Le numérique …

… ouvre une faille temporelle : le tri préalable des images.

2679 photos dont il faut extraire l’essence d’un voyage par le filtre de la cohérence narrative, tout en protégeant le simple souvenir estival. Et puis, il y a les quelques images suffisamment intéressantes pour tenter d’en faire jaillir une certaine sensibilité artistique par un traitement à ‘l’œil extravagant’.

Du boulot, quoi !

 

350 Project

J’ai essayé d’insérer une galerie, de lier à Flickr, d’ouvrir un Photo of the day widget mais rien ne convenait. Du coup, les mots resterons ici et les images iront

Il faut bien un support pour mes essais.

Merci pour ces Petits Bonheurs.

Charlie, qui le tient de Nancy, a eu une merveilleuse idée : “réfléchir chaque fin de journée à 5 raisons de dire ‘merci’ et les conserver dans un carnet.”

Mais non, je ne suis pas encore bobo-béate !
Quoique, je crains d’y tendre de plus en plus.

Cependant, il faut le dire, l’esprit critique a cela de pervers qu’il met en exergue les nombreux détails qui clochent !

Ainsi, même si j’ai appris à lâcher prise sur des conneries à la maison, il reste des espaces sans importance qui me titillent jusqu’à l’irritation. Typiquement, je deviens une terrible tigresse à propos des incivilités de la circulation, alors que ce n’est surement pas moi qui changerai ces comportements égoïsto-déviants.

Magnifique réalisation de Petit Ginkgo – Pâques 2012.

Cela ne ferait donc pas de mal de travailler chaque jour sur les richesses de la vie, comme les Petits Bonheurs que je publiais, il n’y a pas si longtemps.

Alors, exprimons un ‘Merci’ par jour en réactivant les ‘Petits Bonheurs’.

Ce sera suffisant !

Ma première expo !!

Youpi …
Dans le cadre d’un collectif, une photo de Capsicum a été sélectionnée pour être exposée sous le thème ‘Photographier sa rue’ !!

Vernissage demain !

PS : Ce n’est pas forcément celle que Capsicum aurait choisie dans sa sélection mais ça ne l’empêche pas d’être super ravie. Merci petit compact ‘de merde’

D7000 mon amour …

L’est beau, hein ?

Entre deux ruptures de stock et après 5 mois d’attente, mon D7000 a fini par trouvé le chemin du Phare !

Let’s play !!

Joyeux Noël à tous …

Esprits de la Tête d’Or – Lyon (10-12-2011)

8 décembre

J’ai le blues …

Ready …

Premier sapin en tant que gone … – Lyon (04-12-2011)

Maman, c’est long 20 jours ?

Soupir d’aise …

Alors que depuis un moment, je ne livre plus grand chose sur le blog, ces dernières 62h de blackout m’ont fait l’effet d’un bâillonnement, pire d’un étouffement.
Oh putain, mais c’est grave !?

Alors en attendant, j’ai fait des photos.

Avec rien – Lyon (20-11-2011)

Et l’argentique me frustre toujours autant.

Voyage dans le temps, dans le noir …

Capsicum avait un énorme a-priori sur le post-traitement numérique. Genre, plutôt bidouillage technologique et détestable visant à améliorer des images moyennes en comparaison avec l’honnête tirage labo d’autrefois.

Louis Lumière déposait en 1903 le brevet de l’Autochrome.

Sauf qu’à force de jouer avec les planches contact, agrandisseur, pastille, révélateur et fixateur, Capsicum se voit de plus en plus décomplexée à propos de la post-production.

Il y a certes la meilleure photo possible sur la pellicule mais elle est souvent largement magnifiée, voire maquillée, en chambre noire selon l’envie de rendu final … et ce depuis toujours.

Pas mécontente de faire des vieilleries … ça fixe vraiment les idées. ;)

Nota : Si vous passez par Google vous devez savoir qu’aujourd’hui cela fait 224 ans qu’est né Louis Daguerre ?

