Patrice Franceschi n°10

Selon moi, l’aventurier embrasse toute l’aventure du monde ! Il épuise le champ du possible. Il a plus soif que ce qu’il peut boire. S’il n’a pas entendu le bruit du canon, s’il n’a pas été confronté aux révolutions, s’il n’a pas eu faim, froid, soif, ce n’est pas un aventurier ! Il s’agit d’abord de créer ; créer sa vie, son œuvre, car tout ce qui est stérile est insignifiant.

Le Magazine.info, 26-11-2007

Dis moi ce que tu vends, je devinerai qui tu es …

J’aime bien enregistrer des alertes chez PriceMinister pour récupérer un bouquin non réédité ou simplement tomber sur une bonne affaire de seconde main.

Un vendeur a manifestement la rareté que je cherche et curieuse de sa bibliothèque fournie, je fouille :

Il ne faut pas longtemps pour savoir, que sous le profil se cache une femme, vu le nombre de  Danielle Steel, de Mary Higgins Clark et une multitude de livre du mois de France Loisir (Ca existe encore ???).

Une femme, oui, mais une femme qui a souffert de son couple et a essayé de le résoudre … :
* Femmes soumise – Ou comment garder son mari en lui disant toujours oui, Laura Doyle
* Parle-moi, j’ai des choses à te dire, Jacques Salomé
* Ces hommes qui ont peur d’aimer, Julia Sokol
* Aimer et être aimé, Dean Delis
et quelques Alexandre Jardin …

… avant de partir :
* Trop bien pour partir, pas assez pour rester, Mira Kirshenbaum
* Aime-toi, la vie t’aimera (Comprendre sa douleur pour entendre son désir), Catherine Bernard
* Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles, Melissa Bank

… sans trop de regret :
* Éloge de la fuite, Henri Laborit

Quand on lit,
* A L’agité Du Bocal – Et Autres Textes, Louis-Ferdinand Céline
* Par-Delà Le Bien & Le Mal, Friedrich Nietzsche
* Les souffrances du jeune Werther, Johann-Wolfgang Von Goethe
on ne peut qu’être une femme cultivée, plutôt littéraire, un brin compliquée.

Une femme ayant donné naissance à au moins une fille (proche de la dizaine), à en croire les Lulu-Grenadine de Laurence Gillot, à la pèle et les Charlottes aux fraises et Barbie, au milieu de livres pour enfant très variés et érudits.
Cultivée et pourquoi pas enseignante !

Beaucoup de ces ouvrages datent de la fin des années 90 et vu comment elle allège ses étagères, je parie que ses questions sont résolues et qu’elle a plus de 45 ans.

Opération Séduction

pfff … épuisée par les réunions.

Être percutante et persuasive … D’autant plus quand il faut défendre son taf, face à 1 petit et 2 grands chefs.

Mission accomplie.

Gaston Bachelard

Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
Autrement dit, le temps est une réalité resserrée sur l’instant et suspendue entre deux néants.

L’intuition de l’instant, étude sur la Siloë de G. Roupnel

Play

Bon arrêtons avec la mélancolie poétique ou l’introspection analytique …
Ça ne me va pas au teint et surtout ça entretient un état contemplatif absolument non constructif et insupportable.

Petits Bonheurs … n°25

La voix de l’hôtesse annonçant le début de l’embarquement de votre avion …

Petits Bonheurs

Réflexion sur la touche.

Au début j’avais tellement de choses qui se bousculaient dans ma tête que les coucher sur le clavier était productif. Comme l’impression de ne pas réfléchir dans le vide, de ne pas laisser s’échapper les pensées sans analyse plus profonde.

Puis, c’est vite devenu un exutoire, le moyen de dire tout haut ce que je pense tout bas, sans avoir besoin d’une présence physique.
Habituellement, on ne traite que quelques sujets en tête à tête. Car il faut l’instant propice, la tournure de la discussion, la disponibilité de l’interlocuteur et son intérêt. Et puis il y a certains sujets plus adaptés à l’un ou à l’autre. S’il fallait toujours en passer par des soirées de discussion, au delà de minuit, avec un peu de rhum pour faire tomber les armures, nous ne serions pas dans un bel état.
Alors, dans la réalité, il n’y a que des “imp écran” de l’instant t qui ne reflètent qu’une partie de soi. La preuve, j’ai encore plus de mal à parler aux gens qui comptent.

