N’importe qui n°2 – People are strange


Par Rémi Gaillard

La Boudeuse 2009 – Journal de Bord n°8

Fernando Guillot, lieutenant technicien et voyageur, le plus ancien embarqué sans interruption à bord de La Boudeuse, nous confie par le Journal de Bord n°8, ses raisons d’avoir reconduit l’aventure pour la mission Terre-Océan.

Aucun n’est là par hasard … Pour Fernando, l’électronique n’a pas de secret, habile de ses mains et débrouillard, il sait fixer toute sorte de problème technique, plongeur passionné, cet ancien est de ceux qui simplement en vivant distille, aux nouveaux, l’esprit à bord du  3 mats. Une vraie force en Amérique du Sud …

Je suis de plus en plus admirative du choix de l’équipage.
Trouver des individus prêts à vivre à la dur, une micro-société en milieu clos, avec des forces de caractère incontournable, des hommes (et femmes) qui saurons faire passer au premier plan l’intérêt du groupe avant le leur propre.

Mais ce n’est pas tout, chacun doit représenter une force pour la mission avec une spécialisation, une expérience spécifique, une qualification souvent de haut niveau. Il y a à bord des gueules, des caractères, des spécialistes et pourtant tous semblent vivre en bonne intelligence. Ce ne doit pas être idyllique tous les jours … cependant ça marche !

Comme l’impression que le recrutement joue pour un bon tiers dans la réussite de l’expédition …

Moi qui aime étudier les comportements,
ce serait un creuset fascinant au jour le jour.

Voilà des semaines que nous avons la chance que Bernard Wolfrom nous transmette les propos factuels du Capitaine, les espoirs et rêves de l’équipage et de magnifiques images qui rendent plus réelle l’aventure.
Mais qu’a à l’esprit Franceschi quand au milieu de l’Atlantique, il constate qu’une nouvelle fois, il a réussi à donner l’impulsion pour aventurer sa vie ? (La remontée du fleuve et la première exploration ?)

Le Mot du Capitaine s’est arrêté à
la Lettre Numéro 3 – Le Havre – 4 octobre 2009

La Boudeuse 2009 – Vie Quotidienne à Noël

25-12-09j

Souhaits de Noël, Bernard W, 25-12-2009

Autant Petit Ginkgo est émerveillé par son train rouge qui le mène rêver à ses aventures ferroviaires … Autant Capsicum scrute les moindres détails des images pour rêver à la Transatlantique !!

Fêter Noël, une occasion de déclarer le bar de la bibliothèque ouvert ?

Napoléon Bonaparte n°2

Le vrai caractère perce presque toujours dans les grandes circonstances.

La Magie de l’enfance …

Rien de tels que les yeux émerveillés d’un enfant qui découvre les illuminations d’un sapin de Noël, amoureusement décoré par ses grands parents !

Il y a peut-être l’impatience d’écouter le Père Noël parler du charpentier qui a fabriqué son traineau même si pour cela il faut marcher sous la pluie.

Mais il y a encore plus … La petite frimousse au sourire complice qui, avant d’aller se coucher, pense à offrir un peu de pain d’épice, un verre de lait et quelques carottes à cet illustre bonhomme et à ses rennes qui doivent parcourir le monde en une seule nuit pour le plus grand plaisir des enfants …

Qui peut douter quand de part le monde tant de petits lutins se sont activés pour rendre merveilleuse et féérique la fête de Noël ? (Les enfants les plus démunis restent à mon esprit.)
Mais rien de plus réel … que cet esprit de Noël !

L’année prochaine on soufflera à Petit Ginkgo de préparer
un peu de foie gras et un verre de Coteaux du Layon …

Antoine de Saint-Exupéry n°14

On vient de son enfance comme on vient de son pays.

Saint Augustin n°1

Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas ne lisent qu’une page.

Le suspens est insoutenable …

A la question - Qu’as tu demandé au Père Noël ? – Petit Ginkgo répond pour la 17ème fois :
- Une trottinette et un train rouge !

