Putain de crabe …

… qui soustrait une si belle jeune femme aux siens.

Sous mon objectif, il y a encore un mois, elle dansait ;  jolie liane dans sa sexy robe rose, profitant résolument de l’ambiance, ne s’économisant surtout pas. A tel point que je pensais les mauvais moments derrière elle.

Saloperie de cancer qui l’empêchera de sécher les larmes des premières amours de sa grande petite de 10 ans et des premiers jours d’école de son bout de 3 ans. L’amnésie infantile l’épargnera-t-il afin qu’il la garde au creux de son cœur ?

Ce soir-là, elle m’a dit tant de fois ce que je ne sais que trop : profiter de cette vie. Et voilà qu’elle s’éteint dans les bras de son père, quelques semaines plus tard. Ce n’est tellement pas dans l’ordre des choses.
Quelle engeance !

Comment en est-on arrivé là quand on sait que 80% des cancers sont environnementaux ?

Je suis en colère.

“Notre Poison Quotidien”

Bon, alors, il va falloir éradiquer les boites de thon à l’huile, les tupperwares à mettre au micro-onde, les sachets de riz précuit Uncle Ben’s, certains dentifrices, les poêles en Teflon … et tout aliment non biologiquement cultivé !

“L’incidence des cancers s’est multipliée par deux depuis les 3 dernieres décennies (…) 80 à 90 % des cancers sont liés au mode de vie et à l’environnement.”

Une enquête de Marie-Monique Robin

Ça va faire la gueule au Phare.

Un p’tit cocktail ?

A la fraiche, sous l’odeur des pins

Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, Caps se retrouve un chrono au poignet, les baskets runnings aux pieds.

Les joggers sont de toute sorte, pro implacable qui vous dépasse en deux foulées, jeune femme gironde un peu gauche mais décidée, groupe entre performance et babillage ou ancien les yeux sur le pavé, une chose est certaine …

… seuls ceux qui s’agitent avant 8h30
vous gratifient d’un signe de tête entendu.

Objectif : les 10 km du prochain Courir pour Elles, dimanche 25 mai 2014.

Un jour, un destin … Bernard Giraudeau

Laurent Delahousse présente Mercredi 5 Septembre 2012 à 22h25 sur France 2 : Un jour, un destin – Bernard Giraudeau : «Je suis venu vous dire…»


“Qui était Bernard Giraudeau au-delà de son apparence de comédien séduisant ? Né en 1947 à La Rochelle, il était fils d’un militaire de carrière. Il a lui-même été matelot au sein de la Marine nationale et a fait deux fois le tour du monde, avant de s’enthousiasmer pour le théâtre en rencontrant une troupe de comédiens. Il parvient à intégrer le Conservatoire national de Paris. Jamais il ne reviendra sur vocation d’acteur. Perfectionniste, exigeant à l’extrême, Giraudeau se disait «inapte au bonheur». Grâce à maintes images inédites et autant de témoignages de ses proches et partenaires, ce portrait intimiste permet de mieux comprendre qui il était. Sa soeur, son frère, Anny Duperey mais aussi Daniel Russo, Gérard Lanvin et Richard Bohringer évoquent leur relation avec l’homme entier qu’il était.”

Une autre diffusion : Dimanche 09 septembre 02h30 sur France 2

J’espère qu’ils sauront aussi bien traiter la dernière partie de sa vie (au delà de la maladie) que sa riche carrière.

Contraception – Facteur de risque de cancer ?

Capsicum s’est toujours demandé quel impact, à long terme, pouvait avoir cette formidable révolution qu’a été la pilule contraceptive.

Il y a moins de 20 ans, une gyneco, vantant les mérites de la pilule à la jeune Capsicum, ajouta parmi les avantages bien connus : limitation de la potentialité de cancer du sein.
A cette affirmation, jeune Capsicum pensa que l’on n’avait surement pas assez de recul pour affirmer une chose pareille. Instinctivement, la méfiance apparut. Une supplémentation en hormones, à vie, ne paraissant aucunement naturelle, Capsicum décida, après quelques temps, d’utiliser d’autres moyens.

Et voilà ce qu’affirment les chercheurs aujourd’hui :
Les œstrogènes ont un effet indirect sur la croissance tumorale, www.inserm.fr, 1 juin 2012

Quand le lien entre pilule et cancer sera-t-il autorisé ?

