La Boudeuse 2010 – En approche de l’île de Faial

Les épisodes du retour vers la France s’égrainent avec leur lot de baleines “majestueuses et libres” et de “symphonie de La Boudeuse” , debout sur la dunette, près de la barre à roue : bruit soyeux du vent dans les voiles, couinement des poulies dans la mâture, claquement des cordages contre les mâts et les haubans, grincement de toutes les pièces de bois, chuintement de l’eau filant le long de la coque”

Le retour de La Boudeuse Episode 3, Terre-Océan, 12-08-2010

AFP

Petit à petit l’équipage se dévoile : Marc Bernadas, gabier, le maître Gérald Musereau, lieutenant mécanicien, le premier lieutenant Damien Guilbert, Yannick Calligari, matelot, Paul Le Cann, Bosco, ainsi que les rituels du bord.

Le retour de La Boudeuse Episode 4, Terre-Océan, 14-08-2010

Viennent compléter Franck Lehoux, second capitaine, les gabiers Serge Lombardi et Thomas Faizant portant l’équipage à 9 avec Patrice Franceschi.

Reste le dixième … hors quart !

“En mer, sur un navire – et davantage encore sur un grand voilier traditionnel -, le temps s’arrête en réalité. Plus exactement, il semble comme suspendu entre ciel et terre, mis entre parenthèse en quelque sorte. A un point tel que très vite il faut consulter le journal de bord si l’on veut connaître la date du jour où l’on est … (…)

Mais surtout, au milieu de l’océan – là où la mer n’est jamais semblable à elle-même pour qui sait voir – on se trouve réellement hors d’atteinte des petites choses du monde des hommes, définitivement immergé dans un univers commandé par les seules lois de la nature. Qui ne rêverait d’un tel lieu ?

Sans doute faut-il aimer la vie monacale pour entrer en harmonie avec ce rythme du temps et ces lois de la nature. Et aimer autant l’action que la contemplation. Mais alors, la sérénité qu’on en retire est irremplaçable.

Alors, pourquoi arriver ?

Le retour de La Boudeuse Episode 5, Terre-Océan, 16-08-2010

Sans doute, ce qui n’aurait pas de fin n’aurait probablement pas non plus de
… saveur …

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Précédemment : La Boudeuse 2010 – Atlantique Nord


Théorie du paradoxe onirique.

Ne vous est-il jamais arrivé de rêver si intensément qu’au réveil le retour à la réalité était d’une violence insoupçonnée doublée d’une déception incalculable ?

Certains rêves ne se différencient de la réalité que par de petits anachronismes ou absurdités.  Un peu exercé, il est vite aisé de traquer l’illogisme, au cœur même d’un songe ciselé.
Quand l’exercice est rodée et “l’impossible” déniché, le rêve peut suivre son cours plaisamment sans être confondu avec une quelconque vérité.

un totem inversé en somme !

Le Sang d’un poète (1930), Jean Cocteau

A l’âge où l’on se bat pour éviter de pisser au lit, habituellement entre 2,5 et 4 ans (on pardonnera l’imprécision ;) ), voici la réflexion toute personnelle d’une mome :

“Et si le moment où l’on ne dort pas était celui où l’on rêve et pendant qu’on dort celui réel ? Qui me dit qu’assise sur le trône, je ne suis pas en train de mouiller mon lit ?”

Avec un peu de concentration, le thème d’un rêve peut se suggérer au coucher ou se poursuivre après des réveils successifs.
Il est arrivé à Capsicum de faire des rêves qu’elle ne voulait pas lâcher, désirant absolument en découvrir l’issue.

Un moyen très efficace d’observer son subconscient !

Reste la question du lien entre le rêveur et la personne dont il rêve …
Ce fil d’or existe-t-il ou est-il question de coïncidence, quand la personne vous appelle systématiquement après que vous ayez rêvé d’elle ?

Quant aux dictionnaires des rêves et autres décodages universels, laissez les aux mystiques, chacun porte ses propres représentations …

Mais une chose est sûre, un rêve puise souvent son objet ou les détails qui le constituent, dans les quelques jours précédemment vécus, la veille surtout.

Désentrelacer un songe est une enquête passionnante !

Si Capsicum avait écrit les siens depuis 25 ans, elle serait peut-être un auteur célèbre !

Quel est le plus vieux rêve dont vous vous souveniez ?