Sera-t-il exaucé ?
Encore 24h à attendre …

Deux nuits à 15 000 km …

Une nuit, comme on en apprend plus à en vivre …
Une nuit  où le brouillard est tellement envahissant que l’on ne peut y voir à plus de 10 m, une nuit de commando froide et humide.
Nous filons tout en raison gardant, à charge d’âme.

Me vient à l’esprit une autre nuit, beaucoup plus chaude et sèche, une nuit down under sur la si linéaire Stuart Highway.
On nous avait conseillé de ne pas rouler dans le désert de nuit. Les animaux étant littéralement hypnotisés par les phares des voitures, il est dangereux de se déplacer la nuit sous peine de retrouver un kangourou sur le capot.

Après plusieurs dizaines de kilomètres à scruter l’obscurité à deux paires d’yeux attentifs au moindre mouvement, je fanfaronne :

- Je commence à me demander si ce n’est pas une histoire à touriste, pour les garder bien au frais dans les hôtels et les backpacks. Il n’y a pas plus d’animaux sauvages que de péage sur cette route !

Quand soudain un petit kangourou gris, affolé, s’agite sur le bas coté et déboule devant nous, suivi par sa mère. Le pied sur le frein de l’automatique ! Ouf … évités de justesse.
Et dire qu’ici, ils chassent le kangourou en pick-up avec pare-buffle.

Cette nuit là, nous rencontrerons dans l’outback : un aigle, un émeu et son petit,  deux dingos, des dromadaires et plusieurs grands kangourous.

Toujours écouter les autochtones …

Chronique de la Circulation

Alphonse de Lamartine

Il n’y a d’homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.

C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui !

S’il en reste  qui ne connaissent pas Nimportequi.com … Voici “Grand Prix” !

L’humour de Rémi Gaillard amuse beaucoup Capsicum …

André Malraux

Vivre libre, c’est vivre dangereusement.

The Polar Express

The thing about trains … it doesn’t matter where they’re going. What matters is deciding to get on.

Voilà ce que Petit Ginkgo peut entendre à travers ce film pour enfant
Lui qui a déjà une passion pour les trains !

La Boudeuse 2009 – Position au 21 Déc 2009

La Boudeuse progresse rapidement …

position 21-12-2009

11 33.76′ N, 40 04.32′ W à 10h58

Isabelle Eberhardt – n°3

C’était l’heure élue, l’heure merveilleuse au pays d’Afrique, quand le grand soleil de feu va disparaître enfin, laissant reposer la terre dans l’ombre bleue de la nuit.

Isabelle Eberhardt

William Newton “Bill” Lancaster – Aviateur perdu dans le Sahara

Les restes momifiés d’un pilote étaient étendus au milieu du fuselage de l’aile qui lui avait fourni un peu d’ombre. Séché par l’air du désert, la peau de son corps était comme parcheminée et incrustée de sable. Au dessus du sourcil droit, une coupure due au crash pouvait encore se voir. Le bras gauche sous le corps, le bras droit replié, la main près de la gorge, le corps semblait momifié, dans un état de conservation remarquable. Les vêtements étaient encore reconnaissables.

Sur un carnet de carburant relié en cuir, était inscrit le message suivant :
“So the beginning of the eighth day has dawned. It is still cool. I have no water…. I am waiting patiently. Come soon please. Fever wracked me last night. Hope you get my full log.” Bill

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L’épave du “Southern Cross Minor”

“L’aube du huitième jour s’est donc levé. Il fait encore frais. Je n’ai pas d’eau …. J’attends patiemment. Viens vite s’il te plaît. Je fus en proie à la fièvre la nuit dernière. J’espère que tu auras mon journal au complet.” Bill

L’épave fut découverte par un peloton motorisé du groupement saharien mixte du Touat de l’Armée Française, le 12 Février 1962, 29 ans après les derniers mots de Lancaster. Lors de cette patrouille de routine à travers le Sahara, les français découvrirent les débris de l’avion à 70 km à l’ouest de la piste  transsaharienne (que l’on a longtemps appelé la piste impériale n° 2 (Oran – Gao)), à hauteur du P.K. 296 sud de Reggan, dans le Tanezrouft, au cœur d’un désert, que même les bédouins évitent. Ils appellent cela le “Pays de la Soif”. Afin de survivre à cette brûlante chaleur déshydratante, une personne a besoin de 7,5 litres par jour.