Merci Catherine Cerisey

********************
Cancer, la pilule contraceptive officiellement classée cancérigène, www.amessi.org, 01-03-2011
Prise de pilule et risque de cancer du sein : études contradictoires, acces.ens-lyon.fr, 10-07-2006

GreenPride

Voici un évènement à l’initiative du collectif Appel de la jeunesse, organisation non gouvernementale française à but non lucratif qui vise à améliorer la santé grâce à une politique publique en promouvant un environnement plus propre et plus sain.

Ainsi donc, participez au défilé carnavalesque et éco-conçu dans les rues de Paris puis concert au Trianon, le 23 Octobre 2011. A partir 7 novembre 2011 vous pourrez profiter du cycle de conférence à propos de l’impact de votre environnement sur votre qualité de vie.

“Aujourd’hui, 1 homme sur 2 et 1 femme sur 3 sont touchés par le cancer* au cours de leur vie. Notre droit de vivre en bonne santé est menacé.

La dégradation de notre environnement affecte notre santé. Face à ce constat préoccupant, le collectif Appel de la jeunesse agit en sensibilisant les citoyens et les responsables politiques aux liens entre la santé et l’environnement.

En rassemblant des acteurs qui oeuvrent pour un véritable développement durable en France (associations, mutuelles, marques engagées, etc…). La Greenpride sera un excellent vecteur pour sensibiliser un large public de personnes non convaincues.” * Fonds mondial de recherche contre le cancer

Appel de la jeunesse

Stay hungry, stay foolish …

Citation de Steward Brand et son équipe.

Steve Jobs, un visionnaire qui a ‘fait son temps’ probablement parce qu’il avait compris beaucoup !

La preuve :

Stanford, Juin 2005

Capsicum n’aura probablement pas autant de succès dans son domaine mais elle suis au moins son intuition et son propre chemin. C’est un début ! ;)

Après toutes ces années, elle a enfin compris qu’il y a une grande chance à faire toutes ces études mais qu’il faut se garder de tomber dans l’abyme du formatage qui tue la créativité. Elle tente sa chance.
Et dans le même état d’esprit, son espoir pour l’avenir de Petit Ginkgo, c’est l’école Montessori !

“…have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary…”

Quand au temps que l’on pense long pour préparer ses enfants à la vie, il a toujours été clair pour elle, qu’il pouvait être bien plus court que prévu. Aucun instant à perdre pour l’aider à trouver la vie qui est vraiment la sienne.

“If you live each day as if it was your last, some day you’ll most certainly be right.”

CQFD

Et pourtant, Steve Jobs est mort d’un cancer … encore un.

Fonds de Dotation Bernard Giraudeau

“Nous avions, Elizabeth, Sara, Philippe, François et Gaël, l’impression que Bernard nous avait laissé une mission : continuer ce qu’il avait entrepris, à savoir aider et accompagner les malades atteints d’un cancer et leurs familles.

Prenons un exemple : Certains patients sont obligés d’être hospitalisés dans des villes où ils n’habitent pas, mais il n’y a aucune structure pour accueillir leurs proches, alors que le soutien psychologique est essentiel. Il faut sortir les malades de l’isolement.

Or dans sa dynamique scientifique, l’hôpital néglige cet aspect là, faute de temps et de moyens. Bernard disait toujours qu’il était un privilégié : il avait les moyens de vivre sa maladie. Il se battait pour que les meilleurs soins soient accessibles à tous, mais aussi pour que chacun puisse être entouré. C’est ce message là que nous voulons perpétuer.

Nous voulons soutenir, aider, prendre en charge de manière financière et psychologique les malades atteints d’un cancer ainsi que leurs familles. “

Le Collège Fondateur, www.fondsbernardgiraudeau.com

Leurs actions ?
Et bien, leurs moyens sont énoncés à l’onglet ‘Nos Actions’. Laissons leur un peu de temps pour investir le sujet.

Merci Sitelle pour l’info !

Arrêtons l’épidémie de cancer, par David Servan-Schreiber

Et dire que cet article a été écrit en 2008. Déjà …

Arrêtons l’épidémie de cancer, par David Servan-Schreiber, leMonde.fr, 07-10-2008

Il renferme pourtant tellement de bon sens, pourquoi personne ne l’entend il ?

