H. Jackson Brown, Jr.

Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did do.

So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover.

H. Jackson Brown, Jr., P.S. I Love You
et non Mark Twain comme la toile semble le penser.

Noteo éclaire notre consommation !

France 5 diffusait hier un reportage de Marianne Kerfriden et Corentin Chrétien intitulé ‘Quand la pub avance masquée’. Par ici le replay.

Le reportage n’aborde pas grand chose de nouveau quand on s’intéresse à la question mais il a l’avantage de signaler aux consommateurs le mépris que beaucoup de fabricants ont pour eux lorsqu’ils élaborent des méthodes d’une malhonnêteté intellectuelle déplorable (comme les auto-labels) pour induire le consommateur en erreur.

Autant d’énergie dévoyée pour faire acheter un produit coute que coute plutôt que de la canaliser pour améliorer le dit produit.

Le consommateur se retrouve donc dans une jungle lorsqu’il fait ses courses, détaillant les étiquettes pour tenter de passer au travers du cancer promis, améliorer les conditions de vie des humains qui triment derrière et tenter de préserver la planète.

J’aurais bien vu une conclusion proposant au consommateur de changer de filière d’approvisionnement, en privilégiant les productions locales, préférablement labellisées AB comme le proposent souvent les AMAP en ce qui concerne la nourriture.
Une conclusion qui ouvrirait une brèche sur le retour à un comportement d’achat de produits non ou peu transformés toujours pour l’alimentation.
Une conclusion où l’Etat ferait le tri chez les tricheurs et établirait sans influence lobbyiste de vrais moyens d’information sur les produits.

Le reportage a aussi l’avantage de pointer du doigt le pouvoir des consommateurs éclairés qui en décidant de bouder une marque ou un produit pour un autre produits plus sains, plus écologiques, plus éthiques a une réelle influence sur l’offre.

Une consommation éclairée peut devenir un levier d’action (depuis le temps que Capsicum le dit !).

Pour faire le tri, les auteurs présentent une agence de notation de produits crée fin 2012 après 5 ans de recherche et appelée Institut Noteo qui attribue des notes aux produits de consommation courante sur 4 domaines (Santé, Environnement, Social, Budget), grâce au travail d’experts dits indépendants.

Une application pour smartphone (pour une fois que Capsicum déplore de ne pas en avoir un ! ) est disponible gratuitement permettant d’obtenir ces notes en scannant le code-barre des produits.

A observer s’ils sont si indépendants et le restent.

 

Après avoir reçu un recommandé …

… contenant ma belle carte d’étudiante !

Nelson Mandela #2

For to be free is not merely to cast off one’s chains, but to live in a way that respects and enhances the freedom of others. The true test of our devotion to freedom is just beginning.

Nelson Mandela, Long walk to freedom.

La dure vie d’une femme au foyer !

Et le week-end ?

Vers une meilleure humanité

Cet entretien d’Albert Jacquard, généticien et essayiste français mort le 11 septembre dernier, répond à la question récurrente que la plupart de mes pairs posent quand j’aborde l’école Montessori que fréquente Petit Ginkgo :

Saura-t-il s’adapter ensuite au cadre compétitif
de notre enseignement et de notre société ?

Ce type d’école est pour moi l’une des plus belles contributions éclairées à un monde potentiellement meilleur, tel que le conçoit Albert Jacquard, car cette pédagogie remet la bienveillance, l’être humain et la qualité des relations au cœur des préoccupations.

Ainsi épanouir ses 8 premières années d’école dans un univers collaboratif et responsable sera toujours plus prometteur que d’essayer de se carapacer s’adapter à une situation bancale aussi normalisée soit-elle.

Engagée !

Robert A. Heinlein

Don’t handicap your children by making their lives easy.

Robert A. Heinlein

J’entends par là éviter d’élever nos enfants dans du coton, les responsabiliser, leur donner les moyens de choisir et de se défendre le cas échéant plutôt que de lisser leur vie en pensant les protéger.

