En suspension

Confinée sur 2 m², profiter de l’arrêt obligé entre 2 étages pour évaluer les potentiels à venir. Perdue en conjecture, la température monte indubitablement.

Pas de panorama hallucinant, juste un bouton d’alerte pour remplacer Michael O’Halloran alias Steve McQueen dans La Tour Infernale. L’aventure ne demande qu’un peu de patience à écouter mes congénères appuyer sur le bouton et râler.

Pas d’action, seule l’activité cérébrale nourrit mon attente. Et après ? Quand la liberté s’offrira à moi, quel sujet à traiter séance tenante ou à lister ‘to do’ ?

Les deux vélos qui m’accompagnent semblent calmes et ont l’avantage de ne pas consommer d’oxygène …

Pour une première, elle n’est vraiment pas à la hauteur du fantasme. Pas de téléphone, pas de montre, seule avec le temps capturé, je l’optimise.

Juste ciel, la voix sympathique du technicien a pris son cheval blanc.
Quand la porte s’ouvre, j’observe l’homme sous le menton.
Mon corps s’effraie à l’idée de se faufiler entre le haut de l’ascenseur et le sol de l’étage : appelez-moi ‘femme tronc’ le plus tard possible.

Un pied au 7e, finalement la solitude forcée n’était pas si mal. Le huis-clos n’aura généré aucune décision.

45 min, trop peu pour le méli-mélo sous mon crâne.

Les Chroniques de l’Ascenseur

télégraphique

Une vie, la vie, si précieuse ici, si peu de chose non loin.

Un peu d’humanité, de légèreté, le souffle d’une risée sur le visage et seule la transmission prend tout son sens …

Aucun temps mort pour s’absenter en soi, à l’exception d’un port ou d’une plage où exercer mes semelles de vent. Jamais bien plus.

Préparer l’hiver, l’avenir, comme s’il était trop court, en écoutant d’une oreille les délires scabreux des bons vivants du soir.

Le bonheur d’une plage déserte, au matin.

En route !

Dieu sait que j’adore voyager
mais décidément je n’aime pas du tout partir …

Oubliez d’être sages, riez dès que possible, socialisez jour et nuit, affutez votre curiosité, passionnez votre vie, faites de la voile et l’amour. En tout cas, Caps s’en va mettre tout ça en pratique … sans la 3G.

C U

Putain de crabe …

… qui soustrait une si belle jeune femme aux siens.

Sous mon objectif, il y a encore un mois, elle dansait ;  jolie liane dans sa sexy robe rose, profitant résolument de l’ambiance, ne s’économisant surtout pas. A tel point que je pensais les mauvais moments derrière elle.

Saloperie de cancer qui l’empêchera de sécher les larmes des premières amours de sa grande petite de 10 ans et des premiers jours d’école de son bout de 3 ans. L’amnésie infantile l’épargnera-t-il afin qu’il la garde au creux de son cœur ?

Ce soir-là, elle m’a dit tant de fois ce que je ne sais que trop : profiter de cette vie. Et voilà qu’elle s’éteint dans les bras de son père, quelques semaines plus tard. Ce n’est tellement pas dans l’ordre des choses.
Quelle engeance !

Comment en est-on arrivé là quand on sait que 80% des cancers sont environnementaux ?

Je suis en colère.

Ecrin de cigales …

Les trésors de la Drôme pour un pic de saveurs à la chaleur d’une douce compagnie.

Il est des raffinements qui vous font tomber sous le charme.

Quand Petit Ginkgo fait 2 spectacles en 48h …

… Capsicum ne cache pas sa fierté !

ndlr : Bon d’accord ce sont des nouvelles fraiches d’il y a un mois.

The Way Back (suite)

Il aura fallu 2 ans et demi pour enfin découvrir The Way Back.

Dans le genre road movie sans road, Peter Weir s’attache à l’exceptionnel d’un tel périple, aux paysages et aux conditions impossibles.

Même si le spectateur finit par comprendre que les liens tissés seront indénouables entre eux, le réalisateur n’aborde cependant les caractères que par touches légères et la dynamique de groupe ne se délie qu’à l’arrivée du personnage d’Irena.

Jim Sturgess, Ed Harris et  Saoirse Ronan porte le film avec nuance alors que Colin Farrel incarne à merveille le rôle inattendu de la brute.