Merci Morpheus

Flo contre le cancer du sein !

Aujourd’hui, une trentenaire s’en va pédaler sur le continent américain afin de le traverser, de San Francisco à Los Angeles :

Florence Jay.

Pour la suivre, l’encourager ou soutenir l’Association Le Cancer du Sein, Parlons-en, visitez son blog ‘A vélo avec Flo’

Mais pourvu qu’elle ne s’habille pas qu’en rose !

Voler vers l’ailleurs …

Bernadette a fait ses adieux.

Nous pensons à ses proches.

Menus Toxiques

www.menustoxiques.fr
A visiter à partir du 1er décembre 2010 !

Cancer et Environnement …

Une nouvelle campagne Environnement et Cancer pour le MDRGF et HEAL

“Ce jeudi 21 octobre s’est tenu l’Assemblée Nationale un colloque (1 ) intitulé « Cancer, quels couts pour la société ». Seul l’aspect du soin y était abordé.
Le MDRGF et le réseau européen HEAL dénoncent l’absence totale de prise en compte de l’environnement dans cette épidémie et lancent une grande campagne sur ce sujet majeur.

Si la question du coût de l’épidémie de cancer (358 000 nouveaux cas en 2010 – source INVS) est une vraie question, ce colloque ne l’abordait que sous l’angle du soin, mettant totalement de coté la nature environnementale importante de cette épidémie. C’est pourquoi François Veillerette, porte parole du MDRGF est intervenu ce 21 octobre pour dénoncer les couts énormes liés à la non prise en compte des causes environnementales des cancers dans le Plan Cancer n° 2. En réponse, le député Gérard Bapt, un des animateurs de la matinée, lui a assuré qu’un colloque sur ‘environnement et cancer’ serait organisé dans les prochains mois à l’Assemblée Nationale.


Selon les propos du Pr. Paolo Boffetta (2), épidémiologiste et ancien chef du département “Mode de vie, environnement et cancer” pour le Centre International de Recherche sur le Cancer, 80 à 90% des cas de cancers sont liés à l’environnement au sens large. Cette opinion est largement partagée par 76% des français selon un sondage (3 ) révélé aujourd’hui par le MDRGF sur son site.

C’est pourquoi le MDRGF, associé à HEAL et en partenariat avec d’autres organisations dont le RES, ont décidé de lancer à partir du 17 novembre une vaste campagne pour informer nos concitoyens et pour obtenir des responsables publics la mise en place d’un véritable plan de prévention environnementale des cancers notamment en inscrivant un vrai volet environnement au 2ème Plan Cancer. Nous mettons dès aujourd’hui en ligne à cette occasion un site d’informations et d’action:

http://www.environnement-et-cancer.com

Sur ce site vous pouvez déjà vous inscrire à la lettre d’info spéciale de cette campagne Environnement et Cancer (bouton ‘Newsletter’ en haut à droite) et aussi faire un don en ligne .”

Lettre d’Information MDRGF, 23-10-2010

Société de Consommation

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1. http://www.mmconseil.com/index_ns.html

2. http://www.lematin.ch/tendances/bien/80-90-cancers-lies-environnement-333608

3. Sondage IFOP/MDRGF septembre 2010 voir www.environnemnent-et-cancer.com

4. Breakaway: The global burden of cancer—challenges and opportunities . A report from the Economist Intelligence Unit . 2010.

Souffler sur le Cancer

Il y a des vies que l’on ne connait pas …
Il y a des souffrances que l’on voudrait pourtant apaiser
Il y a des élans de vie qui touchent jusqu’au cœur
Il y a des regards qui se battent vraiment pour plus de temps
Il y a des peintures gorgées d’émotions
Il y a des quotidiens dont il faut soulager chaque instant
Il y a des combats inhumains et révoltants
Il y a des âmes qui tentent de balayer cette ombre noire
Il y a des écritures avides et pour cause

Il y a encore tellement à partager

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Le Combat de Bernadette

Steve McQueen

Capsicum doit probablement être dans sa période rétro !

Je me suis levée ce matin avec en tête l’image de Steve McQueen jouant avec sa balle de baseball dans La Grande Evasion

Allez comprendre.

