Serrer les fesses …

… quand la douane australienne choisi d’inspecter la personne avant vous et celle après vous, alors que vous traversez la ‘Nothing to Declare line’ avec votre traitement antituberculeux en poche pour 6 mois et votre petit papier jaune dont la case ‘Tuberculosis Connait Pas’ a été cochée.

Je vous l’accorde, là ce sont les douanes allemandes,
mais c’est pareil partout !

Parfois ce n’est pas pour débarquer que les choses se gâtent mais en transit à Kuala Lumpur alors que l’agent féminin de contrôle  vous aboie dessus dans une langue difficilement compréhensible car elle pense que vous êtes une dangereuse terroriste se baladant avec un monstrueux ciseau à herbe dans votre bagage cabine, pour assassiner le pilote.
Méprise aux rayons X, l’objet du délit était un casse-tête idiot constitué de fers à cheval …

Parce qu’en transit, il n’y a pas besoin d’être à l’autre bout de la planète pour se faire coffrer.
Il suffit d’atterrir à Lisbonne en simple formalité pour rentrer en France … avec une malheureuse bombe au poivre à 3,30 euros dans les bagages de son acolyte, considérée comme une arme de ?eme catégorie, illégale au Portugal.
L’avion a été chopée de justesse, sur ce coup là, grâce à un charmant policier Portugais rattrapant les frasques de son collègue ‘Pitbull de Compétition’. Tout de même 150 euros d’amende iront au moins à une association d’enfants.

Après tout, même en France, il aura fallu s’envoyer par la Poste un minable petit coupe-ongle, soupçonné d’être une potentielle arme de détournement d’avion sur le tarmac bordelais.
Et ne parlons pas des bottines dont la fermeture éclair fait sonner le portique. Bien faillie finir en petite culotte sur le tapis roulant de Luton (GB).

Dommage que Caps ne soit pas un agent, elle aurait appris à passer les contrôles aéroportuaires sans sueurs froides …
D’ailleurs, résidu de guerre froide dans sa mémoire d’enfant, elle n’en menait pas large à Moscou. On ne sait jamais, sur un malentendu. :(

Vous comprendrez donc sa lutte contre Morphée lors d’une escale de 18h en Malaisie, de peur qu’un passager mal intentionné profite d’un instant d’inattention pour faire passer des méthamphétamines dans ses bagages. Ils condamnent à mort pour moins que ça dans ce pays …

Hors des aéroports, Capsicum est très calme en voyage !

Argo

Mon appréhension des passages de douanes aux aéroports
n’est pas prête de se calmer après un tel film …

Ben Affleck réalise en 2012 un film prenant et rythmé sur la base de faits réels intervenus lors de la révolution iranienne du début des années 1980. Il campe un agent de la CIA missionné pour exfiltrer 6 membres de l’ambassade américaine à Téhéran grâce à une couverture rocambolesque.

La pression monte graduellement de la bonne idée qu’il faut vendre en interne à la CIA jusqu’aux différents points de contrôle avant le décollage de l’avion, en passant par les quelques mots de l’employée de maison iranienne qui feront de l’opération une réussite … ou non !

A bien y réfléchir l’action n’est pas très intense mais chaque enjeu est mis en scène avec densité.

Malgré le manichéisme américain habituel, j’en retiens une certaine apologie de la désobéissance en faveur de la responsabilité.

Ce genre de film me rappelle toujours la chance que j’ai d’avoir vécu jusque là dans une ambiance politique stable, préservée de la folie ostensible du monde. Pourvu que mes enfants aient aussi cette chance.

Aujourd’hui, tout ce que j’ai vu, enfant, sur mon poste de télévision est devenu de l’Histoire alors même que l’Europe encourageait ses citoyens à se regarder le nombril.

Le passant que je croiserai demain dans la rue se rend-il compte de la complexité des situations qui se jouent sur le plan international, sans même qu’il en entende jamais parler ? Sait-il qu’il existe des hommes de l’ombre qui ne seront jamais honorés publiquement pour les risques qu’ils prennent ?
C’est tout juste si, suffisamment âgé pour laisser la prescription faire son œuvre, quelques mots leur échapperont après une soirée arrosée …

 

Je suis toujours surprise de voir sortir de leur mutisme de telles histoires vraies
alors que les protagonistes sont encore vivants.