Les posts sont parfois indécents, personnels, impliquent d’autres gens. J’ai du mal à trouver la limite du dire ou non. Mais en même temps, cela éclaircit mes idées, aide à lâcher le mot juste, à travers le rempart, dans ce contexte de pseudo anonymat. Il me manque cependant l’échange avec l’autre. Le retour bienvenu qui fait évoluer, comprendre plus vite, affiner la réflexion.

Je ne sais ce qui étonne en me connaissant, ou ce qui amuse/effraie sans savoir qui je suis. J’en suis curieuse parfois …

Quoiqu’il en soit, à rebours, lorsque les posts qui ont déjà 6 mois réapparaissent, ils ne me semblent pas si éloignés. Ils sont parfois même encore si présents, d’hier. Au fil du temps, je vois évoluer quelques cheminements, quelques réflexions.

Et suis encore tétanisée par ce temps
qui s’écoule avec une constance déroutante.

Ce n’est pas comme ça que ça va s’arranger …

Dites moi que j’ai un lit … et que je ferais mieux d’y dormir !

Ils courent …

… pour échapper au déluge.

Le parapluie au dessus de leur tête, ils s’activent, regardant par terre pour protéger leur visage du vent. D’un abri à l’autre, même ce vieil homme se hâte. Le chemin est truffé d’embuches, l’eau s’amoncèle. Certains distraits ruinent leurs chaussures, au détour d’une flaque.

© Stanislav Sidorov

Le bruit de l’eau qui ruissèle est omniprésent.  Les voitures éclaboussent les trottoirs soulignant l’imperfection de la chaussée. Les essuie-glaces oscillent frénétiquement.

La pluie tombe sur moi.

Immobile, je les regarde se presser, comme si on avait donné un coup dans la fourmilière. Les unes après les autres, les gouttes troublent mon regard, glissent le long de mon cou et glacent mon sein.

… J’ai froid.

Thème ou version ?

Parfois ils n’osent pas vous dire, par politesse ou facilité, que vous les importunez, que vous devenez trop proches, limite encombrantes.

Ils attendent juste que le temps agisse en leur faveur, aplanisse les confusions, même involontaires.

Le plus dur, c’est de lire entre leurs lignes pour comprendre. Il faut alors savoir s’éclipser, histoire de préserver l’essence.

Finalement, c’est elle qui avait raison.

Décidemment, ce n’est pas bien lumineux …

Finalement j’ai déposé plainte contre X pour vol à l’arraché … ce que j’aurais du faire sur le coup, mais par inertie, peur de déranger tout le monde, et aussi un peu abasourdie, j’ai laissé couler.

Mais mon assureur ne me donne pas beaucoup d’espoir et semble confirmer mon impression initiale : ça ne sert à rien …

Moralité : Ne rien posséder évite ce genre de déconvenue.
Ou alors, rappeler le voleur pour qu’il vous file un pain, afin de basculer dans la case “vol par agression”.
(Encore faut-il avoir sélectionné l’option du contrat)

Si j’avais voulu me délester de 300 euros, je serais allée au casino.
Quel salopard !

Allez … passons …

Société de Consommation

En vrac …

6h30, la gorge serrée dès le réveil … larmes incompressibles et l’impression d’être seule au monde, face au gouffre.  Je crois que je suis au bout de la notion : Faire comme si tout allait bien.

Maintenant ça commence à se voir.

Quoi que je fasse, le chemin continue à descendre et je ne vois personne à qui confier ça. Seule face au miroir, je tombe et n’arrive pas à me raccrocher à quoi que ce soit.

Juste envie de rester en boule dans un coin de l’appart …

… et dire que j’ai réunion à 11h.

The Twilight Zone

Reste qu’à l’exercice de la collision des sphères, émerge un questionnement bien plus inquiétant que je ne le supposais …

… Vision furtive du chaos après remise en question dérangeante.

Je commence à comprendre pourquoi tout le monde s’anesthésie à coup de crédit, de papiers officiels, de daubes audiovisuelles, de consommation compulsive et d’alcool, voire bien pire !