Sensible à ‘l’aura’ et aux yeux clairs plus qu’à sa belle gueule, je garde depuis les années 80, la vision d’un acteur mythique, passionné de sports mécaniques. Un homme qui malgré sa blondeur portait une part d’ombre indéfinissable pour l’enfant que j’étais.

Enfant unique délaissé, il s’enrôle très jeune comme mécanicien dans les Marines, il devient acteur à 25 ans (ça me rappelle quelqu’un !). Il s’adonne passionnément aux courses automobile et moto.

“Racing is life. Anything before or after is just waiting.”

Steve McQueen

Steve McQueen sur une Triumph  ;)

Son allure de bad boy fait recette à Hollywood, dont il devient dans les années 60 un des acteurs les plus en vue.
Il tend à profiter pleinement de la vie, mais touché par le drame de Sharon Tate, une certaine paranoïa s’installe et s’amplifie avec la drogue.
Il s’engage souvent dans un bras de fer avec les assurances pour réaliser lui-même les cascades de ses films. Malgré ses 3 mariages, l’étiquette d’homme à femmes lui colle à la peau.

Homme respecté dont l’essence est l’adrénaline.

Suite à un cancer ‘mésothéliome’, la légende américaine décide de se faire opérer contre l’avis de ses médecins et meurt le lendemain d’un arrêt cardiaque …

… à 50 ans.

Je reverrais bien The Thomas Crow Affair et Bullitt.

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Steve McQueen Official Website

Profession Musicien

Une lecture qui semble plutôt atypique dans mon paysage et pourtant … au fil des lignes, je comprends mieux la fascination instinctive d’une môme de 4 ans.

C’est justement parce que l’image publique et générationelle de French lover, de showman, de crooner n’est pas complète, qu’il faut parler de cette biographie à 4 mains :
Profession Musicien

Il en émane une fidélité sans faille à … la musique et passionnément au Jazz.

Sacha Distel est un virtuose, un musicien de Jazz !


L’homme est un passionné allant jusqu’au bout de ses entreprises. Ce travailleur acharné aime la précision. Visionnaire d’une industrie du disque en pleine mutation, son talent est tel que tout semble d’une facilité déconcertante.

Courageux, il s’est toujours relevé face à l’adversité ; inspiré, il vit l’instant. Ce gars là est conscient des effets de son sourire même si la petite histoire dit qu’il fut plus quitté qu’il ne quitta.

Après les instants exceptionnels d’une vie de musique, autour du monde et sous les projecteurs, l’ouvrage nous porte crescendo vers une autre réalité.

Fugacement, il dévoile les moments les plus complexes de son existence, dont cette nuit d’avril 1985 où tout bascule et avec une incroyable légèreté un cancer qui récidive. Tiens, lui aussi …

A bien y réfléchir, transparait de ce récit combien Sacha Distel puise de son enfance, le fondement même du talent artistique, du brin de séduction, de l’intelligence éclairée et bienveillante, de la soif de vivre.

Qu’une envie, lire L’Amour n’est pas si simple de Francine Distel pour éclairer les zones d’ombre et équilibrer le portrait. ;)

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Retrouvez aussi sa biographie musicale par Eric Jean-Jean.


Madame T sort de l’ombre …

… et exprime tout son amour pour Bernard Giraudeau.

“Bernard est le grand amour de ma vie et les quinze ans que nous avons partagés ont été quinze ans de bonheur. Avec lui, je ne me suis jamais ennuyée, ne fût-ce qu’une seconde. Bernard était curieux de tous et de tout, ouvert à tout ce que la vie lui proposait. Il ne s’est jamais laissé enfermé dans une image. Il était tout le temps en questionnement.

