Ginkgo a ce talent naturel de faire parti des ‘cools’ de sa classe !

Du coup, il est invité à de nombreux anniversaires, par des mômes que je ne connais même pas. Les gamins savent qu’ils vont bien s’amuser avec lui et les parents sont ravis d’inviter ce charmant petit gars aux yeux bleus.

A l’interphone, j’annonce “Bonjour, c’est Petit Ginkgo”. Mon grand traverse les 6 étages avec la forte impatience de voir son copain découvrir son cadeau.

La sonnette roule comme dans les années 40, la porte s’ouvre, la maman me regarde interloquée : “Ah, c’est vous !?” (Cache ta joie …)
Elle tente de se rattraper, sans succès : “Non, mais, je connais Petit Ginkgo pour l’avoir accompagné en sortie scolaire mais je ne savais pas que vous étiez sa maman.”

Je me demande même si elle va finir par exprimer le fond de sa pensée, du genre : “Ah, si j’avais su ..”

Allez, continuons gaiement dans les relations humaines qui font du bien !

N’empêche que le cadeau favori du petit garçon était le requin baleine apporté par Petit Ginkgo …

Quand j’apprends que la future maitresse de CP de Petit Ginkgo n’aura aucune formation Montessori !

Ça fini par une lettre aussi diplomate que bien sentie à la directrice
pour éviter qu’il soit dans la fameuse classe.

Résultat : Je suis embauchée pour faire du découpage …

A la manière de tous les autres …

Sur le départ pour une petite escapade de WE bienvenue, je les observe revenant à la voiture. L’un a une mine déconfite, l’autre porte un sourire narquois.
Mais que s’est-il passé à l’école, ce vendredi ?

A l’annonce de la bêtise, je ne peux dissimuler, comme son père, un petit rictus amusé. Un sourire risque de désavouer la maitresse. C’est chiant parfois d’endosser le rôle de parent, d’éducateur …

Petit Ginkgo et sa bande de joyeux trolls ont pisé dans le lavabo à l’école !

Il va falloir que je me méfie !

Certes, ce n’est pas bien malin mais hilare intérieurement, je me borne à lui faire comprendre que ce n’est pas souhaitable coté hygiène.

Il y a 3 ans et demi, c’était par la fenêtre du 8ème étage !

A lire aussi : A la manière d’un Poulbot !

Ken Robinson parie sur la créativité

Traiter la créativité comme nous le ferions pour les matières dites majeures : français, maths, etc …  car le monde dans lequel nos enfants vivront n’existe pas encore.

De nos jours, les enfants ont peur de ‘faire faux’, de se tromper. En cela, nous bridons leur créativité. Or nous n’avons aucune idée de ce que sera le monde lorsqu’ils seront ‘actifs’.

Cela me rappelle une phrase très connue de Maria Montessori :

“N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter. “

Merci Petite Fée Coquelicot

Le profil académique est apparu avec l’industrialisation. C’est donc un schéma plutôt rescent auquel tous se référent. Et l’on en revient à mes questions sur cette volonté partout sur la terre que les enfants fassent des études pour obtenir cette chance d’une vie moins difficile que leurs parents. Or à la première mais surtout à la deuxième génération beaucoup de ces enfants finissent par chercher un sens à leur vie.

Quant à la notion d’inflation académique, je la trouve absolument fascinante à l’heure où l’éducation nationale se gargarise d’un pourcentage démesuré de réussites au bac alors que le chômage est grandissant dans les couches diplômées de la population. Ainsi de nombreux métiers ont été dévalorisés alors qu’ils pouvaient rendre des gens si heureux de les pratiquer. Certains ont plus d’habilité à être plombier que comptable, garde forestier que banquier.