Extrait de Conversation n°14 – Brèves de puces

Un homme sensible dit à un autre beaucoup moins sensible :
- Tu sais, je me suis remis à picoler.
– Ah bon. Et tu picoles quoi ?
- Euh, de la bière et du rouge, mais c’est pas le problème.

Une gamine demande à son père devant un stand photo :
- Papa, c’est quoi une pellicule ?
– C’est une bobine de film qu’on mettait dans les appareils photos. C’est comme ça qu’on faisait des photos, autrefois !

Les puces … concentré de société et d’histoire !

Rouler, rouler, rouler …

Vers la lumière – Vénissieux (11-11-2011)

Mot d’Enfant – n°62

C’est une bonne idée de mettre les carrés de chocolat en zig-vague.

Petit Ginkgo (4 ans et 9 mois)

Petit Ours Brun – Lyon (12-11-2011)

Mot d’Enfant

Une belle rencontre !

Les fonds de tiroir regorgent de perles …

L’Amoureux – Lyon (01-04-2011)

Mais l’histoire ne dit pas si le mec a retrouvé sa belle.

Extrait de Conversation n°13 – Goutte à goutte

Une passante s’arrête sous la pluie, devant la bannière ‘Monceau Fleurs’ :

- Qu’est-ce que vous faites ? Vous photographiez quoi ?
– J’attends un beau parapluie qui passe !

Goutte à goutte – Lyon  (08-11-2011)

34 min avant dans une rue calme, perpendiculaire à la précédente :

- Pourquoi vous photographiez le caniveau devant ma maison ?
– Parce qu’il est joli !

Capsicum a froid aux mains.

Mot d’Enfant – n°61

On est tous les deux des ‘Capitaines Crochet’ !

Petit Ginkgo (4 ans et 9 mois)

Cap’tain Crochet – Expo Sudre Lyon (05-11-2011)

Mot d’Enfant

Histoire ordinaire … entre Nord et Sud.

Cela commence au printemps par un voyage avec son mari dans de magnifiques îles arides de l’Atlantique. La cinquantaine n’a en rien entamé sa capacité d’émerveillement, d’une intelligence affutée, la belle a mené jusque là sa vie trépidente, avec lucidité et entreprise. Elle danse, elle s’amuse dans cette ambiance rythmées par les percussions.

Le séjour n’aura pas été long dans cette île montagneuse de toute beauté. Tout au plus 3 jours, le temps d’une belle randonnée, d’une danse et d’une innocente discussion avec un gars du coin, autour d’un punch. La belle s’envole vers une autre île, avec son mari.

En dur – L’île (Juillet 2011)

Un soir oppressée par un endroit touristiquement détestable, le téléphone à la main, elle compose le numéro de l’homme sans trop chercher pourquoi. La voix masculine est ensoleillée, voire enjouée. Dès lors ils s’appelleront tous les jours pendant 2 mois 1/2 avides de créer plus qu’un lien.

De l’affection entre elle et son mari, il y en a, mais les épreuves passées ont peut-être réduit leur relation à cela. Son époux n’est-il pas plutôt devenu son meilleur ami ? Les enfants approchant la trentaine, il est temps qu’elle vive pour elle. Revenir sur l’île pour vivre sa nouvelle complicité l’obsède donc. Elle n’aura de cesse que de s’imprégner de cette culture afro-portugaise.

L’été approchant, elle met dans ses valises le nécessaire pour 5 semaines de mer et de montagne ; des affaires qu’elle offrira ensuite en partant, ainsi que quelques cadeaux bien réfléchis.

L’exaltation de l’inconnu l’emporte, avec fébrilité
mais sans trop l’ébruiter, elle part le rejoindre.

Dans ce village de pêcheurs, il lui fait découvrir une vie simple et avenante, entourée d’enfants et d’une famille parfois en demi-teinte. Elle ne s’était pas trompée, l’union est plutôt réussie. Même si l’homme est par moment péremptoire et ténébreux, sa convivialité et sa passion sont sans commune mesure. Elle ne saurait rien lui refuser.