Si l’histoire est vraie leurs organismes ont été d’une résistance incroyable.
Le désert de Gobi m’a encore fait suffoquer.

Je retournerai quand même bien en Mongolie, au bord de ce lac où se baignaient les chevaux et qui abritait les poissons que nous avons savourés au soir de cette belle journée.

Décidément l’Histoire s’invite souvent à mes soirées en ce moment.

Serrer les fesses …

… quand la douane australienne choisi d’inspecter la personne avant vous et celle après vous, alors que vous traversez la ‘Nothing to Declare line’ avec votre traitement antituberculeux en poche pour 6 mois et votre petit papier jaune dont la case ‘Tuberculosis Connait Pas’ a été cochée.

Je vous l’accorde, là ce sont les douanes allemandes,
mais c’est pareil partout !

Parfois ce n’est pas pour débarquer que les choses se gâtent mais en transit à Kuala Lumpur alors que l’agent féminin de contrôle  vous aboie dessus dans une langue difficilement compréhensible car elle pense que vous êtes une dangereuse terroriste se baladant avec un monstrueux ciseau à herbe dans votre bagage cabine, pour assassiner le pilote.
Méprise aux rayons X, l’objet du délit était un casse-tête idiot constitué de fers à cheval …

Parce qu’en transit, il n’y a pas besoin d’être à l’autre bout de la planète pour se faire coffrer.
Il suffit d’atterrir à Lisbonne en simple formalité pour rentrer en France … avec une malheureuse bombe au poivre à 3,30 euros dans les bagages de son acolyte, considérée comme une arme de ?eme catégorie, illégale au Portugal.
L’avion a été chopée de justesse, sur ce coup là, grâce à un charmant policier Portugais rattrapant les frasques de son collègue ‘Pitbull de Compétition’. Tout de même 150 euros d’amende iront au moins à une association d’enfants.

Après tout, même en France, il aura fallu s’envoyer par la Poste un minable petit coupe-ongle, soupçonné d’être une potentielle arme de détournement d’avion sur le tarmac bordelais.
Et ne parlons pas des bottines dont la fermeture éclair fait sonner le portique. Bien faillie finir en petite culotte sur le tapis roulant de Luton (GB).

Dommage que Caps ne soit pas un agent, elle aurait appris à passer les contrôles aéroportuaires sans sueurs froides …
D’ailleurs, résidu de guerre froide dans sa mémoire d’enfant, elle n’en menait pas large à Moscou. On ne sait jamais, sur un malentendu. :(

Vous comprendrez donc sa lutte contre Morphée lors d’une escale de 18h en Malaisie, de peur qu’un passager mal intentionné profite d’un instant d’inattention pour faire passer des méthamphétamines dans ses bagages. Ils condamnent à mort pour moins que ça dans ce pays …

Hors des aéroports, Capsicum est très calme en voyage !

Argo

Mon appréhension des passages de douanes aux aéroports
n’est pas prête de se calmer après un tel film …

Ben Affleck réalise en 2012 un film prenant et rythmé sur la base de faits réels intervenus lors de la révolution iranienne du début des années 1980. Il campe un agent de la CIA missionné pour exfiltrer 6 membres de l’ambassade américaine à Téhéran grâce à une couverture rocambolesque.

La pression monte graduellement de la bonne idée qu’il faut vendre en interne à la CIA jusqu’aux différents points de contrôle avant le décollage de l’avion, en passant par les quelques mots de l’employée de maison iranienne qui feront de l’opération une réussite … ou non !

A bien y réfléchir l’action n’est pas très intense mais chaque enjeu est mis en scène avec densité.

Malgré le manichéisme américain habituel, j’en retiens une certaine apologie de la désobéissance en faveur de la responsabilité.

Ce genre de film me rappelle toujours la chance que j’ai d’avoir vécu jusque là dans une ambiance politique stable, préservée de la folie ostensible du monde. Pourvu que mes enfants aient aussi cette chance.

Aujourd’hui, tout ce que j’ai vu, enfant, sur mon poste de télévision est devenu de l’Histoire alors même que l’Europe encourageait ses citoyens à se regarder le nombril.

Le passant que je croiserai demain dans la rue se rend-il compte de la complexité des situations qui se jouent sur le plan international, sans même qu’il en entende jamais parler ? Sait-il qu’il existe des hommes de l’ombre qui ne seront jamais honorés publiquement pour les risques qu’ils prennent ?
C’est tout juste si, suffisamment âgé pour laisser la prescription faire son œuvre, quelques mots leur échapperont après une soirée arrosée …

 

Je suis toujours surprise de voir sortir de leur mutisme de telles histoires vraies
alors que les protagonistes sont encore vivants.

