Mot d’Enfant – n°92

Je vous attends depuis des heures !
Mais comme il n’y a que 14 fenêtres d’allumées dehors, je me suis dit qu’il était très tôt.

Ginkgo (6 ans et 10 mois), debout depuis 1h12, habillé de la tête aux pieds.
7h20, Jour de Noël 2013

Mots d’Enfant

Litanie du Lutin

Joyeux Noël !

Si occupée par ailleurs ces dernières semaines, votre dévouée Lutin a bien dû chausser ses talons (première erreur) pour déambuler à la Part Dieu (grand centre commercial de Lyon) à 36h du réveillon de Noël (deuxième erreur), histoire de rattraper son retard.

En attendant, Caps donne pour morte la féerie de Noël d’ici une génération,
- si la radio continue a diffuser des pubs incitant à se dépêcher d’acheter ses c…..x,
- si la chocolatière s’acharne à mettre le nom de sa boutique et son adresse sur les sujets en ch…..t,
- si le vendeur de jouet copie détestablement la chocolatière avec les étiquettes qu’il appose sur les paquets,
- et si les journaux télévisés continuent de commander des reportages sur les stratégies d’achat des c…..x de Noël.

M’en fou, au Phare, on fait de la résistance.

Enfin, on essaie parce que Ginkgo a décidé de dormir sur la canapé pour attendre le Père Noël …

Grands Reportages

Émission tournée lors du Festival Grand Bivouac d’octobre 2013 où Patrice Franceschi présentait le film “Raïba et ses frères” qui fait référence au retour de l’écrivain-aventurier chez les Mentawaï en début 2013.


Extrait de l’entretien -

Pierre Bigorgne : Patrice, à quoi carburez-vous ? Quel est votre moteur ?
Patrice Franceschi : Le moteur, le mien, c’est la vie, tout court.

Regardez autour de vous. La vie nous offre une multiplicité infinie de puissance de vie, dans tous les métiers, les rencontres, etc.
L’obligation du choix m’a toujours déplu. Le choix, c’est dire non à des tas de choses. Donc j’ai essayé de mener plusieurs vies à la fois pour vivre intensément et passionnément et essayer d’être fécond. Car toute aventure qui ne donne rien que pour vous-même, c’est à dire s’il n’y a pas derrière une création (pour moi c’est la littérature, ce sont les livres), ça ne sert à rien au bout du compte. Vous vous retournez après 10, 20, 30 ans et qu’est-ce que vous voyez ? Des souvenirs. C’est sympa les souvenirs mais c’est comme la nostalgie, il ne faut pas s’attarder dessus.

Ce qui m’intéresse c’est la littérature. C’est le lien consubstantiel entre écriture et aventure. Et c’est ça mon moteur : écrire et vivre des aventures. C’est le moteur que j’avais quand j’avais 8-10-12 ans parce que c’était ça que je voulais faire. J’ai commencé à 18 ans et je pense que le vrai bonheur, c’est l’adéquation entre ce que l’on a voulu faire et ce que l’on fait vraiment. Et à partir de là, le moteur va tourner comme ça assez longtemps.
(…)

Pierre Bigorgne : En 2001, vous avez perdu au cours d’un naufrage un fantastique bateau, La Boudeuse n°1. Comment fait-on pour se remettre d’un tel évènement ? C’est possible de s’en remettre ?
Patrice Franceschi : C’est tout à fait possible pour une raison très simple.

D’abord, je ne suis pas matérialiste. J’ai décidé depuis toujours d’habiter dans mes livres, dans mes amours, dans mes amis et dans rien d’autre. Donc un objet que je peux perdre, je suis déjà préparé à le perdre. Ce n’est pas un problème.

