Quand le Phare se dresse en eau bénite !

Le lanterne chinoise frémit. Ce bruit de frottement contre un lampion rond attire mon attention sur la brise qui vient de se lever. La fête est finie, il faut maintenant tout décrocher, tout ranger.

Je prends mon temps pour savourer encore ces moments d’émotion. Marraine aussi blonde que son filleul, tout en tendresse, qui par ce rite entre dans ma famille. Elle l’était déjà tant dans mon cœur, elle saura être présente auprès de mon p’tit gars.

Le fil de nylon se montre récalcitrant et m’offre alors le temps de revoir les larmes de ma mère nous écoutant chanter Là où je t’emmènerai dans l’église haute et blanche qui magnifie nos voix. Trois pour porter avec moi cette chanson pleine de sens vers mes enfants. Mes amis, merci d’avoir fait tant de kilomètres pour nous accompagner.

Le silence du soleil couchant commence à s’étendre sur le quartier, mais j’entends les rires, les discussions, les verres s’entre-choquer. Un moment, je me suis demandée si tous nos mondes allaient finalement se mêler. Et puis, l’ambiance aidant, mon enfance a approché mon présent, qui a conté ses belles histoires d’hôtesse de l’air à la très belle égérie du moment du beau gosse de service, qui a découvert les liens de ceux qui ont surmonté l’adversité par l’amitié, qui ont retrouvé nos parents avec le même plaisir qu’au baptême précédent, qui se sont félicités d’avoir leur trois enfants, enfin réunis, même si ces derniers ne se sont pas adressés la parole.

Un frisson me parcourt à la lecture du texte tout en responsabilité et profondeur que le parrain a exprimé pendant la cérémonie. Petit Biloba (20 mois) aura là, le bel exemple de l’entreprise, de la liberté de pensée et de l’humour, une richesse. Même si notre italien semblait un brin brimé, dans sa joyeuse folie.

Les autres décorations ‘vert anis et blanc’ resteront encore un peu au Phare, pour Read more »

Tahar Ben Jelloun #2

Respecter une femme, c’est pouvoir envisager l’amitié avec elle ; ce qui n’exclut pas le jeu de la séduction, et même, dans certains cas, le désir et l’amour

Tahar Ben Jelloun, Eloge de l’amitié.

Ne pas toucher terre …

Une expression qui n’avait pas beaucoup de sens jusqu’à ce que je me mette à bosser comme une dératée 3 jours d’affilés non-stop pour rendre un devoir !

Et je ne vous parle même pas de l’Esprit Frappeur qui s’est invité chez nous : à coté du Phare, le Beyrouth de 1982 est le jardin d’une garden party après la fête !

Le sujet de mes cours est passionnant, même si j’ai du mal à imaginer le ‘sens vital’ que je pourrais mettre dans un poste relatif au sujet. Malgré tout, les opportunités commencent à s’ouvrir à moi par le biais du réseau. Être imaginative pour débusquer l’emploi qui saurait me transporter …

Sicile

Quand les we ne sont pas bouffés par le Master 2, ils débutent et finissent sur la route, comme si une volonté indicible m’encourageait à renouer avec les bons potes.

Un second souffle ravive ma curiosité sur le monde, n’ayant de cesse de tracer des plans pour partir à l’aventure avec Petit Ginkgo (6 ans et presque 10 mois), maintenant que Petit Biloba (16 mois) commence à pouvoir se passer de moi. Justement quand je manque de temps !

La vague me porte, saisissant les jolis moments de complicité entre mes fils, entretenant la flamme avec Ange, rêvant à nouveau à un exaltant avenir prometteur et planifiant mon retour sur l’eau et sous un parapente.

Elle s’en va petit à petit cette ombre si bien décrite par Philippe Labro dans Tomber sept fois, se relever huit.

Pourtant à cette saison, j’hiberne d’habitude.

Devenir Thérèse !

Ce n’est pas tant que je veuille ressembler à la grande brune qui tricote des serpillères, mais j’ai réalisé hier que devenir écoutant à SOS Amitié pourrait être fort intéressant.

En effet, à force de chercher de l’humanitaire aux quatre coins du monde, je commence à me dire qu’il y a tellement à faire en France ! Moins exotique certes, mais probablement plus abordable que partir des mois quand on a des enfants encore jeunes (6 ans et 15 mois).

