Mot d’Enfant – n°94 – Changer le Monde selon Ginkgo

Alors que les Esquisses Philippines de B. Giraudeau déroulent un fort contraste entre confort occidental et réalité des ‘montagnes fumantes‘ de Manille, où les enfants de son âge trient les ordures, Ginkgo (7 ans et 3 mois) décrit le plan qu’il vient d’échafauder :


Quartier de Tondo, à Manille, Philippines. (Reuters)

“Ce serait bien qu’il y ait des poubelles propres où on pourrait mettre les affaires en bon état qu’on ne voudrait plus. Des camions de poubelles propres viendraient les prendre pour les emmener dans une usine de ‘triment’.
Quand c’est trié, ils les déjetteraient quelque part où il y a beaucoup d’espace. Et là bas, les pauvres trouveraient tout ce qui faut pour vivre, même des vêtements.

Si on envoyait cette idée au Président, comme ça il pourrait réfléchir si c’est bien.
Et puis, il installerait un nouveau travail : construire les poubelles, les camions, les usines de ‘triment’.”

Et si c’était aussi simple ?!

Mots d’Enfant

Avant d’aller bosser chez le Grand Méchant Loup

Il semble parfois qu’on aborde jamais et qu’on se retrouve au large. Des vents contraires, sans doute.

Bernard Giraudeau, L’Ami Chilien

Allez savoir comment deux DVD de ‘Les Carnets de voyage de B. Giraudeau’ se retrouvent sous mon œil, au premier jour de la fin universitaire de mes études … alors que je déambule dans les allées Jeunesse de la bibliothèque de La Part Dieu, avec Ginkgo.

Le tourbillon se conclue par une fatigue corporelle, doublement incommodante. Comme si le blocage cervical ne suffisait pas, il fallait bien un bonne bronchite pour fêter ça !

Bernard Giraudeau #22

Mer belle, nuit belle et belle la Jeanne. Brise de sud-ouest à 6 nœuds pour une rêverie solitaire sur la plage avant.

C’est là que j’étais venu me réfugier en approchant Tahiti, une terre inconnue pour moi, inventée, imaginée. A l’aube ce fut un miracle, un trait hésitant sur l’horizon, un bleu indéfini, une esquisse. C’est une émotion impartageable que d’approcher une côte par la mer, un enchantement inoubliable.

Il en est ainsi en bordant les rives des fleuves mystérieux. La frange d’eau entre soi et la terre contient tous les possibles. Je connaissais une petite rivière sombre dans un marais des Charentes. La barque glissait sous les frondaisons entre les bois morts, s’enfonçait dans la jungle des ronciers et des lianes de chèvrefeuille. C’était ma première navigation, mon premier bateau, sur lequel se mêlaient la frayeur et la sensualité des parfums.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)

Bernard Giraudeau #21

Vous ai-je annoncé que je venais d’être nommé écrivain de marine ?

C’est une étrange promotion pour un ex-quartier-maître mécanicien, je deviens capitaine de frégate. Assimilé, s’entend. J’ai la possibilité de naviguer, selon disponibilité, sur un navire de la marine nationale. J’ai une petite fierté que vous comprendrez même si elle peut paraître enfantine. Cela correspond bien à votre idée de l’homme qui n’a pas grandi.

Je vais donc embarquer sur un navire avec lequel j’ai déjà fait deux fois le tour du monde. Il y a une place à bord pour moi entre Tunis et Djibouti. Ne sachant où passer Noël et le nouvel an, il me semble original que cela soit en mer.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)

Patrice Franceschi – Ecrivain de Marine

Dans les salons de l’Etat-major à Paris, le 10 février 2014, Patrice Franceschi a reçu l’insigne d’ Écrivain de Marine des mains de l’amiral Bernard Rogel, chef d’Etat-Major de la marine nationale.

Amiral Bernard Rogel et Patrice Franceschi – 10 février 2014

Il rejoint les auteurs Didier Decoin, Patrick Poivre d’Arvor, François Bellec, Isabelle Autissier, Hervé Hamon, Jean Rolin, Jean-Michel Barrault, Michel Déon, Loïc Finaz, Olivier Frebourg, Titouan Lamazou, Yves La Prairie, Erik Orsenna, Yann Queffélec, Jean Raspail, Jean-Christophe Rufin, Sylvain Tesson, Simon Leys (Pierre Ryckmans), Daniel Rondeau, qui se sont engagés à « collectivement à servir la marine, favoriser la propagation et la préservation de la culture et de l’héritage de la mer, et plus généralement la promotion de la dimension maritime de la France. »

Patrice Franceschi a été élu pour succéder à Pierre Shoendorffer, disparu en 2012.