Deuxièmement et surtout, c’est le plus important, les navires pour moi, ce ne sont pas des bateaux. Ce sont des porteurs d’âmes, de rêves et de projets. Et la Boudeuse, la Jonque, portait ces projets. Après le naufrage, à peine sorti de l’eau, recueillis par ce cargo italien, j’ai fait comme d’habitude : briefing à bord, (mais cette fois-ci trempé avec le gilet mais dans les 10 min) pour dire “Bon, nous avons perdu notre navire, mais l’âme de ce navire va migrer dans un autre navire. Et il portera sur sa coque le symbole de cette migration, les dragons peints qu’il y avait sculptés sur la Jonque.”
(…)

Et cette poursuite des choses à travers différents objets, cet exercice mental et psychologique qu’il faut faire pour justement s’en sortir le mieux possible fait qu’au fond les choses se passent mieux peut-être. Parce que de toute façon vous avez vécu une expérience aussi extrême, celle d’un naufrage. Parce qu’un naufrage, c’est une expérience extrême, avec la satisfaction qu’il n’y ait pas eu de mort et que c’est comme tous les échecs, comme tous les drames, comme toutes adversités, comme toutes les infortunes de la vie, quelque chose qui doit vous construire et non pas vous détruire.

Si vous avez ça en vous dès le départ, vous pouvez faire beaucoup de choses. Si vous pensez que vous ne pouvez pas agir parce que l’échec est possible, vous ne faites rien et l’échec ne vous sert à rien et s’il arrive il vous le détruit. Moi, j’ai eu plein d’échecs dans ma vie, en pagaille, pour moi c’est des choses qui m’ont forgé, bâti, construit. Il faut les surmonter, il faut évidemment les dépasser et puis après les choses se passent très bien.

Et finalement, si je n’avais pas fait ça, il n’y aurait pas le trois mâts La Boudeuse aujourd’hui, il n’y aurait pas eu le tour du monde fantastique qu’on a fait, il n’y aurait pas la suite. Donc je pense qu’il faut dire aux gens que la plupart du temps, l’échec est quelque chose qui peut être très bon, et qui ne doit pas faire que l’on s’arrête d’agir.”

A lire aussi : Mentawaï

Gyro Cube

Excellente technologie !

Étude menée par l’Institut for Dynamic Systems and Control de l’ETH de Zurich.

Contraintes 0 …

Ce qui est bon quand on est étudiante expatriée ;) , c’est assumer de se coucher à des heures plus qu’indues afin de se perfuser toute la saison 3 de Game of Thrones, sans craindre les réveils intempestifs d’un petit bonhomme qui empêcheraient la nuit de dérouler son ruban jusqu’à l’aube.

Se sentir propriétaire de sa vie …

Voilà ce que Capsicum s’évertue à mettre
en pratique contre vent et marée.

Une certaine énergie se dégage une fois encore de cet entretien de Patrice Franceschi dans l’émission C’est à Vous du 20-12-2013 !

le replay est par ICI (entre 24min et 33min40).

Certes il vient faire la promotion du coffret collector “40 ans d’esprit d’aventure” de quatre de ses livres ‘de jeunesse’ : Quatre du Congo (anciennement Au Congo jusqu’au cou), Terre farouche, Raid Papou et Qui a bu l’eau du Nil) qui sort à l’occasion des fêtes.

Incroyablement, chaque écrit ou interview, offre une nouvelle occasion à Capsicum de puiser le supplément d’âme aidant à renouveler sa profession de foi vers un esprit d’aventure, vers une liberté de pensée et d’action à l’autre bout du monde comme au coin de la rue.

Il y a dans le discours de cet écrivain-aventurier, la part d’absolue et de passion que Capsicum ne retrouve nul part ailleurs mais qui la nourrit infiniment.

Allez comprendre.

Karl Kraus

Là où le soleil de la culture est bas, même les nains ont une ombre de géant.

Karl Kraus cité par Jean Clair
en exergue de son essai L’hiver de la culture ; Flammarion (2011)

Décidément, j’adore ce cours sur l’Innovation …

Edit du 19 décembre 2013 – En fait, il ne tient pas vraiment ses promesses, ce cours.