Retour à terre …

4 jours hors du temps, bercée par le roulis et caressée par le soleil.

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Même si le vent s’est fait léger, soufflait à bord une ambiance vive, balancée et simple.
Petit à petit, j’apprends un peu plus, techniquement, … entre curiosité et exigence personnelle (pas aussi douée qu’en voile légère … mais bon !).

Un délice de profiter de l’instant présent, au mouillage d’une eau turquoise, avec les compères du Capt’ain, découverts l’année dernière. Ils m’ont offert sans le savoir une incroyable bouffée d’air frais.

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Je passe une mauvaise rencontre, sur les quais de Saint Tropez, au petit matin, m’ôtant un bijou qui ne me quittait pas. Effrayant rétrospectivement.
Comme si j’avais l’air d’une bimbo entretenue pour qui un petit diamant, au creux du cou, ne valait rien … !

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La planète bouge encore sous mes pieds, le parfum du flan à la ratatouille enchante mes narines. Et, bien que je n’aime pas la menthe, un petit mojitos reste pourtant en point d’orgue.

Oscar Wilde – n°1

Shoot for the moon. Even if you miss, you’ll land amoung the stars.

Oscar Wilde


Deezer dans son carcan.

Petit à petit le génial site de musique à la demande décline vers l’atrophie de ses fonctionnalités. Question de loi, de droit d’auteur … c’est probable !

Le lecteur exportable a fini par disparaitre. Par astuce, beaucoup de bloggueurs avaient réussi à contourner la limite technique pendant près de 6 mois. Deezer a trouvé la parade, en limitant le temps d’écoute des lecteurs hors du site maitre.
C’est un non sens car ces lecteurs faisaient autant de publicité à l’interprète qu’à Deezer. Au détour d’une page web, l’internaute happé par une musique dans un contexte bien particulier, décide de se la procurer. Loin d’avoir un impact négatif sur l’industrie du disque, cette habitude pouvait booster quelques vieux titres ou sortir certains de l’ombre.

Même la smart radio, qui était disponible pour beaucoup d’interprètes se limite désormais à quelques créneaux musicaux. En dehors de cela, il faut se coltiner une radio classique. Qu’elle soit pop, rock ou autre, impossible de passer au titre suivant si celui en cours nous indiffère, au mieux.

Même si d’autres internautes sont du même avis … je suis bien limitée avec mes lecteurs exportables !

Une solution ?

Petits Bonheurs … n°24

Faire un vœu en croquant la première fraise de l’année …

… surtout quand c’est un collègue qui vous la ramène du Sud-Ouest de la France !

Petits Bonheurs

Contradiction maternelle

C’est toujours un pincement de confier mon trésor à quelqu’un d’autre, aussi digne de confiance soit-il.

Avec dynamisme et passion, je présente le départ comme une chance de s’amuser ailleurs. L’enfant enjoué, fait au revoir de la main, alors que s’éloigne la voiture de ses grands-parents.
Transition tellement plus douce qu’un petit pleurant dans les jupes de sa mère et hurlant qu’il ne veut pas la quitter.

Malgré tout, mon cœur se serre derrière le sourire …

… même si c’est pour nous libérer un grand WE de Voile, avec les copains !!!!!

La parfaite épouse.

Encore une femme, la soixantaine, qui parle en ces termes …

La peur de partir, alors que la vie avec son mari est difficilement supportable, épuisante, sans relâche. Elle se sent au service 24h/24h : ménage, repas, vaisselles, lessives, courses et autres activités pour facilité la vie de son compagnon, alors qu’elle a un emploi. Pas de reconnaissance, ni même de remerciement.

Pour moi, c’est une question de génération … Mais là où le bas blesse, c’est quand il est question de mots, toujours dévalorisants, de coups de gueule dès que quelque chose n’est pas droit, d’impatience et d’énervement.

La vision simple serait de dire : Et bien pourquoi ne le quitte-t-elle pas ?
Pourquoi ? Parce qu’elle a peur de représailles, à tort ou à raison. Parce que ce choix, la conduirait à quitter son environnement, ses amis, son travail. Parce que la colère qu’engendrerait un tel acte créerait un tsunami … Parce qu’elle n’a pas de retraite et que comme tout couple de l’époque, ils sont mariés sous le régime de la communauté de bien. Elle n’a à elle qu’un minuscule pécule.