C’est bien connu, quand l’enfant a 4 ans, les parents disent de nos jours “Il fera le métier qui le rendra heureux” et quand il en a 16, ces même parents exultent “Passes ton bac d’abord !!”. J’ai moi-même peur que mes enfants n’aient pas la chance que j’ai eu de faire des études et de commencer dans la vie avec 30 keuros / an car il est si difficile de trouver pour quelle activité un enfant est fait. Serais-je capable de ne pas m’angoisser si Petit Ginkgo m’annonce qu’il veut être éleveur d’escargot, alors qu’il est capable d’être médecin ? Sera-t-il plus heureux avec ou sans la blouse blanche ?

Pour cela il faut réévaluer la richesse des capacités humaines. L’intelligence est variée, dynamique et distincte.

Bien que je sache depuis bien longtemps l’importante place que la confiance en soi doit prendre chez l’enfant, je m’aperçois que l’habitude ne donne pas une place suffisante à l’expression des sentiments, notamment ceux de l’enfant. Je réapprends en bouquinant Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat

qui pour le coup offre une grande porte à la créativité en respectant les émotions de l’enfant.

L’éducation traditionnelle n’est pas la panacée.
Preuve en est qu’il n’y a pas tant d’adultes bien dans leurs baskets. Alors pourquoi ne pas regarder ‘l’éducation’ sous un autre angle ?

Les outils de pleine conscience à l’école !

La méditation à l’école : Deux établissements scolaires ont décidé de faire appel à un monsieur “gestion du stress” par Yolaine de la Bigne 25/10/2012 – 05:18 sur Europe 1

Comme quoi, certains n’ont pas peur d’innover dans l’enseignement.

Patrice Franceschi – n°37

Je suis de ceux qui ont eu la chance de rencontrer sur la route de leur enfance, à deux ou trois reprises, des éducateurs de qualité, attentifs et dévoués. Je sais maintenant combien cela compte.
L’air de rien, on nous enseignait l’effort, l’endurance, l’esprit de sacrifice, le courage, l’abnégation, la solidarité, des choses de ce genre, largement passées de mode aujourd’hui.

Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p77

Passées de mode cependant toujours à l’ordre du jour au Phare ! Pourvu que Petits Ginkgo et Biloba fassent aussi de belles rencontres …

Petit Ginkgo et la géographie

La semaine dernière, Capsicum rencontrait
les deux maitresses de Petit Ginkgo …

Pour la première fois, depuis le début de la petite carrière scolaire de Petit Ginkgo, elles ne lui ont pas dit que l’enfant tirait la classe vers le haut ! (et pour cause, il est dans une classe dont l’âge des enfants va de 3 à 6 ans.)

Malgré ses formations Montessori et ses positions alternatives sur l’éducation, Capsicum ne peut s’enlever de la tête la question incontournable du parent standard : “Comment se place mon enfant par rapport aux autres ??”

En ce moment, Petit Ginkgo ne s’intéresse pas beaucoup aux sons qui le conduiront vers l’écriture/lecture. Il n’a pas plus d’intérêt pour les nombres. Mais lorsqu’il s’installe avec un matériel de géographie, son engouement est si palpable qu’il attire autour de lui de nombreux camarades !
Il avance en géographie comme les plus grands.

C’est ainsi qu’à 5 ans, il se plait à dessiner tous les continents et à faire ce ‘grand travail’ qu’est le puzzle de l’Europe !
“Maman, tu sais, l’Italie, c’est en Europe.”

Voilà qui rappelle à Capsicum d’avoir confiance en son petit bonhomme et en son développement, sans lui mettre la pression pour apaiser ses inquiétudes de mère. Quand les autres découvriront la géographie, lui apprendra autre chose !

Parce que, vous savez quoi ? L’école Montessori, c’est cette petite étincelle dans le regard lorsqu’il sort de l’école …

Confiance !

Sans importance !