Grâce à lui, l’amoureuse se frotte à la rude vie des … Read more »

Escapade

Ça mériterait bien du HDR …

Golden ring – Mercantour (31-10-2011)

… et là, ça mériterait un trépied !

Évanescence – Mercantour (31-10-2011)

Mais pour un compact, ce n’est pas si mal …

Vivement le reflex !

Plus ça bosse …

Plus ça bosse … – Lyon (21-10-2011)

… et moins Capsicum a l’impression d’en savoir !

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Il est une île, la plus au vent de l’archipel, que l’on n’atteint que par bateau. Un petit trésor strié de ribeiras.

Au détour d’un jardin d’altitude, il est plus aisé de comprendre quel confort est le notre au quotidien.

Santa Isabel est un petit verger pavé, aux maisons de pierre et aux toits quadrillés de feuilles de canne à sucre. Ici, l’agriculture est seule subsistance car tout transport passe par les chemins muletiers alors que les Toyota Hiace parcourent, pour qui veut, la vallée de l’autre versant.

Un contraste de vie saisissant à un pli de terrain près.

Alors, pas après pas sur la crête qui déroule son chemin pavé jusqu’à la mer, la beauté des cultures, qui sculptent la montagne en terrasses, envahit l’esprit et le coeur.

Dévalant la montagne sur un rempart, le camaïeu de verts imprègne la rétine at vitam eternam. Un lyrisme probablement en rapport avec l’acharnement à trouver le bon chemin, à la boussole …

Aveugles au vide, c’est en débouchant du couvert des pins que la vue est littéralement à couper le souffle.

Ce pays commence vraiment à imprégner mon être.

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Métamorphose du milieu

Il y a une année, la démission de Capsicum était enfin acceptée et voilà qu’aujourd’hui, c’est déjeuné sur la terrasse du Phare, en plein mois d’Octobre.

Soleil à la cuillère – Lyon (15-10-2010)

Pff… il n’aurait pas pu faire ce temps là, le we dernier.

Distorsion de l’espace-temps

10h15, le soleil est déjà chaud aux pieds des serres du Parc de la Tête d’Or.
Les joggeurs s’activent encore et je souffle après mon entretien à deux pas. Une demi-heure à flaner au milieu des plantes avant de reprendre le métro pour aller chercher Petit Ginkgo à l’école. Les horticulteurs sont à plein régime mais n’entament pas la quiétude du lieu. Les oiseaux chantent.

Le souvenir du bruit omniprésent du ressac sur les rochers obsède mon esprit comme à l’aube de ce jour étrange sur L’île. Des images syncopées, des odeurs, des mots se bousculent dans ma tête.

A chaux – L’île (Juillet 2011)

5h28, le vacarme de l’océan emplie ma chambre. Autant sortir …

Les pêcheurs préparent leur journée. Appas, lignes, hameçons, plaquettes sont rangés dans des pots de margarine blancs et heureusement désaffectés. Chaque patron ramène sur son épaule le moteur de la barcasse alors que son équipier vérifie les dames de nages, deux petits bâtons à planter sur le liston.

L’envie de les accompagner, au soleil levant, me taraude mais ce sera pour bientôt. Ils l’ont promis. Pour l’heure, il est bien trop tôt pour que mes notions de portugais se réveillent. Nous en rirons plus tard.

Les barques multicolores passent la barre de vagues sans encombre. Leur journée de travail commence alors que je reste assise sur le muret en attendant qu’ils deviennent de minuscules points indiscernables sur l’horizon.

Le soleil commence à taper aussi fort que ce matin sur mon banc lyonnais.

Sont-ils en mer à cet instant précis à guetter
la tension du fil entre deux oscillations de la houle ?

Century …

… et c’est peu de le dire !

Soufflet – Place Ambroise Courtois, Lyon (02-09-2011)

Brouillon …

3h à jouer avec les éclairages pour mon premier TP.
Et normalement, c’est pareil sur la pelloche !



 


Bouts d’essai – Lyon (28-09-2011)

Surprise en chambre noire

“Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants”

Voilà ce qui surmontait la salle de recueillement du crématorium en cette magnifique matinée de soleil frais. L’édifice avec sa coupole très 19 ème se laisse découvrir à l’issue d’une longue allée bordée de sépultures anciennes.