Il y a cette autre femme, qui elle aussi à peur d’une réaction violente et aussi de ce que l’on va dire …

Je ne dis pas que ce sont des oies blanches. Les fautes, après tout ce temps, sont nécessairement partagées. L’histoire ne dit pas sur quels points sensibles, elles appuient parfois pour agacer, se venger ou titiller. J’ai souvent vu ce genre de personne, en abnégation, se complaisant dans leur rôle de victime. Mais voilà les mauvaises habitudes ne changent pas comme ça …
Et plus tardivement elles se réveillent, plus difficile à prendre est la décision.

Ce sont elles qui sont restées à 35 ans “pour les enfants“. Sans jugement !
Personne ne peut imaginer le contexte de psychodrame que revêt ce genre de situation, sans l’avoir vécu.

Alors le mot liberté n’a pas de sens … enfermées dans un carcan qu’elles ont laissé se refermer sur elles, par naïveté, par fragilité, par éducation.

Indépendance ne veut pas dire féminisme.

Après la première étape … les surprises !

L’enfant joue dans le salon … voilà plusieurs semaines qu’il n’a plus besoin de couche la journée. Naturellement, il baisse la culotte et s’assoit sur son pot au besoin.

Quand j’arrive au salon, Petit Ginkgo vient vers moi, tout ravi de me montrer l’un de ses bols gigogne qui servent à fabriquer une tour.

- Maman, pipi boite !
- Pardon ???????

Et bien, en effet, le fameux bol était rempli d’un liquide clair … Petit Ginkgo venait de s’amuser à faire pipi ailleurs que dans son pot …

En soi, ça m’a amusé intérieurement, mais pourvu qu’il n’ai pas d’autres idées de ce genre !

Aristote – n°1

C’est de par leur caractère que les hommes sont ce qu’ils sont, mais c’est de par leurs actions qu’ils sont heureux, ou le contraire.

Aristote

Encore faut-il savoir dans quelle direction aller …

Michel de Montaigne – n°1

L’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume.

Montaigne (1533 – 1592)

… et à la fin, il se consume ?

La dame du Luberon …

Quand vous la croisez, vous rencontrez une petite femme de caractère, droite, souriante quoiqu’au visage un peu autoritaire. Elle fut certainement une belle demoiselle, aux cheveux ébènes.

Elle esquive ma question de son parcours et de ses choix. Je comprendrais plus tard qu’elle a pris l’habitude de s’appuyer sur des moments de vécu pour illustrer son propos, de se rappeler ses élèves par leur prénom pour que leurs expériences, leurs comportements étayent son argumentation. De ses paroles s’échappent une profonde admiration pour son mari qui l’a mené sur d’autres chemins de réflexion. Elle nous rappelle, au passage, qu’il faut “soigner” l’homme !

Créer le mystère fait parti des meilleurs moyens d’acquérir une attention sans limite. Nous sommes pendu à ses lèvres car tous ses mots sont choisis et pesés, forme personnelle d’expression ou symptôme d’une longue expérience de transmission du savoir.

Le respect émane de cette personne qui a les valeurs de la terre et l’ouverture d’une riche instruction. A la distribution du bon sens, elle a été resservie.
Tout d’abord concentrée sur ce que tous attendent (le matériel), elle laisse la confiance s’installer avant d’énoncer quelques vérités, parfois dérangeantes, sur nos comportements maternels actuels.

Exigeante, elle a pour mission de transmettre l’enseignement comme elle l’a reçu de Mario, le fils de Maria Montessori.
Il n’est pas seule question du matériel. Le respect, les interdits fermes mais limités, l’observation de l’enfant, la retenue, l’activité spontanée de l’enfant doivent guider l’éducateur  dans son enseignement et dans son attitude.
Ensuite, en effet, la forme du matériel a un sens, et la présentation de celui-ci est un pilier pour guider l’enfant.
Brique après brique se construisent les fondations d’un être équilibré, heureux de faire et d’apprendre par lui-même, sans que l’adulte ait besoin de le complimenter ou l’arrête dans ses élans de connaissance et de compréhension.

Je garde ce qu’elle cite de Gandhi : “2 heures d’enseignement par jour, le reste du temps sur les pas des parents

Très fine, elle a su trouver les encouragements
qui me font si souvent défaut dans ma vie d’adulte.

Nicole van de Kerchove

Les lectures de mer sont classiques sur un voilier de presque 12m. Mais, c’est au détour des pages d’un ordinaire Voiles & Voiliers, que je découvre un caractère libre, entreprenant et discret : Nicole van de Kerchove, née en 1945, destinée à une belle carrière de pianiste.

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Elle commence à naviguer à 15 ans et c’est à 22 ans qu’elle rencontre Bernard Moitessier, avec qui se construira une longue amitié.

Son petit cotre en acier de neuf mètres, Esquilo est mis à l’eau pour ses 23 ans. Préparée pour un voyage de 4 mois vers les Antilles, elle reviendra en Europe, en 1975, 7 ans après la Martinique, le canal de Panamá suivant des aller-retour, les iles Galápagos en solitaire, Tahiti où elle se marie avec Don Nealey et donne naissance à Sabrina. Au fil des Alizés, Samoa, Fidji, Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, les îles Kermadec, cap de Bonne-Espérance, l’île de Sainte-Hélène, les Antilles, et les Açores.

Le récit de cette aventure y est décrit dans “Sept fois le tour du soleil”. On peut lire au verso : «C’est la première fois qu’une femme se lance dans le tour du monde à la voile toute seule sans y être plus ou moins entrainée par son mari ».

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Quelque part dans ces pages, elle écrit : “Je regardais la mer, toute cette étendue sans frontières, sans routes tracées… Mieux que des phrases, c’était devant mes yeux la définition du mot “liberté”. Un de ces mots que je redoute. Un mot vaniteux qui veut définir à lui seul quelque chose de si grand, de si beau, quelque chose dont l’existence même me semble douteuse. Avec un bateau je pourrais partir… Et voila le rêve qui reprend le galop…

En 1976, nait Kevin. Nicole van de Kerchove s’installe à Belle Fontaine en Bretagne. Un peu plus tard, elle part avec ses 2 enfants à bord de Malicorne, un ketch de 14 mètres, qui les conduira notamment au Portugal, au Maroc, au Cap-Vert et au Brésil. Elle revient en France, mère d’une petite fille, Kim.

En 1995, Nicole van de Kerchove entend démontrer que des naufragés pourraient rallier une terre ou des routes de navigation, par la traction de cerfs-volant, en traversant l’Atlantique sur un JOD24 sans voile.

Elle effectue également des convoyages de bateau avec ses enfants au Vietnam, en mer de Chine, à Java ou aux Seychelles. Avec Marins sans Frontières, elle participe aussi à une mission humanitaire de deux ans en Haiti.

Kim a 14 ans (1999), quand elles partent pour la première fois en Patagonie, à bord d’Esquilo, rénové. Elle en feront un film L’air de rien, réalisé par Stéphanie Brabant, produit par France 3/Thalassa, pour lequel elle reçoit le prix Alain Bombard par le jury des Ecrans de l’Aventure de Dijon, en 2004.

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Nicole alterne les départs et les retours à terre. Elle nourrit sa passion du piano et donne des cours. Elle se rend disponible pour veiller, 2 mois durant, sur le voilier d’exploration polaire Vagabond, hivernant au Spitzberg en 2006, avant de repartir pour la Patagonie.

Patrice LANOY, ami, écrit : “La femme en quête d’”Autre chose” – le titre du manuscrit dont elle venait d’achever l’écriture – ne reviendra pas. Au matin de cette randonnée, au bord de ce lac tranquille des Dientes de Navarino, elle s’est allongée. Et son coeur, comme on le pensait chez les indiens Yamanas, s’est fait nuage.
Ses voyages prennent fin, le 21 février 2008, en Terre de Feu, d’une brutale embolie pulmonaire lors d’une randonnée sur l’île de Navarino, avec son compagnon, Roger Fisset et des amis.

“Sept fois le tour du soleil” réédité …

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Hommage autour d’Esquilo
La Guilde

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Vidéo : l’hommage de Thalassa du 28 mars (par Stéphanie Brabant) (12′)