D’autant que paradoxalement, bien que les moyens de communication se développent sans cesse, l’individu est plus que jamais confronté à la solitude, car sa parole n’est pas écoutée.

Après tout pourquoi ne pas mettre au service de ceux qui la sollicitent cette qualité d’écoute naturelle et affinée pendant de nombreuses années avec les amis ?

D’autant que la vision de l’écoutant par SOS Amitié me semble plutôt saine :

“L’écoute ne s’improvise pas et nécessite une compétence.
- Offrir bénévolement sa présence, son temps, sa patience, sa tolérance ;
- Accueillir le mal-être et la souffrance de l’autre, respecter son rythme, son volume sonore, son discours ;
- Se décentrer de soi, pour se centrer sur lui, être là, simplement ;
- Chercher à desserrer l’angoisse de l’appelant en lui permettant de retrouver sa propre initiative.

Être non-directif, selon les concepts élaborés par Carl Rogers : empathie, neutralité bienveillante, préjugé favorable et inconditionnel.

Conserver l’anonymat appelant/écoutant, qui restitue à l’être humain son espace de parole, son appartenance à une société, à un mode de vie et à une naissance.

Cette compétence requiert un état d’être et nécessite un apprentissage.
On ne devient écoutant qu’après une sélection rigoureuse et une longue formation.”

Comme de bien entendu, c’est quand mon planning est surchargé que je pense à une nouvelle activité. D’autant que la formation, dispensée par des psychologues, des psychanalystes et des écoutants expérimentés semble certes fort intéressante mais conséquente : 80 heures sur plusieurs mois.

Et si je commençais à appeler les deux personnes qui auraient besoin d’un coup de fil régulier et que j’oublie par fatigue préalable de l’implication qu’elles ne manqueront pas de solliciter.

En tout cas, pour ceux qui aurait la vocation, SOS Amitié cherche des bénévoles.

A creuser.

A moins qu’il existe le même genre d’association pour la parentalité.
J’aimerai bien aussi partager l’expérience qui nous permet de vivre sereinement avec nos enfants.

J’ai perdu le ton …

Le blogueur est un schizophrène
qui ne maitrise pas bien la ligne entre esprit et exhibitionnisme.

Passer la nuit (le seul moment de tranquillité où l’on arrête de corner Maman à mon oreille) à limiter l’introspection d’un billet plongeant dans les profondeurs du souvenir, pour finalement conclure au matin que la vraie vie est potentiellement modifiable à chaque instant.

Éberluée par les nouvelles reçues suite à l’impulsion matinale, il s’avère que le fameux post sera mieux au fond du dossier ‘brouillon’ en attendant le courage de remanier les 68 lignes avec une once de finesse en plus.

A midi, la culpabilité d’avoir été absente ‘au pied de la lettre’ s’entremêle à la honte d’un certain narcissisme et au faible soutien en mon pouvoir.

Capsicum noiera tout cela avec Amitiés Sincères.
Par ailleurs, pas la meilleure idée.

Parenthèse insoupçonnée

Intimité empruntée à une complice ou
réminiscence résistant mal à l’écoulement du temps ?

Comme souvent, ces deux-là sont pratiquement les derniers à monter l’escalier, égayés mais sans mot dire. Tout autour d’eux, l’ambiance est sombre, emplie du sommeil des braves.

Elle revoit le regard à la fois conquis et dubitatif qu’il pose sur elle à cet instant. Peu importe ‘quoi en penser’, il est trop tard pour les histoires compliquées. Malgré l’euphorie de la soirée un brin éthanolée, le programme du lendemain s’annonce intense. Elle grimpe donc vers le sommeil.

A peine allongée là-haut, le corps relâché des tensions de la journée, un murmure se fait entendre. Elle se penche dans l’obscurité pour mieux le comprendre et réalise que ses lèvres rejoignent les siennes, doucement, comme une permission subtile.
Occurrence irréelle, insoupçonnable à la pleine lumière des usages, qui vacille entre inédite sollicitude et tentation désinhibée.

Couché, un étage plus bas et probablement porté par la simplicité de l’instant précédent, il cherche sa main, la trouve, la caresse délicatement.
S’en tenir au fin’amor aurait été plus avisé, seulement elle se glisse près de lui, sans préméditation. Entre ses bras, une bribe d’agréable intemporalité est soustraite à la droiture de ses principes.