Après avoir longtemps été observés par les mamans de l’école, l’une d’elles commença à beaucoup s’intéresser à nous. Peut-être un peu trop d’ailleurs …

Mais les aléas d’un bon gros rhume forçèrent Petit Ginkgo et moi à décliner une invitation à gouter. Depuis, la maman en question évite consciencieusement mon regard et d’autres ont cessé de nous saluer ! Comme si la première avait été mandatée pour sonder les nouveaux venus que nous étions.

Le cercle des mamans de l’école est donc un monde sans pitié …
un peu comme une cour d’école.

PS : Espérons que Petit Ginkgo ne soit pas privé d’invitations d’anniversaire pour des conneries pareilles. En même temps, si c’est pour côtoyer des gamins élevés de cette façon, ce ne sera pas une grosse perte.

Réformons ensemble le système scolaire !

Le reportage ‘L’Ecole à bout de souffle’ (paru sur France 5, mardi 10 janvier 2011) faisait un état des lieux réaliste du système scolaire français, laissant à réfléchir.

Le buzz s’est emparé de ce reportage faisant réagir nombre de parents, s’étant eux-mêmes aperçus de la baisse de qualité de l’enseignement public de notre pays, depuis leur propre cursus scolaire.

A l’initiative de Catherine Dumonteil Kremer, une pétition, nommée ‘Réformons ensemble le système scolaire’, adressée aux candidats à la présidence de la république, est en ligne afin de mettre en lumière la nécessité d’une réforme intelligente de cette institution.

Seuls la mobilisation et l’intérêt des parents et des enseignants permettra d’avoir une chance de se faire entendre dans le but de réfléchir à un enseignement de qualité qui améliorera l’avenir des adultes de demain.

En effet, si comme moi vous avez eu la chance de trouver temporairement une solution pour vos enfants, en les retirant du système public (en l’occurrence en choisissant la pédagogie Montessori), force est de constater que cela ne résout pas le problème pour des millions d’autres enfants, qui incarneront la société de demain.

Le risque est qu’à force de se détourner de l’école républicaine, les pouvoirs publics ne fassent pas plus d’effort et laissent encore se dégrader l’enseignement, en lui accordant toujours moins de moyens. Laissant inexorablement dériver notre société vers un système éducatif à deux vitesses, voire essentiellement privé.

Soyons mobilisés et donc force de proposition.

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“Catherine Dumonteil Kremer est mère de 3 enfants, auteur, conférencière, formatrice, conceptrice des stages parentaux « Vivre en famille » et des clés pour se comprendre ».
A près avoir été directrice d’un centre social dans les quartiers nord de Marseille, et enseignante en sciences médico-sociales, elle a créé la maison de l’enfant, la liste de discussion Parents Conscients. Educatrice montessori, elle est aussi membre fondateur de l’observatoire de la violence éducative et intervenante à l’école des intelligences relationnelles et émotionnelles d’Isabelle Filiozat. Elle est chroniqueuse au magazine « Grandir autrement » et initie et coordonne la journée de la non-violence éducative en France depuis 7 ans.
Elle accompagne les parents depuis 20 ans dans leur remise en question et leur désir de respecter l’enfant.”

Natbe.fr

L’école à bout de souffle …

Ce reportage de Marina Julienne montre à quel point l’école de la République a atteint ses limites, faute de volonté d’évoluer.

Le fait est que, de nos jours, malgré des rythmes scolaires intensifs, les petits français ne font plus parti de l’élite européenne. Ce qui est choquant, c’est que d’après ce documentaire 50% des enfants seraient en difficulté scolaire.

“Quand l’élève ne sait pas, c’est que le professeur a mal appris” et a fortiori quand cela s’applique à toute une génération … c’est que la méthode est mal adaptée.

La vérité est que cette institution a besoin maintenant de se donner une ligne de conduite à long terme, en se demandant quels citoyens adultes la France souhaite développer pour l’avenir.

Quelles sont les rythmes biologiques et intellectuels des enfants et comment réaliser un suivi individualisé de chaque enfant de manière efficiente ?