Merci Ange.

L’Oiseau Blanc 2012 – Officialisation …

Une manifestation est prévue “à Washington, au printemps (2013), ou nous comptons avec le Groupe SAFRAN, devant les autorités françaises et américaines, faire remettre au Smithonian Air and Space Museum, une maquette de l’Oiseau Blanc, avec un socle ou sera gravé la question de Charles Lindbergh à son arrivée au Bourget le 21 mai 1927 :

Charles NUNGESSER et François COLI

“A t on des nouvelles de Nungesser et Coli?”…et la réponse: “86 ans après , nous pouvons confirmer qu’ils ont bien traversés l’Atlantique le 8 et 9 mai 1927, mais qu’une dépression les a obligés à contourner Terre Neuve, les obligeant à amerrir devant Saint Pierre, dans un brouillard qui leur fut fatal!..“La France remercie la Navy et les Coast Guards qui ont tout tenté pour sauver nos pilotes.”

Rapport sur nos recherches, nous approchons du but !,
loiseaublanc.over-blog.com, 15-10-2012

‘Breakdown’ au dessus de l’Atlantique !

Après avoir avalé un plateau à la saveur très ‘discutable’, le soleil a disparu au dessus des nuages, laissant le microcosme aérien sombrer peu à peu dans le sommeil. Assise entre Elle et un inconnu, j’essaye avec peine de trouver ma place, histoire de prendre un peu de repos après un premier vol et une longue escale dans la capitale lusitanienne.

Soudain, je sens son bras gauche bouger nerveusement. Le mouvement saccadé me sort aussitôt de ma torpeur. Des convulsions ! Mummy convulse ! Les yeux fixes, la bouche ouverte, les bras et les mains fébriles, elle se raidit de plus en plus. En un centième de quart de seconde, mon seul but est de la sortir de cet état inconscient.

Les claques semblent être la première meilleure réponse à la situation alors que mon cerveau reprend avec empressement la chronologie détaillée des évènements qui nous ont portées à bord de cet avion. Pourvu qu’elle m’ait dit la vérité concernant ce soupçon d’AVC, il y a 5 mois et la permission des médecins de partir dans un pays si reculé.

Mais rien n’y fait. Les convulsions continuent et j’ai de plus en plus peur qu’elle s’étouffe avec sa langue. Voilà maintenant de longues minutes qu’elle est inconsciente et si je la perds maintenant, j’en connais un qui m’en voudra toute la vie. Mais pourquoi l’ai-je emmenée dans mes errances de routarde boboïsante ?

Effarée de devoir utiliser la formule consacrée, j’appelle donc un médecin dans l’assemblée, réveillée par le claquement des gifles et ma voix répétant de plus en plus fort : “Mummy revient, Mummy réveille toi. Tu m’entends ?”. Parallèlement à ma détermination de ne surtout pas perdre la partie, j’observe l’absurde de la situation, telle une scène de ces films de catastrophe aérienne que j’affectionnais tant étant petite.

Son regard est toujours fixe et derrière sa bouche bloquée, j’ai l’impression qu’elle gémit comme si elle était murée dans son propre corps. Le voisin finit par laisser sa place alors qu’elle commence à vomir. Je me demande ce que font les hôtesses au lieu de m’aider à l’allonger sur les 3 sièges. 10 000 mètres d’altitude au dessus de l’eau à 3000 km de chez soi, ce n’est pas un endroit pour mourir.

Non, NON, ce n’est pas possible !

Sa capacité respiratoire semble toujours fonctionnelle mais son poul est de plus en plus filant. Putain, si ça doit durer encore longtemps, soit c’est la fin, soit il y aura de graves séquelles. Comment la sortir d’elle-même ? Haussant le ton, et giflant à tour de bras, j’enrage intérieurement contre le sort.