George Bernard Shaw

There are those who see the world as it is, and ask, Why?
And there are those who see the world as it could be, and ask, Why not?

George Bernard Shaw

Une journée au printemps

Lancer le dé, puis se laisser porter par les axiomes du plateau de jeu.

C’est ainsi que Capsicum se retrouve à prendre des notes lors d’un cours d’université dans une cité dont elle ne connait que le Vieux Port et la gare Saint Charles (pour y avoir transité après une incartade méditerranéenne à la voile).

Étonnement, depuis cette étrange matinée à Grenoble où son état n’était pas enviable, le fil se déroule sans (pour une fois depuis des années) qu’elle doive incessamment nager à contre-courant. Des alliers apparaissent dont elle ne sait pas encore comment exploiter les propositions. Un apaisement plein de promesses qu’il lui reste à bien employer.

Aujourd’hui, les imprévus ajoutent à son plaisir.
Les palmiers soufflent un air de Faro (Portugal) au soleil de midi. Même la recherche d’un câble Ethernet, à la nuit tombée, à travers la résidence universitaire lui sied, rappelant à son souvenir le plaisir qu’elle avait à deviser down under à l’accueil du Friendly Backpacker.

Soul’s reflections par Julie de Waroquier

Comme portée par une nouvelle bulle, contournant les contraintes mais ne l’exemptant pas d’un travail soutenu, elle vole au gré de la brise et se demande où tout cela va-t-il bien la mener.

Épuisée cependant.

Quand j’attends que la CAF mette officiellement fin à mon congé parental …

… pour avoir le droit de solliciter un RdV
avec Pôle-Emploi (quinze jours plus tard) !

Pôle-Emploi
Épisode précédent : Camp n°2 non atteint.

Pas très pro …

Imaginez la tête de Nounou Pikler quand je lui ai annoncé que mon retard (pour récupérer Petit Biloba) était dû à un endormissement intempestif sur mon cours de “Sourcing et Automatisation de la collecte d’information” !

Ça revient vite d’être étudiant finalement !

J’ai à ma décharge un affreux virus qui nous assomme tous les quatre.

Juste à temps …

Continuons dans les archives jamais postées alors que Capsicum a plus que jamais besoin de rechausser les runnings.

Sans nul doute, courir l’hiver relève d’une détermination sans faille, entre le froid, la nuit et la pluie.

Lyon, 20 octobre 2013.

… entre deux averses.

Comme l’impression que courir en hiver sera une vocation ou ne sera pas !

Jusque là, je me disais que les coureurs à oreillettes écoutaient de la musique pour garder la cadence. 1h ou plus avec soi-même n’est pourtant pas la mer à boire. Pourquoi se sentir obligé d’occuper son cerveau ?

Mais ce matin, une autre perspective s’ouvre à moi, forcée de constater qu’en augmentant le temps d’entrainement, l’ennui me gagne parfois.
Et l’ennui, c’est de la perte de motivation en sachet.

Je suppose aujourd’hui que chaque coureur n’occupe pas forcément son temps d’exercice physique avec de la musique.

En effet, si j’ai chargé un ‘livre lu’ dans mon mp3, histoire de passer le temps maintenant que mon parcours est connu par cœur, d’autres écoutent peut-être des conférences, une méthode d’espagnol ou les mots coquins doux de leur dame de cœur.

Ma foulée s’envole donc entre Paris et New York.

Joseph O’Connor

We always have the choice, we’re the sum of all our choices.

Joseph O’Connor, Desperado (1994)

Toujours stupéfaite …

Encore un post enfoui dans les archives-brouillon, par trop nombriliste sûrement.

Lyon, 6 septembre 2013

Mère indigne qui trouvait que son second fils, aussi craquant soit-il, était esthétiquement moins réussi que le premier !