Il est aberrent de constater qu’en bilan de fin d’année, une maitresse de petite section explique affligée  que votre enfant de 4 ans (en l’occurrence Petit Ginkgo) a encore besoin de jouer. Peu lui importe que son niveau scolaire soit largement au dessus de celui de ses camarades ! “Il ne veut même pas savoir si son exercice est juste, il part jouer dès qu’il a fini.” Fabriquons-nous des petits moutons bien notés selon leur capacité à rester assis sur un banc pendant 6h de classe ?

Le business des cours de soutien est en développement exponentiel. Ce qui montre que l’enseignement n’est plus un droit pour toutes les classes sociales. Autrefois, les cours élitistes post-bac étaient peuplés de 13% d’enfants défavorisés, aujourd’hui ce pourcentage s’est réduit à 3%. Il y a ceux qui ont la chance de pouvoir être aidés par leurs parents et les autres.

Comment expliquer que dans certaines écoles le soutien individualisé pour les enfants en difficulté soit proposé à toute une classe ? Personnellement j’en conclue que l’enseignement n’a pas été adapté à leur niveau et que l’on essaie de bâtir sur des lacunes toujours plus béantes. 

Il est temps de réformer l’enseignement en lui donnant les moyens financiers et pédagogiques ainsi que des ambitions pour l’avenir.

C’est en parti à cause des problèmes actuels de l’école républicaine,
que nous avons choisi l’enseignement Montessori pour Petit Ginkgo.

Voilà un sujet majeur dont les candidats aux présidentielles devraient s’emparer. En espérant qu’ils ne fassent pas de promesses en l’air …

***************

“L’ECOLE A BOUT DE SOUFFLE

Notre système éducatif atteint ses limites. Malgré des programmes surchargés, des rythmes scolaires intensifs, des évaluations à répétition, les résultats ne sont pas à la hauteur, et notre école est de plus en plus inégalitaire : nous ne parvenons pas à faire réussir les plus faibles.
Tandis que les écoliers finlandais, qui bénéficient d’un système beaucoup plus souple, ont de bien meilleurs résultats, nous nous entêtons dans un système éducatif hyper sélectif. La pression scolaire gagne même la maternelle, où nous avons pu filmer les premières évaluations. Pour les parents, l’angoisse est à son maximum, le marché du soutien scolaire pour le primaire est en plein essor, les « colonies de vacances éducatives » se développent.
Le film donne la parole aux parents, enseignants, chercheurs en sciences de l’éducation, qui ne se satisfont plus de l’école telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, et soulignent l’urgence d’un changement.”

Moi – je – perso, les autres allez vous faire foutre.

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi, à 8h27, ce sont toujours les deux ou trois mêmes parents qui bouchonnent nonchalamment à la porte de la maternelle pour taper la discute avec la maitresse ; alors que tous les autres parents tapent du pied pour déposer leur mioche et enfin partir bosser pour l’heure ?

Je comprends que l’on n’ait pas toujours le choix pour transmettre quelques infos au corps enseignant. Mais à ce compte là, on se lève 10 min plus tôt pour ne pas emmerder la trentaine d’autres parents qui n’ont besoin que d’embrasser leur progéniture, puisqu’ils lui font confiance pour passer une bonne journée.

De ce fait, ce sont les plus pragmatiques qui sont obligés de s’arranger pour arriver 5 min avant les emmerdeurs.

Pouvez-vous croire que Petit Ginkgo soit le seul à avoir trouvé une solution particulièrement efficace ? Se faufiler entre les égoïstes et les grégaires tenant leur môme par la main, sans même que Capsicum ait besoin de croiser le regard de la maitresse (no need daily !).

Contourner la minorité emmerdante dès la maternelle.

Mot d’Enfant – n°63

- Maman, tu connais l’heure de la fin de l’école ?
– Oui.
– Alors je voudrais que tu l’oublies !
– Ah … pourquoi ?
– Ben comme ça, je pourrai aller à la garderie.