Mais ne nous méprenons pas, il n’est pas question de ‘pousser un gamin dans l’eau pour qu’il apprenne à nager seul’ … Chaque chose en son temps.

Fuck smartphone

.

Sûrement l’effet secondaire de la mort de mon très honorable Nokia 6100 par suicide de 3m de haut

et la perte de quelques jolis messages.

Petits Bonheurs – n°59

Croquer une figue juste cueillie sur l’arbre.
La saveur fait effleurer à la surface brumeuse de ma mémoire, une île au large du Sénégal.

Petits Bonheurs

SeaOrbiter et Polar Pod Expedition

Fédérer derrière des projets d’exploration environnemento-scientifiques est devenu à la mode.

Celui là est plutôt grandiloquent mais poétique …

SeaOrbiter à suivre.

L’Expédition Polar Pod de Jean-Louis Etienne pour l’étude de l’Océan Antarctique grace au courant circumpolaire me parait une aventure plus abordable.

Polar Pod Expedition à suivre

Emil Cioran

Si par chaque mot nous remportons une victoire sur le néant, ce n’est que pour mieux en subir l’empire. Nous mourons en proportion des mots que nous jetons tout autour de nous … Ceux qui parlent n’ont pas de secret.

Et nous parlons tous. Nous nous trahissons, nous exhibons notre cœur ; bourreau de l’indicible, chacun s’acharne à détruire tous les mystères, en commençant par les siens. Et si nous rencontrons les autres, c’est pour nous avilir ensemble dans une course vers le vide, que ce soit dans l’échange d’idées, dans les aveux ou les intrigues. La curiosité a provoqué non seulement la première chute, mais les innombrables chutes de tous les jours. La vie n’est que cette impatience de déchoir, de prostituer les solitudes virginales de l’âme par le dialogue, négation immémoriale et quotidienne du Paradis.

L’Homme ne devrait écouter que lui-même dans l’extase sans fin du Verbe intransmissible, se forger des mots pour ses propres silences et des accords audibles à ses seuls regrets. Mais il est le bavard de l’univers ; il parle au nom des autres ; son moi aime le pluriel. Et celui qui parle au nom des autres est toujours un imposteur. Politiques, réformateurs et tous ceux qui se réclament d’un prétexte collectif sont des tricheurs. Il n’y a que l’artiste dont le mensonge ne soit pas total, car il n’invente que soi. En dehors de l’abandon à l’incommunicable, de la suspension au milieu de nos émois inconsolés et muets, la vie n’est qu’un fracas sur une étendue sans coordonnées, et l’univers, une géométrie frappée d’épilepsie

Emil Cioran
Précis de décomposition (1949)

Merci B.

Voilà qui porte au silence – au moins pour quelques jours ;-) – histoire de profiter des hauteurs aux couleurs de l’automne.

Echapper à la vallée de la mort de l’éducation

19:11 min avec Ken Robinson.

Un exemple d’esprit d’aventure ;-) appliqué à l’éducation : “Sir Ken Robinson expose ici 3 principes essentiels permettant à l’esprit humain de s’épanouir – et comment la culture éducative actuelle travaille contre eux. Dans une présentation drôle et entrainante, il nous dit comment sortir de « vallée de la mort » du système éducatif à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui , et comment encourager les jeunes générations avec un climat de possibilités.”

1) Comment croire qu’il existe une épidémie de trouble du comportement (TDHA) ? Les enfants font simplement des choses inintéressantes en classe. Pas de problèmes psychologiques ou comportementaux mais l’enfance !

2) Allumer une étincelle de curiosité dans les yeux des enfants. Les enfants apprennent naturellement. Le rôle d’un prof n’est pas vraiment d’enseigner mais de faciliter l’apprentissage. Or on se focalise sur les examens.