Il faut dire Petit Ginkgo était un bébé de catalogue, un vrai bébé Cadum Mixa (à l’exception d’une non-ressemblance de sa mère avec Estelle ;)   ).

Tout de suite, je sens votre haro sur les comparaisons.
Mais non. J’observe froidement les faits. A-bas le politiquement-correct qui trompe nos sentiments et empêche de les résoudre.

Mais voilà qu’en 1h, pas moins de 7 inconnus envoient des gerbes de compliments, les yeux étoilés, quand à la joliesse de ma progéniture, comme à chaque fois que nous sortons.

Certes un petit blond de moins de 80 cm, aux yeux bleus, se baladant en toute confiance à travers Ikea ne peut qu’attirer l’œil. Mais entre l’étonnement des papas quant à l’aisance motrice du petit garçon de 13 mois et l’émerveillement des femmes au sujet de sa frimousse d’ange, je reste bouche bée par tant de sollicitude.

La palme va à cette dame observant le bébé jouer avec son frère entre les sommiers et les lits : “Qu’est-ce qu’il est mignon, vraiment ! D’ailleurs le grand aussi … Vous les avez bien réussis.”

Soyons honnêtes, nous n’en avons aucun mérite !

Mais pourquoi bouder un tel plaisir qui chaque jour transforme mon regard à son profit ? Aussi accueille-je ces éloges avec un radieux “Merci, pour lui/eux.”

N’attirons pas plus les foudres des Dieux et espérons que cet aspect perdure mais ne soit pas leur seule qualité. :)

La densité n’a pas de prix !

Mais elle éloigne Capsicum du blog.

Pas vraiment le temps de parler de la proximité humaine dans le métro parisien, de la féerie du Cirque du Soleil qui me rappelle toujours Melbourne, de Petit Biloba (16 mois) qui prononce ‘Chat’ avec beaucoup de plaisir, des potes quittés 10 mois auparavant qui nous accueillent comme si c’était hier, de Miss Sergent Major qui décide systématiquement du planning de Noël, du rhume qui nous plie tous sauf Ginkgo, de mon appareil photo qui prend la poussière et des devoirs d’Intelligence Stratégique toujours plus nombreux à chasser les précédents.

Kooza – Cirque du Soleil

Petit Biloba débutait hier ses 4 demi-jours par semaine chez Nounou Pikler après 1 mois acclimatation. Avec un peu de chance, je vais donc rattraper mon retard et à nouveau partager les évènements parapentes, le pari fou de tour de monde en cata sportif d’Yvan Bourgnon, le record de vitesse en kite à 104,86 km/h d’Alex Caizergues, les dessins de rue de Banksy et les projets de slow travel qui me trottent en tête.

Cette cure de jouvence étudiante me rappelle tous les jours qu’avec 2 enfants et une vie rythmée à la française, les adultes se prennent souvent bien trop au sérieux.

Attendez-moi.

Cirque du Soleil

Sens commun #2

La vie emprunte de drôles de chemins. J’ai appris qu’il valait mieux les suivre.

Chopé au vol, mais où et de qui ???

Mot d’Enfant – n°91

Il y a un avant et un après ce début de phrase entendue dans la voiture en rentrant de l’école :

“Tu sais Maman, j’ai lu dans un livre (…)”.

Petit Ginkgo (6 ans et 10 mois) est désormais capable de puiser par lui-même les informations dans les livres !

Le soir en quittant sa chambre après l’histoire, je l’entends lire pour lui. Je ne dis rien de ma fierté mais je ferme la porte avec bonheur.

Et je ne vous parle pas d’internet, décidant qu’il interrogerait Google sur tous les animaux qui l’intéressent.

Une nouvelle ère est née où Petit Ginkgo n’est plus si petit.
Il devient Ginkgo !

Mots d’Enfant

Considérable Gesret

Vous souvenez-vous du Dr. Souffle qui offre tous les 3 mois à Petit Ginkgo le délectable jeu du ballon s’éclatant contre une pointe au plafond ?