Merci Ange.

L’esprit des lieux …

Une ampoule allumée à travers la fenêtre du château, sous les feuillages …

Il est toujours habité.
Sous son air austère et camouflé, empreint de lichens, le monument est toujours aussi majestueux. Je pousse un peu plus loin vers la grille d’entrée du domaine. Elle n’a pas l’air d’avoir été très entretenue.

© OTSI Pays de Langres – photo : Jean-François Feutriez

Je me souviens encore de la fraicheur s’échappant du couloir, à l’ouverture de la lourde porte d’entrée, et de cette odeur d’humidité âpre qui prend à la gorge. Fascinée par ces vieilles pierres, mes guêtres ont trainé partout de la cave au grenier. Un petit faible pour le labo photo, installé là-haut, initia mon intérêt pour l’image.

Un été à la végétation dense, un mois de juillet chaud au milieu de l’air vert, attablée dans la cuisine rustique et dépareillée, en dépit de son jeune âge, mon oreille était déjà bienveillante à l’expression des souffrances adultes.

L’ouvrage envahi d’imaginaire faisait foisonner une vie intérieure aventureuse et libre. Bien loin de la vie de château, la simplicité emplissait nos journées d’enfants à l’entretien concret et ardu de l’Histoire.

Enfant, enfant … peut-être plus tout à fait.
Si son Excellence de pierres pouvait parler, il dévoilerait surement des secrets autrement plus décisifs que ce premier baiser à la lueur des feux de Bengale.

Chemin faisant, mes pas ne revinrent plus de sitôt devant la vétuste grille.

Il aurait été amusant de sonner la cloche,
en cet autre mois de juillet, 24 ans plus tard.

Répit matinal …

Entre les quelques champs de lavandin sur le point d’être fauchés et les vignes, mes pas se perdent. Chaque minute égraine un peu plus de fierté. Absorbée dans mes pensées, j’oublie les kilomètres.

Grignan

Fraicheur bien méritée, seule au milieu de l’eau ; le ciel s’étire en bandes ouatées … Quel luxe ! Le rêve de la nuit remonte des abysses. Je frissonne.

La maisonnée se réveille.

Jules Verne

Tout ce qui est impossible reste à accomplir.

Jules Verne

Gros coup de coeur …

… sur ce Carnet de Chantier d’une Maison Ronde !

Odylle me faisait part hier de leur formidable aventure avec La Maison de Cèdre, un constructeur de maisons en bois s’étant inspiré des gers (yourtes) mongoles pour le principe de leurs constructions.

Depuis Février 2013, nos aventuriers de la construction détaillent chaque étape à l’aide de photos, à travers leur blog.
Ce qui offre nombre de réponses à mes questionnements et me fait toucher du doigt des points qui ne m’avaient même pas effleurés (le vide sanitaire sous le plancher bois, par exemple) !

Leur maison à 15 pans, à étage sous combles et un garage avec jonction, en clos couvert est sorti de terre en Avril 2013 et le bois a poussé courant Juin 2013. Ils devront donc réaliser tous les travaux intérieurs par eux-mêmes.

C’est exactement le choix que nous aurions fait
si nous avions trouvé L’ENDROIT idéal où nous établir !

Certains savent que je suis très fan de La Maison de Cèdre depuis près de 8 ans, pour les quelques raisons expliquées ici … Nous avions même visité leurs bureaux-réalisation à Amiens, preuve en est ce dossier de photos et de plans sous mon coude …

Nos choix de vie (enfants, voyages … en Mongolie ! notamment et liberté), mes convictions financières et une certaine instabilité ne nous ont pas encore permis de concrétiser un tel projet. Mais savoir que se construit ce petit chef d’œuvre, à environ 1h15 de chez nous, me réjouit !

En tout cas, si nous nous lancions dans un tel projet, je crois qu’il ressemblerait beaucoup à celui-ci. Nous allons donc apprendre énormément grâce à ce génial Carnet de Chantier de Maison Ronde.

Courage, heureux entrepreneurs en bois !