Seule restait la carcasse du petit biplan monomoteur, parce que le pilote avait arraché la toile pour faire des torches.

“Fin du 5ème jour, c’est-à-dire 6 h 45 de l’après-midi du 5ème jour. Le SOUTH CROSS MINOR n’a pas grande allure maintenant. J’ai dû arracher beaucoup de toile pour faire des torches. Aussi, il est comme un pauvre canard au dos brisé avec beaucoup de plumes manquantes… “

Gravement endommagé durant l’atterrissage catastrophe, l’avion était retourné sur le dos. Enveloppés dans un tissu étaient attachés, à un montant de l’aile, le journal de bord de l’avion et d’autres documents, notamment un passeport et un étui contenant la photo d’une femme souriante portant un casque de vol et des lunettes.

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E. Hodges, ‘Chubbie’ Miller and Captain Bill Lancaster, Darwin, Australia, 1928

Une brève inspection révéla que le pilote décédé était le capitaine William Newton Lancaster (ancien pilote des Australian Flying Corps), qui avait disparu en 1933 alors qu’il tentait de réaliser un record de vitesse entre Londres (UK) et Le Cap  (Afrique du Sud) à bord d’un petit biplan monoplace “Avro” à moteur “De Havilland” : le “Southern Cross Minor”.

Voilà ce qu’écrit le lieutenant français François MOPPERT (1), chargé de l’enquête en rapport avec l’épave retrouvée en 1962 dans le désert de Tanezrouft :

“Du jeudi 13 avril au jeudi 20 avril 1933, date de sa mort, Bill Lancaster avait noté ses pensées, à l’intention de sa mère et de sa fiancée, décrit son état d’âme et les étapes de sa lente agonie tout au long des jours de cette interminable semaine : espoir d’être secouru, soif, désespérance, sérénité …

(…) Tout se passe bien d’Oran à Reggan. Puis, la nuit tombe au moment où il “attaque” le Tanezrouft. Il est alors obligé de voler au compas. Soudain, le moteur a des ratés. L’appareil perd de l’altitude. Le « South Cross Minor » heurte le sol dans l’obscurité totale, « fait un bond de 50 yards (91 cm), heurte à nouveau » puis capote et se retourne.

(…) Les étapes de son agonie sont perceptibles.
* Les deux premiers jours, c’est l’affolement : Il écrit la moitié de son message. « Je ne veux pas mourir, je veux désespérément vivre. J’ai l’amour d’une bonne maman, et papa, et une fiancée… »

* Le troisième jour, il est fataliste : c’est « le hasard du jeu » qui l’a mené ici. Il n’écrit qu’une seule page.
* Les quatrième et cinquième jours, c’est la résignation. Il rédige un rapport technique sur son accident. « Je suis résigné à mon destin. Je me rends compte que je ne serai pas sauvé, à moins d’un miracle. »
* Le sixième jour, l’accablement ne lui permet plus d’écrire qu’une petite page entre 6 et 11 heures du matin, « Je vais m’attaquer aux 6 heures d’enfer… »
* Le septième jour est marqué par un désespoir lucide. Il écrit trois page : « Maintenant, mon eau sera finie aujourd’hui. Je ne durerai pas beaucoup plus longtemps… » Il attache son message à l’aile de l’avion, soigneusement enveloppé dans de la toile arrachée à la carcasse. « Au revoir, et que Dieu soit avec vous… S’il y a un autre monde, et s’il y a quelque chose après ceci (et je sens qu’il y a quelque chose) je serai seulement en train d’attendre – Bill. »
* À l’aube du huitième jour, il écrit encore sur son carnet de carburant : « Je n’ai pas d’eau… pas de vent… j’attends patiemment… »
Il est probable qu’il n’a pas vu le soleil se coucher à l’horizon de l’infini Tanezrouft le soir du 20 avril 1933.”

