Entre rêve et réalité.

Après les chamailleries d’Hekel et Jekel, minuit bien tassé, voilà que la lucarne conte le désert et son explorateur Théodore Monod.
Comment aller se coucher quand on entrevoit le portrait d’un nomade, d’un scientifique, d’un humaniste ami de Teilhard de Chardin, d’un aventurier des sables ?
Sa poésie me séduit, soulignant le voyage inexorable de cette roche fluide. Je me surprends à rêver de ces vastes étendues aux frontières de la Libye.

Du désert rouge au désert de Gobi, la curiosité me pousse de plus en plus vers l’envie de fouler un désert de sable. Non pas que les scorpions m’attirent particulièrement, mais l’immensité tend à être en convergence dans mes destinations de voyage, comme une illustration de l’absolu.

Du coup, encore un réveil difficile !

Théodore Monod n°1

Malgré les doutes, malgré les blessures, il faut croire quand même, espérer quand même, aimer quand même …

(Philosophie du père de T. Monod)

Henri Cartier Bresson – n°2

Celle là, c’est l’une de mes préférées … “Trafalgar Square” pour la parade du couronnement de George VI, Londres (1938)

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Allez, une petite galerie russe reprenant nombre de ses plus belles photos.

Aimer son prochain, qu’i'disait …

Vous le connaissez cet automobiliste … mais si …

Celui qui s’entasse derrière les autres au feu rouge, vous empêchant de sortir de votre place de stationnement.
C’est lui aussi qui s’engage sur le rond point déjà bondé et qui vous empêche de couper pour prendre la direction opposée.
D’ailleurs, ça c’est vraiment son grand classique. Il l’applique dans les carrefours aussi, s’avançant en plein milieu alors qu’il sait pertinemment qu’il va engorger le croisement en obstruant la voie perpendiculaire.

Mais après tout, c’est vrai, l’essentiel, c’est que lui puisse passer à tout prix …

Appelons le Monsieur Connard !
Vous le reconnaissez maintenant ?

Chronique de la Circulation

Comme un souffle venant de l’Hémisphère Sud …

Du coup, la mémoire sensitive se remet en marche :

- le rouge éclatant du Bottlebrush qui ornait ma chambre en guise de bienvenue,
- l’odeur parcheminée de mon vieux théâtre l’Astor,
- le toucher froid des fers de mes Tap Shoes,
- l’arôme subtile d’un café cosy de The Jam Factory,
- la musique matinale qui tenait à la page mon colocataire-patron de nightclub,
- le sable cinglant la peau sur une plage de Great Ocean Road
- l’odeur des eucalyptus en traversant le campus pour aller bosser,
- le bruit métallique des machines à sou du Crown Casino,
- le toucher lisse des sièges du tram et le tintement de sa cloche d’un autre âge,
- le parfum délicieux d’une papillote au four pour un brunch entre amis,
- un effleurement dans l’entre du Polly Woodside
- le ronronnement des moteurs de Formule 1, les dimanches de Grand prix à Albert Park.

Juste un CV à mettre à jour …

Dans le brouillard …

Alors que je taquinais hier un vieux pote mono de voile qui “grâce” à une panne d’oreiller avait fait manquer l’école à sa fille …
… Voilà que ce matin, j’aurais bien fait sauter le « 1er » cours !

Ah, c’était le bon temps.

Toujours est-il que du coup, Petit Ginkgo et moi nous sommes retrouvés devant porte close chez la Nounou.

Pourquoi personne ne se cale
sur l’Horaire Universel Capsicum ??

“J’adore quand un plan se déroule sans accroc” Hannibal …

Je dois avouer l’efficacité du livreur d’UPS, qui à l’instar de son confrère de Coliposte, trouve sans difficulté aucune la loge du gardien pour y déposer son mon colis !
24h voire 48h de gagnés … simple comme un coup de fil.