Le Dragon du Phare

A force de passer 24h sur 24h avec les enfants, je ne rêve que d’un coin paumé sans petites bouches appelant ‘Maman, Maman ?’, ni petites mains touchants à tout, tout le temps.

Ne veiller sur personne, n’avoir de compte à rendre à personne.

Pourquoi n’ai-je pas la facilité de Ange à s’éclipser pour la soirée, en me laissant les enfants ?

The Arrangement

Notre génération n’a décidément rien inventé.

En 1969, Elia Kazan livre la complexité de la recherche du sens de la vie sous les traits de Kirk Douglas, Faye Dunaway et Deborah Kerr, d’après un roman fortement autobiographique.

Réussir sa vie se quantifie-t-il par l’aisance matérielle, la renommée ou l’image familiale parfaite ?
En tout cas, voilà le petit arrangement avec lui-même qu’Eddie Anderson s’était bâti jusqu’à ce qu’il rencontre la vérité en la personne de l’insaisissable Gwen.

Grâce aux flashbacks, le spectateur comprend le cheminement opéré jusqu’à l’accident de voiture après lequel les faux semblants tombent et qui marque la mutation des priorités de cet homme de 44 ans.

La passion n’est finalement qu’une excuse, qu’une voie menant à son passé, la clef, l’explication de ce qu’il est devenu mais méprise aujourd’hui.

J’aime la liberté qui émane de la camera de Kazan, la mise en valeur de l’absurdité des situations professionnelles et la balance systématique entre passion et raison.

Un chemin inconventionnel semble aberrant pour l’homme stéréotypé et pourtant le plus sage n’est pas celui qu’on croit …

Sorti il y a 44 ans, ce film est d’une modernité époustouflante autant par sa forme que par le sujet qu’il traite.

Aujourd’hui, plus besoin d’être à l’apogée de sa réussite professionnelle pour ressentir le malaise d’Evangelos, nous avons tous notre part de formatage ou de vaine quête, dont il n’est pas simple de s’affranchir.

Ne succomber ni à la facilité, ni à la résignation
pour être au lieu d’avoir.

Beurk, beurk, beurk …

Caps regrette son canal brumeux

Parce qu’entre les pots d’échappement, les passages piétons non syncho avec ma course et l’asphalte, courir en ville n’est pas ma tasse de thé.

Mais bon, 10 min de bagnole pour rallier mon grand parc de prédilection, présentement envahi par les Mondiaux d’athlétisme IPC, plus minimum 5 bornes de course à pied et les étirements, demande à Capsicum de se lever trop tôt pour ne pas souffrir de la chaleur.
Faut pas pousser.

Amis Marmottes, Bonjour !

Mon cher Risotto de fainéante …

Suis-je la seule bébête à me demander en quelle matière sont fabriqués les emballages micro-ondables des riz précuits Uncle Ben’s ?

Rien, je ne trouve rien sur internet à ce sujet !

J’ai eu beau inspecter l’emballage sous toutes les coutures, rien à ce sujet n’y est indiqué.
Le plastique est souple … donc incluant probablement un plastifiant dans sa formulation. Mais de quel type ? Et comment se comporte ce plastique sous l’influence des micro-ondes et/ou de la chaleur ?

La question me taraudant évidemment à 18h, heure à laquelle le service consommateur ne répond pas. Quant au site internet, il se vante de poursuivre une démarche de réduction des poids de ses emballages d’ici 2015, pour protéger la planète.

Mais qu’en est-il de la santé du consommateur ? Rien n’informe sur la composition de cet emballage. Pas même un chiffre abscons référençant la matière.

A l’heure des bisphénol A et autres pseudo-hormones de synthèse agissant comme perturbateur du système endocrinien pullulant dans nos emballages alimentaires, la question est légitime.

Je suis donc preneuse d’infos vérifiables sur le sujet !

NB : Et je ne pose pas les questions qui fâchent du genre : Malgré la jolie notification sur le paquet ‘sans colorant, ni conservateur, ni arôme artificiels’ (avec la faute d’orthographe), quel type de produit Monsanto utilise Uncle Ben’s ?

Parce que ce genre de texte m’inquiète beaucoup, même si le riz ogm est interdit de commercialisation en France :

“Mars (ndlr : Uncle Ben’s appartient a Mars Food) investit continuellement dans la recherche scientifique et développe, avec les riziculteurs, des méthodes de culture ainsi que des variétés de riz innovantes et durables. L’objectif est triple : accroître les récoltes, réduire les émissions de cO2, et diminuer la consommation d’eau.”