Petit Ginkgo (4 ans et 10 mois)

Mot d’Enfant

Adolphe Ferrière

Et sur les indications du diable, on créa l’école.
L’enfant aime la nature : on le parqua dans des salles closes.
L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose : on fit en sorte qu’elle n’eût aucun but.
Il aime bouger : on l’obligea à se tenir immobile.
Il aime manier des objets : on le mit en contact avec des idées.
Il aime se servir de ses mains : on ne mit en jeu que son cerveau.
Il aime parler : on le contraignit au silence.
Il voudrait raisonner : on le fit mémoriser.
Il voudrait chercher la science : on la lui servit toute faite.
Il voudrait s’enthousiasmer : on inventa les punitions. (… )

Alors les enfants apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans cela. Ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir.

Adolphe Ferrière, L’école active (1921)
Co-fondateur de la ligue internationale de l’éducation nouvelle.

Merci à Laetitia/Lilaé, Le Monde des Enfants.

Oups … Montessori devient à la mode !

Pas sûre que ce soit forcément une bonne chose, car mal appliquée, même par des gens bien intentionnés mais non ou peu formés, cela peut faire du tort à cette pédagogie très puissante.

La Dame du Luberon me disait crouler sous les demandes de formation qu’elle ne peut honorer, les enfants des ‘bobos maternisants alternatifs’ ont l’âge d’aller à l’école, les articles du web se multiplient et la déroute de l’Education Nationale amplifie le phénomène !

Cependant, l’engouement récent vient surtout du fait qu’une élite créative du web a mis la pédagogie Montessori en lumière, en étant eux-mêmes des vitrines fort attractives.

Classe Montessori à Rome

Au lieu de penser que votre enfant montessori deviendra comme “les deux fondateurs de Google Larry Page et Sergei Brin, le créateur et boss d’Amazon, Jeff Bezos, le pionnier des jeux vidéos Will Wright, le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales,

Faut-il une école Montessori à nos enfants ?, [unhuman]geek, 05-09-2011

gardez en mémoire que :

“c’est un bon argument qui montre qu’on obtient des résultats. Mais je ne veux pas bâtir une stratégie ou une motivation pour convaincre les gens que leur enfant va devenir le futur Bill Gates ! Chaque parent comprend en regardant son enfant qu’il est plein de talents et qu’ils ont besoin d’être développés. Je préfère les convaincre qu’il existe une méthode dans laquelle tous les talents de leur enfant peuvent être développés au maximum. Ils ne seront pas tous Bill Gates (et heureusement) mais ils auront un rôle positif dans la société et dans leurs rapports avec les autres. (…) Par la manière de favoriser le développement naturel des individus nous pouvons créer un monde qui sera plus harmonieux et qui sera capable de faire face aux problèmes inévitables qu’une société humaine va rencontrer.”

André Roberfroid, président de l’AMI

Les écoles Montessori pullulent aux USA, en Inde, en Hollande, en Italie, au Mexique, au Japon, avec de très bons résultats et ce depuis 100 ans.

Imaginer une vraie réforme de l’Education Nationale portant sur une pédagogie que l’on n’a même pas à inventer ! La pédagogie Montessori est documentée et son efficacité a été évaluée à travers le monde. Et contrairement aux idées reçues, elle ne s’arrête pas aux enseignements de la maternelle !

Cependant, pas d’illusion, ce ne sera pas de sitôt en France. A moins que cela passe par un forcing des écoles indépendantes et des parents d’élève …
En effet, la plupart des enseignants du public, que j’ai croisés, dénigrent cette pédagogie alors qu’ils ne sont ni capables de la définir, ni de la décrire.
Comment peut-on juger quelque chose que l’on ignore ?