Les navires de ‘La Royale’ s’ouvre à lui.
Il semble d’ailleurs avoir embarqué sur le chasseur de mine Orion au Monténégro pour des manœuvres jusqu’en Albanie …

Des choix éclairés, comme ce fut le cas pour Bernard Giraudeau.

***************

Patrice Franceschi dans le groupe des écrivains de Marine, www.bienpublic.com, 15-02-2014

Visages – Bernard Giraudeau

Bernard Giraudeau explique son cheminement au delà du tourbillon de la pensée qui a transformé le petit garçon toujours en colère en homme apaisé devenu écrivain.

Visages, KTO, 06-06-2009

Il manque …

Allez, d’ici 2014, je cultive mon petit grain de fantaisie.

Là, sur une étagère … mes rêves ont germé.

Ma Complice, amie de collège d’une beauté délicate, m’a ouvert tout un pan d’érudition qu’elle ne soupçonne même pas aujourd’hui.

C’est probablement sa blondeur solaire qui attira mon regard pour la première fois, à moins que ce ne soit le coté aristocratique d’une famille raffinée dont le père était en poste à Berlin, durant les premières années de vie de la gamine. Elle sortait de mon ordinaire et titillait déjà mon imaginaire d’enfant voyageuse. Être née dans un pays non francophone était la prémisse de l’addiction pour l’ailleurs.

Certes les livres avaient une grande importance dans mon milieu naturel. Le dictionnaire toujours sous le coude gauche. Mais ils étaient trop précieux par certains cotés et pas encore de mon âge par d’autres. Aussi, accompagnant Ma Complice à la bibliothèque chaque vendredi soir, je découvrais l’abondance, une nourriture variées et délectable. Feuilleter les ouvrages selon leur couverture, un mot au hasard des pages ou un titre énigmatique ouvrait une faille spatio-temporelle.

Très rapidement, j’abandonnais la ‘section enfant’ pour explorer le mystérieux département ‘Adulte’ aux images plus élaborées, aux sujets plus occultes. Attendre d’avoir l’âge pour les emprunter, encore une restriction pour le bien des mômes qui me saoulait au delà de l’entendement. Mais rien n’interdisait de consulter les ouvrages sur place …

La représentation d’Alger la blanche en couverture Large Vision et le titre mystérieux ‘Rose d’Alger’ de Nine Moati s’imposèrent à moi, au moment opportun. En ces temps où internet n’était pas accessible au commun des mortels, la bibliothèque représentait la source d’informations première, me permettant de forger librement mes propres opinions. L’ouvrage tombait à point, alors ballotée entre ce que j’avais entendu toute mon enfance à propos de l’Algérie et l’arrivée dans ma vie de celui qui allait devenir le mentor de mes 17 ans.

Plus tard, loin de ma steppe natale, alors étudiante, la bibliothèque de la ville nouvelle devint le refuge bienveillant des après-devoirs surveillés du samedi matin, un sas de décompression avant d’aborder un week-end de fiesta ou de révision. Le rayon des ‘Récits de voyage et d’aventure’ était fourni au delà de mes espérances, nourrissant ma quête par force écriture et émotions, m’extrayant ainsi de la sécheresse des années de prépa.

J’y ai d’ailleurs lu 3 livres d’une femme partie, en famille, sur un voilier autour du monde. Les deux premiers livres étaient à la gloire de ce mode de vie qui ne m’était déjà pas indifférent alors que le troisième, libérant sa parole, démontait point par point les deux premiers, rabaissés au rang d’ouvrages alimentaires. Il faut toujours se méfier des témoignages !
Je regrette en avoir oublié les titres et l’auteur que je n’ai jamais pu retrouver. Peut-être Dominique Agniel avec son Et ceux qui vont en mer ou Trois Océans Pour Nous Trois. Un Homme, Une Femme, Un Enfant de Yves et Elisabeth Jonville. A creuser.