Penché sur les résultats, il s’exclame d’un air interloqué : “Les améliorations sont considérables et les courbes complétement normales.”, comme si ça l’étonnait un peu. Puis d’un sourire satisfait, il ajoute : “Le traitement est parfait !”.

Je ne lui dirai pas que Petit Ginkgo a rencontré par trois fois, M. Bavard, ostéopathe aguerri à la méthode Gesret. La première fois, l’ostéo a beaucoup observé l’enfant, l’a manipulé au niveau du thorax, a appuyé ici et là, a tourné dans un sens, puis dans l’autre. La deuxième fois, il a travaillé au niveau des cervicales et la troisième, il a bossé plus en finesse, malgré mon air dubitatif de Cerbère à l’affût du moindre dérapage.

Je ne lui dirai pas, pas encore. Je ne sens pas Dr Souffle près à accueillir les prouesses d’une médecine complémentaire (et encore, simplement une découverte d’après Jacques R. Gesret), qui pourrait remettre en question ses certitudes. “Vous voulez dire parallèle” m’avait-il rétorqué à notre dernière visite, pour bien me faire comprendre qu’en dehors de l’Allopathie point de salut.

Pourtant, c’est incroyable.
Depuis tout petit, Petit Ginkgo (6 ans) chope tout ce qui traine et le transforme en bronchite, notamment à l’approche de l’hiver. Or voilà 3 mois (septembre/octobre/novembre) qu’il passe entre les gouttes de nos petites maladies familiales. Il s’est même payé le luxe de se faire un petit rhume sans que cela finisse sur les bronches.

Dr Souffle se gratte la tête et me répète “C’est spectaculaire.” puis conclut son rapport par “Asthme contrôlé”. Je te le confirme. C’est spectaculaire.

J’entrevois le carcan des corticoïdes inhalés se desserrer autour de Petit Ginkgo jusqu’à ce que Dr Souffle s’envole “Alors, c’est bien. On va continuer avec le même traitement au moins encore pendant 3 autres mois.”

Certes, je ne peux assurer que ce soit plus la méthode Gesret que le salmeterol xinafoate (une des deux molécules du Seretide) qui ait permis cet étonnant résultat puisque l’enfant prenait son traitement en parallèle de l’application de la méthode Gesret.

Cependant, aux vues de ces résultats favorables et de l’étonnement même du pneumologue, voici venue la phase scientifique de responsabilité parentale : choisir de réduire le traitement par inhalation, contre les conseils du pneumologue, pour observer si l’enfant se porte aussi bien.

Il n’y qu’à l’issue d’une période suffisamment longue sans aucun traitement que Capsicum pourra statuer quant à l’efficacité de la fameuse méthode Gesret sur l’asthme à commande virale de Petit Ginkgo.

Le fait est que le gamin ne fait plus de crise.
A suivre !

Méthode Gesret

Ne pas toucher terre …

Une expression qui n’avait pas beaucoup de sens jusqu’à ce que je me mette à bosser comme une dératée 3 jours d’affilés non-stop pour rendre un devoir !

Et je ne vous parle même pas de l’Esprit Frappeur qui s’est invité chez nous : à coté du Phare, le Beyrouth de 1982 est le jardin d’une garden party après la fête !

Le sujet de mes cours est passionnant, même si j’ai du mal à imaginer le ‘sens vital’ que je pourrais mettre dans un poste relatif au sujet. Malgré tout, les opportunités commencent à s’ouvrir à moi par le biais du réseau. Être imaginative pour débusquer l’emploi qui saurait me transporter …

Sicile

Quand les we ne sont pas bouffés par le Master 2, ils débutent et finissent sur la route, comme si une volonté indicible m’encourageait à renouer avec les bons potes.