Bernard menait quatre vies en une, et quand il a pris conscience de son cancer, il s’est résolu à n’en mener plus qu’une. Dès lors, il a réfléchi sur le sens de sa vie. Il a décidé de se recentrer sur l’essentiel : sa famille, ses amis et l’acceptation de sa maladie. En définitive, il a, plus que jamais,  choisi de s’ouvrir aux autres et d’être à leur écoute. (…)

Tohra Chalandon-Mahdavi et Bernard Giraudeau par Angeli

Il a mené un voyage à l’intérieur de la maladie jusqu’à la mort, dont il a livré un témoignage d’écrivain. Il a mis sa notoriété au service de la maladie. Il a œuvré au sein de La Maison du Cancer animée par Anne-Laurence Fitère, et a participé sans relâche à de nombreux colloques, il est le parrain de plusieurs associations. Il voulait que le patient comprenne qu’il est acteur de sa propre guérison. Au-delà du traitement classique indispensable, le malade peut aussi s’ouvrir à d’autres thérapies complémentaires susceptibles de soulager son état. Ne plus seulement subir, mais agir et questionner. (…)

Bernard vivait avec sa maladie depuis dix ans. Il vivait chaque année, puis chaque jour comme un cadeau. Il est parti en paix, car il a eu le temps de se préparer à son “grand voyage”. Ses enfants l’ont comblé et Bernard était serein de les savoir bien ancrés dans leur vie d’adulte. Il s’est endormi dans nos bras à tous les trois. Il a été entouré de beaucoup, beaucoup d’amour.

Sa mort est très violente. Mais je porte en moi tout son amour qui continuera, je le sais, à rayonner. Il m’a offert la plus grande preuve qui soit, en m’écrivant et en me dédiant son dernier livre, Cher Amour.”

Tohra Chalandon-Mahdavi, Paris Match, juillet 2010

Une pensée si chaleureuse pour Gaël, Sara, Tohra et pour un entourage si présent.

Les obsèques auront lieu vendredi à Paris. “Cet hommage se déroule(ra) dans un cadre strictement familial et amical”

Précédemment : Bernard Giraudeau, le solaire … est mort.

Bernard Giraudeau, le solaire … est mort.

J’aurais pu indéfiniment continuer à monter des images et raconter la vie des hommes comme si je tissais moi-même le monde. Je voulais m’identifier au milieu des autres, retrouver le chemin personnel, ne serait-ce que me deviner, me rejoindre, naviguer dans ma lumière. J’allais dans ma lanterne magique faire défiler en accéléré toutes ces vies amassées comme un trésor et parmi lesquelles je cherchais vainement la mienne.

Les Dames de nage, Bernard Giraudeau

Bernard Giraudeau © MAXPPP

Annie Duperey : “C’était un lion Bernard”, www.rtl.fr, 17-07-2010

Gaël Giraudeau parle de son père

L’hommage de Madame T – Tohra Chalandon-Mahdavi – à  son compagnon Bernard Giraudeau.

Merci Bernard, www.la-maison-du-cancer.com, 17-07-2010

Anny Duperey évoque Bernard Giraudeau sur France 2, le 18 juillet 2010

Émission spéciale Bernard Giraudeau, www.europe1.fr, 17-07-2010

Biberon Toxique … 5 min 18 pour alerter !

Allez, j’me sens en forme sur le sujet aujourd’hui … Si ces 5 min 18 peuvent sensibiliser ne serait-ce qu’un lecteur, alors …

La position du consommateur est déterminante pour faire changer les mentalités !
Et chacun de nous est consommateur …

A noter :

Colloque à propos des Perturbateurs Endocriniens
le 14 Septembre 2010, Immeuble Jacques Chaban Delmas (Paris, 7)
à partir de 8h15.

Société de Consommation

Pollution, l’homme contaminé …

Pollution, l’homme contaminé …, documentaire de Ségolène Hanoteaux date déjà de 2008 …

… quelles mesures avons nous mises en place depuis ?

Pour info : L’homme est le dernier maillon de la chaine alimentaire ! Enfin, j’dis ça j’dis rien …

“En 25 ans, l’incidence des cas de cancers a quasiment doublé, la fertilité a chuté de près de 40% et on estime que 6 à 9000 décès seraient liés à la pollution atmosphérique tous les ans. Des chercheurs, médecins et épidémiologistes témoignent des corrélations entre pollution et santé. Il semble qu’il y ait un décalage important entre les alertes lancées par les scientifiques et la mise en place de mesures de protection par les autorités.”

En attendant que le docu soit dispo pour une semaine sur http://www.pluzz.fr/

Société de Consommation

Biberon Toxique … Epilogue !