Un brin audacieux le garçon,
en louant la douce et agréable voix de Capsicum
… par sms ;)

Namjilyn Norovbanzad

1er Aout 2009
Gurvansaikhan (Dungobi)
Mongolie

Au coucher, le soleil rend les blocs de granit plus orangés. Le désert se rafraichit, nous rêvons à demain.

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La première nuit sous la yourte a été confortable, dans nos duvets -5°C. La pierre qui se balance entre les poteaux nous rappelle que la coutume interdit de passer au centre de la yourte.

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Nous commençons juste à nous connaitre et ce petit déjeuner est l’occasion d’échanger quelques civilités ou plaisanteries.

Ce matin, nous attaquons le vif du sujet : randonnée au milieu de ce décor de cinéma. Le pas est leste et les confidences commencent au rythme de chacun. Les nids de rapaces sont facilement identifiables aux bandes blanches de déjections qu’ils laissent sur les rochers.

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Comme des enfants nous ne résistons pas à escalader les rochers et en profitons pour capturer le panorama. Le surplomb découvre les mêmes couleurs enchanteresses de la vallée des vents des Olgas (Kata Tjuta) en plein milieu du désert australien. La roche est pourtant différente. Ici, elle sort du sol par bouquet de pics arrondis. Parfois un énorme œuf de pierre trône comme poli par les siècles.

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Au loin, un arc de cercle blanc attire l’œil. Notre ami des steppes attise notre curiosité en gardant le silence …

En avançant encore, nos regards s’arrêtent sur une concrétions, support à l’imagination, ou sur quelques points blancs qui se dessinent au loin. Magnifique nulle part pour installer sa yourte …

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La température augmente, l’arc de cercle s’approche et se distingue nettement maintenant. Après une petite matinée de marche, nous découvrons enfin qu’une sorte de dolmen se dresse au milieu de l’arche. Des inscriptions gravées en ancien mongol ajoutent au mystère.

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Cette pierre reprend le texte d’un chant traditionnel à la mémoire d’une artiste mongole, à la voix d’or, très aimée dans le pays. (Attention ici choc culturel !)
Norovbanzad est enterrée là. Le monument lui rend hommage au milieu de l’immensité … proche de là où elle est née.

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Après 3 petits tours d’Ovoo disciplinés, histoire d’adresser une prière, nous rejoignons les 4X4 russes, bien garés en rang d’oignon sous une dérisoire pancarte P, comme parking … au milieu de ce site incommensurable.

S’en suit le ballotement de 240 km de piste
pour poser le bivouac sur les hauteurs
de Tsogt Ovoo.

Antoine de Saint Exupéry n°10

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

Le Petit Prince

Frontières imperméables …

Non seulement, il faut être sponsorisé par un employeur agréé et l’offre d’emploi validée par l’immigration (ce qui n’est déjà pas une mince affaire !), mais il faut aussi justifier d’un certain niveau d’anglais par le IELTS. Par dessus le marché la rémunération doit être supérieure à un minima défini mais aussi en rapport avec la moyenne du marché.

Autant dire que  l’Australie se ferme à la main d’œuvre étrangère,
même qualifiée …

Et je ne vous parle même pas d’immigration (test à point, validation de qualification, et tout le bazar) !

La Boudeuse 2009 – Journal de Bord n°1

Le nouveau site de la Boudeuse est édité depuis une semaine. Joli outil pour suivre les prochaines expéditions “Terre – Océan”.

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A lire, le Journal de bord n°1 par Amaury Bironneau, Administrateur du bord (3 ans de moins que le Capsicum !), qui explique qu’
Il fallait donc repartir, non pas de zéro, cela aurait était trop facile, mais avec une traine de dettes, d’emprunts qui comme une chape de plomb freinaient la soif de départ.

(…) Je ne vous ennuierais pas avec les milliers de rebondissements qu’il y eut au cours de ces deux années car au final ce qui compte c’est que nous avons réussi.”