Le Marquis de Sade n’avait plus de secret pour moi, ainsi que les correspondances de Saint Exupéry, sans oublier les livres enregistrés qu’il me plaisait à ramener chez moi, soit pour combler quelques lacunes littéraires, soit pour égailler mon esprit durant les taches laborieuses. J’en ai d’ailleurs transmis le goût à Petit Ginkgo lors des voyages en voitures par le biais de la chère voix désinvolte de Bernard Giraudeau.

a

Aujourd’hui, les livres me tombent encore entre les mains sous l’effet d’une magie toujours à point nommé. La bibliothèque que Petit Ginkgo fréquente depuis deux ans est spacieuse pour le peu de livres qu’elle renferme. Œuvre architecturale lumineuse, le sentiment d’espace s’en voit renforcé au détriment du rayon ‘Récits d’aventure et de voyage’. Pfff …
Dans cette grande ville au réseau de bibliothèques si développé, j’aurai aimé pouvoir réserver des bouquins qui se trouvent à l’autre bout de la ville, livrés dans celle que j’aime à fréquenter, pour palier cette misère !

Mais l’ambiance des bibliothèques surpasse le fond. La sérénité fluide qui s’échappe entre les étages impose la lenteur et pousse à la rêverie. Je tombe sur ‘Sous l’étoile de la liberté’ de Sylvain Tesson. Il ne suffisait que d’un auteur pour m’enjoindre à m’abonner.  ‘Lettres et journaliers’ de Isabelle Eberhardt finit de me convaincre.

L’inspiration a toujours l’odeur du vieux papier.

Bernard Giraudeau – Portrait TV

Bertrand Tessier publiait en 2011 une biographie consacrée à Bernard Giraudeau dont les passages de l’enfance jusqu’à la célébrité décryptent l’homme d’une façon intelligente et documentée.

Cependant, je ne me souviens guère du reste, exception faite de l’absence de Madame T (probablement à sa demande) et d’une ouverture timide sur la façon dont Bernard Giraudeau a pris en main sa maladie par un biais plus ‘spirituel’ qu’à l’accoutumé.

Tessier nous offre aujourd’hui un volet télévisé de ce portrait, toujours intitulé “Bernard Giraudeau, le baroudeur romantique”.

Ce dialogue entre interview(s) de l’écrivain-acteur-voyageur et témoignages de ses proches sera visible sur France 5, le dimanche 16 décembre 2012 à 8h45.

A voir, pour retrouver le regard inspirant de l’écorché vif, apaisé.

****************

“Bernard Giraudeau, le baroudeur romantique”, www.web-tv-culture.com

Un jour, un destin … Bernard Giraudeau

Laurent Delahousse présente Mercredi 5 Septembre 2012 à 22h25 sur France 2 : Un jour, un destin – Bernard Giraudeau : «Je suis venu vous dire…»


“Qui était Bernard Giraudeau au-delà de son apparence de comédien séduisant ? Né en 1947 à La Rochelle, il était fils d’un militaire de carrière. Il a lui-même été matelot au sein de la Marine nationale et a fait deux fois le tour du monde, avant de s’enthousiasmer pour le théâtre en rencontrant une troupe de comédiens. Il parvient à intégrer le Conservatoire national de Paris. Jamais il ne reviendra sur vocation d’acteur. Perfectionniste, exigeant à l’extrême, Giraudeau se disait «inapte au bonheur». Grâce à maintes images inédites et autant de témoignages de ses proches et partenaires, ce portrait intimiste permet de mieux comprendre qui il était. Sa soeur, son frère, Anny Duperey mais aussi Daniel Russo, Gérard Lanvin et Richard Bohringer évoquent leur relation avec l’homme entier qu’il était.”

Une autre diffusion : Dimanche 09 septembre 02h30 sur France 2

J’espère qu’ils sauront aussi bien traiter la dernière partie de sa vie (au delà de la maladie) que sa riche carrière.

Blog au sang chaud !

Les voies des recherches par mots clefs sont impénétrables !

Comment un internaute a-t-il pu atterrir sur laoujetemmenerai.free.fr en tapant :

‘ducati avec mec torse nu’ ??

Je ne savais pas le blog si torride !

Curieuse de savoir quel était le rapport entre le blog et ‘ducati avec mec torse nu’, en recoupant avec les moteurs de recherches utilisés, j’ai effectué quelques recherches à mon tour :

Rien à signaler sur les 15 premières pages de google.fr. C’est sur la page 5 de bing.com que l’on découvre que ça n’a rien à voir avec la moto !
(Il y avait pourtant quelques petits trucs gentillets à exhumer du blog. :( )

Oups … Il a du être déçu l’internaute qui cherchait ‘ducati avec mec torse nu’ :

Le moteur de recherche n’a trouvé qu’un peu de littérature …

Je donnerais toutes les suites du Carlton pour un bivouac et un feu de bois sec, pour de l’eau fraîche au creux des mains à faire ruisseler sur le torse nu, pour les frissons du bonheur aux premières lueurs.