Il aura fallu une bonne année pour que les politiques tranchent …

Cf. La Saga “Biberon Toxique”

“Le Parlement a interdit la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A. Le vote a été consensuel: L’UMP, le PS, le GDR (PCF et Verts) ont voté pour. Mais l’interdiction de tous les plastiques contenant du bisphénol A a été refusée.

Le gouvernement a déclaré rester “dans l’attente d’expertises robustes”, et reporte donc à 2011 la décision sur son interdiction générale. C’est cette mesure que préconisait Gérard Bapt (PS), il considère que le dispositif voté n’est qu’un “petit pas”, et envisage l’interdiction de ce composant dans tous les contenants alimentaires.

Jacques Domergue (UMP) n’a pas exclu une interdiction générale mais “un problème se pose sur les produits de substitution” pour la fabrication de canettes et boîtes de conserve. Selon lui, “Les industriels n’ont aujourd’hui rien à proposer”. Faux, lui a répondu M. Bapt, en citant les exemples de pays (Canada, Danemark, Costa-Rica…) où les plastiques au bisphénol A sont déjà interdits.”

Interdiction des biberons contenant du Bisphénol A,
Remy Maucourt, www.usinenouvelle.com, 24-06-2010

Tks Ange !

Société de Consommation

Bouquin de Crabe.

Le blog de Marie-Dominique Arrighi sort en livre.

A lire aussi : Marie-Do par Laurent Joffrin / K, Histoires de crabe … Marie-Do s’en est allée / Révolte …

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K, histoires de crabe

Bernard Giraudeau – Un point d’équilibre, la note juste.

Capsicum lorgnait sur l’article de Libération de Eric Favereau depuis hier … et le voilà en lecture gratuite : «Le cancer est arrivé, je n’étais pas étonné»

Bernard Giraudeau – 2009 (Stephane de Sakutin)

“(…) Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. (…)

Et la rechute a un sens ?
On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ? (…)”

Bernard Giraudeau

Il s’exprime sur le système de santé qui marche de plus en plus sur la tête et  aborde aussi plus précisément son état de santé et sa lassitude.
Il fait avancer la cause en cherchant la prise de conscience de l’opinion. Les projecteurs braqués sur lui, il propose aux autres patients de se prendre en charge et d’explorer quelques lueurs d’espoir parallèles en parlant des médecines alternatives.

Mais aujourd’hui par quelques titres mis en avant, par les thèmes de communication de certains média, … plane comme le spectre de vautours tournoyants.

Soutenons plutôt son combat pour améliorer
les conditions de traitement des malades !

Précédemment : Méditer

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«Le cancer est arrivé, je n’étais pas étonné»

grand angle – L’acteur et écrivain Bernard Giraudeau, 62 ans, évoque sa maladie, ses traitements et revient sur son parcours de patient.

Par ERIC FAVEREAU

Il vous reçoit, un peu las mais avec un grand sourire. Il a bien sûr changé mais la maladie n’a pas entamé sa beauté légendaire. Simplement, il est en retrait, il est fatigué, puis il se met sur le canapé. Depuis bientôt dix ans, Bernard Giraudeau, 62 ans, est atteint d’un cancer, d’abord du rein puis du poumon. Il a eu quatre rechutes, autant d’opérations, une chimio interminable. Depuis peu, il a lancé sur le site «la Maison du cancer» une initiative au thème original : «On ira tous à l’hôpital.» Un site où il parle, témoigne, répond, échange.

Nous l’avons vu dans son appartement à Paris, touchés par sa disponibilité alors que la fatigue l’envahissait.

D’abord, comment allez-vous ?

Pas trop bien en ce moment, on va voir comment les choses vont évoluer, mais cela fait partie du chemin. J’essaye d’aller comme je peux, le problème est que les traitements lourds des chimios ont tendance à vous enlever un peu de la vie. Alors, on s’interroge : si c’est pour continuer à vivre avec cette vision-là… Mais il y a toujours des lueurs, non pas d’espoir mais de bonheur, des fragments possibles, des gens qui vous entourent, qui vous aiment. Bref, il y a toujours quelque chose qui fait que si je peux encore voir ou vivre cela, ou acquérir une connaissance… Une connaissance de soi, de ce corps, là, qui, à un moment donné, se dérègle. On ne sait pas trop bien pourquoi, et on a du mal.

Cela fait près de dix ans ?