Il finit par couper court à la conjoncture, prétextant l’impossibilité de fermer l’œil si elle ne réintègre pas sa couchette. Elle suppose avoir brisé le charme par l’initiative spontanée de son libre esprit. Le Rubicon est franchi.

Au matin, la parenthèse s’est évaporée.
Et plutôt deux fois qu’une.

Toutefois, ce regard si particulier, elle le surprendra quelques mois plus tard, un matin d’hiver, trop survoltée pour y attacher plus d’importance sur le coup.

Soupir effleuré – par David Graux

Sur le point de partir, l’élégant dépose une clef autour du cou de son invitée, assortie d’un compliment. Craignant une nouvelle volte-face qui ferait voler en éclat leur complicité, déjà à rude épreuve depuis un moment, elle garde ses distances, comme une gosse au bord de l’incertitude, échaudée, peu habituée à être ménagée par ses soins.
Peut-être joue-t-il par habitude, peut-être pas.

De retour après une longue journée, son inclination a immanquablement changé. Cause ou conséquence, décidément ils ne partagent pas le même timing. Badinage et humour feront l’affaire, comme toujours de bonne compagnie.

La nuit tombée, il lui offre naturellement une place au creux de son épaule. Attentive aux confidences de la pénombre, sa main parcourt son torse, alors que du pouce, il lui caresse lentement le dos.
Il n’envisage pas de gouter son sein, à l’image de ce jour où in-extremis les impératifs ont repris la main.

Accord tacite, principes ou défaut d’audace, la bulle restera intacte. Peu importe la raison, ils ont trouvé leur distance, même rapprochés.

Au point du jour, le réveil mettra fin à un sommeil agité (qui lui donne raison sur ce point… ). Mais avant de reprendre séparément le cours de leur vie, elle souhaiterait juste qu’ils restent encore un moment comme ça, l’un contre l’autre dans la torpeur matinale. Il consent à ce luxe.

La chronologie se brouille, les détails se décomposent.

Ni leur heure, ni leur histoire, ils oublieront ces digressions.

Rendons à Cesar ce qui est à Jules !

Petite expression honteusement piquée à mon prof de math de 3eme.

Après des semaines de lamentation sur la cause amicale, je me réveille ce matin, riche d’une journée de franche camaraderie.

Certes, le kebab du coin de nos 20 ans s’est transformé en un déjeuner chez Vatel avec les enfants …

Autant dire que les pauvres étudiants ont du
faire face à un cas pratique haut en couleur !

Quoique, l’avantage d’avoir des enfants espacés de 5 ans est de pouvoir manger en toute tranquillité sans avoir à gérer, à tout bout de champ, le niveau sonore et les mouvements désordonnés des électrons libres. Ange et moi avons lâchement laissé l’agitation aux autres parents, présents avec leur progéniture. Yes …

Après le mémorable charriot de desserts aussi colorés et variés que fins et délicieux, nous avons abandonné le standing pour le charme des chaussures de bowling. Chassez le naturel, il revient au galop.

Il m’aura fallu 18 lancés pour trouver mes marques, mais peu importe ! L’ambiance enjouée était délectable et assez libérante pour faire quelques images, au passage.

Merci M. Sollicitude d’avoir sauté dans le TGV pour venir voir les lyonnais.

Avec des morceaux de faux-culs à l’intérieur !

En toute honnêteté, ne pas être invitée à ce mariage
ne me fait ni-chaud ni-froid.

Vous savez bien, il y a les amis, les copains, les connaissances, les relations, etc. D’autant qu’en tant qu’amis d’amis croisés tous les 3 ans, nous ne nous sommes pas liés ni sur la première, ni sur la deuxième catégorie. La complicité ne se force pas, même avec un diplôme en commun.

Soyons sérieux, nous n’y serions pas allés de toute façon.

Ce que je ne m’explique pas c’est pourquoi quelques amis et copains invités nous ont caché l’évènement. De nos jours, Facebook est si indiscret …

D’autant que quelques semaines plus tôt, ‘certains anciens potes’ ont même poussé la fourberie en confiant à Ange qu’il leur fallait trouver un costume pour ‘un mariage d’amis’ … sans plus de précisions. Bien m’en a pris de boycotter ces tartufes depuis 10 ans.