3) Déléguer la responsabilité d’enseigner au niveau des écoles, des enseignants et des étudiants. L’éducation est devenu un process industriel comme si c’était un système mécanique or c’est un système humain. Au lieu de tout contrôler, il faudrait surtout créer de bonnes conditions à l’épanouissement des enfants. Personnellement pas tout à fait en accord avec ce dernier point.

Il cite Benjamin Franklin : Il y a trois sortes de gens au monde, ceux qui sont immobiles, ceux qui sont mobiles et ceux qui induisent le mouvement.

Soyons les aventuriers de l’éducation. :-)

Le souffle vital qu’est l’Esprit d’Aventure !

Patrice Franceschi est un des invités d’honneur de la douzième édition du Grand Bivouac, en cours à Albertville.

17-20 Octobre 2013, Le Grand Bivouac.

Un réajustement permanent pour moi en ce moment : ne pas céder aux sirènes du conformisme et exercer sa propre imagination.

Mot d’Enfant – n°90

C’est trop nul !
C’est Petit Biloba qui fait les plus beaux rots mais mes copains, ils ne sont même pas là pour l’entendre.

Petit Ginkgo (6 ans et 8 mois)

Mots d’Enfant

Petits Bonheurs – n°58

Alors que Queen rock notre petit déjeuner, Petit Ginkgo frappe ses mains en rythme et Petit Biloba bouge ses petites fesses avec un sourire radieux.
Que demander de plus ?

Petits Bonheurs

C’est beau l’ambition …

Surgir sur les chemins où on ne vous attend pas …

Cultiver au mieux le ‘sortir des sentiers battus’ pendant mes études et pour mes choix personnels, seulement à trois ou quatre papiers près de m’engager dans une nouvelle aventure, je sens le poids du convenu alourdir mes décisions.

Suis-je simplement en train de faire ce que l’on attend de moi, sans fondement ?

N’y a-t-il pas plus dense et plus utile que mon propre confort ?

A l’assaut de l’Himalaya administratif.

Ce beau pays de France offre beaucoup de soutien, notamment financier aux brebis malades du marché de l’emploi, certes.

Mais dès que l’on sort du cadre, j’ai l’impression qu’il faut passer un diplôme es-Méandre de l’Administration pour réussir à bénéficier de ces aides.

Contrairement à ce qui avait été annoncé par le gouvernement actuellement en poste, je ne vois pas ce qui est mis en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi des poulettes sortant du gouffre du congé parental, choisi ou non.

Dans le cas pas si particulier de Capsicum, comment reprendre 6 mois d’étude sans faire garder sa progéniture ? Techniquement, trouver la bonne assistante maternelle a été étonnamment un jeu d’enfant.

C’est plutôt le statut administratif qui coince …

Il est logique que la CAF ne prenne pas en charge des dépenses de garde quand la mère est censée être en congé parentale d’éducation, même si elle en profite pour étudier. L’organisme d’Allocations Familiales préfère un statut plus ambitieux, du genre ‘inscrit à Pôle Emploi’ ou ‘en recherche d’emploi’.

Capsicum se penche donc vers Pôle Emploi pour réintégrer la cohorte de ‘Trouveur d’Emploi’. Or l’organisme refuse de la réintégrer si elle a déjà signé une inscription en Master 2 avec l’Université car il estime qu’elle ne sera pas disponible pour la recherche d’emploi.

Intrinsèquement tout ça est tout à fait logique.

Mais à y regarder de plus près, si Caps s’intéresse au Master 2, c’est pour réintégrer le marché de l’emploi dans les meilleures conditions au sortir d’un congé parental choisi, mais somme toute assez plombant professionnellement. Une telle expérience lui permet aussi d’accéder à un nouveau réseau et de montrer aux futurs employeurs sa détermination à leur offrir de nouvelles compétences.