Oui et cela commence à faire long. C’est long d’être en permanence entre les mains des médecins, des radios, des scanners. L’institut Gustave-Roussy, puis Pompidou, puis l’hôpital Tenon, puis encore Pompidou. C’est long.

Et vous avez le sentiment que l’hôpital va mal, en tout cas va beaucoup moins bien aujourd’hui qu’hier…

Oui. Dans la valeur donnée aux choses, on a une médecine qui est bafouée, attaquée par les pouvoirs publics qui veulent faire des économies à tout prix. On dirait qu’ils n’ont pas la connaissance de ce qui est. On supprime des postes, il y a de moins en moins d’oncologues, et pourtant il y a de plus en plus de malades, de plus en plus de pathologies. Et en face ? De moins en moins de médecins. Ils courent d’un bureau à l’autre, ce sont des queues pour un examen, une radio. L’hôpital fait ce qu’il peut, et il le fait bien. Mais cela ne suffit pas.

C’est-à-dire ?

On soigne à la chaîne, on soigne avec des protocoles. On a beau dire que l’on soigne de plus en plus les cancers, on vous parle d’une survie à cinq ans. Cinq ans, c’est beaucoup et cela ne fait pas grand-chose. Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. Il y a des médecins qui sont totalement inconscients, je les appelle les «médecins assis». Ils sont si loin de vous, ils sont assis sur leurs connaissances, ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose de nouveau qui les déstabiliserait…

Cela veut-il dire que le malade a des choix à faire ?

Il y a des moments où l’on se trouve devant le mur. Qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? Se faire opérer ou pas ? Si on ne le fait pas, on a peu de chances. Si on se fait opérer, il y a des chances que cela ne se passe pas trop mal, mais après ? Pour combien de temps ? Le vrai choix, c’est de se dire : j’arrête la chimio, j’arrête tout, puis je verrai bien. Ce que je conçois, parce que c’est extrêmement usant, fatigant, épuisant, et que l’on cherche un sens à tout ça. Tant que l’on peut réfléchir, discuter, lire, on y trouve de l’intérêt. On exprime des sentiments, on partage. Mais si on n’a plus cela, à un moment on se dit qu’il faudra peut-être aller faire un tour ailleurs.

Vous dites que vous vous y attendiez quand le cancer vous est tombé dessus…

Oui, je le savais, je m’y attendais. C’était justifié que les choses se passent comme cela. A un moment, je ne pouvais plus continuer, je voyais bien que j’allais vers quelque chose qui me rapprochait de l’abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d’angoisse, celle qui peut accompagner notre métier d’acteur. J’allais où ? Un manque de sens, de profondeur, de recherche sur l’essentiel… Et donc, le cancer est arrivé et je n’étais pas trop étonné. Mais j’ai repris, après, ce métier, avec une espèce de folie furieuse, et il a fallu que je rechute pour que je me dise : allez, stop. Allons voir dans la vie quelque chose d’autre. A un moment, j’ai eu le sentiment que c’était la mauvaise voie de continuer à vivre normalement, que ce n’était pas tout à fait juste. En tout cas pour moi. Mon corps m’a dit stop. Mais cela n’a pas encore suffi. Après mon opération, je m’étais dit que j’allais tout faire pour changer ma qualité de vie, donner plus de temps aux gens que j’aime. Mais une fois encore, cela n’a pas tenu, j’ai très vite été à nouveau aspiré. Cinq ans plus tard, je recevais le choc d’une deuxième annonce avec des métastases au poumon. J’ai eu une troisième récidive, ils m’ont enlevé notamment des côtes, on m’a mis des plaques. Et là, il fallait que je prenne ma décision. Je ne pouvais plus faire ce métier, je ne pouvais plus continuer à ce rythme… Alors oui, arrêter, c’est comme ça. Certes je peux lire des textes, je peux écrire. Mon regard sur les autres s’est aussi modifié, adouci.

Ce cancer avait, pour vous, un sens, comme un signal ?

Il a toujours un sens. C’est mon avis. Pour un homme adulte, sur le deuxième versant de sa vie, un cancer peut être un message, un questionnement. C’est souvent ce qui se passe.

Et la rechute a un sens ?

On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ?

Vous avez été en conflit avec vos médecins ?

