Le marin sur la butte …

Absorbée par la découverte de la grise cité du Ponant, un mur de garage haut en couleur saute à mes yeux dans la montée Yves Collet.

La fresque réalisée en 2008 par Râmine, un artiste peintre brestois d’origine iranienne, est aux anciennes couleurs de la SNSM avec pour pseudo trompe l’œil la porte d’un abri tel qu’il était au temps des périlleux sauvetages à la rame.

La patte de l’artiste est clairement reconnaissable à ses fameux marins et au phare comme il les aime. La superbe réalisation à la fraiche gaité donne envie de pousser la porte à deux battants.

Non, non, mes souvenirs de voyage ne sont pas obnubilés par la SNSM,
aussi louable soit leur engagement …

Pour le plaisir, quelques unes des compositions de Râmine :

La ‘pub d’exception’ qui date un peu – n°2

Pour une fois que les pubs sont d’utilité publique :
Trois prints de la SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer), signés Publicis Activ Paris courant 2012 !

Pas vu cet affichage en bas de chez moi …
Les Lyonnais ne doivent pas être amenés à porter le gilet !

Pub d’exception

La boite …

… video mapping 3D.

Quand la technologie offre tout un poème. ;)

Allopathie à bout de souffle …

Petit Ginkgo ne rechigne jamais à aller chez le pneumologue car le praticien lui propose un excellent jeu : un ballon virtuel à gonfler à l’aide du souffle jusqu’à ce qu’il atteigne le plafond et éclate contre une pointe.

Un jeu d’enfant qui fait dire au spécialiste que plus ils vieillissent et plus ses patients ont du mal à réaliser l’exercice. “D’ailleurs, l’autre jour je disais à ce grand benêt de 15 ans que même un enfant de 5 ans y arrivait sans mal !”


La mesure est réalisée plusieurs fois pour observer la reproductibilité puis il remet ça après un petit pchitt de bronchodilatateur. Et voilà 76 euros pour faire tomber le diagnostique : asthme à commande infectieuse. On s’en doutait vu les bronchiolites et autres bronchites auxquelles il a été accoutumé ! Le tout assorti d’un traitement de 3 mois à base de corticoïdes à inhaler chaque jour, qui me fait tousser à l’idée d’effets secondaires pseudo inexistants d’après le Doc.

Les grandes vacances passées à suivre le traitement à la lettre, Petit Gingko refait un épisode bronchique exactement 3 jours avant le fameux rendez-vous avec Dr. Souffle.

Et rebelote, souffle, ballon, 76 euros, kiné respiratoire et Solupred (corticoïde en comprimé). “Madame, si un autre épisode de ce type devait se reproduire avant la fin de l’année, il faudrait consulter un pneumologue pédiatrique. En attendant, nous allons corsé le traitement !”


J’en avale ma carte vital et lui demande de m’informer clairement sur les potentielles complications dues aux corticoïdes même inhalés et surtout au long court. Grâce à sa banque de données, j’apprends qu’il existe des cas de perte de densité osseuses, d’attaque de l’os de la mâchoire inférieure, de retard de croissance “mais un sujet asthmatique peut mesurer 1 cm de moins que la moyenne uniquement à cause de sa maladie” assure-t-il. “Un asthmatique doit suivre son traitement coute que coute !”.

Mais bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans la papier d’alu.
Je veux bien que les asthmes sévères ne se traitent pas à la légère sous peine de graves conséquences, mais là les symptômes sont clairement et uniquement viraux.

Synthétisons : A cause d’un léger asthme viro-induit, l’enfant de 6 ans devra suivre pratiquement à vie un traitement de fond, sans jamais être guéri. Au bout de 30 ans, les corticoïdes auront eu raison de ses os … Impossible de me résoudre à accepter un tel risque sans remuer ciel et terre.

A l’issu de la courtoise discussion, M. Souffle propose d’ajuster le traitement avec un anti-leucotriènes, qui permettra de réduire les doses de corticoïdes.

Malgré tout, d’autres questions me taraudent : l’asthme est une inflammation des bronches or une inflammation est une réaction défensive à une cause. Donc la bonne question est : quelle est cette cause ?