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Le 12 Septembre dernier, CanalBlog publiait les photos de La Boudeuse remattée, parée de rouge et ornée de son traditionnel Dragon.
Deux jours avant, le Havre Libre annonçait que Fécamp deviendrait le nouveau port d’attache du navire après Bastia. Pourquoi ?

Les Actualités de La Boudeuse annoncent qu’elle fera une petite tournée de ports français avant de larguer les amarres le 30 Septembre 2009, pour la Mission Amazone qui devrait s’achever en Fevrier 2010.

Même sentiment qu’avec Tara.
Mais qu’a foutu le Capsicum ces 10 dernières années ?

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Tous les lundis, 20h40, sur la chaine Voyage : A la rencontre des Peuples de l’eau.

Patrice Franceschi n°20

Écouter tout le monde et décider tout seul.

Principe d’Un capitaine ad hoc,
Le Figaro.fr 13-11-2008

Nicolas Messyasz n°2

Quelles sont tes motivations et inspirations ?
Très grossièrement, je dirais “la vie”, enfin, ce que j’ai sous les yeux, avec un goût prononcé pour les choses perdues, utopiques, inutiles, celles qui mènent vers le hasard ou l’étrange sensation de ne pas savoir pourquoi on doit être à un endroit et pas à un autre…

Interview par CultCrusher
Nicolas Messyasz, le noir et blanc, comme une évidence
3 Decembre 2008

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Espace DeviantArt : Au delà des ombres
Site Officiel : nicographie.net

Proverbe Mongol

Ne donne jamais cette terre, même si Dieu te le demande.

Colère …

Quand l’enfant revient de chez le coiffeur (après avoir pleuré toute la séance) avec une coupe militaire …

Prochaine fois, je m’en charge.

Coup de sang !

Il vaut mieux s’adresser au Bon Dieu qu’à ses Saints.

Temps imparti prévu 30min, réel 1h30.

Bernard Giraudeau n°10

Les vies s’anéantissent, se dissipent et le temps gâché est gâché. Foutaise et banalité. (…) Quelle connerie d’apprendre à vivre trop tard, de n’avoir du courage qu’après la bataille !
(…)
Ce qu’ils n’auront pas partagé, c’est le quotidien. Le quotidien qui ronge, qui ponce les couleurs des jours. L’habitude qui scie les branches du bonheur l’une après l’autre. Qui sait quelle usure elle aurait supportée, la Vietnamienne ?

Indochine
Les Hommes à terre

Putain de coutume !

Exemptée de bise … Cool !

Les nouvelles directives pour limiter la propagation de la grippe A/H1N1 semblaient parfaites pour cesser de bisouiller au boulot …

Mais non, tout le monde joue les trompes-la-mort !

Ce week-end … c’est Aérien …

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Icare Cinéma, Expo, Aero, Folies, Attero …

Tout savoir c’est –> ici.

Jules et Jim revisité …

Pour je ne sais quelle raison, me revient à l’esprit ce diner en tête à tête, où le mec me dit d’un regard entendu :
-Tu sais, ma copine ne voit aucun inconvénient à ce que l’on se voit tous les deux …

Comment en étais-je arrivée là ?

Trainant ma combi au club de voile local, j’étais devenue l’équipière (sur 125) d’un Neo-zélandais, dont l’épouse jouait les commissaires de course. M. et Mme Cœur-sur-la-Main m’avaient adoptée et prenaient plaisir à me présenter leurs amis.
Après une régate un peu mouvementée, ce samedi-là, je rencontre Bernard, la quarantaine insolente, qui installé depuis 15 ans en Australie, jouait toujours autant de son accent français.