Une fois, mais c’était un conflit normal. Il s’agissait d’un traitement : je voulais essayer autre chose, une autre chimio. Autrement, non, je discute avec mes médecins, nous sommes ensemble. Là, aujourd’hui, je suis sur un traitement où cela ne bouge pas vraiment. Je ne vis plus vraiment, il va falloir faire quelque chose. J’ai deux chimios, une par perfusion et une autre par pilule, et elles m’épuisent. C’est le comble, les chimios peuvent finir par tuer le malade. Il y a une grosse fatigue, une asthénie, il y a toujours quelque chose de dérangé : la tête, les intestins…

Qu’est-ce qui vous aide ?

La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.

Et accepter d’être malade ?

Oui, si vous ne l’acceptez pas, c’est emmerdant. Mais en même temps, c’est l’histoire de chacun, certains refusent et ont guéri.

N’y a-t-il pas un risque de se dire, alors, que le cancer est un peu de la faute du patient ?

Non. Il faut voir que la vie menée durant toutes ces années n’a pas été le bon chemin. Ce n’est pas de sa faute, mais on peut commencer à comprendre que l’on est en partie responsable, de façon inconsciente, de ce qui s’est passé. Ce que l’on vit autour de nous est souvent effrayant. On accumule les bêtises. On peut avoir le sentiment que l’on est dans un train fou. Et si on ne fait rien, le premier arrêt, c’est l’hôpital. Et le second, c’est le cimetière.

D’où ce projet que vous avez : «On ira tous à l’hôpital» ?

C’est une idée de la Maison du cancer qui a été conçue par deux filles, et à l’intérieur de ce projet, j’ai fait une sorte de forum. L’hôpital ? Certains iront tôt, d’autres plus tard. Si on a un environnement plus propice, on peut retarder. Regardez ce que l’on vit autour de nous, le bruit, la pollution, le téléphone qui est comme une laisse, nous n’avons plus le temps de penser à l’autre. On ne doit pas abandonner une certaine connaissance de nos rapports avec la nature pour des acquis technologiques. Car si c’est pour vivre 100 ans en passant les dernières années à l’hôpital, ce n’est peut-être pas la peine. Les médecins le disent aussi : ils arrivent au mur. Ils guériront certains cancers, mais pour les autres, ils ne font que soigner. On ne guérit pas par la seule médecine. Et puis survivre dans quelles conditions de vie ? Tout cela est posé.

Est-ce que vous vous attendiez à un parcours aussi dur ?

Je le savais, mais aussi dur… Le plus dur est de ne pas savoir comment arriver à stabiliser cette maladie sans que cela ne devienne invivable.

Vous avez mis des limites ?

Oui, j’en ai mis. Je ne veux plus me faire opérer. J’ai déjà été tellement opéré que cela bousille. Pour les chimios, moi, cela fait deux ans. C’est une période difficile.

Le regard des autres est-il difficile ?

Il peut y avoir un schisme quand les gens ne comprennent que vous avez changé. Ils disent que vous n’êtes plus le même. Mais c’est un regard qui est mal posé. Pour ma part, c’est plus simple. On m’a proposé du travail, on m’en propose encore, c’est moi qui ai décidé d’arrêter.

La souffrance ?

La souffrance ? On a beaucoup de moyens thérapeutiques, classiques ou pas, pour la contenir. Mais la souffrance, c’est usant, c’est très usant. Au bout d’un moment, elle vous permet… de ne plus rien faire d’autre. Vous vivez en elle. La chose la plus pénible, c’est ça, c’est la fatigue. Même de parler, cela demande un effort. Manger demande un effort colossal, tous les jours. Ne pas vomir, ne pas maigrir, tout est épuisant. La fatigue, vous ne pouvez rien faire. Il y a un moment où vous avez envie d’être allongé, au calme, et puis dire au revoir… Mais comment vais-je dire au revoir ? A qui ? Comment ?

Qu’est-ce qui vous manque ?

Je suis privilégié, il ne me manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers ça, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.

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Bernard, David, Mireille et les autres …

Vie privée, Vie publique, l’hebdo, Vendredi 30 Avril 2010, 22h55, France 3.

A Méditer ;)

Promis, j’vais arrêter de vous donner le programme TV !!

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