Affligeant.

La géographie n’y est pour rien …

Toute seule devant ma télé à revoir ces 2h40 d’hymne à l’amitié, je me demande pourquoi la maison n’est pas remplie au moins tous les week-ends de vieux potes que j’adore.

Il y a des tas de raisons, certaines bonnes, d’autres à la con mais aucune qui ne me satisfasse. Je n’avais pas prévu le temps, le renoncement, l’ambiguïté, la trahison des idéaux, les petits mensonges, les pièces rapportées, les non-dits ou la fatigue du quotidien qui fait refuser une virée.

Finalement, c’est un peu la deuxième partie de L’équipe à Jojo …

Gamine, mon rêve n’était pas celui de trouver ce salopard de Prince Charmant qui embrume la tête de mes consœurs mais plutôt d’évoluer au milieu d’une bande de copains, de partager les rires, les emmerdes et les enfants, de prendre un café (même si je n’aime pas ça) en tête à tête avec un bon copain racontant ses déboires sentimentaux, de faire des crêpes pour les amis de passage, de se lancer en chute libre avec les gars du 90, de fumer une cigarette (celle que je pique tous les 5 ans) alors que la fête bat son plein, de converser un rhum à la main sur le pont d’un Dufour 405, de taper le carton jusqu’à point d’heure tentant immanquablement de retenir les couches tôt en les traitant de ‘petite nature’, de se souvenir des dessins animés et des films qui ont marqué notre enfance.

Si vous saviez comme vous me manquez.

Des fois, j’ai vraiment envie de partager ce blog avec mes connaissances mais mes questions de la Théorie de la communication virtuelle restent d’actualité.

L’expérience de trop …

C’est suite à cette expérience que votre Capsicum se retira dans une grotte au fin fond du Ladakh. Comprenant qu’elle avait échoué face aux exigences de la sociabilisation, elle décida d’aller vivre tel un ermite dans l’une des régions les moins peuplées au monde.

Certes tardivement mais immuablement, votre Capsicum adresse habituellement un message personnalisé aux connaissances, amis et copains qu’elle apprécie d’une façon ou d’une autre, pour leur faire part de ses meilleurs vœux pour l’année débutante.

Or ce mois de Janvier 2013 sonna le glas de cette tradition, pour cause de forte occupation et fatigue profonde au Phare.

Ce fut donc l’occasion ou jamais de mesurer l’affection qui entoure Capsicum par le nombre de messages spontanés de ‘Bonne Année’ qu’elle recevrait.

Elle dut vite se rendre à l’évidence !

NDLR : Et c’est peu dire, en pensant aux 130 faire-parts de naissance, envoyés en octobre 2012, sur lesquels était indiquée au moins une adresse email …

Amitié sous manteau blanc

Les flocons s’écrasent contre le pare-brise.

Partout dans les rues de Lyon, l’effervescence du 8 décembre rehausse l’ambiance de Noël. Quelques images, parfums, amis me reviennent à l’esprit. Et comme si la radio était complice, Sunday Bloody Sunday me plonge dans une profonde contemplation.

Ah … le bon vieux temps des copains.
Avec le temps, les uns et les autres ont migré (moi la première), ils se sont investis dans leur boulot, ont décidé de se reproduire. Seuls certains restent proches. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’une bande de copains à la vie à la mort, quelles que soient les emmerdes, les erreurs, les humeurs.

Sous le filtre d’une certaine psychologie de comptoir, je dirais que c’est typique d’une petite dernière qui aurait adoré avoir un peu plus souvent des camarades de jeu autour d’elle !

Comment débuter en amitié par Sheldon, The Big Bang Theory

C’est bien connu, les relations les plus profondes et les plus durables se créent dans l’adversité. La prépa a donc été un ciment des plus forts. A papillonner de groupes en groupes, j’ai fini par adopter l’appart 90 et ses habitants.

17 ans plus tard, ils sont toujours là.
Parfois à distance, parfois bien présents. Tout dépend des évènements de la vie qui portent à observer les choix de ces amis inconditionnels. Peu à peu est née une amitié amoureuse et puis bien plus même … deux enfants à l’appui !