Ainsi si elle ne peut faire garder son mioche :
- soit elle tente le forcing ‘à sec’ de l’emploi dans une conjoncture ravagée par le chômage, avec le succès qu’on ne lui prédit pas.
- soit elle fait ses petites études par elle-même entre 1h et 4h du matin, puisque son boulot à plein temps est d’élever son petit enfant. On lui prédit 70% de chance d’abandon (vous ne suivez pas : non pas abandon de l’enfant mais de la formation !)

La dernière solution est de refuser son admission en Master 2, de se tourner les pouces (surtout pas d’anticipation !) jusqu’à l’inscription officielle à Pôle-Emploi puis de perdre plusieurs précieux mois avant de pouvoir lancer un dossier formation avec l’avale de Pôle Emploi, alors qu’initialement elle souhaitait financer elle-même son Master. (Et croyez-moi là non plus ce n’est pas d’une simplicité triviale … le dossier d’exonération est un autre sujet passionnant. :-( )

Je ne pleurniche pas tant sur mon cas puisque, d’une façon comme une autre, Capsicum aura les ressources pour se sortir de cet imbroglio administratif. Mais dans cette situation, il est clair que d’autres personnes de bonne volonté n’ont pas les mêmes moyens.

Et avec ça, on ose nous dire que la volonté nationale est d’apporter de l’aide aux mères au foyer, sinistrées par le chômage.

C’est plutôt une belle expérience de solitude !

Suite au prochain épisode.

Locution latine – n°3

Vulnerant omnes, ultima necat.

Bien connue sur les horloges !

Toutes les heures blessent, la dernière tue.

Prescription

… 20 ans.

Est-ce possible qu’autant de temps se soit écoulé depuis ce jour de juin où assis sur le dossier d’un banc public, nous discutions de l’avenir immaculé qui s’offrait … à moi ?
Je me demande encore s’il me croyait sincèrement aussi brillante qu’il le soufflait pour balayer mes doutes, un à un.

3 années à trépigner d’impatience à l’idée de sortir de ma steppe pour enfin ‘commencer à vivre’. L’ineptie m’attendrit aujourd’hui. Parce qu’à trois pas de la quarantaine, il s’avère que l’époque était d’une intensité inoubliable. Je compris bien plus tard qu’obtenir le fameux diplôme signait la fin de cette complicité et des échanges existentialistes qui allaient avec.

L’homme aux yeux noirs était réputé exigent, exubérant voire fantasque. Le genre de gars qui ne laisse pas indifférent, adoré ou détesté. D’ailleurs, il m’impressionna tellement la première fois que j’eus à lui emprunter une burette que je redoutais de l’avoir comme prof l’année suivante.

Pourtant, dès la seconde, plusieurs d’entre nous furent emportés dans sa grande aventure des Olympiades de la Chimie. Comme beaucoup sautèrent du train en marche, il ne resta, à présenter au concours, que deux vrais intellos de mes copains et moi-même.

Exigent, il l’était sans l’ombre d’un doute, fantasque pas plus qu’un homme libre, exubérant par un soupçon de coté méridional. Son enseignement était d’une efficacité redoutable, d’autant que contrairement à la cohorte de profs sans vocation qui n’avaient que le bac à nous offrir, lui préparait fondamentalement ses élèves aux études supérieures.

En plus de solliciter l’intérêt, ses cours requéraient attention mais surtout questionnement. Il cultiva nos jeunes cerveaux à un certain esprit critique qui ne devait plus supporter d’absorber l’information sans réflexion.

Un mélange de connaissances et d’autorité, ponctué d’un humour que ses élèves lui rendaient bien. Sinon comment expliquer une classe entière enturbannée de papier toilette ?

Sa pédagogie fleurie décelait l’incompréhension dans les regards, juste à temps pour les rattraper avec les mots justes. Intelligent, sans conteste, mais de cette intelligence humaniste qui pousse à refuser l’opportunité d’une maison aux enchères pour ne pas profiter du malheur de ses congénères. Ses cours étaient le point d’orgue de nos journées sur la fameuse voie royale.

