Corvée de bagages …

Voyager, oui … faire les valises, non !!

Let’s go !

La Boudeuse 2005 – Le ciel & la carte

Alain Borer, écrivain du bord de La Boudeuse fait paraitre dernièrement Le ciel & la carte, Carnet de voyage dans les mers du sud à bord de La Boudeuse aux Éditions du Seuil.

L’ouvrage compte l’expérience de La Boudeuse dans la Pacifique durant la mission Les Peuples de l’eau en 2005.

Pour l’anecdote, voilà ce que dit Patrice Franceschi d’Alain Borer dans La Grande Aventure de La Boudeuse 1 – De l’Amazonie aux iles du Pacifique :

“Alain Borer ne va pas mieux ; son mal de mer est décidément incoercible. J’ai pris la décision de l’installer dans la cabine principale de la timonerie en vis-à-vis de la couchette de Michel Lanza pour que notre médecin puisse prendre soin de lui 24 heures sur 24. Mais sans aucun résultat.

“Ce bateau ce n’est pas La Boudeuse, se lamente maintenant Alain d’un air comique, c’est La Gerbeuse …”

Je laisse en permanence une bassine à ses pieds …”

Quelques mots de l’éditeur permettant de cerner ce livre atypique :

“Invitation au voyage autant qu’à ne pas voyager, Le Ciel & la Carte est une allégorie sur l’enfer et un poème approfondi sur le paradis, une farce hilaro-tragique à surprises multiples qui délivre, au passage, une analyse politique percutante sur les essais nucléaires, ou telle autre, lumineuse, sur l’invention par Bougainville du paradis moderne (« pavé de mai [17]68 »). S’il était un traité de philosophie, ce qu’il est aussi sur les bords, ce mémorable récit de voyage tiendrait en cette seule pensée : « quand est-ce que tout cela va finir ? »”

Voyage … Enfer ou Paradis ?

Précédemment : La Boudeuse 2010 – Le Capitaine en métropole.

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Une saison en mal de mer, www.sudouest.fr, 16-05-2010

“Terra e Natura” – Photographie

Le Festival de l’Eco Citoyennete “Terra e Natura” de Bastia, du 28 au 30 Mai, propose un concours-photo sur le thème de l’eau et de la biodiversité.

A vos objectifs …

La Boudeuse 2010 – Le Capitaine en métropole.

Richard Renfro nous fait quelques confidences durant cette Escale à Puerto La Cruz 1 particulièrement riche d’enseignement.

Les caisses ont besoin de se remplir et une dépense supplémentaire vient s’y ajouter : Commerson et Veron (les annexes) se sont vus subtiliser leur moteur.

Patrice Franceschi est donc de retour en France pour aider à ce que les promesses se réalisent.

Et puis entre 2 rendez-vous du registre financier … il sera le parrain de la 3ème édition du Festival de l’Eco Citoyennete “Terra e Natura” à Bastia du 28 au 30 Mai.

Espérons que l’intendance suive pour La Boudeuse … ;)

Précédemment : La Boudeuse 2010 – Vénézuela
A lire aussi : La Boudeuse 2010 – L’intendance suivra … !?

Le métabolisme …

Voilà ce dont ils me parlent tous …

- Mais ma petite dame, vous avez changé de METABOLISME !

Tout simplement injuste.
Alors qu’il suffisait de faire un peu gaffe les jours suivants la prise d’un kilo pour que tout rentre dans l’ordre, me voilà maintenant avec un corps rétif et absolument non réactif !

- Et, oui , c’est comme ça ma petite dame, après une grossesse.

Ouais alors celle là elle a bon dos !
L’empattement a commencé quand mon fils a eu 2 ans … alors la grossesse n’est probablement pas la plus fautive … Ah oui, j’oubliais la grossesse a modifié le métabolisme.

- Et avec une seconde grossesse ?
- Ben ça ne fait qu’aggraver le phénomène !!

Quel encouragement !