Un vrai délice de reprendre une conversation là où elle s’est interrompue, peu importe le temps écoulé. Une magie toujours renouvelée avec Bricol’Girl, ex-colloc de l’époque et Ma Complice de 6ème.

Au delà de ces quelques proches, il devient plus difficile de fédérer durablement. Cela va, cela vient. Cependant, pour quelqu’un qui porte l’amitié au panthéon des relations, les invitations à boire un verre sont rares et les dîners peu rendus !

Comment peuvent-ils se passer de Capsicum ??!! ;)

Rien de plus simple, en fait :
Il suffit d’être un peu moins amusante, beaucoup plus occupée et d’avoir déjà refusé plusieurs propositions. A moins que ce soit la faute d’une conversation inintéressante …

En changeant, la musique m’extrait de cette blanche torpeur. La neige tombe de plus en plus densément.

Petit Nao deviendra grand !!

Quelle interactivité.
Félicitations Vincent !

Tous les travaux du projet TDM (Targets-Drives-Means).

Petits Bonheurs – n°51

Recevoir un appel de Barcelone et passer 2h à partager les mêmes centres d’intérêt, après plus de 2 ans de silence. ;)

Petits Bonheurs

Regardez … j’ai une vie !!!

Certaines nouvelles cyber-habitudes me laissent perplexe !

Pourquoi mes congénères se sentent-ils obligés de partager, SUR LE VIF, certains moments de leur vie ?

- ‘Merveilleux repas’, image de l’assiette non entamée à l’appui,
- ‘Concert démentiel’, une guitare déglinguée en guise d’illustration,
- Parfois, c’est une simple photo de vacances envoyée en direct,
- ‘Spectacle de fin d’année de mon loulou’, image floue en prime,
- ‘Coucher de soleil sur Zinzin les Bains’ grâce à Instagram améliorant le traitement,
- ‘Je passe un très bon moment en écoutant ce récital de guitare’,
- ‘Mon cadeau de fête des pères’ fier ou dépité, c’est selon,
- etc

Remarquez qu’il y a très peu de statut du genre : ‘En train de monter au 7ème ciel avec Tartempion, par le biais d’un orgasme frénétique.’ Instagram à l’appui.

Facebook ou Twitter sont en effet de fantastiques moyens pour partager un peu de sa vie personnelle, mais ce que je ne saisis pas, c’est cette course à l’instantanéité :

S’ils vivent un moment si unique, pourquoi se sentent-ils obligés de l’interrompre pour mettre à jour leur statut ?

- Est-ce un besoin urgent de démontrer qu’ils ont une vie sociale ?
- Est-ce dû à un narcissisme sur-développé (ok, ok, je suis mal placée pour dire ça) ?
- Est-ce une part de sadisme destiné aux pauvres hères, de leurs amis connaissances, cloitrés chez eux ?
- Ont-ils besoin de cela pour prouver que leur vie a de la valeur ?
- Est-ce un simple test d’affection à distance, jugeant le nombre de commentaires dégoutés qu’ils reçoivent (ou pas !) ?
- Contre toute attente, se font-ils chier devant ces formidables moments de vie ?
- Leur manquerait-il quelqu’un pour simplement les partager à deux ?
- Sont-ce des messages camouflés, personnellement destinés ?
- Est-ce une basique addiction à un gadget couteux mais à la mode ?
- Ont-ils du mal à rester seuls face à eux-mêmes ?

Le mystère reste entier mais l’attitude se répand de plus en plus … Ils répondent tous à l’adage :

‘Je suis sur la toile, donc j’existe.’

Petits Bonheurs – n°47

Papoter entre amis, à la fraîche sous le ciel étoilé, assis sur le balcon restituant la chaleur du jour.

Petits Bonheurs

La fable du Vent et des Voiles.

Saura-t-il un jour qu’Il La hantait encore, après tout ce temps ?

La nuit tombée, le manque se manifestait par des songes entremêlés de souvenirs encore très réalistes. Que pouvait-Elle bien y faire ?
Elle avait repris le cours de sa vraie vie, ayant compris à quel point Elle tenait aux siens.

Après avoir posé des limites aussi évasives que son humeur masculine était changeante

(- Le concept de la douche écossaise, vous connaissez ?),

Il avait laissé son éminence grise La gommer du tableau, en quelques mois.