Ainsi, bien que Capsicum ait horreur d’être à la mode (et sachant que la graine Montessori a été plantée il y a déjà 9 ans) elle est ravie, excitée, exaltée, pleine d’espoir, enchantée et grandement satisfaite que Petit Ginkgo suive enfin son enseignement dans un école Montessori !

C’est aussi pour avoir potentiellement cette chance
que nous avons déménagé !

“N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter. “

Maria Montessori

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Faut-il une école Montessori à nos enfants ?, [unhuman]geek, 05-09-2011
Les enfants Montessori et le logiciel libre partagent de nombreux points communs, www.framablog.org, 12-08-2011
Is Montessori The Origin Of Google & Amazon?, www.forbes.com, 08-02-2011

Rentrée réussie

- J’espère qu’il y aura de beaux enfants !

Petit Ginkgo (4 ans et 7 mois) court vers la maitresse. Elle lui rappelle au passage qu’il pourrait faire un bisous à sa maman avant de rentrer dans la classe.

Wahou, c’est une maitresse qui sait mettre les parents dans sa poche !

Souhait Exaucé !

C’est Petit Ginkgo qui a finalement retenu l’attention de la direction pour la seule place disponible dans cette Ecole Montessori, à 4 pas du Phare !

Entretien réussi …

Sortir du rang est un réel pari mais Capsicum est convaincu que la pédagogie Montessori est un outil fantastique. Espérons qu’elle soit bien appliquée et que Petit Ginkgo se plaise dans sa nouvelle école, à la rentrée.

Un peu surpris de trouver dans sa classe du matériel ‘comme à la maison’, il a fait la connaissance de sa maitresse avec plaisir. Miss Sourire semblait attentive et affectueuse avec les enfants présents.

A voir à l’usage.

Notre choix d’implantation dans ‘le quartier’ a finalement porté ses fruits.

Au diable la Ménagère

Cake aux knackis et gâteau aux pommes à la Cachaça …

… fête de l’école façon Capsicum.

Montessori is back …

Ne l’espérant même plus, nous nous étions accommodés de l’école maternelle publique toute proche qui avait bien voulu n’avait pas vraiment eu le choix de prendre Petit Ginkgo en cours d’année.
Elle s’est d’ailleurs révélée très agréable et appliquée.

Et puis, l’inattendu coup de fil pour une potentielle place en septembre 2011.

Peut-on croire que l’on passe un entretien pour l’entrée de son enfant en Maternelle … Sur quel critère la directrice décidera-t-elle de donner cette chance à une famille ou à une autre ?

Peu importe, l’essentiel étant Petit Ginkgo, Capsicum a auditionné l’école comme au bon vieux temps ! :) avec finesse et intérêt, en bonne mère investie mais pas envahissante.

Le pire, c’est que le jeu de l’entretien est toujours aussi amusant …

Nota : L’enfant a affirmé qu’il aimerait bien venir dans cette école.
Encore faut-il qu’il ait la place !

Les bienfaits du cadre.

Comme tous les matins depuis 2 semaines d’école, Petit Ginkgo a retrouvé son sourire !

Alors, il faut aussi le dire …

Grâce à une instruction à la maison autour de la pédagogie Montessori, le môme a largement avancé sur l’enseignement usuel, avec un plaisir non dissimulé et ce malgré 3 mois non scolarisé.

Cependant, depuis un moment, l’enfant était difficilement reconnaissable : joie de vivre évaporée et opposition quasi systématique.

Capsicum a d’abord mis ça sur le compte d’un bouleversement émotionnel tout à fait naturel suite au déménagement. Mais il a bien fallu se rendre à l’évidence. Malgré un rythme de vie adapté à ses besoins, de nombreuses activités hors de la maison et des rencontres multiples avec des gamins de son âge au Judo, à la Gym et au parc, il semblait lui manquer quelque chose.

Capsicum, maman alternative mais surement pas bornée a donc reconsidéré la situation.