Plus portée par une notion de médecine globale à la chinoise que spécialisée à l’occidentale, j’en parle à mon ‘acuponcteur – ancien interne des hôpitaux de Lyon – ancien SOS Médecin’ qui note que n’importe quel étudiant en médecine sait qu’il est contre indiqué de prendre des corticoïdes en cas d’atteinte virale. Pour mémoire, Petit Ginkgo présente un asthme à commande virale. Il ajoute qu’il y a un nombre incalculable d’états pathologiques rangés sous la catégorie ‘asthme’ et que la médecine allopathique se borne à tenter de résorber ces nombreux symptômes plutôt que résoudre l’origine du mal. Petit Ginkgo le verra courant octobre.

Et voilà qu’apparait la méthode Gesret, une analyse ostéopathique qui tend à expliquer l’asthme, certaines allergies et le psoriasis par un déséquilibre du squelette. En 2 à 3 séances, les sujets semblent stabilisés. Toujours méfiante quant aux méthodes miracles (ce n’est quand même pas un traitement à vie ;) contrairement à d’autres), je suis ouverte à tout témoignage à ce sujet et attends pour voir, tout en prenant rendez-vous pour le petit gars.

 

Par acquis de conscience, Petit Ginkgo prendra évidemment le traitement prescrit par le pneumologue (au moins jusqu’à la prochaine visite) mais la piste des médecines complémentaires ne me semblent pas être dénuée de discernement.

A suivre …

Méthode Gesret

Y’a vraiment pas moyen d’y mettre le pied ?

La dernière campagne de Solidarités International


L’humanitaire professionnalisé, c’est peut-être très efficace mais beaucoup moins inspiré.


Après tout, c’est comme le club med, il faut avoir une spécialité pour être embauché ! :)

Y’a forcément une brèche.

Désert médical qualitatif …

Ma naïveté de provinciale imaginait que la densité de médecins ‘en grande ville’ et autres thérapeutes sans reconnaissance officielle permettait d’obtenir rapidement un rendez-vous, toutes spécialités confondues.

C’était sans considérer que les killers bons sont toujours victimes de leur succès, creusant des béances dans les plannings de leurs confrères.

Le summum étant ceux qui définissent un seul jour de prise de rendez-vous … tous les 6 mois, au cours du quel tous les créneaux s’évaporent en 2 heures. Étape suivante évidente quand les délais à rallonge finissent par se normaliser.

Ah si, cette densité médicale a bien une influence :
les dépassements d’honoraire.

Equilibre instable.

Un projet que j’ai moi-même initié pour m’obliger à évoluer professionnellement … et pourtant aucune envie de modifier l’équilibre actuelle.

Peur de l’inconnu ou sagesse du précieux instant ?

J’ai perdu le ton …

Le blogueur est un schizophrène
qui ne maitrise pas bien la ligne entre esprit et exhibitionnisme.

Passer la nuit (le seul moment de tranquillité où l’on arrête de corner Maman à mon oreille) à limiter l’introspection d’un billet plongeant dans les profondeurs du souvenir, pour finalement conclure au matin que la vraie vie est potentiellement modifiable à chaque instant.

Éberluée par les nouvelles reçues suite à l’impulsion matinale, il s’avère que le fameux post sera mieux au fond du dossier ‘brouillon’ en attendant le courage de remanier les 68 lignes avec une once de finesse en plus.

A midi, la culpabilité d’avoir été absente ‘au pied de la lettre’ s’entremêle à la honte d’un certain narcissisme et au faible soutien en mon pouvoir.

Capsicum noiera tout cela avec Amitiés Sincères.
Par ailleurs, pas la meilleure idée.

Jiddu Krishnamurti

L’éducation est venue à être simple conformité à un système particulier ; au lieu d’éveiller l’intelligence de l’individu, elle le contraint simplement à se conformer et gêne ainsi sa vraie moralité et son accomplissement.

Jiddu Krishnamurti,
Entretien public du 2 août 1935. Université nationale, La Plata, Argentine

I’m in !

Contre toute attente, la commission d’admission a apposé un avis favorable sur ma candidature au fameux Master 2 qui me trottait dans l’esprit … yeah.

Cependant, je continue à penser que ce n’est pas un domaine qui embauchera. A moins d’utiliser cette compétence sous un biais imaginatif.

M’en fout, je gagne au moins 50 points sur le baromètre de l’estime.

VTI

Ouvre tes armoires, je te dirai qui tu es.

S’il est vrai que la tenue des placards, armoires et rangements offre une indiscrétion sur le caractère profond de leur propriétaire, alors Capsicum est une vraie fausse bordélique !

Esprit frappeur au dehors, rectitude au dedans.

Une soirée dans la vie d’une mère au foyer.

Enfin seule devant ma télé, un samedi soir …

… la déchéance avec un soupçon de quiétude.

Même pas un bon film pour se faire aspirer par une autre vie.
Non que la mienne soit désagréable mais le temps et le carcan usuel empêche tellement d’en vivre une multitude. Depuis que l’imagination me tente, la rame va de pair. On ne change pas si facilement de fonction.

La zappeuse (comme diraient nos amis outre-atlantique) saute de la chansonnette au talk show pour cultiver le bruit de fond favorable à l’écriture.
D’ailleurs qu’a-t-elle cette nouvelle génération de chanteurs à reprendre les balades de leurs ainés ? N’ont-ils rien trouvé de mieux pour obtenir un peu plus de visibilité ? Ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent tant qu’ils ne touchent plus à Goldman et Joe Dassin. Oui, je sais … :)

Fauteuil NEMO Driade par Fabio Novembre

Il n’est plus question de fiestas extravagantes. Et puis, celles qui me restent en mémoire n’ont pas toujours été ces ilots de pure exaltation auxquelles je m’attache aujourd’hui. Entre cinétique désordonnée, beat inspiré et quelques verres, la question du ‘qu’est-ce que je fous là’ s’est souvent posée. Trois secondes de parenthèse en retrait du présent à observer, avec bienveillance, mes congénères n’imaginant pas un instant le frisson du vague mal-être qui parcourait ma peau.

Ainsi, aujourd’hui assise dans notre fauteuil rouge enfin rénové, le ‘qu’est-ce que je ne fous pas là-bas’ fait naître une légitime hilarité intérieure, très intérieure. D’ici au printemps, à moi d’inventer une nouvelle liberté affranchie du noyau familial, par intermittence. Cependant pour ce soir, ma mission veille seule sur le sommeil de deux petites têtes blondes.

Sur l’écran, le programme déroule ses invités au fil de ma curiosité.
Argumenter, débattre devant une caméra, ces chroniqueurs sont payer pour affirmer leur être, leurs opinions, pour infiltrer la culture du téléspectateur en lui apportant des munitions pour briller autour de la machine à café. Voilà qui n’est plus dans mes cordes depuis que le syndrome de l’imposture a fait son grand retour.

2h14 du lendemain.
J’aurais plutôt du préférer un des 5 bouquins
qui encombrent ma table de nuit.

François de La Rochefoucauld – n°3

Quelque découverte que l’on ait faite dans le pays de l’amour-propre, il y reste encore bien des terres inconnues.

François de La Rochefoucauld

Le numérique …

… ouvre une faille temporelle : le tri préalable des images.

2679 photos dont il faut extraire l’essence d’un voyage par le filtre de la cohérence narrative, tout en protégeant le simple souvenir estival. Et puis, il y a les quelques images suffisamment intéressantes pour tenter d’en faire jaillir une certaine sensibilité artistique par un traitement à ‘l’œil extravagant’.

Du boulot, quoi !

 

Le Vendée Globe …

… vu par Edouard Cribier.

Un gros coup de cœur pour une bouffée d’imagination vive et bienveillante, au cœur du Finistère. Ma façon de ramener des images de mes voyages !

Petit Ginkgo, lui a craqué sur ses poissons baudruches.

Valery Rozov du haut de l’Aiguille du Midi

A 47 ans et 9000 sauts depuis 1993, autant dire que le russe dans son wingsuit sait ce qu’il fait … en s’élançant de l’Aiguille du Midi, le 1er septembre 2013.
Images Aiguille avec drone et Gopro.

Merci Sitelle

Pour faire original … un jour de rentrée des classes.

Après avoir joué les électrons libres avec ses copains dans la cour de l’école, Petit Ginkgo lance, en chopant son cartable à la volée :
- Bon, alors elle est où ma maitresse ?
- Là bas !

Ai-je juste le temps de lui indiquer avant de le voir disparaitre bras-dessus bras-dessous vers sa classe, un air satisfait accroché au visage.

Euh, moi aussi, je t’aime Mon Amour.

Nota : oh yeah, free time for me …

A lire aussi : Rentrée

Information : Célérité aux dépends du fond et de l’analyse.

Combien je peste contre ces rédactions qui ne font que copier/coller l’AFP, combien je suis affligée par l’approximation dont font de plus en plus preuve les journalistes, combien je refuse d’acheter certains magasines vendant du sensationnel car c’est le lecteur qui décide de l’offre qu’on lui présente, combien j’exècre le 20h qui trouve que l’information a mettre en avant est la réformette des retraites alors que l’actualité internationale est brulante …

A Alep, en avril 2013 (©MUSTAFA ALI / SIPA)

Francesca Borri, journaliste freelance italienne, explique ici ce qu’est devenu l’information de masse :

Lettre d’une pigiste perdue dans l’enfer syrien, bibliobs.nouvelobs.com, 09-08-2013

“(…) La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que personne ne comprend rien à la Syriehormis le sang, encore le sang, toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit: «Honte à vous.» (…)”

La logique de consommation a encore frappé.

Vivre en harmonie …

… en se reconnectant à la réalité du corps,
en s’ouvrant à la guidance intérieure !

Thierry Janssen, toujours aussi puissant, en douceur.

C’est applicable à de nombreux domaines de notre vie.

Du coté léger de la lorgnette observant cet angle de vue, je ne m’étonne donc plus de trouver l’approche alimentaire du Dr Jean-Philippe Zermati tomber sous le sens, puisqu’elle fait appel à nos propres indicateurs corporels, telles la faim et la satiété. (-4kg en 4 mois et demi, sans restriction alimentaire)

NB : Et du coté pratique, quelle est la signification d’un mal de genoux en marchant mais pas en courant ?

Hervé Kempf – Fin de l’Occident, naissance d’un monde

Au delà du clivage gauche-droite, Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, offre un biais de lecture qui tombe de plus en plus sous le sens, même si je ne connais pas bien ses accointances politiques.

Si son mot clef est Sobrieté, le mien est Simplicité Volontaire.

La croissance a atteint ses limites. Reste à en instruire nos dirigeants, d’un bord comme de l’autre, pour s’orienter vers des axes définitivement innovants …

… pour s’affranchir des concepts surannés de la politique de Grand Papa.

NB : Et si tous nos politiques cessaient de sortir de la même école pour insuffler dues sang idées neufves dans les institutions !?

Friedrich Nietzsche #2

Que dis ta conscience ? — “Tu dois devenir ce que tu es.”

Friedrich Nietzsche, Le Gai savoir – Troisième livre, paragraphe 270
traduction Patrick Wotling, GF-Flammarion, 1997-2000, page 223

Ma plus belle rencontre de l’été …

… aux confins de la France, sur une avancée rocheuse aux 4 vents.

Avant lui, je n’étais jamais sortie les mains sèches des toilettes :

Le sèche-mains Dyson Airblade (peut-être même Mk2)

Pas une technologie nouvelle manifestement, mais il n’était pas venu jusqu’à moi. Une exclus de l’ouest de la France à l’efficacité redoutable ?

Quant à la Pointe du Raz, elle est beaucoup plus touristique
que dans mon souvenir d’enfant.

Une addiction recommandable.

Oh la, oh la, voilà 1h02 que j’oscille de droite et de gauche, un œil sur le chono, l’autre à contempler les traits de pinceaux roses pourprés au milieu du ciel bleu layette. Rien de tels que les chemins des vignes de Loire pour atteindre une petite performance personnelle. Tellement inespérée …

L’était plus joli mon ciel …

Reconquérir sa forme physique en 7 semaines à raison de 3 entrainements par semaine.
L’aventure très progressive n’est même pas aussi douloureuse que ma mère le pense. J’en connais qui monte les escaliers de leur hôtel un sac de pierres sur le dos, pour se préparer à un raid. Et bien moi, je viole mes grasses matinées d’été.

Les intervalles ont sauvé ma motivation sur n’importe quel terrain. Ils me serviront maintenant à augmenter la cadence.

Si la progression se tient à ce train là, il se pourrait bien que le Run in Lyon soit à ma portée dans 40 jours. A moins que la mer ne me prenne.

En tout cas, il ne me reste plus qu’à faire rentrer 2 km de plus dans ce même laps de temps ou à les extirper de mes mollets sur la longueur. C’est selon !

Espérons que mon genou gauche me laisse atteindre l’objectif,
avec 7 mois d’avance.

Course à pied.

Vive l’idéalisme …

… j’ai dit l’idéalisme pas l’utopie.