Henri Cartier Bresson n°4

Hyères, France, 1932

La relativité appliquée à la vie.

Chez Capsicum, la vie est loin d’être linéaire !

En constant équilibre entre extra plaisir de l’instant et lassitude de la trame, elle jongle avec les rendez-vous tous les jours (et très variés) et un Petit Ginkgo qui réclame sans relâche d’aller “au toboggan de maison” !
Cherchez pas, il faut avoir le dictionnaire “Français-Ginkgo Tong”

Il arrive à  Capsicum, un dixième de quart de seconde, parfois en plein milieu de l’action, de se cristalliser à mille lieu de son interlocuteur … comme si son esprit sortait de son corps et regardait la scène d’en haut ,d’un air goguenard.

Le recul relatif !

Les couleurs règnent en maitre sur mon boulot, régi par des décisions que l’on espère rapides et efficaces … même pas le temps de poster.
Ce matin en jouant avec un vert pomme, Capsicum pensait qu’elle ne voudrait pas être urgentiste ou chirurgien.

Parce que chez Industrie & Co, si ses décisions ne tombent pas justes, c’est quelques tonnes de non-conforme qui sortent, voire une grosse réclamation très financière à la clef !
Si Capsicum se défonce, c’est plus pour pouvoir se regarder dans le miroir que pour les lauriers du vénérable travail bien accompli.

“Toujours en garder sous le pied” qu’il disait Paulo le Mongole “Ça permet d’avoir de la ressource le cas échéant !”

Le chirurgien, lui s’il arrive la gueule en biais le matin, il a bien peu de marge d’erreur …

On comprend mieux l’expression “Y’a pas mort d’homme” !

Et dire qu’en appliquant un joli nacré, Capsicum comptait les jours supposés qui la séparent du vrai luxe : Le Temps …

Le temps … Le temps de remettre la photographie dans sa vie, le temps d’instituer Montessori à la maison, le temps de parcourir le monde, le temps de se rendre vraiment utile, le temps d’emmener le fiston “au toboggan de maison”, le temps de vivre à trois !

Qui vivra verra …

Bouquin de Crabe.

Le blog de Marie-Dominique Arrighi sort en livre.

A lire aussi : Marie-Do par Laurent Joffrin / K, Histoires de crabe … Marie-Do s’en est allée / Révolte …

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K, histoires de crabe

Honorable … étudiante ?

Capsicum a horreur de succomber aux modes … mais voilà quelques questions intéressantes :

Clotilde Reiss, symptôme de la précarisation de l’Intelligence française, www.bakchich.info, 17-05-2010

Info ou fantasme ?

Mon école idéale …

… en Californie !

Merci Eva.

On ne trouve dans l’eau du robinet … que ce que l’on y cherche !

Il y a un peu moins d’un an, le WWF et David Servan-Schreiber alertaient l’opinion sur l’impact de la consommation d’eau du robinet sur la santé … Voir Eau du robinet … enfin des voix qui portent.

Voilà que Sophie Le Gall, réalisatrice du documentaire d’investigation Du poison dans l’eau du robinet (programmé lundi 17 Mai 2010 sur France 3) attire l’attention du public sur les composants de l’eau du robinet, à travers les régions de France. En vrac : pesticides, nitrates, poudre d’aluminium, radon, antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive, etc.
Elle aborde aussi le délicat sujet des dérogations délivrées par les autorités pour ces eaux !

Du poison dans l’eau du robinet, part 1/6

Par l’article Une association de médecins lance une étude sur la qualité de l’eau l’AFP communiquait dans le même temps que “l’Association Santé Environnement France (Asef), qui regroupe près de 2500 médecins en France, annonce lundi qu’elle va lancer prochainement une étude visant à déceler l’éventuelle présence de produits toxiques dans l’eau du robinet. (…)

Pour le Dr Pierre Souvet, président de l’Asef, les pouvoirs publics “doivent prendre en compte la question des stations d’épuration”, souvent anciennes. Selon lui, “nous devons penser nos normes en termes de durée d’exposition chronique et non plus en termes d’intoxications aiguës“.”