C’est à ce moment précis que ses yeux se raccrochent à mon regard et que ses mains se reposent enfin sur ses genoux. Aussi paumée qu’épuisée, elle me demande ce qu’il se passe. Oh, merci, merci, merci, je ne l’ai pas perdue … Mon premier réflexe est de lui faire lever les deux bras simultanément. Le bras gauche n’est même pas à la traîne, son visage semble symétrique et sa locution est normale.

Tous les regards sont fixés sur nous, mais qui peut imaginer ma joie (très vite contrastée par la peur que cela se reproduise) ?

Après la bataille, une femme médecin et une infirmière rappliquent enfin alors que l’hôtesse me propose un masque à oxygène. Elles ne font pas plus que m’écouter relater la situation. Le tensiomètre automatique, enfin retrouvé au fond du sac, relève une tension anormalement basse. Ce qui n’a rien d’étonnant.

Bien qu’elle soit revenue à elle, ce n’est pas la grande forme. Les effets de la crise ne s’effacent pas en un claquement de doigt. L’A320 atterrira bientôt à Sal, en pleine nuit, et je ne peux décemment pas faire dormir ma mère dans l’aéroport (comme prévu) en attendant le lendemain qu’un bimoteur nous mène sur Sao Vicente. Il faut absolument trouver un hôtel afin qu’elle se repose et que je statue sur la suite à donner à l’aventure (initialement censée nous mener randonner dans les montagnes de L’île).

Le rapatriement d’urgence est à un numéro près.

40 min plus tard, une chaise roulante nous attend sur le tarmac de l’aéroport de Sal. Nous passons facilement les contrôles frontaliers malgré leur hésitation devant mon passeport non-biométrique. La mauvaise nouvelle, c’est que les deux distributeurs d’argent sont vides. Pas d’escudo pour payer une hypothétique nuit dans un vrai lit. Il est pourtant essentiel que Mummy fasse relâche, en attendant de voir un médecin.

Dans notre galère, le bureau de change ‘mal aimable’ est tout de même ouvert. Pour un premier contact avec le pays, c’est décidément glauque.
Peu rassurée dans le taxi, l’hôtel le plus proche fera donc l’affaire, même s’il est hors de prix pour une arrivée à 2h du matin !

Je passerai le reste de la nuit à l’écouter respirer …
et à moi-même vomir ce ‘plateau du diable’ !

Passée la stupeur et après analyse des paramètres de retour en métropole, cet étrange épisode se révèlera être un ‘simple’ malaise vagal convulsif lié à la fatigue et au stress des heures précédentes, à l’inquiétude de l’inconnu, la chaleur étouffante de l’avion et à l’action combinée d’un traitement contre l’hypertension et de deux comprimés d’aspirine.

Impressionnant avec le passif et dans ce contexte particulier.

Grimsvotn volcano

The Big Picture

par Olafur Sigurjonsson/Reuters

“A plane flies past a smoke plume resulting from the eruption of the Grimsvotn volcano, under the Vatnajokull glacier in southeast Iceland, May 21, 2011. Airlines began canceling flights to Britain because of the ash cloud from the volcano reaching its airspace, although experts expected no repeat of travel chaos from the eruption of Eyjafjallajokull a year ago. (Olafur Sigurjonsson/Reuters) “

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Merci Aeroflot !

La compagnie a étendu les dates de remboursement des billets pour Tokyo.

Chouette !

Le fantasme aérien …

… serait beaucoup moins attractif, s’il était autorisé !

“The dream is now a reality, one that you can even share with a travelling companion – just keep your clothes on.”

Rob Fyfe, Air New Zealand Chief Executive

Tks Ange ;)

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Sky Couch In Coach: Air New Zealand Designs Flip-Up Cushion To Make Bed, The WallStreet Journal Blog, 25-01-2010

Essoufflement …

Ce contre-temps a stoppé Capsicum, dans son élan.

Repousser ses aspirations ralentit l’espoir en l’avenir, avec une petite influence sur la ‘masse’, qui n’est soudain plus décroissante. ;)

Comme quoi, le ‘succès’ n’est vraiment qu’une question de feu sacré.
Être persuadé de sa force intérieur permet de survoler les difficultés sans qu’elles n’aient aucune prise sur soi. La conviction fait donc plier les évènements en sa faveur.
Reste à savoir si c’est directement ou indirectement !