Principles in action summury, Mars Belgium, 2012

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Recipe integrity, Uncle Ben’s

Etude marketing à propos du riz par l’USTL (Cocu Raïssa, Harbonnier Mathilde, Liwanga Lydie, Picart Romain, Pichard Philippe)

State of the science of endocrine disrupting chemicals publié par OMS en 2012

Tintin au Congo

Les voyages ouvrent l’horizon …

Mais celui un brin méprisant de Tintin au Congo me laisse perplexe.
Un choc quand on vient de refermer Le Lotus Bleu qui traite aussi d’une certaine aire coloniale mais sous l’angle d’une prise de position plus engagée pour les peuples autochtones !

Ça nous apprendra à ne pas les lire dans l’ordre de parution.

Certes, ce deuxième album d’Hergé a été écrit dans les années 30, un contexte fastueusement colonial où la chasse en Afrique était un sport très développé chez les Blancs, mais 83 ans plus tard la BD ébranle nos valeurs actuelles.

Chasser l’éléphant pour ses défenses est déjà difficilement acceptable mais que le cher jeune reporteur, supposé bien sous tout rapport, fasse un trou sur le dos d’un Rhinocéros à l’aide d’une chignole pour y placer un explosif … est carrément ignoble.

Les scandinaves avaient modifié cette planche dès sa parution dans leurs pays.

Notre époque de pseudo-bien-pensants a ses propres rites malsains.
Elle est donc mal placée pour émettre des jugements de valeur sur les pratiques du début du 20eme siècle.

Cependant, j’en reste quand même éberluée à l’heure de l’histoire du coucher. Heureusement que certains comportements ont évolué.

Sur ce coup, Tintin n’avait pas encore eu vent du politique correct !

Mais que voient les yeux d’enfant ? Juste une grosse blague irréelle d’après Petit Ginkgo.

Petits braillards illustrés.

Deux bougies de 1 an soufflées et encore deux jouets qui braillent …

Je ne sais pas d’où les industriels tiennent leurs infos mais d’après eux, les bébés sont sourds comme des pots !

Capsicum n’arrête pas de mettre du scotch sur les petits trous des haut-parleurs de tous les jouets à piles, histoire de préserver les oreilles des petits et la tranquillité des grands.

“Notre Poison Quotidien”

Bon, alors, il va falloir éradiquer les boites de thon à l’huile, les tupperwares à mettre au micro-onde, les sachets de riz précuit Uncle Ben’s, certains dentifrices, les poêles en Teflon … et tout aliment non biologiquement cultivé !

“L’incidence des cancers s’est multipliée par deux depuis les 3 dernieres décennies (…) 80 à 90 % des cancers sont liés au mode de vie et à l’environnement.”

Une enquête de Marie-Monique Robin

Ça va faire la gueule au Phare.

Un p’tit cocktail ?

Yann Queffélec

Il faut te donner tout entier sur terre pour que la mort n’ai plus rien à prendre.

Citation du maître Russe de Yann Queffélec

Au pays de Candy …

C’est un géobiologue qu’il faudrait faire passer ici.

Sinon comment expliquer cette fuite d’énergie soudaine et cette fatigue profonde ? Les cris, qui y retentissent depuis toujours, apportent une amertume désagréable. L’ambiance y est parfois si pesante, même si les tables ne volent plus.

Certes Capsicum les aime et sait combien ils lui ont donné pendant toutes ces années. Elle ne doute aucunement de l’affection qu’il y a toujours eu pour elle en ces murs. D’ailleurs, ce sont eux qui la connaissent le mieux et à qui elle peut conter ses aventures sans fards … (oui, enfin, rien de trop intime).

Cependant dans sa bulle de petite fille sur laquelle l’ambiance coulait sans prise, elle s’est créé l’espoir d’un ailleurs à la fois plus brillant et plus harmonieux.
Le divorce, elle l’espérait, elle l’aurait accueilli avec joie même.
Mais comment ? … Ça ne se fait pas !

Ils ont enfin tout ce qu’ils attendaient … même le retour du fils prodigue. Pourtant chaque heure, quelque chose vient gâcher l’équilibre, du détails que personne ne remarquerait au manque de pot flagrant. Ici, le verre est toujours à moitié vide. Et peu importe les pistes que Capsicum a pu jeter sur leur chemin.