Comme un poisson dans l’eau, pour lui, la vie sans contrainte ne pouvait se concevoir autrement.
Depuis peu, le fils, issu d’un premier mariage, était venu vivre Down Under chez son père et sa jolie plante australienne.
A part une ex-, travaillant à l’Alliance Française, ses fréquentations étaient bigarrées et sympathiques.
Je me souviens de soirées bien arrosées où le shit était en libre service. Des expos, une avant-première de la Veuve de Saint Pierre, un atelier modelage entre copains, une soirée avec un pote DJ.
La seule communauté française que j’ai supportée à l’étranger …

Un soir, il vient me chercher à moto (la toute première fois que je pose mes fesses sur un tel engin) !
Une affaire à régler dans les quartiers Est de Melbourne, me dit-il, en accélérant.
Dans cette très belle maison traitée en loft, la jeune femme me montre ses photos de mariage, alors que Bernard négocie la vente d’un pick-up de luxe avec Monsieur.
J’ai toujours en mémoire le graphisme de ces images : Magnifique mariée dans sa salle de bain à damier noir et blanc. Sauf que les premières années de mariage n’avaient pas été tendre avec sa silhouette …

L’affaire conclue, nous rentrons en ville pour diner …

… Dommage, je m’amusais bien.
Je crois que c’est à partir de de ce moment
que j’ai perdu de vue les français de là-bas.

Lampions de jeunesse qui s’éteignent …

Au choix, selon affinités ;)

Sim …. en Baronne de la Trouche-en-biais !

Patrick Swayze … en danseur de Mambo dans Dirty Dancing !
Mais pourquoi les médias ne disent pas un mot sur Point Break ou La Cité de la Joie ???


Petits Bonheurs … n°36

S’asseoir au bord d’un ruisseau et se laisser bercer par la musique de l’eau.

Petits Bonheurs

Tara Oceans

La goélette d’expédition, anciennement Antartica de Jean-Louis Etienne et Seamaster de Sir Peter Blake, a repris du service depuis 5 ans, en réalisant des expéditions tournées vers l’environnement, sous le nom de Tara.

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Tara Expeditions, fondée par le Directeur Général d’Agnès B, Etienne Bourgois, est devenu un fond de donation, en Mai 2009 et ce pour 5 années.
Soutenu par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement), EMBL (European Molecular Biology Laboratory) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), Tara est tournée vers l’exploration scientifique.

Après Tara Artic (2007-2008), l’expédition Tara Oceans a débuté, le 6 Septembre 2009, partant de Lorient pour parcourir les mers du globe.

Le Fond tentera d’apporter des réponses aux questions climatiques et notamment d’approfondir notre connaissance de la biodiversité marine. Cette expédition durera trois ans et explorera les océans afin d’en étudier le plancton et de comprendre son impact sur le climat de la planète.

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Le but exprimé de Tara est d’informer le public du rôle crucial des océans et de l’impact du réchauffement climatique.
Avec le consortium scientifique Tara Oceans, Tara souhaite renforcer la conscience environnementale ainsi que les connaissances scientifiques du public et notamment des enfants.

Allez voir les CVs des membres d’équipage, scientifique et staff
Vous vous demanderez ce que vous avez foutu ces 10 dernières années.

Mirage ?

La vie a repris son cours avec les mêmes espoirs, les mêmes horaires, les mêmes travers.

Je me sens juste un peu plus riche d’intérêt pour mon prochain (enfin pas celui qui roule à 30km/h, ni …), peut-être un peu plus proche de mon petit bonhomme, profitant de la chance de le faire pousser en douceur, encore un peu moins matérialiste, préférant vivre les émotions (même les plus simples) plutôt que de remplacer le combi-magnétoscope …
(Plus 2 tables et un lave-linge, en vente ! Comme une envie de faire le vide ! )

Et pourtant, j’ai l’impression de me réveiller d’un songe, où j’aurais rencontré un cavalier se grillant une clop au pied de l’Ovoo, surplombant le lac Ogii. Monticule de pierres sacré qu’il a mis 3 ans à constituer, au sommet de cette colline.

Quel nouveau projet dans lequel me jeter éperdument ?

Antoine de Saint Exupéry n°9

Etre libre, infiniment, jusqu’à ne plus se sentir peser sur terre.

Terre des Hommes