Mais pourquoi l’appareil photo n’est-il pas à portée de main pour dérober cette lumière rasante qui illumine avec douceur des concessions pleines de vanité ?

En bout de course – Nouveau Cimetière de la Guillotière, Lyon (16-09-2011)

Du plus loin qu’elle s’en souvienne la mort a toujours été une évidence de la vie pour Capsicum. Non pas qu’elle y ai été confrontée très jeune. Elle avait déjà 6 ans quand on lui refusa d’aller à l’enterrement de son grand-père.

Mais il arrivait qu’elle pense à une éventualité funeste soudaine dans le quotidien anodin de sa vie d’enfant : un accident de voiture sur la route des vacances, une chute fatale pendant les séances de rappel, une agression sur le chemin de l’école, un non-réveil à l’issu d’une opération, etc, à l’exception du suicide, vu par son jeune regard comme un couard renoncement.

Le coeur des vivants - Nouveau Cimetière de la Guillotière, Lyon (16-09-2011)

Elle a très vite compris que cela effrayait les adultes qui s’arrangeaient pour éluder ses questions. Rapidement, elle a décidé qu’elle partirait en fumée afin de ne pas empoisonner la terre des vivants.

Bien plus tard, les rites mongoles/bouddhistes n’ont fait que renforcer sa conviction. Il y a quelque chose de plus noble à nourrir un vautour au sommet d’une montagne que de se faire digérer par des vers blancs, six pieds sous terre … à l’image de leurs criminels.

Alors, à défaut de fin romanesque, autant s’enflammer !

Ces jours de Toussaint froids et humides, où endimanchée il fallait faire le tour des cimetières, Capsicum ne comprenaient pas pourquoi ses aînés se recueillaient sur des tombes vides. N’a-t-on pas appris à cette enfant que les âmes partaient au ciel ? Il est bien plus aisé de parler à ses morts de n’importe où, où l’on se trouve !

Avec le temps, Capsicum a développé une spiritualité très personnelle et regarde finalement avec bienveillance les vivants qui ont besoin de matérialiser la mort pour canaliser leurs émotions.

De tout coeur - Nouveau Cimetière de la Guillotière, Lyon (16-09-2011)

Les cimetières sont des endroits magnifiques et paisibles où l’histoire, l’architecture, l’art voisinent avec les émotions, la nature et les religions. Capsicum a toujours aimé y flâner.

Mais il faut dire qu’au delà des siècles, les sépultures perpétuent quand même la mémoire familiale. Un prénom gravé dans le marbre provoque parfois l’intérêt d’un descendant qui rend l’aïeul immortel … enfin si les générations suivantes veulent bien renouveler le paiement de la concession !

Capsicum ne renonce absolument pas à ce que ses cendres soient libérées, d’autant qu’elle a maintenant trouvé l’endroit où les disperser (si, si, c’est encore possible !), comme l’ultime prétexte à la transmission du ‘Voyage’

Mais si ses vivants ont vraiment besoin de se balader dans les allées d’un cimetière au doux soleil matinal et bien soit, qu’une plaque gravée à son nom cache une mèche de ses cheveux dans l’une de ces petites cases de columbarium.

“La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus.”

Montaigne

Crématoire du nouveau cimetière de la Guillotière – Lyon (16-09-2011)

Ils attendrons cependant au moins 3 jours avant de livrer la dépouille à la haute température. Bien des prosaïques catalepsies ont été simulacres de résurrections énigmatiques !

Non, sérieusement, imaginons plutôt qu’il faille laisser le temps à l’esprit de se détacher du corps … ;) Et puis, c’est juste le temps nécessaire à la réunion de suffisamment d’amis pour faire une belle fête enjouée, musicale et arrosée de rhum !

Il vaut mieux utiliser son argent pour le plaisir de ses invités que pour un cercueil rutilant qui finira en cendres …

Et bien dansez maintenant.