Alexandra Zainal

Envolés le Japon d’Automne et les îles Anglo-Normandes … Un peu d’action n’aurait pas fait de mal pourtant !

En soi, l’avantage ultime du contre-temps est de fournir un peu plus de recul à la réflexion malgré la certitude d’un changement proche.

C’est comme si Capsicum était coincé entre le plongeoir et l’eau !
Cela n’arrive donc pas que dans les dessins animés …

Voyons les choses sous un angle avantageux …

Quel meilleur moyen de financer un joli reflex numérique !?! ;)

Matthieu de Quillacq … de retour en France

Après le silence radio de ces dernières semaines (histoire de ne pas aggraver son cas), le Mentor de la Vallée n’a pas réussi à réparé son appareil CH-7 Kompress et n’a pas le droit de rester dans une région frontalière. Charlie doit donc rester dans la toundra alors que Matthieu revient en France.

Qu’adviendra-t-il pendant l’hiver ?

Félicitations pour ces 15 500 km déjà parcourus !
La suite viendra …

Précédemment : Matthieu à 265 km de Pevek !


Chukotka © RIA Novosti. Igor Mikhalev


Un aviateur français viole la frontière russe: 80 euros d’amende, fr.rian.ru, 30-08-2010

PETROPAVLOVSK-KAMTCHATSKI, 30 août – RIA Novosti

L’aviateur français Matthieu de Quillacq a été condamné à une amende de 3.000 roubles (80 euros) pour avoir violé la frontière russe, a annoncé lundi un porte-parole du Service fédéral de sécurité (FSB).

Read more »

Air Race World Championship 2010

Quand “66 Minutes” rappelle à Capsicum qu’elle n’a toujours pas appelé l’aéroclub …

Best of de la saison 2010

Red Bull Air Race

Encourageant …

Les pilotes ne sont pas que des jeunots !
Ça laisse de l’espoir.

” S’accrocher à la Lune “

Je ne sais pas ce que j’aime le plus sur www.messyasz.fr,
les photos ou les textes ?

” (…) J’écarte les yeux à chaque seconde, et des larmes aux yeux j’en ai eu devant ce spectacle. Le Soleil se lève alors que la Lune brille encore de mille feux, le tout sur une mer de nuage, Comme si nous étions en train de marcher sur un immense matelas de coton. Dans mes oreilles, Elliott Smith “Angel in the Snow“. Tout prend une dimension insoupçonnée, inimaginable aussi… Je ne rêve plus à d’autres Nord, j’ai simplement pris le large, loin de tout, de ces cœurs gelés qui ne veulent plus rien. Je suis un autre et je vais ailleurs, que demander de mieux?… Décrocher la Lune sans doute?…”

(Extrait du carnet du voyage)

Nicolas Messyasz – 31 Décembre 2007 – entre Paris et Londres.

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L’Oiseau Blanc 2010 – Résultats préalables

Dans un mois, du 26 Mai au 15 Juin 2010 débutera la prochaine campagne de recherche de L’Oiseau Blanc (l’avion disparu de Nungesser et Coli) et du Ravenel (Chalutier de Saint Pierre ayant sombré en janvier 1962 avec 15 marins à bord).

Bernard Decré décrit avec précision toutes les démarches préalables et rencontres réalisées à ce sujet lors de sa dernière visite canadienne dans Bilan des recherches du 13 au 27 avril.

Cette quête mettant en œuvre de lourds moyens techniques … les mécènes sont les bienvenues !

Capsicum leur souhaite des recherches fructueuses.

Précédemment : L’Oiseau Blanc 2010 – Plan de Mission

Survol de Platitude Land …

Sur un coup de tête !

Il y a des après-midi irréels où le bruit du moteur, le déplacement de l’aiguille de l’alti, la chaleur sous la verrière, l’odeur de carburant transporte Capsicum hors du temps …

DR-400

Oublier ces réminiscences pour … voir l’émerveillement dans les yeux d’un enfant et sa main tenant la votre alors qu’un large sourire envahit son visage.