A chacune de mes envolées débridées, il aimait à me citer le célèbre “On est pas sérieux quand on a 17 ans.” de Rimbaud. Ce qui avait le don d’exaspérer l’absolu qui me chevillait au corps. Comment peut-on croire que l’on joue, à ce point, son avenir en Terminale ?

Oh, je vous vois venir avec votre sourire en coin.
Réservez votre soupçon de lycéenne en quête de frisson, se pâmant devant son professeur, pour les séries B d’ado boutonneux.
Au fur et à mesure des heures non comptées, perçant la cuirasse, je l’apprivoisais sans vraiment vouloir comprendre. Il était question d’estime, de confiance et de force de caractère.

Avec le temps, j’ai oublié combien l’effort de travail était intense, combien mon répondant était explosif, combien il faisait froid le vendredi soir en sortant tard du labo et même combien l’acide picrique peut décaper un sol. Mais je n’oublie pas qu’il avait l’art de faire éclore mes capacités, croyant en moi plus que je n’y ai jamais cru moi-même.

Pas étonnant que ces 3 années de boulot, de rigolades, de ras le bol et de longues discussions furent déterminantes dans mon parcours professionnel, m’attachant simplement à suivre la voie qui m’était évidemment la plus facile. Et pour cause …

Et dire qu’à la base je voulais faire le concours général de physique !

Bien plus tard, je compris qu’il représentait probablement, à ce moment là, une figure paternelle aussi bienveillante que subversive, à une période où les liens du sang étaient trop fuyants pour m’y appuyer. On ne peut rivaliser avec Dire Strait, UB40 et Cat Stevens … :-)

Ce que j’ébruite rarement c’est qu’au même titre que les ouvrages de Camus, il offrait à mon regard un angle neuf sur une époque révolue outre-méditerranée. Sans le savoir, il cristallisa l’extraction intellectuelle de mon milieu naturel, en remettant en cause une partie des a priori qui avaient bercé mon enfance.

Pour sauver l’honneur, mon épreuve de physique-chimie du bac se ponctua par un 18/20. Car avec déception mais sans surprise, je ne me classais qu’à la 10 ème place régionale des Olympiades.

Diplôme en poche, le reste de ma vie débuta, à 300 km de là et se poursuivit bien plus loin.

Cependant, le ‘joyeux coté rock’n roll’ de la prépa me renvoya frapper à la porte du Mentor, m’incrustant au beau milieu de ses révisions d’agrégation, comme un bateau revient à son port d’attache.

Bien que n’étant plus son élève, user du tutoiement ne fut pas si aisé. D’autant que libéré du décorum scolaire, le regard se modifia. Je découvris la probité dont il avait fait preuve toutes ces années.

Nous nous perdîmes de vue, au pied de la lettre.

Seulement l’absence a le détestable tort d’interdire d’offrir un soutien à la hauteur de celui qu’on a reçu.

Mot d’Enfant – n°89

Les enfants s’entrainent à cheval pour un spectacle ‘sous le château d’Alexis Russe’ !

Petit Ginkgo (6 ans et 8 mois)

Comprendre : ‘sous le chapiteau d’Alexis Gruss’

Mot d’Enfant

Maison de Cèdre à l’honneur.

Quand La Maison France 5 parle de la Maison de Cèdre, Caps se dit qu’elle était en avance de 10 ans sur la mode.

Et c’est encore mieux en vrai qu’en vidéo.

Bonjour …

Besoin d’un petit coup de pouce, coté motivation !

Ecrans de l’Aventure 2013

Patrice Franceschi & Co ouvrent le festival du film d’aventure avec ‘Raïba et ses frères’, chronique des Sakuddei, tribu primitive de l’île de Sibérut, Archipel des Mentawai en Indonésie que l’aventurier avait rencontré pour la première fois, lors d’une expédition à bord de la jonque La Boudeuse, il y a 15 ans.