Aujourd’hui 64 – Que font les responsables ?

Encore d’actualité pour cette charmante météo de novembre !

L’actualité du Maintenant par Olivier Ka

par Olivier Ka

Histoires de Putter …

- Sais-tu qu’ils jouent au golf en pleine nuit à Coober Pedy, pour s’affranchir de la chaleur du désert ?

En un quart de seconde, Capsicum revoit le tee phosphorescent et la barrette d’un jaune éclatant sur le caddie baladé sur l’herbe. Une franche rigolade, dans ce monde où elle donne parfaitement le change.
L’odeur des fleurs en cette nuit d’été est entêtante alors que les participants sirotent un cocktail sur la terrasse du Club House, avant un mémorable 9 trous nocturne.

La nuit s’annonce tout aussi passionnante que le jeu, à en croire l’œil qui frise et le sourire carnassier du favori de l’épreuve, au polo Ralph Lauren si saillant.

… Soudain interdite, Capsicum se questionne intérieurement : … “de l’herbe” … ? Mais à Coober Pedy, il n’y a que de la poussière et puis … Ange.

Golf des Olonnes Pierre-Levée (France)

Collision de deux souvenirs
à 15 000 km de distance et 6 années d’écart !

Qui peut confondre le Golf de Pierre-Levée avec le Coober Pedy Opal Fields Golf Club ? Deux mondes si différents, presque en opposition.

Et pourtant le souvenir du désert rouge est encore bien vivace …

Le vent violent soulève le sable sur le promontoire d’où l’on distingue parfaitement le terrain. Évidemment, pas de rough, de pré-rough, de green ou de fairway !

Coober Pedy Opal Fields Golf Club (Australie)

Là bas, les joueurs placent au sol un carré de fausse herbe pour y déposer le tee qui soutiendra la balle. Sous le promontoire,  il faut attendre que le vent, qui rend fou, montre des signes de faiblesse pour se mettre au practice !

Ce soir là, après avoir contemplé un des plus beaux couchers de soleil de l’hémisphère sud, Ange et Capsicum dormirent sous terre, bercés par les légendes urbaines mais troglodytes des mineurs, entendues dans la journée :

“Manquant de rangements, une jeune veuve cherchait quelques forts gaillards outillés de ses amis, pour creuser un nouveau placard dans sa cuisine. A force de promesses non tenues, elle finit par s’y atteler elle-même. Résultats, sa maison s’agrandit de 3 nouvelles pièces … Elle était tombée sur une veine d’Opal en effectuant ses travaux !”

“On dit aussi, dans la Capital de l’Opal, qu’un viel homme a 3 cours de squash et 1 piscine pour lui tout seul ! Quand un arrêté a interdit l’exploitation des filons de cette pierre fine, sous la ville de Coober Pedy … les permis de construire eux étaient encore délivrés !”

Le golf en Australie est un sport populaire, très abordable et surtout il a l’avantage de tuer le temps quand on vit loin de tout.

Ah … les méandres de la mémoire !

- Oh … Nous avons manqué une partie de golf nocturne en plein désert ! Il va donc falloir y retourner …

;)

Les imbéciles se couchent avant 22h !

Seule constatation évidente quand, après cette heure, les automobilistes les plus lents cessent enfin de rouler sur les files du milieu et de gauche, alors que celle de droite est vide …

… S’étonner que cela bouchonne !

Chroniques de la Circulation

Un jour, ils ont choisi l’aventure

Laurent Carpentier continue de conter ceux de cette espèce, à fleur de peau, qui décident de vivre pleinement, de découvrir la planète et de rencontrer ses habitants, de s’aventurer dans les coins les plus reculés, de peindre leur histoire au grès des cartes, zones blanches ou pas !

AFP/MICHAEL KAPPELER – Aux abords d’Ilulissat, au Groenland.

Découvrez ces hommes et ces femmes aux semelles de vent dans les chroniques de “Le Monde Magazine” : Un jour, ils ont choisi l’aventure

“Depuis, ce qui était une escapade est devenu (…) un mode de vie.”

Itinérance amicale …

Dormir dans un lit différent chaque soir, non par frivolité mais pour le plaisir de faire la tournée des amis que l’on a pas vus depuis un bail.

Entrecoupées de pèlerinages personnels, les vacances itinérantes ont ce goût sucré de la liberté enfantine.

10 Aout 2010

Ma plus précieuse valise, Petit Ginkgo, s’émerveille des trésors qu’il découvre dans chaque maison, pour peu que d’autres “enfants” les habitent.

Ce soir, je traverserai la nuit, seule,
en tentant de passer au travers de la foule.

Petits Bonheurs … n°42

Se rouler dans l’herbe.

Petits Bonheurs

La Boudeuse 2010 – Atlantique Nord

Voilà des journaux de bord de La Boudeuse comme Capsicum en attendait depuis le départ de Fécamp.

Franceschi partage sa plume au travers des prévisions météo orientant le choix de route,  de l’état d’esprit de l’équipage et des rencontres avec les êtres, vivants autour de la boudeuse.

Le lecteur est balancé dans l’ambiance d’un trois mats
version immersion semi-rêvée.

Si Capsicum n’était en train de lire La Folle Equipée, elle ne noterait pas la différence de fortune entre le pilote du Sirocco persuadé de se débattre avec une poisse omniprésente et le Capitaine d’une Boudeuse des temps modernes heureux des bonheurs simples de la vie en pleine mer, mais  soumis à terre à bien d’autres vicissitudes …

Retour de La Boudeuse, Terre-Océan, 07-08-2010
990 milles dans l’ouest des Açores, Terre-Océan, 09-08-2010

A noter qu’hier, apparaissait ce portrait élogieux cousu de nombreuses citations de Patrice Franceschi et écrit par Laurent Carpentier dans Le Monde Magazine : Un jour, ils ont choisi l’aventure

Photo ERIC FEFERBERG : Patrice Franceschi sur La Boudeuse

10 hommes au lieu de 26 à la manœuvre, certes
mais qu’en est-il de la base arrière ?

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Précédemment : La Boudeuse 2010 – Le retour des news …

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Patrice Franceschi, voyageur des mers et des lettres, www.lemonde.fr, 08-08-2010

Proverbe japonais

Quand le caractère d’un homme te semble indéchiffrable regarde ses amis.

La Boudeuse 2010 – Le retour des news …

Si le Bien Public ne tient pas ses promesses, Terre-Océan nous en fait d’autres et confirme les dernières infos.

La Boudeuse dans la mer des Sargasses à 5.000 kilomètres de la France, Terre-Océan, 06-08-2010

Suffisait de demander !

Précédemment : La Boudeuse 2010 – A quitté les Bermudes

La midinette qui sommeille …

De si loin que je me souvienne ce n’est pas tant Joffrey qui faisait scintiller les yeux de cette gamine que … Le Rescator …

… On ne se refait pas !

La Boudeuse 2010 – A quitté les Bermudes

Le trois mats a fait escale le WE dernier à St. George’s …

Quittant les Bermudes, lundi 2 Aout 2010, La Boudeuse est attendue en France aux alentours du 23 Aout prochain.

Le Capitaine a bien rejoint son bord.

Précédemment : La Boudeuse 2010 – Carnet de bord … retour ?

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Explorer docks in East End after voyage of discovery, bermudasun.bm, 04-08-2010

Stefan Zweig – n°4

L’individu est toujours plus fort que l’idée, mais il faut seulement qu’il reste lui-même, qu’il n’abdique pas sa propre volonté.

La contrainteStefan Zweig

Les Médicamenteurs

Capsicum est tombée sur Les Médicamenteurs, un reportage à charge de Stéphane Horel, Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux, il y a quelques semaines sur France 5.

Une enquête, très ludique, sur la place de l’industrie pharmaceutique dans le système français d’évaluation des médicaments et dans la pratique prescriptive des médecins français.

Instructif !

Mais j’aimerais bien entendre l’avis de l’industrie pharmaceutique sur le sujet … sachant que sans eux beaucoup de traitements clefs seraient inexistants ! On s’élève donc ici plutôt contre les dérives …

Et dire que pour beaucoup de français “Parole de médecin est parole d’évangile” … encore un domaine où il est essentiel d’exercer son esprit critique.

Stéphane Horel, journaliste pigiste au Canard Enchainé et auteur du livre Les Médicamenteurs, s’exprime à propos du livre et du reportage :


Les Médicamenteurs : les labos nous font avaler la pilule

Pour vous faire votre propre opinion en regardant Les Médicamenteurs dans son intégralité, voici les 6 parties qui le constituent :

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Matthieu à 265 km de Pevek !

Après avoir traversé le détroit de Behring, Matthieu de Quillacq a rencontré un problème technique qui l’a obligé à se poser en Russie. (On dit Tchoukotka … à bien plus de 250 km de Pevek !??)

Impossible de re-décoller et impossible d’effectuer sur place les réparations suite à la casse d’un roulement de transmission.

Pevek, Russie

A cause des conditions météo difficiles, il a été récupéré par un hélicoptère d’assistance, après une vingtaine d’heure d’attente. Il se porte bien.

L’endroit est difficile d’accès …

… alors quid du Kompress ?

Précédemment : De Oshkosh (USA) à Galena (USA) via le Canada, à bord du Kompress CH-7 !

A lire aussi : Matthieu de Quillacq … de retour en France

Le fil du Diable !

Quelle engeance … (Ceux qui suivent passerons sous amnésie une certaine attirance pour le Smart Phone !)

Affublée de deux mobiles (et oui n’est-ce pas un comble ?) le plus souvent éteints ou déchargés, Capsicum constate qu’une indisponibilité génère presque systématiquement un état de nervosité incommensurable pour ceux qui tentent de la joindre.

Comme s’il était inconcevable, de nos jours, de disparaitre de la carte pour quelques heures !

Impossible de s’ébattre dans les vagues, faire des châteaux de sables, faire voler un cerf-volant, creuser des trous jusqu’à la flotte …

Petit Ginkgo relié à un fil, 3 Aout 2010

… enfin aller à la plage sur un coup de tête, sans rendre de compte à personne !

Monde de névrosés.

Société de Consommation

Mot d’Enfant … n°29 – Physicien …

Petit Ginkgo voyant la vapeur d’eau sortir de sa bouche après avoir croqué dans une bébé pomme de terre rôtie :

- Elle se dégonfle de le chaud !

Petit Ginkgo, 3 ans et 6 mois

De Oshkosh (USA) à Galena (USA) via le Canada, à bord du Kompress CH-7 !

“La vie est précieuse, je fais ce voyage pour la regarder.
Je remercie la famille Barbero de m’avoir offert ce Kompress…”

Matthieu de Quillacq

Après une dizaine de jours passés à Oshkosh aux Etats-Unis, Matthieu est reparti jeudi 29 juillet au petit matin vers le Canada et vous a envoyé ce petit message. Il est arrivé Samedi en Alaska et s’est posé vers Galena après un périple de 3 jours et près de 5000 km.

Du Wisconsin à l’Alaska…, kompress.fr, 01-08-2010

Matthieu poursuit donc son tour du monde …

Précédemment : Le Maitre du Kompress – Super Star !

La tête en voyage …

3 Août 2010 au matin

La Namibie est toujours aussi attrayante …

Cependant Petit Ginkgo semble encore un peu jeune (3 ans et 8 mois) pour les longues pistes en 4X4, la patience en attendant silencieusement les animaux, etc.

Bien que Capsicum n’arrête pas de se dire qu’il y a bien des jeunes enfants en Namibie, elle reste nerveuse à l’idée qu’il ne soit pas assez prudent à l’égard des scorpions et des serpents.

Financièrement aussi, passé le prix du billet, cette destination requière la location d’un véhicule et pour 3 à 4 semaines, ce qui représente une sacrée somme. A prévoir plutôt entre copains, pour l’ambiance et le tarif !

Alors … pourquoi pas le Japon, en attendant que
Petit Ginkgo grandisse un peu pour l’Afrique de l’Ouest ?!

3 Août 2010 au soir

Ouaif … pourtant la Namibie, ce serait bien !
Petit Ginkgo pourrait rencontrer des enfants vivant si différemment de lui … et découvrir des animaux et des paysages fantastiques … mieux que dans un manuel scolaire.
Y’a pas de transport en commun dans ce pays ?? Plutôt que de penser comme une européenne de base !

La Boudeuse 2010 – Carnet de bord … retour ?

Malgré quelques imprécisions, Le Bien Public annonce qu’il publiera le carnet de bord de Patrice Franceschi, toutes les 48h, durant la traversée retour de La Boudeuse vers la France.
Capsicum pensait que le Capitaine n’était pas à bord …

A suivre …

La Boudeuse rentre en France, www.bienpublic.com, 02-08-2010

Au passage les quelques photos de Patrice Coppee (AFP) du départ de la Martinique en Juillet dernier.