Dessinateur : Haddad

Le WWF quant à lui dénonce une politique de l’autruche : Les rapports s’accumulent depuis 30 ans et sont unanimes pour constater la contamination généralisée des eaux, désigner l’agriculture intensive comme principale responsable, appeler à un changement des pratiques agricoles et épingler la carence de l’Etat. Ce qui a valu à celui-ci plusieurs condamnations aux niveaux européen et national, la dernière étant dans l’affaire des algues vertes. Et il n’est pas impossible que la France soit condamnée de nouveau, avant la fin de l’année, pour non respect de la directive Nitrates.”

Du poison dans l’eau du robinet :
La face cachée de la politique agricole commune, 30 ans de scandale d’état !

Alors … depuis des années que Capsicum le dit… pas si parano !
Juste une question résiduelle : Vu l’état des nappes, à quelles sortes d’analyses sont soumises les eaux minérales ?

Société de Consommation

 

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Du poison dans l’eau du robinet : La face cachée de la politique agricole commune, 30 ans de scandale d’état !, WWF, 18-05-2010
N’y a-t-il que de l’eau qui coule de votre robinet ?
, LeMonde.fr, 18-05-2010
Ces poisons cachés qui coulent de nos robinets, FranceSoir.fr, 17-05-2010
Comme un poison dans l’eau, lexpress.fr, 17-05-2010

Lost … in translation !

Imaginez le choc de retrouver Richard Alpert dans mon labo !

Mais si … l’un des “Autres” qui ne vieillit pas, dans la série LOST.

Nestor Carbonel

Il y a des gens qui semble physiquement sortir du même moule.

… Mais cela n’a surement rien à voir avec le fait que
Capsicum se soit enfilé 23 épisodes de la série, en 4 jours !

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Lost : Les Disparus, Wikipédia
Richard Alpert (Lost, les disparus), Wikipédia

Arthur Rimbaud est mort …

… à 37 ans !

Alors par quelle magie le baroudeur garde-t-il ses 17 ans depuis 138 ans ???

Arthur Rimbaud

… grâce à ce portrait réalisé par Etienne Carjat, le plus répandu
et presque exclusivement représentant le poète maudit !

C’est ainsi que le photographe marque définitivement l’imaginaire collectif, confortant la légende intemporelle de l’adolescence.

Ici & Ailleurs

*

(…)

Mot d’Enfant … n°25 – Limpide, voire transparent !

- Je veux voir les graines des yeux de Papa !
- … ????
- Oui, les graines des yeux de Papa !!!
- C’est comment les graines ?
- Ben, les graines dans les yeux de Papa !!!
- … ????
- Les graines … !
(d’un air sous-entendant “Ils sont benêts ou quoi !”)
- Ah …. tu veux dire … mes lentilles ?!?!
- Oui, les lentilles des yeux de Papa !

Petit Ginkgo, 3 ans et 3 mois.

La Boudeuse 2010 – Vénézuela

C’est au tour du quartier-maître chef Marc Bernadas de remplir le Journal de Bord n°15 en nous contant la navigation du WE dernier (8-9 Mai 2010).

La météo ne semble pas avoir été clémente durant cette traversée du Surinam. Comme le prévoyait le Capitaine – En mer, suite …. - le trois mâts s’est amaré au port de Puerto La Cruz (Vénézuela), vendredi 14 mai au matin. Terre – Océan nous le confirme par La Boudeuse au Vénézuéla

Renfro – 12-05-2010

Le journal de Renfro du 8 au 14 Mai 2010 – Du Surinam au Venezuela - nous rapporte ces grains dont parlait Marc Bernadas. Malgré une confusion sur le terme “abattre” (s’écarter de l’axe du vent …  ;) et non “retourner dans le lit du vent” ) il nous fait vivre aussi bien manoeuvres du bord, excercices de sécurité qu’apéro ou entretien !
Méfiance quant à l’insécurité à Puerto La Cruz.

Précédemment : La Boudeuse 2010 – En attendant Puerto la Cruz

Antoine de Saint-Exupéry n°17


Terre des Hommes, Antoine de Saint-Exupéry

13-05-2010 – La Cité de la Mer – Cherbourg

Paul Morand n°2

Voyager, c’est demander d’un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.

“Demeuré” écrit sur nos fronts … ?

Qui est encore dupe ??

Évidemment sous les magnifiques fraises trop rouges et trop grosses se cachent leurs sœurs toutes minuscules …

Alors, NON, la ménagère de +/- 50 ans n’achète pas la barquette pour les fraises sans gout, taille “Tchernobyl” du dessus, mais plutôt pour les petites gavées de saveurs du dessous !

Photographe inconnu …

Champignons de Paris …
Même combat !

Société de Consommation

Si l’espace est un luxe … l’ingéniosité est du m² en plus !


A Tiny Apartment Transforms into 24 Different Rooms
Excellent !
Merci logan.

Bernard Giraudeau – Un point d’équilibre, la note juste.

Capsicum lorgnait sur l’article de Libération de Eric Favereau depuis hier … et le voilà en lecture gratuite : «Le cancer est arrivé, je n’étais pas étonné»

Bernard Giraudeau – 2009 (Stephane de Sakutin)

“(…) Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. (…)

Et la rechute a un sens ?
On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ? (…)”

Bernard Giraudeau

Il s’exprime sur le système de santé qui marche de plus en plus sur la tête et  aborde aussi plus précisément son état de santé et sa lassitude.
Il fait avancer la cause en cherchant la prise de conscience de l’opinion. Les projecteurs braqués sur lui, il propose aux autres patients de se prendre en charge et d’explorer quelques lueurs d’espoir parallèles en parlant des médecines alternatives.

Mais aujourd’hui par quelques titres mis en avant, par les thèmes de communication de certains média, … plane comme le spectre de vautours tournoyants.

Soutenons plutôt son combat pour améliorer
les conditions de traitement des malades !

Précédemment : Méditer

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«Le cancer est arrivé, je n’étais pas étonné»

grand angle – L’acteur et écrivain Bernard Giraudeau, 62 ans, évoque sa maladie, ses traitements et revient sur son parcours de patient.

Par ERIC FAVEREAU

Il vous reçoit, un peu las mais avec un grand sourire. Il a bien sûr changé mais la maladie n’a pas entamé sa beauté légendaire. Simplement, il est en retrait, il est fatigué, puis il se met sur le canapé. Depuis bientôt dix ans, Bernard Giraudeau, 62 ans, est atteint d’un cancer, d’abord du rein puis du poumon. Il a eu quatre rechutes, autant d’opérations, une chimio interminable. Depuis peu, il a lancé sur le site «la Maison du cancer» une initiative au thème original : «On ira tous à l’hôpital.» Un site où il parle, témoigne, répond, échange.

Nous l’avons vu dans son appartement à Paris, touchés par sa disponibilité alors que la fatigue l’envahissait.

D’abord, comment allez-vous ?

Pas trop bien en ce moment, on va voir comment les choses vont évoluer, mais cela fait partie du chemin. J’essaye d’aller comme je peux, le problème est que les traitements lourds des chimios ont tendance à vous enlever un peu de la vie. Alors, on s’interroge : si c’est pour continuer à vivre avec cette vision-là… Mais il y a toujours des lueurs, non pas d’espoir mais de bonheur, des fragments possibles, des gens qui vous entourent, qui vous aiment. Bref, il y a toujours quelque chose qui fait que si je peux encore voir ou vivre cela, ou acquérir une connaissance… Une connaissance de soi, de ce corps, là, qui, à un moment donné, se dérègle. On ne sait pas trop bien pourquoi, et on a du mal.