Rendez-vous du 10 au 13 octobre 2013 aux cinéma Olympia et Darcy à Dijon.


Par ici le programme.

Yes, yes, yes, yes … et maintenant ?

‘Objectif 10 km’ au Run in Lyon atteint !

Quelle est cette secte grand maitre ?
En ce dimanche matin, tous habillés de manière identique convergent dans la rue déserte vers la bouche de métro, sortent à la même station et viennent se parquer dans leur sas en fonction de leur cadence de course, 10 km, semi-marathon et marathon confondus.

Je brouille les pistes sans le fameux T-shirt jaune-10 km, m’étant engagée à porter un T-Shirt un peu moins saillant mais pour la bien nommée association à but humanitaire ALPNA – ‘Aidons Les à se Passer de Notre Aide’, histoire d’exposer ses sponsors sur le parcours.

Au bout de 27 min d’attente, le sas des petits joueurs est amené à la ligne de départ. Enfin petits joueurs, c’est beaucoup dire car je découvre que ma partenaire de papotage pré-départ est une future marathonienne …

Ceux qui s’échauffent avec assiduité depuis 45 min sont-ils toujours en forme ? Comme l’impression que tout le monde me double. Impossible de me trouver un lièvre, je préfère assumer mon rythme sans complexe, sans me laisser galvaniser par l’ambiance.

Les berges de la Saône sont pleines de coureurs. J’apprécie les supporters aux fenêtres munis de de casseroles et cuillères en bois. Une participante prend même le temps de s’arrêter à plusieurs reprises pour prendre des photos.

Les vantards très affutés qui m’entouraient au départ ont disparus et je continue à me faire doubler par la multitude. Les kilomètres s’égrainent au passage du Pont du Maréchal Koenig. Si je ne me souviens d’aucun visage, je ne peux oublier ces yeux … tatoués sur l’arrière des mollets d’un semi-marathonnien.

Pas de douleur particulière, je m’applique à corriger la posture et à fluidifier la respiration alors que nous passons sur la place des Terreaux pour un ravitaillement des 5 km, déjà dévasté. Heureusement, j’ai prévu le coup. Nous lâchons les coureurs de 21 et 42 km quand soudain, je commence à dépasser mes premières jolies nanas vêtues très très court, sans parler de cette femme sur-bronzée qui ne pose que la pointe du pied. L’histoire ne dit pas si elle arrivera à bon port.

Les berges du Rhône offrent quelques pavés fort désagréables quand nous commençons à croiser nos compères ayant dépassés les 8 km. Je continue à remonter de plus en plus de participants, prenant garde à ne pas me laisser griser par l’euphorie des percussions qui mettent une terrible ambiance.

Les organisateurs nous ont réservé une petite côte bien sentie au 9ème kilomètre, histoire de finir de nous couper les pattes en beauté. L’arrivée n’étant plus très loin, je me sens malgré tout pousser des ailes … un peu trop tôt, d’ailleurs.

Et voilà, c’est déjà fini en moins de 1 h 08 min. Quand je repense à mon état physique 3 mois auparavant, l’émotion me gagne. Un frisson de fierté me parcourt pour cette petite victoire personnelle. Et dire que c’est déjà fini. Tout ça pour ça.

La marathonienne qui me tenait compagnie dans le sas de départ en a encore pour 3 autres heures, alors que les grandes gueules du début se jettent sur le ravitaillement d’arrivée avec bien moins de verve.

Après quelques étirements, nous voilà tous sur le même quai de métro.

C’est bien beau, mais que vais-je faire maintenant ?

Course à pied

Hors du tableau

Bouillir comme un week-end de mai.
A la seule différence que cette fois, c’est volontaire.

Et pourtant, quelle ineptie de manquer l’évènement !