Capsicum se refuse à une lente contamination. Ce qui explique peut-être pourquoi elle a pris son envol à 18 ans, pour ne jamais y reposer ses valises. Elle les aime vraiment, mais à distance. Elle repartira, encore une fois, vaccinée contre les râleries du quotidien.

Si seulement, ils pouvaient être bienveillants l’un envers l’autre, mais le temps a eu raison de leur bonne volonté. Pourquoi vieillir ensemble alors ?

Du coup, si les enfants n’ont pas d’autre choix que d’attendre l’heure de l’envol, les petits-enfants, eux, ont plus de latitude pour exprimer une certaine désaffection du lieu. Allez donc expliquer cela à ceux qui les attendent avec impatience …

Ils font des efforts pour être agréables aux petits enfants, c’est certain. Ils leur font des blagues, les emmènent à la piscine (surtout Mamie), suscitent les éclats de rire, leur expliquent le fonctionnement des écluses (surtout Papy), les emmènent en caravane mais quand vient l’idée d’un pique nique avec eux, le refus est sous-jacent. Allez comprendre …

L’ambiance y est délicieuse les 3 premiers jours, puis l’humeur revient malheureusement à la normale.

Cette expérience renforce la déjà vieille volonté de Capsicum d’être une grand-mère fantasque !
Rien que de penser à partager des séjours baroques avec ses petits-enfants, elle en sourit d’avance. Pour cela, il faut bien s’entrainer avec ses propres enfants …

Ils ont oublié de vivre, de bien vivre !

Perdre sa vie à la gagner ?

Il s’agit de trouver le job pour lequel on se lève avec entrain le matin, sinon …

… et quelle exemple pour les chères petites têtes blondes !

S’engager et mettre ses aspirations à l’honneur. Un sacré programme.

Comme si un gâchis ne suffisait pas.

La brume s’élève peu à peu au dessus du canal. Le fond de l’air est frais et mes nouvelles chaussures me portent au delà de mes espérances. Je savoure cette solitude au milieu des grands arbres du chemin de halage. La foulée s’allonge au cœur du petit matin. Si j’étais chasseur, je parcourrais la campagne à cette heure.

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans le coin, j’en suis revenue blessée, écœurée. 8 mois se sont écoulés.
J’apprends à découvrir les enfants que je n’ai pas vu grandir. Ils disent les phrases dont nous avons tellement rêvé toutes ces années. Réalistes, ils semblent blasés par le comportement de certains de leurs proches. Les mêmes qui ont initié tout ce gâchis.

Mais voilà, les années nous ont volé la complicité. Je n’ai que peu de choses à leur dire.

Quand à leur père, il joue toujours au ‘shérif de la contrée’ avec ses grandes envolées punitives qui montent immanquablement dans les graves pour rendre le propos plus viril. De ce coté là, toutes ces années ne l’ont pas beaucoup aidé à évoluer.
Qu’y a-t-il d’admirable dans le fait qu’il s’occupe seul de ses enfants ? Nombre de femmes actives en font de même et personne de leur décerne une médaille. Que voulez-vous, lui est comme vous le savez le fameux fils prodigue … cela fournit tous les honneurs.

Pauvres enfants qui aujourd’hui se sentent délaissés par leur mère, partie vivre une autre vie à 600 km de là, mariage compris. Si seulement, elle leur faisait part de tout son amour, mais la distance dilue les attentions au point qu’ils se sentent maternellement oubliés, au profit du petit être à venir.
La peine est là, à fleur de peau, faisant mine d’être anodine.

Certes la fidélité s’impose par elle-même ou n’existe pas ! Personne ne peut affirmer que sa vie ne prendra pas un tour imprévu ou passionné.
Cependant la présence auprès de ses enfants, même à distance, n’est ni conditionnée, ni négociable …

Les mollets me tirent mais le chrono annonce encore 9 min avant les étirements. Les herbes se font plus hautes laissant mes doigts de pied faire floc floc à chaque foulée. Tant pis, courir en bottes auraient été bien moins aisé. :p

Pour des mômes affublés de tels parents,
ils sont finalement plutôt équilibrés.

Eduquer à la joie !

11 min pour comprendre que “La joie d’apprendre est aussi indispensable à l’intelligence que la respiration au coureur.”

Maria Montessori

Quésako Le Printemps de l’éducation ?

Les solutions existent, il suffit de faire le lien.