Cela fait près de dix ans ?

Oui et cela commence à faire long. C’est long d’être en permanence entre les mains des médecins, des radios, des scanners. L’institut Gustave-Roussy, puis Pompidou, puis l’hôpital Tenon, puis encore Pompidou. C’est long.

Et vous avez le sentiment que l’hôpital va mal, en tout cas va beaucoup moins bien aujourd’hui qu’hier…

Oui. Dans la valeur donnée aux choses, on a une médecine qui est bafouée, attaquée par les pouvoirs publics qui veulent faire des économies à tout prix. On dirait qu’ils n’ont pas la connaissance de ce qui est. On supprime des postes, il y a de moins en moins d’oncologues, et pourtant il y a de plus en plus de malades, de plus en plus de pathologies. Et en face ? De moins en moins de médecins. Ils courent d’un bureau à l’autre, ce sont des queues pour un examen, une radio. L’hôpital fait ce qu’il peut, et il le fait bien. Mais cela ne suffit pas.

C’est-à-dire ?

On soigne à la chaîne, on soigne avec des protocoles. On a beau dire que l’on soigne de plus en plus les cancers, on vous parle d’une survie à cinq ans. Cinq ans, c’est beaucoup et cela ne fait pas grand-chose. Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. Il y a des médecins qui sont totalement inconscients, je les appelle les «médecins assis». Ils sont si loin de vous, ils sont assis sur leurs connaissances, ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose de nouveau qui les déstabiliserait…

Cela veut-il dire que le malade a des choix à faire ?

Il y a des moments où l’on se trouve devant le mur. Qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? Se faire opérer ou pas ? Si on ne le fait pas, on a peu de chances. Si on se fait opérer, il y a des chances que cela ne se passe pas trop mal, mais après ? Pour combien de temps ? Le vrai choix, c’est de se dire : j’arrête la chimio, j’arrête tout, puis je verrai bien. Ce que je conçois, parce que c’est extrêmement usant, fatigant, épuisant, et que l’on cherche un sens à tout ça. Tant que l’on peut réfléchir, discuter, lire, on y trouve de l’intérêt. On exprime des sentiments, on partage. Mais si on n’a plus cela, à un moment on se dit qu’il faudra peut-être aller faire un tour ailleurs.

Vous dites que vous vous y attendiez quand le cancer vous est tombé dessus…

Oui, je le savais, je m’y attendais. C’était justifié que les choses se passent comme cela. A un moment, je ne pouvais plus continuer, je voyais bien que j’allais vers quelque chose qui me rapprochait de l’abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d’angoisse, celle qui peut accompagner notre métier d’acteur. J’allais où ? Un manque de sens, de profondeur, de recherche sur l’essentiel… Et donc, le cancer est arrivé et je n’étais pas trop étonné. Mais j’ai repris, après, ce métier, avec une espèce de folie furieuse, et il a fallu que je rechute pour que je me dise : allez, stop. Allons voir dans la vie quelque chose d’autre. A un moment, j’ai eu le sentiment que c’était la mauvaise voie de continuer à vivre normalement, que ce n’était pas tout à fait juste. En tout cas pour moi. Mon corps m’a dit stop. Mais cela n’a pas encore suffi. Après mon opération, je m’étais dit que j’allais tout faire pour changer ma qualité de vie, donner plus de temps aux gens que j’aime. Mais une fois encore, cela n’a pas tenu, j’ai très vite été à nouveau aspiré. Cinq ans plus tard, je recevais le choc d’une deuxième annonce avec des métastases au poumon. J’ai eu une troisième récidive, ils m’ont enlevé notamment des côtes, on m’a mis des plaques. Et là, il fallait que je prenne ma décision. Je ne pouvais plus faire ce métier, je ne pouvais plus continuer à ce rythme… Alors oui, arrêter, c’est comme ça. Certes je peux lire des textes, je peux écrire. Mon regard sur les autres s’est aussi modifié, adouci.