Un second souffle ravive ma curiosité sur le monde, n’ayant de cesse de tracer des plans pour partir à l’aventure avec Petit Ginkgo (6 ans et presque 10 mois), maintenant que Petit Biloba (16 mois) commence à pouvoir se passer de moi. Justement quand je manque de temps !

La vague me porte, saisissant les jolis moments de complicité entre mes fils, entretenant la flamme avec Ange, rêvant à nouveau à un exaltant avenir prometteur et planifiant mon retour sur l’eau et sous un parapente.

Elle s’en va petit à petit cette ombre si bien décrite par Philippe Labro dans Tomber sept fois, se relever huit.

Pourtant à cette saison, j’hiberne d’habitude.

Camp n°2 non atteint.

(…) C’est plutôt une belle expérience de solitude !
Suite au prochain épisode
.

Voilà comment je terminais l’épisode précédent.

Depuis, je suis rentrée de vacances précipitamment pour un entretien avec Pôle Emploi, qui se solda en 5 min par une fin de non recevoir.

Non que l’on me reproche d’avoir démarré une formation avant de m’inscrire comme trouveuse d’emploi, mais bel et bien parce que j’ai eu un reprochable défaut d’anticipation.

Sœur Anne, guettant l’arrivée de ses frères.
Illustration de Walter Crane.

En effet, n’étant pas sûre que ma situation me permette de réintégrer la cohorte de chômeurs, j’ai préféré tenir que courir, en évaluant la question en tête à tête avec Pôle Emploi, avant de demander à la CAF le Complément Libre Choix du Mode de Garde qui mettra fin à mon Congé Parental.

Et oui, Petit Biloba (15 mois 1/2) est en période d’essai chez une nounou, éclairée par Emmy Pickler afin de me permettre d’étudier quelques heures par jour (mais ça c’est une autre histoire !). Et vue le boulot, ce n’est pas un luxe.

Et puis, les administrations sont tellement connues pour leur lenteur (il faut 15 jours pour obtenir un rendez-vous avec un conseillé Pôle Emploi) que je souhaitais mettre toutes les chances de mon coté pour que le transfert de statut se fasse à date, quitte à envoyer le formulaire de changement de situation à la CAF le jour même de ma réintégration à Pôle-Emploi.

Or ce jeudi matin glacial pour lequel j’avais fait 2h d’autoroute aller, le conseillé m’invita à reprendre rendez-vous avec Pôle-Emploi quand j’aurai notifié à la CAF la fin de mon Congé Parental. Mais pourquoi n’ai-je pas acquiescé bêtement lorsqu’il a lu la date de transition sur mon dossier ? Trop honnête !

D’un coté, je comprends qu’ils tentent de limiter par tous les moyens la gruge généralisée.
Mais de l’autre, c’est la deuxième fois en moins d’un mois que je constate qu’il faut se laisser vivre pour rentrer dans le moule du parfait petit chômeur français. Ils savent incroyablement décourager les bonnes volontés !

Heureusement que je poursuis mes aspirations coûte que coûte. La difficulté de financement serait une mauvaise excuse pour rester inerte à l’image de cette administration- cul de plomb.

Une belle expérience de je-m’en-foutiste !
Suite au prochain épisode.

A lire aussi : A l’assaut de l’Himalaya administratif.

Visages – Bernard Giraudeau

Bernard Giraudeau explique son cheminement au delà du tourbillon de la pensée qui a transformé le petit garçon toujours en colère en homme apaisé devenu écrivain.

Visages, KTO, 06-06-2009

Il manque …

Allez, d’ici 2014, je cultive mon petit grain de fantaisie.

Pourquoi j’ai quitté l’industrie …

… ou Jérôme Choain explique dans un post 4x plus long que l’extrait ci-dessous les réflexions qui me taraudent à nouveau, après 3 ans de pause avec l’industrie !