(- Quelle idée avait-Elle eu d’œuvrer en sous-main à leur réconciliation ? Sûrement un sursaut de décence).

D’autant que ce n’était pas la première fois qu’Elle faisait les frais de la territorialité de cette nana, sans que Lui n’ait exprimé aucun scrupule à la laisser faire.

(- L’indice aurait d’ailleurs dû L’alarmer dès le début de cette lente altération …)

Nicolas Messyasz – Tout pour le ménage – 1 janvier 2004

Alors, dans le contexte de Leur vieille amitié écornée par les circonstances, Elle se rendit enfin à l’évidence. Elle disparut donc plus ou moins de la circulation, préférant subir le mépris de son silence plutôt que la piqure ordinaire de leur entente.

Peut-être eu-t-Elle ainsi compris la réciproque …

générée par l’indécision qu’Elle suggéra parfois.

Elle ne s’expliquait pas vraiment l’aura que Lui prêtaient ses potes, l’ayant connu bien avant qu’il conçoive ce ténébreux personnage. Pourtant, il est vrai qu’Il pratiquait l’équivoque avec quelques unes de ses ‘amies’, par humour ou par faiblesse.

Et puis, Morphéus avait raison : on n’attend pas des mois pour se parler quand il y a une connivence réelle, voire une quelconque affection. Il est donc probable qu’Il n’ait même pas remarqué son absence !

Tout ce temps, Elle s’était trompée en ne laissant pas la distance nécessaire et suffisante à la santé de Leur Amitié surannée.

Malgré sa peine et ses théories fumeuses,
Elle promit qu’on ne L’y reprendrait plus.

Marlène Dietrich

Die Freunde, die man um 4 Uhr morgens anrufen kann, die zählen.

Maria Magdalena Dietrich

Vraiment ? Les seuls amis dignes d’intérêt sont ceux que l’on peut appeler à quatre heures du matin … Merde alors ! :(

Si heureuse …

… de retrouver mon amie, née de l’autre coté du rideau de fer, rencontrée Downunder (il y a 11 ans) et complice de l’Expérience Aquitaine, il y a presque 9 ans.

Sans nouvelles depuis 2 à 3 ans, un profond sentiment
de gâchis incommensurable s’imposait.

Cependant, je ne pouvais me résoudre à l’ajouter à la blessante liste des amis perdus ces 15 dernières années. Celle qui comporte déjà 1 frère et 3 très chers compères de différentes époques, malheureusement évanouis dans les limbes de l’incompréhension …
Et la question n’est pas forcément géographique.

A 24 ans, elle et moi, nous étions promis de recevoir nos futurs enfants respectifs afin de leur faire profiter de séjours linguistiques en immersion.
La meilleure méthode que je connaisse pour l’apprentissage d’une langue.

En grande voyageuse qu’elle est, je la retrouve de retour en Europe, mariée et attendant son premier enfant.

L’amitié n’est pas toujours simple.
Elle est pourtant si essentielle à mes yeux.

Un petit goût amer.

C’est affligent de penser à quelqu’un qui a cessé de penser à vous depuis bien longtemps.

Il y a des soirs où les instants reviennent comme des flashs, où les mots insignifiants de l’époque résonnent à l’esprit, faisant persister un doute inutile. Sans la peur de détruire le plus précieux, l’instant aurait été saisi sans tremblement. Pourtant l’essentiel a, de toute façon, été ruiné par la simple ambiguïté.

Mais quelle importance ? Tout cela n’a finalement plus cours aujourd’hui. Son instinct en la matière a toujours été sûr, alors pourquoi se serait-elle dupée elle-même ? Quoiqu’il en soit, le fin mot de l’histoire restera probablement à jamais nébuleux.

La pleine conscience tente de laisser passer les réflexions appartenant au passé qui ne font qu’entretenir un état contemplatif qui lui va mal au teint.

Une grave erreur de jugement qui fait plus ou moins sourire quand, contre toute attente, on a œuvré dans l’ombre pour aplanir leurs relations tumultueuses qui ont fini par se transformer en avenir.

Une simple histoire d’égo, alors ?

A défaut de distance géographique, il est temps de passer son chemin … histoire de préserver ce qui peut encore l’être.

Bref. J’ai un pote à conditions générales

BREF, la Série

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BREF – 10/11/2011 – Episode 26

Surréaliste …

Si on m’avait dit que Petit Ginkgo ferait du patin à glace avec un ami vivant entre tropique et équateur, je me serais bidonnée ! Et pourtant …

N’empêche que ce n’est plus de mon âge, ces conneries. J’ai le poignet en compote et le séant tout talé, ce matin. ;) La récompense vaut le coût : réussir à peu près à me retourner en plein mouvement pour patiner en marche arrière !

Une grande première pour quelqu’un qui ne se souvient
même pas quand elle a patiné pour la dernière fois …

Oups … parait qu’il faut que je bosse !

Hervé Lauwick

Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.

Hervé Lauwick

Feels like Anyway Friend !

Disgrâce par Windows Live Messenger

La version de Windows Live Messenger (système de discussion instantanée) pour Windows 7 et Vista présente une option parfois utile : la possibilité de choisir les personnes de vos contacts vis à vis desquelles vous souhaitez apparaitre ‘En ligne’ ou ‘Hors Ligne’.

A un moment peu propice, il arrive de ne pas vouloir entamer des conversations interminables avec une personne que vous savez particulièrement bavarde, tout en restant disponible pour d’autres. Vous avez parfois besoin d’un peu de distance avec l’un de vos amis. Vous souhaiter flemmarder devant la télé, sans refuser une invitation de dernière minute. Vous séparez vos contacts pro de ceux personnels.

Il y a une multitude de raisons pour maitriser votre information de présence derrière votre ordinateur.

Exercer votre liberté individuelle est essentielle.
Là où le bât l’option blesse, c’est quand vous constatez depuis plusieurs mois que l’un de vos ‘amis’ vous a supprimés des contacts pour qui il apparait ‘En ligne’ quotidiennement, depuis des années.

Blacklistée !
Ok … mais pour quelle(s) raison(s) au juste ?

Antoine de Saint-Exupéry – n°22

Dans la chambre de Mendoza où je te veillais, tu t’endormais enfin d’un sommeil essoufflé. Et je pensais : Si on lui parlait de son courage, Guillaumet hausserait les épaules. mais on le trahirait aussi en célébrant sa modestie. Il se situe bien au-delà de cette qualité médiocre. S’il hausse les épaules, c’est par sagesse. Il sait qu’une fois pris dans l’évènement, les hommes ne s’en effraient plus. Seul l’inconnu épouvante les hommes. Mais, pour quiconque l’affronte, il n’est déjà plus l’inconnu. Surtout si on l’observe avec cette gravité lucide. Le courage de Guillaumet, avant tout, est un effet de sa droiture.

Sa véritable qualité n’est point là. Sa grandeur, c’est de se sentir responsable. Responsable de lui, du courrier et des camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie. Responsable de ce qui se bâtit de neuf, là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable un peu du destion des hommes, dans la mesure de son travail.

Il fait partie des êtres larges qui acceptent de couvrir de larges horizons de leur feuillage. Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaitre la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.

Terre des Hommes (Livre de poche, p61), Antoine de Saint-Exupéry

La caverne d’Ali Capsicum

Après les papiers aussi sérieux qu’ennuyeux, il y a les boites ‘Divers Bordel’ dans lesquels Capsicum entasse depuis des lustres les trucs intéressants mais inclassables.

14 petits tas sur le sol du séjour, abordant des sujets variés comme La Raphaëlle (une liqueur), la règle du jeu d’awélé, une multitude de tickets de ciné, théatre, concert, visites, etc, le traitement des acouphènes par le Qi gong, des plans de métro parisien et lyonnais, une étude sur les risques chimiques, des cartes postales reçues et d’autres jamais envoyées, un lexique ‘Voile’ en anglais, des fascicules de voyages faits ou à faire, quelques notices d’utilisation d’appareils obsolètes, des cartes d’artisans talentueux et …

… un dossier bleu.

S’en fut fini des grands travaux de tri, classement et archivage.
Le nez plongé dans des feuilles volantes écrites en 2008, Capsicum reçoit de sa propre main les réponses à un tas de questions qu’elle se pose actuellement. Il y avait aussi 4 pages imprimées recto-verso d’une conversation de 4h43 sur msn, datant de la même époque.

Et Capsicum d’en conclure qu’en effet elle a perdu quelque chose depuis.