Ce cancer avait, pour vous, un sens, comme un signal ?

Il a toujours un sens. C’est mon avis. Pour un homme adulte, sur le deuxième versant de sa vie, un cancer peut être un message, un questionnement. C’est souvent ce qui se passe.

Et la rechute a un sens ?

On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ?

Vous avez été en conflit avec vos médecins ?

Une fois, mais c’était un conflit normal. Il s’agissait d’un traitement : je voulais essayer autre chose, une autre chimio. Autrement, non, je discute avec mes médecins, nous sommes ensemble. Là, aujourd’hui, je suis sur un traitement où cela ne bouge pas vraiment. Je ne vis plus vraiment, il va falloir faire quelque chose. J’ai deux chimios, une par perfusion et une autre par pilule, et elles m’épuisent. C’est le comble, les chimios peuvent finir par tuer le malade. Il y a une grosse fatigue, une asthénie, il y a toujours quelque chose de dérangé : la tête, les intestins…

Qu’est-ce qui vous aide ?

La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.

Et accepter d’être malade ?

Oui, si vous ne l’acceptez pas, c’est emmerdant. Mais en même temps, c’est l’histoire de chacun, certains refusent et ont guéri.

N’y a-t-il pas un risque de se dire, alors, que le cancer est un peu de la faute du patient ?

Non. Il faut voir que la vie menée durant toutes ces années n’a pas été le bon chemin. Ce n’est pas de sa faute, mais on peut commencer à comprendre que l’on est en partie responsable, de façon inconsciente, de ce qui s’est passé. Ce que l’on vit autour de nous est souvent effrayant. On accumule les bêtises. On peut avoir le sentiment que l’on est dans un train fou. Et si on ne fait rien, le premier arrêt, c’est l’hôpital. Et le second, c’est le cimetière.

D’où ce projet que vous avez : «On ira tous à l’hôpital» ?

C’est une idée de la Maison du cancer qui a été conçue par deux filles, et à l’intérieur de ce projet, j’ai fait une sorte de forum. L’hôpital ? Certains iront tôt, d’autres plus tard. Si on a un environnement plus propice, on peut retarder. Regardez ce que l’on vit autour de nous, le bruit, la pollution, le téléphone qui est comme une laisse, nous n’avons plus le temps de penser à l’autre. On ne doit pas abandonner une certaine connaissance de nos rapports avec la nature pour des acquis technologiques. Car si c’est pour vivre 100 ans en passant les dernières années à l’hôpital, ce n’est peut-être pas la peine. Les médecins le disent aussi : ils arrivent au mur. Ils guériront certains cancers, mais pour les autres, ils ne font que soigner. On ne guérit pas par la seule médecine. Et puis survivre dans quelles conditions de vie ? Tout cela est posé.

Est-ce que vous vous attendiez à un parcours aussi dur ?

Je le savais, mais aussi dur… Le plus dur est de ne pas savoir comment arriver à stabiliser cette maladie sans que cela ne devienne invivable.

Vous avez mis des limites ?

Oui, j’en ai mis. Je ne veux plus me faire opérer. J’ai déjà été tellement opéré que cela bousille. Pour les chimios, moi, cela fait deux ans. C’est une période difficile.

Le regard des autres est-il difficile ?

Il peut y avoir un schisme quand les gens ne comprennent que vous avez changé. Ils disent que vous n’êtes plus le même. Mais c’est un regard qui est mal posé. Pour ma part, c’est plus simple. On m’a proposé du travail, on m’en propose encore, c’est moi qui ai décidé d’arrêter.

La souffrance ?

La souffrance ? On a beaucoup de moyens thérapeutiques, classiques ou pas, pour la contenir. Mais la souffrance, c’est usant, c’est très usant. Au bout d’un moment, elle vous permet… de ne plus rien faire d’autre. Vous vivez en elle. La chose la plus pénible, c’est ça, c’est la fatigue. Même de parler, cela demande un effort. Manger demande un effort colossal, tous les jours. Ne pas vomir, ne pas maigrir, tout est épuisant. La fatigue, vous ne pouvez rien faire. Il y a un moment où vous avez envie d’être allongé, au calme, et puis dire au revoir… Mais comment vais-je dire au revoir ? A qui ? Comment ?