Et oui … encore une chose à apprendre avant de mourir !


Virginie Guyot met les points sur les i !

En janvier dernier, AeroBuzz publiait une interview de Virginie Guyot, leader de la Patrouille de France, qui se fatigue un peu de l’intérêt qu’on lui porte en tant que … femme …

GUYOT_sous_aile

“Tout d’abord les encouragements que de nombreuses personnes me témoignent en tant que femme me touchent beaucoup. Cependant, la curiosité que je suscite parfois m’est assez pénible. Certes j’ai des compétences, mais comme les autres pilotes de la formation. L’idée que certains individus trouvent extraordinaire le fait qu’une femme puisse accéder à ce poste est, selon moi, plutôt « rabaissante » pour les femmes. C’est juste une question de motivation et de travail.”

Virginie Guyot, du 2/33 Savoie à la Patrouille de France, AeroBuzz, 12-01-2010

Pour moi, le fait qu’elle soit femme est plutôt une preuve que ce type de carrière est possible … un encouragement pour toutes les rêveuses à “Mach 2″ !!

Ce qui ne veut pas dire que n’importe quelle nana en soit capable …

…  elle a placé la barre plutôt haut !!!

13 000 m

Une conversation hors du temps et de l’espace, à deviser avec le copilote de cet A340, qui m’emmenait vers Singapour. C’était un temps où les compagnies aériennes n’étaient pas obnubilées par les pirates de l’air …
J’ai d’ailleurs longtemps correspondu avec ce voileux amoureux des Laser.

La vie est faite de ce genre de rencontre “entre deux portes” qui retient l’attention pour 3 fois rien … une poignée de main, un simple feeling, une passion commune, quelques mots clairvoyants.
C’est souvent un échange que l’on poursuivrait bien autour d’un café, une parenthèse durant laquelle les conventions ou les témoins ont peu d’importance.

Encore faut-il se laisser porter par l’instant …

William Newton “Bill” Lancaster – Aviateur perdu dans le Sahara

Les restes momifiés d’un pilote étaient étendus au milieu du fuselage de l’aile qui lui avait fourni un peu d’ombre. Séché par l’air du désert, la peau de son corps était comme parcheminée et incrustée de sable. Au dessus du sourcil droit, une coupure due au crash pouvait encore se voir. Le bras gauche sous le corps, le bras droit replié, la main près de la gorge, le corps semblait momifié, dans un état de conservation remarquable. Les vêtements étaient encore reconnaissables.

Sur un carnet de carburant relié en cuir, était inscrit le message suivant :
“So the beginning of the eighth day has dawned. It is still cool. I have no water…. I am waiting patiently. Come soon please. Fever wracked me last night. Hope you get my full log.” Bill

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L’épave du “Southern Cross Minor”

“L’aube du huitième jour s’est donc levé. Il fait encore frais. Je n’ai pas d’eau …. J’attends patiemment. Viens vite s’il te plaît. Je fus en proie à la fièvre la nuit dernière. J’espère que tu auras mon journal au complet.” Bill

L’épave fut découverte par un peloton motorisé du groupement saharien mixte du Touat de l’Armée Française, le 12 Février 1962, 29 ans après les derniers mots de Lancaster. Lors de cette patrouille de routine à travers le Sahara, les français découvrirent les débris de l’avion à 70 km à l’ouest de la piste  transsaharienne (que l’on a longtemps appelé la piste impériale n° 2 (Oran – Gao)), à hauteur du P.K. 296 sud de Reggan, dans le Tanezrouft, au cœur d’un désert, que même les bédouins évitent. Ils appellent cela le “Pays de la Soif”. Afin de survivre à cette brûlante chaleur déshydratante, une personne a besoin de 7,5 litres par jour.

Seule restait la carcasse du petit biplan monomoteur, parce que le pilote avait arraché la toile pour faire des torches.