Et à voir comment l’enfant garde jalousement pour lui le programme de sa matinée à l’école, il est tentant d’en déduire qu’à 4 ans, il avait besoin d’un espace de vie bien à lui hors du regard de ses parents, aussi bienveillants soient-ils.

De plus, il faut dire qu’il n’est pas simple d’être à la fois parent et professeur. Malgré des rapports plutôt sains et la volonté d’être non invasif, il s’instaure entre l’adulte et l’enfant, comme une charge émotionnelle qui a parfois tendance à parasiter la transmission du savoir.

Or, depuis que l’enfant passe ses matinées à l’école, il semble également plus disposé à recevoir les enseignements de la maison !

Et puis, n’en déplaise aux intégristes de l’IEF, Maria Montessori ne dit-elle pas dans L’Enfant et sa famille : “L’homme qui ne vit pas dans un milieu adapté, ne peut pas développer normalement toutes ses facultés, ni regarder au fond de son âme pour apprendre à se connaître. L’une des principales tâches qui s’imposent aujourd’hui à l’éducation moderne, consiste justement à développer l’instinct social de l’enfant, en stimulant chez lui la tendance à la vie sociale avec ses congénères.”

Quoiqu’il en soit Miss Biscotte de Régime est loin de détrôner
Skipper dans le cœur du gamin !

Retour à l’intérieur du cadre.

- Alors comment as-tu trouvé ta nouvelle maitresse ?
- Un peu pas belle !

Il faut dire que les inquiétudes liées à sa charge supplémentaire de directrice lui donne un coté sec comme une biscotte de régime.

Évidemment passer de ‘Skipper’ à ‘Miss Biscotte de Régime’, ça peut faire un choc.

Petit Ginkgo reprendra donc le chemin de la maternelle, lundi, puisque le plan ‘Japon’ est tombé à l’eau (sans jeu de mot de mauvais goût).

La Siouxante de l’heure de pointe !

Il faut bien l’avouer, Capsicum n’est pas franchement connue pour sa ponctualité …

Par respect, elle s’arrange pour arriver à l’heure aux rendez-vous pro, médicaux et amicaux puisque cela implique quelqu’un d’autre. Mais personne n’imagine combien l’effort fourni est consommateur d’énergie pour Capsicum.

Par contre, combien de trains pris en marche, combien de départs en vacances à quelques heures près, combien de films sans bandes annonces, combien de soirées à la volée …

Mais quand il faut récupérer un loupiot à l’école … pas le choix que d’être là à temps !

Sortie d’école – Cathy Giroud

Les parkings étant pratiquement inexistants, il faut se pointer 15 à 20 min à l’avance pour être sûr de pouvoir se garer sans emmerder son prochain. Après maintes tentatives, toujours à l’heure, Capsicum rencontre toutes les peines du monde …

Alors en toute impunité, Capsicum y préfère l’option ’2 min après la sonnerie’

… ainsi, les Parfaits Parents Toujours en Avance, ont tout juste le temps de laisser leur stationnement à Capsicum dès qu’elle arrive à l’école.

Capsicum est alors devant la classe avant même que Skipper (la maitresse) ne regarde sa montre  !

Si tout pouvait se faire à vélo !

NB : Siouxante = Ruse de Sioux …

Chronique de la Circulation

Ecole Maternelle – Acte 6 – Mercredi

- On fait quoi aujourd’hui, Maman ?
- Je t’emmène chez Nanou. Il n’y a pas école aujourd’hui.
- C’est un jour de ‘cartable barré’, aujourd’hui ?
(Moyen instauré à l’école pour repérer les mercredi, samedi et dimanche.)
- Oui, c’est un jour de ‘cartable barré’, c’est mercredi.
- Non, je vais pas chez Nanou ! La maitresse, elle a dit que quand c’est ‘cartable barré’, on reste à la maison avec Papa et Maman !

Elle a vraiment l’intention de me compliquer la vie, celle là !?