Qu’est-ce qui vous manque ?

Je suis privilégié, il ne me manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers ça, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.

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La Boudeuse 2010 – En attendant Puerto la Cruz

D’après Terre – Océan, le navire à quitté Paramaribo (Surinam) samedi dernier et a essuyé plusieurs grains réduisant sa course depuis 2 jours. Franceschi espère atterrir le 14 Mai prochain au Venezuela.

Des détails sur le séjour au Surinam … et un peu de confort pour l’équipage ? Rendez-vous sur le blog Renfro Au Bout du Monde.

Paramaribo par Richard Renfro

Imaginons qui sont les 5 robustes ayant boudé l’hôtel …

Précédemment : La Boudeuse 2010 – Premier Bilan et suite …

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La Boudeuse en route pour le Vénézuela et le fleuve Orénoque, Terre – Océan, 08-04-2010
En mer …, Terre – Océan, 10-04-2010
Prélude au départ et les iles du Salut, Renfro Au Bout du Monde, 07-04-2010,
Des iles du Salut à Paramaribo, Renfro Au Bout du Monde, 05-04-2010
Séjour à Paramaribo, Renfro Au Bout du Monde, 07-04-2010
De Nouvelles Aventures, Renfro Au Bout du Monde, 07-04-2010
La mascottish a trouvé de l’ombre devant la cathédrale, Renfro Au Bout du Monde, 07-04-2010

On n’est pas à une bêtise près …

Les Gens sont fous.

Les plaisirs de la voile …

Une cuillère … rien de plus anodin qu’une petite cuillère.
Pourtant à l’instant où mon regard se pose sur elle, ce matin, mon esprit bondit 17 années en arrière – Oh … tant que ça ?? -

“L’Escale”, où il fait bon poser son sac après une séance de cata débridée, est le repère de moniteurs ambrés. Comme dans la plupart des tanières de mecs de cet âge, l’Esprit Frappeur a élu domicile … Mais il y a l’ambiance …

Les récits de navigation, les paris à la con qui finissent en planche à voile au beau milieu de la nuit, du rhum - déjà … ! – et pour certains du rire qui se fume, constituent l’atmosphère récurrente.

Mick Butler (Champion du Monde – Hobie 16)

Convivial auprès des stagiaires, le clan n’est pas particulièrement sympathique aux nouveaux venus, tant qu’ils n’ont pas fait leurs preuves. Les caractères sont forts et la virilité s’exprime, mettant au défi les bleus comme pour une phase initiatique.
Ça passe ou ça casse.

Mais à l’intérieur de la meute, les liens sont denses, la solidarité est de cours et, aussi libres soient-ils, règne le respect de l’âge après celui du talent.
Quant aux différents, ils se règlent sur l’eau …

Et puis entre plage, barbecue et soirée en boite, il y a les filles de l’été … jeunes fleurs bleues, se donnant des airs de bomba, fascinées par la carrure de ces mecs aux mèches décolorées par le sel et le soleil. Prestige de la fonction !
Beaucoup passeront mais peu d’entre elles resteront toute une saison …

Le cliché n’est presque pas exagéré. ;)

Pour rien au monde, ne manquer la navigation à l’heure où la plage se déserte !
Peu importe la météo, peu importe l’état de la mer, peu importe le support, acharnée, à s’entrainer … même lessivée, Capsicum les yeux fermés reconnaîtrait, le style de ‘son équipier’ au trap’, entre mille !

Mais le mystère de l’été restera entier …
Où sont passées les petites cuillères de “L’Escale” ?

Wint’Air Tour 10

Juste pour le frais …

Cyril Planton