Encore une fois, Patrice Franceschi exprime avec clarté ce que je m’échine à toucher du doigt. Il a l’expérience et la plume en plus …

J’ose copier/coler en fin de billet cette excellente interview publiée le 26 août 2013, réalisée par Jean-Luc Bertet pour ragemag.fr : Patrice Franceschi : « L’esprit d’aventure ne rime pas avec l’exotisme », qui va un tout petit peu plus loin que d’habitude.

Alors que La Boudeuse a surement déjà quitté Boulogne après avoir participé à la Fête de la mer et des marins de Saint Valery en Caux, notre écrivain-aventurier parle dans cet entretien de Liberté-Sécurité, société de consommation, sens de la vie, jeunesse, confort mais aussi engagement, voyages et ses dérives, géo-politique, le tout par le truchement de l’esprit d’aventure.

Je n’ai qu’une envie : m’engager !
Reste à trouver ma voie :)

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En passant, après avoir reçu Sylvain Tesson pour l’invité du samedi 20h, le 17 août dernier, voici Patrice Franceschi chez Ardisson :

“Salut les terriens !” samedi 24 août, invité du 20h : Patrice Franceschi (sauf qu’il manque la partie 3 de SLT où Franceschi intervient !)

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Patrice Franceschi : « L’esprit d’aventure ne rime pas avec l’exotisme »

Publié le 26 août 2013 à 10:41 | par Jean-Luc Bertet

Ce n’est pas le seul mot qui ait été vidé de son sens par notre époque comptable. La notion d’aventure évoque aujourd’hui au mieux des exploits sportifs, au pire des émissions télés qui exploitent « l’extrême ». Il ne reste rien de la découverte et de l’émerveillement du monde, de la rencontre avec l’étranger et de leur connaissance. Mais cette aventure-là est-elle d’ailleurs encore possible voire souhaitable ? Patrice Franceschi, grand aventurier et explorateur, voit dans l’esprit qui anime l’aventure l’énergie vitale des individus et des sociétés. Liée à un humanisme combattant, elle lui paraît la clé essentielle et nécessaire pour échapper au cauchemar orwellien qui menace. Le Seuil vient d’inaugurer, sous sa direction, une nouvelle collection de grands classiques et d’inédits sur l’aventure pour en cultiver l’esprit.

Il a consacré 40 ans de sa vie à réaliser les rêves d’aventure de son enfance : les espaces vierges et hostiles dont il n’est revenu parfois que de justesse, les rencontres avec des populations qui n’avaient jamais eu de contact avec l’Occident… Et d’autres qu’il s’est inventés dans la foulée comme un périple pédestre de la source du Nil à la mer, le 1er tour du monde en ULM, la guerre aux côtés des Afghans, deux tours du monde comme capitaine des Boudeuse, deux voiliers d’exploration, et bien d’autres expéditions encore. Marin, pilote, explorateur, écrivain, cinéaste, il a été président de la prestigieuse Société des explorateurs français. Une existence exceptionnelle.

Dans un monde clos et globalisé, l’aventure est-elle encore de saison ? Dans un monde fini et presque entièrement exploré, à quoi peut-elle bien servir ?

Patrice Franceschi 1Il faut d’abord savoir de quoi on parle. L’exploit sportif, la gesticulation musculaire sont certes des activités honorables mais ce n’est pas le plus intéressant. Le Vendée Globe, c’est une formidable course à la voile. Point barre. Les marins de compétition ne sont pas dans le même univers qu’un Moitessier par exemple. Pire, j’entends parfois des gens qui commentent en regardant mes livres : « C’est un peu comme Koh Lanta. » Un jeu de télé qui n’a rien à voir avec l’aventure en est devenu la référence. C’est terrible. L’aventure en tout cas ne se réduit pas à sa dimension sportive. Elle n’existe pas sans une position littéraire et philosophique, c’est à dire globalement politique. Ce qui porte un Rébuffat ou un Bonington à la conquête des cimes, c’est leur façon d’appréhender la nature, leur geste. Encore une fois, je n’ai rien contre l’exploit sportif mais dans ce cadre-là, il ne s’agit plus d’aventure, on est loin de Malraux, Conrad ou Bakounine.

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Technologie parfaite … quand ça marche.

“Des myriades d’observations, questions et appréciations mais c’est sans compter sur une connexion hachée et fuyante, encore pire que celle que j’avais il y a 10 ans sous les toits bordelais …

Pas la peine d’être rentrée !”

Dit Caps, cramant sur son balcon, fronçant les yeux pour tenter de distinguer son écran. Que ne ferait-elle pas pour choper un filet de FreeWifi … la dèch !