La femme sur la photo était Jessie Maude “Chubbie” Miller, la première femme a avoir traversé le monde en avion entre l’Angleterre et l’Australie, passagère de  Bill Lancaster. Elle passa son brevet de pilote et lança sa propre carrière d’aviatrice comme “the Australian Aviatrix”. Elle devint la fiancée de Lancaster.

Finalement mariée à un pilote britannique en 1936, elle reçue le message de Lancaster 29 ans après le crash, avec son journal et les autres documents, comme le souhaitait le pilote. L’ancien amour de Lancaster, retournée par le courage, l’énergie et la ténacité de son bien aimé autorisa la publication du remarquable journal où il relatait ses derniers jours dans le désert.

Voici l’histoire vraie qui inspira Sylvain Estibal, pour son roman Le Dernier vol de Lancaster, qui est à l’origine de l’adaptation cinématographique Le Dernier Vol, de Karim Dridi actuellement à l’affiche avec Marion Cotillard et Guillaume Canet. Voir le Dossier de Presse.

DERNIER VOL

Une aviatrice, le Sahara, l’ambiance coloniale de l’entre-deux guerres, le décor idéal pour un film d’aventure … et bien non !

Partie avec cette supposition à l’esprit, j’ai cessé de m’ennuyer quand je me suis laissée emportée par les couleurs de l’implacable et immense désert, la solitude et la sècheresse inimaginable et la force d’une quête qui conduit par delà les frontières de la raison, au bord de la mort.

Marion Cotillard – “L’illusion occidentale de vouloir éduquer les peuples..“, BSC News Magazine, 22-12-2009

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(1) TANEZROUFT, désert de la soif par le lieutenant MOPPERT, Revue d’Études et d’Informations n° 54 – 4ème trimestre 1962
Bill Lancaster: Lost in the Sahara After Attempting to Break the England-Cape Town Flight Speed Record
, HistoryNet.com.
Jessie Maude ‘Chubbie’ Miller, The Pioneers, Hargrave
« UN PAPILLON DANS LE DÉSERT » OU LA TRAGIQUE HISTOIRE DE WILLIAM NEWTON LANCASTER, par Alain BROCHARD

La Boudeuse 2009 – Position au 20 Déc 2009

20-12-09quar

Au milieu de l’Atlantique, Bernard W, 20-12-2009

Magnifiques images de Bock
Même si j’avais un faible pour la Jonque, il est quand même très majestueux ce trois mâts goélette !

Décidément, l’immensité rapproche les hommes plus que l’on croit pour que l’équipage de La Boudeuse pense aux simples rêveurs que nous sommes alors qu’il est au milieu de l’Atlantique.
Mais je sais qu’ils apprécient cette solitude de premier matin du monde …

Atlantique Nord, 3 Septembre 2004

Je gagne le gaillard d’avant. L’aube pointe à peine et l’océan est vide. Pas le moindre navire nulle part.
Seuls au monde …
Je grimpe au sommet du mât de hune vérifier l’état de l’étrier du hunier volant, signalé usé par le bosco. A 30 mètres au-dessus du pont, le calme m’envahit dans la sensation d’être hors de portée des choses du monde.
Je regarde au loin : je suis comme au centre d’un immense cercle bleu. L’horizon est aussi courbe que la terre ; il nous enserre de toute part. Où que porte le regard, il n’y a que cette courbure incroyable. Effet d’optique dû à la hauteur du mât, naturellement. Mais qui ajoute à la progressive sensation d’isolement qui naît en moi, comme dans l’équipage, au fur et à mesure de l’éloignement des côtes. En y songeant, j’imagine l’effroi des premiers navigateurs, il y a très longtemps, lorsqu’ils voyaient disparaître la terre. Sans boussole, sans carte, sans rien, pas même la certitude de revenir vivant, en dépit de conditions de vie quotidienne éprouvantes, ils s’en allaient malgré tout dans l’inconnu, poussés par des forces dont je ne sais ce qu’elles sont devenues chez les hommes d’aujourd’hui.