(…) Mais toute cette énergie, toute cette puissance est mise au service de la marge à deux chiffres. L’immense majorité de ces artisans du futur finiront dans de tristes gratte-ciels à développer une technologie rentable pour les actionnaires, parfois nuisible, en tout cas éloignée de toute considération pour l’intérêt général. Un seul coupable : l’emploi et donc la soumission comme unique perspective de revenus. Je sais, il existe aussi des entrepreneurs. On en parlera peut-être une autre fois.

Brazil de Terry Gilliam (1985)

Tant qu’on nous éduquera dans l’espoir d’avoir « une belle situation » (entendez « grassement payée », pas « noble métier »), ça ne risque pas de bouger.

Être ingénieur, ce pourrait être beau. Innover, inventer pour libérer les hommes du travail abrutissant, ce serait grand. Le faire pour pousser massivement les gens au chômage, c’est une honte. (…)

Jérôme Choain, « Je serais tellement plus utile au chômage », 05-11-2013

La pub d’exception du moment

Une pub qui date de 2006 pour l’ONG ChildFriendly.org.au puis Napcan en Australie :

‘Children see, children do …’

Nous sommes des modèles pour les enfants, mais faut-il vraiment que je mette un casque quand je roule à vélo ?

Ah, ils me manquent ces Australiens.

Devenir Thérèse !

Ce n’est pas tant que je veuille ressembler à la grande brune qui tricote des serpillères, mais j’ai réalisé hier que devenir écoutant à SOS Amitié pourrait être fort intéressant.

En effet, à force de chercher de l’humanitaire aux quatre coins du monde, je commence à me dire qu’il y a tellement à faire en France ! Moins exotique certes, mais probablement plus abordable que partir des mois quand on a des enfants encore jeunes (6 ans et 15 mois).

D’autant que paradoxalement, bien que les moyens de communication se développent sans cesse, l’individu est plus que jamais confronté à la solitude, car sa parole n’est pas écoutée.

Après tout pourquoi ne pas mettre au service de ceux qui la sollicitent cette qualité d’écoute naturelle et affinée pendant de nombreuses années avec les amis ?

D’autant que la vision de l’écoutant par SOS Amitié me semble plutôt saine :

“L’écoute ne s’improvise pas et nécessite une compétence.
- Offrir bénévolement sa présence, son temps, sa patience, sa tolérance ;
- Accueillir le mal-être et la souffrance de l’autre, respecter son rythme, son volume sonore, son discours ;
- Se décentrer de soi, pour se centrer sur lui, être là, simplement ;
- Chercher à desserrer l’angoisse de l’appelant en lui permettant de retrouver sa propre initiative.

Être non-directif, selon les concepts élaborés par Carl Rogers : empathie, neutralité bienveillante, préjugé favorable et inconditionnel.

Conserver l’anonymat appelant/écoutant, qui restitue à l’être humain son espace de parole, son appartenance à une société, à un mode de vie et à une naissance.

Cette compétence requiert un état d’être et nécessite un apprentissage.
On ne devient écoutant qu’après une sélection rigoureuse et une longue formation.”

Comme de bien entendu, c’est quand mon planning est surchargé que je pense à une nouvelle activité. D’autant que la formation, dispensée par des psychologues, des psychanalystes et des écoutants expérimentés semble certes fort intéressante mais conséquente : 80 heures sur plusieurs mois.

Et si je commençais à appeler les deux personnes qui auraient besoin d’un coup de fil régulier et que j’oublie par fatigue préalable de l’implication qu’elles ne manqueront pas de solliciter.

En tout cas, pour ceux qui aurait la vocation, SOS Amitié cherche des bénévoles.

A creuser.

A moins qu’il existe le même genre d’association pour la parentalité.
J’aimerai bien aussi partager l’expérience qui nous permet de vivre sereinement avec nos enfants.

Retour en étude.

Comme au bon vieux temps, constater que je n’ai plus que quelques heures pour rendre un devoir oublié …
Recevoir la correction dans la foulée, ébahie par un sans faute.

Heureusement qu’il me reste quelques notions d’anglais. ;)