Evanouissement salutaire

M’est revenu en mémoire le deuxième hiver de mes 23 ans …
C’est fou comme la mémoire est sélective !

Je venais d’arriver dans l’hémisphère sud avec un accent français aussi charmant que mon anglais était aléatoire.

Émerveillée par les plateformes de train, les senteurs d’Eucalyptus et les fish & chips, il n’y avait que mon optimisme pour trouver que j’avais une chance incroyable de passer 2 mois et demi en Australie. Je ne savais pas alors que je reviendrais …

Cela faisait à peine 3 jours que j’habitais à deux pas de Toorak Road, chez ma chef, en attendant de trouver un hébergement, que ma nature indépendante était déjà mise à rude épreuve.

Cette française qui allait avoir trente ans avait la fibre patriotique depuis que son patron lui avait demandé de superviser une étudiante venue de son pays natal. Je n’ignorais pas ma veine d’avoir un point de chute au sortir de l’avion chez une personne comprenant parfaitement ma langue (et pour cause). Cependant, vivre avec son “supérieur”, quand l’affinité est loin d’être sensuelle, s’avère parfois compliqué …

Southbank, Melbourne par Kim Buckley and Richard Baxter

En plus du boulot, je passais 2h chaque jour à appeler toutes les petites annonces des Share Accommodations, exercice “téléphonique” démoniaque lorsque l’on ne maitrise pas une langue.

Entre quelques visites de chambre de bonne en pays chinois ou de confetti puant partagé avec des étudiants accrochés à leur console, j’essayais de faire mon travail avec conscience pour éviter toute remontrance au diner.

Finalement, une collègue, sur le point de  s’installer avec son mec, m’avait promis de libérer son logement, la semaine suivante. 10 jours plus tard, elle évitait soigneusement le sujet.

Ce jour là, frôlant l’overdose de mon sergent chef,  je décidais d’aller me défouler au club de gym de la fac en m’attaquant à l’everest du Fitness australien de l’époque : le Circuit Training.

Dans cette pièce réunissant une quinzaine d’appareils de torture, le but du jeu était de changer d’atelier toutes les 6 minutes et de réaliser dans ce laps de temps le plus d’exercices possible à chaque poste.

Bien que je ne comprenne aucun mot du coach dans cette atmosphère survoltée, la cloche de changement d’atelier retentit une fois, deux fois. Mais à peine avait-elle tintée une troisième fois que je me sentait tomber dans un gouffre d’où le son extérieur ne me parvenait plus.

Arrivée au fond, dans cette atmosphère cotonneuse, me sentant en suspension, j’étais enfin apaisée : “Ce cauchemar est enfin terminé. Tout ceci n’était donc qu’un mauvais rêve ! Je vais pouvoir me réveiller chez moi !”

Chez moi …
Concomitant avec l’illogisme de ma réflexion, une voix masculine et une musique infernale attiraient mon attention. Les fibres de coton se déchiraient me laissant apercevoir le coach. Je finis par sentir qu’il me tapotait les joues en articulant un borborygme inquiet.

Bien que le gars fut plutôt décoratif, la déception m’envahit. Non, mon tourment était belle et bien une réalité …

Le WE suivant, je m’installais au Friendly Backpacker sur King Street,
où commençait un tout nouveau séjour.

Antoine de Saint-Exupéry – n°19

Mais j’ai aussi compris, ce qui m’avait toujours étonné : pourquoi Platon (ou Aristote ?) place le courage au dernier rang des vertus. Ce n’est pas fait de bien beaux sentiments : un peu de rage, un peu de vanité, beaucoup d’entêtement et un plaisir sportif vulgaire.

Extrait d’une lettre d’Antoine de Saint-Exupéry à André Gide,
citée dans sa préface à Vol de nuit.

Championnat d’Europe 2010 – Haute Couture

En athlétisme, pourquoi les mecs ne courent-ils pas en “maillot de bain” comme les nanas ?

C’est vraiment trop injuste !

Colonialiste …

Le Coca-Cola pourrait presque se boire, s’il n’y avait pas de bulle !

Alors Coca Light – Coca Zero, coup marketing ?

Société de Consommation