Patrice Franceschi, La Grande aventure de La Boudeuse, Tome I

position 20-12-2009

11 12.00′ N, 37 49.72′ W à 10h58
Quelles nouvelles de la météo et de la mer, pour la suite de la traversée ?

La Boudeuse 2009 – Journal de Bord n°7

Nous sommes des hommes normaux, finalement, dans un contexte d’exception: La Boudeuse.

Filippo Mennuni, Premier Lieutenant de La Boudeuse, 15-12-2009

L’ancien Capitaine de l’Adriatica nous livre, par le Journal de Bord n°7, sa reflexion sur les vecteurs du rêves.

Coïncidence … J’ai l’impression d’une conversation
Sache que les écrits et les récits des voyageurs ne font pas que permettre le rêve. Ils montrent aux indécis que leurs aspirations peuvent prendre forme et se concrétiser.
Au delà du bien fait onirique, ils insufflent du concret et favorise l’action … Comme une réaction en chaine, une polymérisation radicalaire, ils permettent les aventures prochaines médiatiques comme confidentielles !

Alors des hommes ordinaires … probablement pas !
Puisque nourris à la même littérature aventureuse, il y a ceux qui ont une bannette sur La Boudeuse et les autres. ;)

Merci donc de penser à nous dès l’aube !

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Environmental Ocean Team
Intervista a Filippo Mennuni ed Emilio Tesi
Missione Alboran

La Boudeuse 2009 – Epris d’Aventure

Bord d’Encre nous fait savoir que le documentaire Epris d’Aventure sera diffusé sur Planète Thalassa, les 22 Décembre 2009 à 20h40 et 25 Décembre 2009 à 10h05.

J’ajouterai que l’auteur et co-réalisatrice de cette peinture des ressentis des équipiers de La Boudeuse, Valérie Labadie a embarqué à bord de La Boudeuse au port de Dakar, début Décembre 2009. De quoi nous conter leurs prochaines aventures !

Nous l’annoncions dans La Boudeuse 2009 – Au port de Dakar, ce film Epris d’Aventure fût présenté le 5 Septembre 2008 aux Ecrans de l’Aventure, comme Invité du Festival.

Au cœur du microcosme …

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Epris d’Aventure, France 3, 25-10-2009
BigBang n°36, page 19, Oct Nov Dec 2008

Sans être soi-même, point de salut !

La Boudeuse a vampirisé ma pensée … (vous l’aurez constaté !)
Ne passe pas une journée où je n’aille vérifier les news ou sans un bouquin à la main. Disons que la “philosophie” liée est tellement proche de mes conclusions que c’est comme si j’avais trouvé mon port d’attache “mobile”, ma filiation intellectuelle appliquée.

J’ai longtemps pensé que ma conception de la réalisation personnelle, du temps qui s’écoule et de la densité de la vie était un handicap pour être heureux dans notre société. Or j’ai sous les yeux l’exemple sans complexe d’une volonté de vivre pleinement, même si elle demande rigueur et sacrifice.
Tant vivent anesthésiés …

Alors que ceux qui ont fait fructifier cet état d’esprit ont rué dans les brancards sans compromis, je me pensais suffisamment forte pour prendre les bons cotés de la vie ordinaire (l’enseignement qui rend libre, un métier rémunérateur qui offre les moyens de vivre ses passions, etc) pour atteindre mon but, sans me faire absorbée par le carcan prédéfini. Et des passions, j’en ai eu quelques unes … la voile, l’Australie, le parapente, les voyages, etc.

Mais c’était une présomption de jeunesse sûrement …
Car il y a les contre-parties : une lacune de temps, un formatage organisé, des devoirs naturels humains et moraux, une vie professionnelle au milieu d’un panier de crabe, une étiquette un peu trop uniforme.