Bernard Giraudeau, Les Dames de Nage (Points, p15)

Pour éviter la prochaine déception d’internaute frustré(e), prenez une superbe Ducat, un torse attirant et faites de belles images de ‘ducati avec mec torse nu’ !

Bernard Giraudeau – n°20

Restez-là, tout près de moi. J’ai beaucoup écrit le mot amour sans l’avoir jamais prononcé que sur la scène et il me semble que je pourrais vous le dire à l’infini, mais je sais déjà que ce serait une fatale erreur. Vous l’écrire, oui, vous le dire, non. Il est étrange de constater qu’à force de le prononcer, on finisse par lui donner une sonorité glaçante. L’amour ainsi nommé sans fin n’est plus qu’un vide avec seulement une enveloppe autour, le mot lui-même.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)
Editions Métailé (p.243)

CQFD … ;)

Cet étonnant marin

Un peu rapide mais une belle rétrospective à propos des œuvres de Bernard Giraudeau


par Stéphane Dugast

Bernard Giraudeau – n°19

Il y a encore des crocodiles dans les bras du fleuve. Le pilote me montre l’aiguille de carburant. Il en reste peu, nous sommes sur la réserve. Bakel est en vue. Il est impossible de trouver la piste. Il y en a une pourtant et le GPS nous indique son survol. Une fois, deux fois, dix fois, nous croisons le point précis. Rien. Il va falloir songer à se poser au petit bonheur dans la brousse ou sur une route sans nids de poule.C’est plus délicat. Un coup de vent salvateur, une tornade, soulève un nuage de poussière. La piste est dessous. Nous nous posons. Il faudra beaucoup de patience pour trouver le dépositaire d’essence et remplir nos bidons. Je vais au fort de Bakel. Toute une histoire dans la courbe du fleuve. Une folie implantée pour le commerce de l’or, de l’ivoire, des esclaves, de la gomme.

Poste français à Bakel sur le fleuve Sénégal en 1887.
Source: Joseph Gallieni, Deux campagnes au Soudan Français

Bernard Giraudeau, Le Marin à l’ancre,
Editions Points Poche, p143

Comme un point commun …

 


 

(…)

Fonds de Dotation Bernard Giraudeau

“Nous avions, Elizabeth, Sara, Philippe, François et Gaël, l’impression que Bernard nous avait laissé une mission : continuer ce qu’il avait entrepris, à savoir aider et accompagner les malades atteints d’un cancer et leurs familles.

Prenons un exemple : Certains patients sont obligés d’être hospitalisés dans des villes où ils n’habitent pas, mais il n’y a aucune structure pour accueillir leurs proches, alors que le soutien psychologique est essentiel. Il faut sortir les malades de l’isolement.

Or dans sa dynamique scientifique, l’hôpital néglige cet aspect là, faute de temps et de moyens. Bernard disait toujours qu’il était un privilégié : il avait les moyens de vivre sa maladie. Il se battait pour que les meilleurs soins soient accessibles à tous, mais aussi pour que chacun puisse être entouré. C’est ce message là que nous voulons perpétuer.

Nous voulons soutenir, aider, prendre en charge de manière financière et psychologique les malades atteints d’un cancer ainsi que leurs familles. “

Le Collège Fondateur, www.fondsbernardgiraudeau.com

Leurs actions ?
Et bien, leurs moyens sont énoncés à l’onglet ‘Nos Actions’. Laissons leur un peu de temps pour investir le sujet.

Merci Sitelle pour l’info !

Bernard Giraudeau – Les longues traversées

Le 20 Mai 2011 paraitra l’album ‘Les longues traversées’, élaboré à quatre mains.

;

Bernard Giraudeau et Christian Cailleaux poursuivent le voyage de ‘R97, Les hommes à terre’

Souvenirs de mer …

A lire aussi : Bernard Giraudeau – A paraître

Bernard Giraudeau – A paraître

Après R97, Les Hommes à Terre, Christian Cailleaux et Bernard Giraudeau avaient en chantier une deuxième bande dessinée alors que ce dernier nous quittait :
Les Longues Traversées.

L’ouvrage est à paraitre pour le 20 Mai 2011

De son coté, le journaliste, auteur et réalisateur, Bertrand Tessier s’est intéressé à la vie de Bernard Giraudeau en rencontrant ses proches, réunissant plus de 60 témoignages et quelques correspondances privées.

Il publiera courant Avril 2011 : Bernard Giraudeau, Le baroudeur romantique.

Quant à la couverture … ?

A voir ce qu’apportera ce livre comparé aux écrits déjà très autobiographiques de l’auteur ?

Brest – En hommage à Bernard Giraudeau

Le 25 octobre 2010, letelegramme.com nous apprenait que le futur ensemble immobilier de Brest, issu de la réhabilitation des espaces militaires et comprenant la capitainerie du port du Château, serait dénommé “Espace Bernard-Giraudeau” en hommage à un amoureux de la mer, très attaché à Brest.

Tohra Mahdavi sous l’œil de Gaël et Sara Giraudeau

Il y a 1 mois jour pour jour, Tohra Mahdavi la compagne de Bernard Giraudeau, ainsi que les enfants de l’écrivain de marine, Sara et Gaël, ont donc scellé la ‘première pierre’ de la future capitainerie.

Un texte de Bernard Giraudeau rappelant la force de la mer et les liens entre les hommes a été lu par son fils Gaël, puis placé dans un tube métallique déposé dans l’un des parpaings de la construction.

L’empreinte de Bernard Giraudeau restera donc
longtemps sur le quai de l’Amirauté.

**************

Port du château. Hommage à Bernard Giraudeau, www.letelegramme.com, 25-10-2010
Brest. Un espace “Bernard Giraudeau” va être créé, www.letelegramme.com, 10-02-2011
Port du Château. L’empreinte de Bernard Giraudeau, www.letelegramme.com, 20-02-2011
Brest. À la mémoire de Bernard Giraudeau, www.letelegramme.com, 21-02-2011
L’hommage de Brest à Bernard Giraudeau – Brest, www.ouest-france.fr, 21-02-2011

Bernard Giraudeau – 1 Livre/1 Jour

Le lire sans restriction mais l’écouter parler de Cher Amour est tout aussi délicieux.

25-06-2009

Bernard Giraudeau – n°18

Avec le temps l’espace entre vérités et mensonges se dissipe doucement et vous me pardonnerez si parfois j’ai repoussé cette frontière pour être au plus près de l’indicible.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)

Bernard Giraudeau – Dans quelle étagère

Bernard Giraudeau parle de Cher Amour et un peu plus …



2009

Bernard Giraudeau – n°17

Non, c’est le bonheur immédiat, sensuel, d’une ruelle de village africain, ou andin, c’est de respirer ces parfums étranges et parfois reconnus, humer comme l’étalon les vastes plaines, attaquer les pentes montagneuses sous les nuées, c’est la menthe sauvage au petit matin, le thym écrasé, l’herbe fraiche à peine fauchée.

J’ai gardé ce plaisir à rejoindre aux premières lueurs les landes fumeuses, les bords de mer encore mauves abandonnés par les hordes humaines. J’aime les silhouettes des arbres, l’élégance des ramures au milieu des prairies, les ombres sur les dunes sahariennes, les villages flottants sur les lacs cambodgiens.

Je donnerais toutes les suites du Carlton pour un bivouac et un feu de bois sec, pour de l’eau fraîche au creux des mains à faire ruisseler sur le torse nu, pour les frissons du bonheur aux premières lueurs.

Bernard Giraudeau,
Les Dames de Nage (Points, p15)

Bernard Giraudeau – n°16

Je reste au bord du fleuve, les chauve-souris me taquinent et ricochent dans la nuit. Je repense à une petite conversation que nous avions eue. Nous parlions des femmes. Sujet inépuisable et si mystérieux pour toi, pour moi aussi d’ailleurs, définitivement.

Tu m’as demandé de te décrire celle que j’ai aimée, que j’aime et que j’aimerai. J’étais bien embarrassé. Peut-être que ce soir le fleuve lisse comme une fille me donne l’envie de te répondre. C’est une page pour nous, pour toi. Duras écrivait l’histoire de cette femme à la recherche du marin de Gibraltar, moi je suis ce marin à la recherche de cette femme.

Elle s’échappe toujours. Elle ne se dessine jamais tout à fait. C’est un ruban qui se dénoue sans cesse, un tissu de soie ou de satin qui ne reste jamais sur les épaules et qui glisse inexorablement.

Bernard Giraudeau, Le Marin à l’ancre (éditions Points, p132)

Bernard Giraudeau – n°15

C’est à vivre, pas à dire, c’est à aimer, pas à écrire.

Bernard Giraudeau, Cher Amour

Bernard Giraudeau – n°14

Quelqu’un m’a dit “Tu as une peur bleue du bonheur”. Ça m’a foutu un coup.
Le bonheur, quel boulot !

Bernard Giraudeau, Le Marin à l’ancre (version audio)

Oups … du boulot aussi pour Capsicum ! ;)