“Fin du 5ème jour, c’est-à-dire 6 h 45 de l’après-midi du 5ème jour. Le SOUTH CROSS MINOR n’a pas grande allure maintenant. J’ai dû arracher beaucoup de toile pour faire des torches. Aussi, il est comme un pauvre canard au dos brisé avec beaucoup de plumes manquantes… “

Gravement endommagé durant l’atterrissage catastrophe, l’avion était retourné sur le dos. Enveloppés dans un tissu étaient attachés, à un montant de l’aile, le journal de bord de l’avion et d’autres documents, notamment un passeport et un étui contenant la photo d’une femme souriante portant un casque de vol et des lunettes.

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E. Hodges, ‘Chubbie’ Miller and Captain Bill Lancaster, Darwin, Australia, 1928

Une brève inspection révéla que le pilote décédé était le capitaine William Newton Lancaster (ancien pilote des Australian Flying Corps), qui avait disparu en 1933 alors qu’il tentait de réaliser un record de vitesse entre Londres (UK) et Le Cap  (Afrique du Sud) à bord d’un petit biplan monoplace “Avro” à moteur “De Havilland” : le “Southern Cross Minor”.

Voilà ce qu’écrit le lieutenant français François MOPPERT (1), chargé de l’enquête en rapport avec l’épave retrouvée en 1962 dans le désert de Tanezrouft :

“Du jeudi 13 avril au jeudi 20 avril 1933, date de sa mort, Bill Lancaster avait noté ses pensées, à l’intention de sa mère et de sa fiancée, décrit son état d’âme et les étapes de sa lente agonie tout au long des jours de cette interminable semaine : espoir d’être secouru, soif, désespérance, sérénité …

(…) Tout se passe bien d’Oran à Reggan. Puis, la nuit tombe au moment où il “attaque” le Tanezrouft. Il est alors obligé de voler au compas. Soudain, le moteur a des ratés. L’appareil perd de l’altitude. Le « South Cross Minor » heurte le sol dans l’obscurité totale, « fait un bond de 50 yards (91 cm), heurte à nouveau » puis capote et se retourne.

(…) Les étapes de son agonie sont perceptibles.
* Les deux premiers jours, c’est l’affolement : Il écrit la moitié de son message. « Je ne veux pas mourir, je veux désespérément vivre. J’ai l’amour d’une bonne maman, et papa, et une fiancée… »

* Le troisième jour, il est fataliste : c’est « le hasard du jeu » qui l’a mené ici. Il n’écrit qu’une seule page.
* Les quatrième et cinquième jours, c’est la résignation. Il rédige un rapport technique sur son accident. « Je suis résigné à mon destin. Je me rends compte que je ne serai pas sauvé, à moins d’un miracle. »
* Le sixième jour, l’accablement ne lui permet plus d’écrire qu’une petite page entre 6 et 11 heures du matin, « Je vais m’attaquer aux 6 heures d’enfer… »
* Le septième jour est marqué par un désespoir lucide. Il écrit trois page : « Maintenant, mon eau sera finie aujourd’hui. Je ne durerai pas beaucoup plus longtemps… » Il attache son message à l’aile de l’avion, soigneusement enveloppé dans de la toile arrachée à la carcasse. « Au revoir, et que Dieu soit avec vous… S’il y a un autre monde, et s’il y a quelque chose après ceci (et je sens qu’il y a quelque chose) je serai seulement en train d’attendre – Bill. »
* À l’aube du huitième jour, il écrit encore sur son carnet de carburant : « Je n’ai pas d’eau… pas de vent… j’attends patiemment… »
Il est probable qu’il n’a pas vu le soleil se coucher à l’horizon de l’infini Tanezrouft le soir du 20 avril 1933.”

La femme sur la photo était Jessie Maude “Chubbie” Miller, la première femme a avoir traversé le monde en avion entre l’Angleterre et l’Australie, passagère de  Bill Lancaster. Elle passa son brevet de pilote et lança sa propre carrière d’aviatrice comme “the Australian Aviatrix”. Elle devint la fiancée de Lancaster.

Finalement mariée à un pilote britannique en 1936, elle reçue le message de Lancaster 29 ans après le crash, avec son journal et les autres documents, comme le souhaitait le pilote. L’ancien amour de Lancaster, retournée par le courage, l’énergie et la ténacité de son bien aimé autorisa la publication du remarquable journal où il relatait ses derniers jours dans le désert.

Voici l’histoire vraie qui inspira Sylvain Estibal, pour son roman Le Dernier vol de Lancaster, qui est à l’origine de l’adaptation cinématographique Le Dernier Vol, de Karim Dridi actuellement à l’affiche avec Marion Cotillard et Guillaume Canet. Voir le Dossier de Presse.

DERNIER VOL

Une aviatrice, le Sahara, l’ambiance coloniale de l’entre-deux guerres, le décor idéal pour un film d’aventure … et bien non !

Partie avec cette supposition à l’esprit, j’ai cessé de m’ennuyer quand je me suis laissée emportée par les couleurs de l’implacable et immense désert, la solitude et la sècheresse inimaginable et la force d’une quête qui conduit par delà les frontières de la raison, au bord de la mort.

Marion Cotillard – “L’illusion occidentale de vouloir éduquer les peuples..“, BSC News Magazine, 22-12-2009

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(1) TANEZROUFT, désert de la soif par le lieutenant MOPPERT, Revue d’Études et d’Informations n° 54 – 4ème trimestre 1962
Bill Lancaster: Lost in the Sahara After Attempting to Break the England-Cape Town Flight Speed Record
, HistoryNet.com.
Jessie Maude ‘Chubbie’ Miller, The Pioneers, Hargrave
« UN PAPILLON DANS LE DÉSERT » OU LA TRAGIQUE HISTOIRE DE WILLIAM NEWTON LANCASTER, par Alain BROCHARD

L’habit ne fait … finalement … pas le moine !

Un CCAC (Costume Cravate Attaché-Case), qui en voyant le soleil radieux, pose son après-midi, pour aller … voler …

… ne peut être foncièrement inintéressant !

Solar Impulse

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L’avion fonctionnant à l’énergie solaire Solar Impulse a décollé aujourd’hui de l’aérodrome militaire de Dübendorf, près de Zurich, pour un premier “bond” de plusieurs centaines de mètres. L’appareil, d’une envergure d’un Airbus A340 (63,40 mètres) mais totalisant seulement le poids d’une voiture (1.600 kg) a fait “un vol de 400 mètres sur une hauteur de 1 mètre”, ont indiqué Bertrand Piccard et André Borschberg.

Un avion solaire vole sur 400 mètres, LeFigaro.fr, 03-12-2009

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Blog du Solar Impulse

A lira aussi : Tous les billets sur le Solar Impulse.

L’oiseau Blanc 2009 – Les témoignages de l’époque …

L’association La Recherche de l’Oiseau Blanc, qui s’emploie à retrouver l’avion de Nungesser & Coli, s’appuie sur une fouille méticuleuse de la presse de 1927 …

Nouvel Indice !…, 30-11-2009

Précédemment : Decré continue de rechercher Nungesser & Coli

Virginie Guyot – De Charognard à Leader -

Comme c’était prévu, le commandant Virginie Guyot, qui avait intégré la Patrouille de France l’année dernière comme “second”, devient la voix (oui, oui, avec un X) à suivre !

Mardi 24 Novembre 2009 à Salon de Provence, Benjamin Sourbielle a transmis au jeune commandant de 32 ans, la tâche de rythmer les acrobatie aériennes en guidant les 8 autres Alphajets.

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Virginie Guyot, leader de la Patrouille de France © DR

Elle a jusqu’à Avril 2010 pour mettre au point la nouvelle série 2010, présentant le savoir-faire français en meeting ou en représentation, voire rendant quelques hommages … comme celui-là !

Cette maman d’un petit garçon est plutôt douée parait-il !
Sacrifice et Choix … on en revient toujours à la même réflexion …

Congratulation FAF’s Angel !

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Virginie Guyot, première femme aux commandes de la Patrouille de France, LePoint.fr, 26-11-2009
Virginie Guyot et Kirsty Moore… les femmes aussi !, Pilote de Chasse Un métier Une Passion, 11-11-2009

Le Commandant Virginie Guyot et ses comparses s’amusent …

Pour saisir complètement le clin d’œil, il faut savoir que Albert Uderzo le père d’Astérix (avec René Gosciny) est aussi le père de Tanguy et Laverdure (avec Jean-Michel Charlier), les Chevaliers du Ciel !

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La Patrouille de France fête les 50 ans d’Astérix, par Gil Roy, 07-10-09

Le charme du Capitaine Anne-Laure Michel a encore frappé !

Sans même jeter un œil sur la lucarne, le seul pic de visites à 304 pour un seul dimanche m’annonce que le reportage Femmes Pilotes De Chasse : Du rêve à la réalité a été rediffusé la veille, 24 Octobre 2009, sur France 3 !!

Parmi les recherches menant à ce blog … toutes les combinaisons possibles entre les mots “Capitaine / Anne / Laure / Michel / Pilote / Chasse” représentent à elles seules 606 demandes d’info à partir d’un moteur de recherche pour aboutir soit sur FAF’s Angels, soit sur Tous fascinés par le Capitaine Anne-Laure Michel (d’ailleurs 2ème post le plus lu de ce blog), soit Croix de la Valeur Militaire pour le Capitaine Anne-Laure Michel.

Nouvelle preuve que ce métier incarné par une femme d’exception de la trempe du Capitaine Anne-Laure Michel fait rêver les foules. Combien de vocations seront nées de l’illustration télévisuelle de son quotidien ? Combien de larmes auront coulé sur les rêves brisés, comme me l’a confié un pilote au regard bleu acier ?

Cet officier de la “French Air Force” retient tout le respect et l’admiration du Capsicum que je suis … et je ne suis manifestement pas la seule  !

Bienvenue aux noctambules qui ont découvert le reportage
ce matin à 2h45 sur France 3 !

Philosophie industrielle de merde.

Revue de projet où j’aurais mieux fait d’apporter les bazookas, les mitraillettes étant un peu légères.

Bien qu’un allier inespéré se soit révélé.

Je n’imagine même pas si je n’avais pas réussi à respecter les deadlines … C’est quand le prochain avion pour ailleurs ?

Un dernier Pourquoi …

Aujourd’hui, j’ai l’âge du Christ … Mais notre sagesse n’est pourtant en rien comparable !

Ce matin, il fait un peu moins frais qu’il y a plus de 2 jours, alors que nous nous rendions à l’aéroport d’Ulaanbaatar. Une cohue étouffante à à peine 6h du matin.
Ils parlent italien, japonais ou un français que je voudrais oublier.

Trop de monde après ces grands espaces et un chariot si encombrant qu’il m’empêche de le rejoindre. J’ai chaud. Nous attendons devant le « Security Restricted Area » quand il nous annonce que c’est là qu’il s’arrête. Déjà … ?

Une panique intérieure m’envahit, mais qui le sait ?
Plus rien ne compte que ce dernier hug. Il me sert contre lui, le parfum sur sa peau m’étourdit, ma main sur son torse reste encore un peu. L’espace d’un instant, le temps s’arrête.

La file avance et il est déjà derrière. J’appuie sur le déclencheur de l’appareil photo, comme une dernière chance de l’emporter avec moi. Il ne sourit plus.
Je tente, tant bien que mal, de maitriser les larmes pour ne pas blesser…

A quoi cela rime-t-il ? Les questions me submergent sans vraiment réaliser que l’avion va m’emporter bien loin.
Derrière la foule, il me fait le signe des yeux qui pleurent. C’est à peine si mon sourire s’esquisse. Mon regard ne pourra pas tout dire.

Je suis comme enfermée au milieu de tous ces gens qui continuent d’avancer. Les minutes sont interminables, je voudrais m’échapper pour rejoindre les cavaliers.
Le flot m’emporte et lorsque je me retourne … Il n’est plus là.

Que la vie te sourit … Voyageur.

Bac+5, Spécialité Bagages en Avion …

Pensez vous que je puisse détourner l’avion avec un coupe-ongle et du shampoing ? Comment bruler le PQ pour ne pas polluer, une fois là-bas, si les allumettes ou les briquets sont interdits en soute ?

Nouvelles mesures de sécurité.