Il y a 3-4 ans, j’ai du stopper la machine infernale de la vie pour ressourcer mon esprit, alors que j’étais en train de me perdre dans ce tourbillon si évident aux autres. Contre vent et marée, j’ai choisi mon chemin, sans aucun regret. Aujourd’hui, c’est comme une piqure de rappel alors que j’étouffe de la linéarité ambiante, si loin de mes aspirations.
Plus en tête que sauter “hors des rails de la vie telle qu’elle est conçue et décidée pour nous”.

Naturellement, je n’ai pas cédé aux sirènes usuelles … le confort outrancier, les crédits, l’ambition écrasante, les voyages minutes, les signes extérieurs de richesse.

Car le vrai luxe est le temps et l’espace !

“En restreignant mes besoins au maximum, ce que j’ai toujours pratiqué pour conserver le luxe suprême : le temps libre, ou mieux, pour conserver ma liberté d’action, comme on dit en langage stratégique.” Gérard Chaliand

Ce n’est pas une philosophie constituée intellectuellement sur le tard
Il y a un atavisme sans doute contre lequel on ne peut rien, mais aussi des rêves d’enfance.
Petite alors que mes amies trainaient dans les cours de danse classique, je me délectais à apprendre descente en rappel, tir au pistolet, randonnée, ski, secourisme, voile, langage codé, plongée, course à pied et tout autre sport ou applications qui pouvaient me servir en cas extrêmes de … guerre, dénuement, protection, “caméléonisme” ou par plaisir.

Rassurée par les exemples, ma nature est donc bien plus à exploiter qu’à soigner. Tout ce que je sais aujourd’hui, c’est que :
“Le rapport au temps n’a jamais cessé d’être pour moi, le sentiment de sa précarité, de la vitesse à laquelle il passe, l’importance de l’utiliser au maximum, de brûler la chandelle par les deux bouts, et d’avantage si c’est possible. J’ai toujours eu ce sentiment chevillé au corps, et j’imagine que cela est affaire de tempérament.” Gérard Chaliand

L’objectif est donc de trouver, sans trop tarder, la suite de mon chemin pour faire de mon temps les meilleurs accomplissements.

Compatible avec faire pousser un enfant de 3 ans ??

Napoléon Bonaparte

L’impossible est le refuge des poltrons.

Qui est l’auteur ce concentré de bon sens ???

Le mariage, c’est l’art de résoudre à deux les problèmes qu’on ne se posait pas tout seul.

La Boudeuse 2009 – Croquée par Bock

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Exercices, Bernard W, 17-12-09

En attendant son prochain Voyage Dans La Nuit Verte, Jacques Bock fait voyage dans la nuit bleue et photographie les jours de ses équipiers d’aventure.

En ce qui concerne les exercices :

Atlantique Nord, 8 Sept 2004
(…) La qualité des quarts s’est affinée au cours des jours, la précision des réglages de voiles également ; je fais effectuer les premiers exercices complets d’évacuation du navire, d’incendie et de récupération d’hommes à la mer. Il y en aura désormais régulièrement ; et obligatoirement lors de chaque rotation d’équipage. Si personne n’a laissé sa vie dans le naufrage de la Jonque il y a trois ans, c’est aussi parce que nous avions maintenu l’entraînement de l’équipage au plus haut niveau possible dans les conditions qui étaient les nôtres. (…)

La Grande aventure de La Boudeuse, Tome I, P. Franceschi

Capsicum adore quand il y a des réponses … ;)La Boudeuse 2009 – Position au 30 Nov 2009

Voici une occasion à fêter comme il se doit, en plein Atlantique …

… Joyeux Anniversaire Capitaine Franceschi !

Mot d’Enfant … n°13 – Entre imaginaire et réalité …

Petit Ginkgo m’accompagne chez le coiffeur. En entrant, il s’exclame :
- Oh, mais c’est la coiffeuse du Père Noël !!

Le lendemain en regardant l’interview de Sarkozy par Michel Denisot.
- Qui est ce Monsieur à la télévision ?
- C’est le Monsieur de la France.

Petit Ginkgo, 2 ans et 10 mois

Théodore Monod n°5

Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu.