La Boudeuse 2011 – ACTED

Le Bien Public annonce, ce jour, la création d’un Fond de dotation «Mission Terre-Océan» entre La Boudeuse et l’organisation non gouvernementale ACTED (Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement).

par Eric Feferberg

“Cette création et les nouvelles perspectives qu’elle offre pour les expéditions futures de La Boudeuse seront officiellement annoncées le jeudi 17 mars, à l’Institut océanographique de Paris, en présence du capitaine de La Boudeuse, Patrice Franceschi, et du fondateur d’ACTED, Frédéric Roussel.”

La Boudeuse repart !, Le Bien Public, 06-03-2011

Frédéric Roussel, élevé au grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur en Janvier 2010 pour son action dans l’aide humanitaire, est notamment un ancien de l’AFRANE et de Solidarités.

Ça crée des liens.

Ella Maillart – n°4

Mais comment aurais-je bien pu savoir ce qui dans l’existence importe ? Oser décider péremptoirement de ce qui compte ? Juger de l’importance de ce que j’accomplissais ? Mon avenir, tel que je le voyais inscrit dans quelque nébuleuse vision, m’apparaissait comme une succession de hauts faits puisant leur justification dans l’intensité même de leur éclat. Cela étant, je me demande encore aujourd’hui pourquoi tant d’exigence. Pourquoi tant d’orgueilleux espoir d’atteindre un jour à pareilles hauteurs ? Pourquoi cette quête exclusive de grandiose ? Parce que je comptais parmi mes amis de remarquables alpinistes ? D’extraordinaires navigateurs à la voile et que je voulais être digne de leur estime ? Parce que je voulais inconsciemment me faire l’égale de héros découverts dans les livres ? Ou tout bonnement parce que je rêvais d’une vie aventureuse qui m’épargnât le train-train quotidien de la ville ?

Sans le savoir encore j’exprimais peut-être par ma conduite la révolte de l’individu qui sent son existence grignotée par l’enrégimentement de l’existence moderne, où chacun répète les mêmes gestes au même moment. Était-ce folie de ma part que de me rebeller contre cette vie citadine dont je présentais les pernicieux effets ? Jusque là je n’avais eu le sentiment de vivre pleinement que durant les vacances scolaires, l’été quand je faisais de la voile, à la mauvaise saison lorsque je m’en allais skier, tout  entière accaparée par ce monde d’évasion qui était le mien. Alors, pourquoi ne pas faire ma vie d’éternelles vacances ? Ou à défaut, s’il se révélait que mes ambitions ne pourraient s’accomplir, faire au moins en sorte que ce sentiment de dévorer l’existence à belles dents demeure vivace en moi ?

Il m’avait été tout simple de tenir ce langage tout le temps que mon père avait subvenu à mes besoins. Mais désormais je tenais pour une obligation morale de me prendre en charge, et gagner ma vie allait bientôt me poser un problème qu’il conviendrait de résoudre de toute urgence. Pourrais-je me débrouiller pour couper à un travail de bureau qui vous immobilise toute la sainte journée et ne vous lâche qu’à l’heure où déjà le soleil décline ? Une soirée, un film, un concert de temps en temps n’étaient pas pour me déplaire, mais ma vie ne gravitait pas autour de ces distractions occasionnelles. Le dimanche seulement j’aurais loisir de m’évader en toute hâte, de fuir l’atmosphère mécanisée de la ville, de chercher joie dans la montagne.

Si encore j’avais eu les qualifications voulues pour exercer une profession prenante et bien rémunérée, de m’attacher et me lier par le mariage à un homme fortuné, la vie sédentaire ne m’eût pas paru si détestable, après tout … Car alors j’aurais possédé un voilier, une voiture pour gagner en un rien de temps les lieux de ski, des toilettes qui eussent fait de moi une élégante. Mais rien de tout cela ne m’eût détournée des réalités, à savoir que pour la plupart, les hommes vivent dans un monde qui n’a d’autre finalité pour eux que de leur procurer de quoi vivre. Un monde que manifestement nul n’a réussi à soumettre, même si l’homme a su dominer tous ses éléments. Un monde de production mécanisée dans lequel l’homme n’est rien, dans lequel on ne lui demande pas s’il lui plaît de pousser, de tirer, de vendre, de sourire. Un monde qui ne vaut pas qu’on vive pour lui, car il anéantit la personnalité de tous au lieu de l’épanouir. Seuls faisaient exception les artistes que j’envie …

A supposer que dans mon pays natal la moralité sociale ne fût point trop effroyablement déshumanisée, j’en avais assez appris de Paris et de Londres pour savoir ce qu’y était l’existence quotidienne. Pour autant que ces villes fussent ce qu’elles se targuaient d’être, des capitales à la proue de notre temps et de notre vcivilisation, alors c’était que le monde tombait en déliquescence, et j’entendais me frotter le moins possible à ce monde-là. ..) Les jugements que porte la jeunesse sont toujours à l’emporte-pièce …

Pourquoi plonger tête baissée dans ce tourbillon d’iniquité qui ne pouvait en aucun cas entraîner l’individu vers une réalité plus profonde ? J’étais à l’âge où l’on prend conscience de ses responsabilités, mais pour moi la responsabilité n’avait de sens que si elle consistait à être conséquente vis à vis de moi-même.

“… Reste vraie à tes propres yeux, est-il, garde-toi de toute manière de vivre qui émousserait ton vif appétit de comprendre … Reste libre tant que tu ne sais pas sur quoi fonder tes convictions, tant que tu ne sais pas quel apport doit être le tien à la marche de l’univers.”

Vivre en accord avec pareil programme présupposait une perpétuelle souffrance. Je n’en mesurais que mieux le poids de ma solitude. C’était là parfois un supplice parfois douloureux que je ne me sentais pas assez forte pour le supporter. Mais je dois affirmer que la guerre de 1914-18 et les bouleversantes révélations qu’elle provoqua – dans tous les domaines – m’ont marquée pour toujours.

“Toutes les misères de l’homme lui viennent de ce qu’il ne peut rester seul dans sa chambre”, a écrit Pascal. Et si par hypothèse je ne pouvais moi non plus rester dans la mienne ? A compliquer ainsi les choses, n’étais-je pas tout simplement insensée ? Pierre qui roule n’amasse pas mousse, et ma vie serait sans objet si je me contentais des emplois bouche-trou que je pourrais bien trouver par-ci par-là. Étais-je bien assurée de ne vouloir en aucun cas “réussir”, dans l’acception générale qu’on donne à ce terme ? Ne ferais-je pas mieux de me marier, comme les autres, et de me consacrer à mon foyer ? Les hautes ambitions que je n’osais trop ouvertement formuler ne fondraient-elles pas comme neige au soleil dès lors que l’amour donnerait un sens à ma vie ? Pourtant, chaque fois que j’avais cru avoir le coup de foudre, je n’avais guère tardé à constater douloureusement que ce dont j’étais amoureuse, c’était l’idée que je me fais de l’amour.

© Patrick Martin | Ella Maillart.

Aussi, en dépit de ma belle assurance et de tout mon désir d’accomplir de hauts faits, ne pouvais-je que me méfier de moi-même avec le sentiment de profonde angoisse. Ne fais pas un gâchis de ta vie, des qualités que tu as reçues en naissant, me soufflait une voix intérieure. Veille à ne point avoir honte de toit quand viendra l’instant de ta mort.

Ces pensées m’ont portée bien loin de la Manche. L’œil réconfortant du phare ne va guère tarder à me faire signe, et après avoir consulté la carte il ne me restera plus qu’à modifier la route pour mettre le cap sur l’entrée du port.

Ella Maillart, La Vagabonde des mers (Petite Bibliothèque Payot, p 111)

Voilà … tout est dit.

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Site Officiel Ella Maillart

Bernard Giraudeau – 1 Livre/1 Jour

Le lire sans restriction mais l’écouter parler de Cher Amour est tout aussi délicieux.

25-06-2009

Albert Dupontel

La vie, ça se termine mal même quand ça se passe bien.

Albert Dupontel

Mot d’Enfant – n°43

La musique braille à la maison et Petit Gingko danse dans tous les sens avec un sourire à déchirer le cœur.

- Moi, quand je serai grand, je prendrai des cours de chaussons … comme toi tu prends des cours de claquettes !

Petit Ginkgo, 4 ans et 1 mois

D’une évidence.

Mot d’Enfant

Matt Meola fait parler de lui sur la planète ‘Surf’

Le môme de Haiku, qui n’affectionne pas particulièrement la compétition, préfère les caméras et raffle le Contest Innersection de Taylor Steele.

Ce n’est pas Jaws, mais c’est aérien …


Matt Meola – $100,000 Innersection edit

Matt Meola, un mec qui a de l’avenir.

La ménagère modèle …

Malgré de magnifiques efforts nullement encouragés, Capsicum (par nature) n’a pas foncièrement envie d’exceller en la matière …

… mais elle n’a pourtant même plus le temps d’écrire des posts
qui tiennent la route !

Et aucune disposition à recevoir ses amis.

Ah, oui, nous avions dit ‘cesser de faire l’asociale’.

Voler vers l’ailleurs …

Bernadette a fait ses adieux.

Nous pensons à ses proches.

Boulet à Lyon

“Point de départ : une installation de dessins de Boulet illustrant des souvenirs personnels.

Du 7 au 12 mars : Boulet dessine au Bocal en direct, sur des propositions du public (récit de souvenirs). Ces illustrations viennent remplacer les souvenirs de Boulet et modifier la composition originale. L’installation constitue une sorte de portrait d’un “personnage collectif” en évolution. Les images remplacées sont “archivées” sous forme d’exposition à la bibliothèque Jean Macé.

La nouvelle installation, fruit de la performance, reste en place au Bocal jusqu’au 17 avril.

En amont, du 1er au 12 mars, la bibliothèque Jean Macé expose une sélection de planches de BD de Boulet, extraites de son Blog.”

Hypermnésie

Au fait le Tome V des Notes est dispo …

Alain de Botton

Le voyage, comme l’amour, représente une tentative pour transformer un rêve en réalité.

Alain de Botton

Booked …

Japon, nous voilà !

Namibie et Cap Vert viendront en leur temps.

Tout ce qui n’est pas, n’existe pas

Lundi 21

J’ai décidé d’être heureuse !

Oui, oui, décidé … C’est déjà un bon début.
Mais cela signifie, qu’à aucun moment, je ne dois voir la virgule qui gâche le tableau.

Commençons donc par cesser de faire l’asociale.

C’est sans compter sur ‘l’Enfer du Binôme’ … Choisir ou se laisser choisir.
Soit le mauvais élève, enfoui en soi, s’accoquine avec l’excellence afin d’en récolter les fruits, soit le bon élève s’expose au risque d’être happé par un baltringue.

La bienséance a fini par en faire une simple question de rapidité … ;)

Mardi 22

En cette semaine où la vie en communauté est mise à l’honneur, je préserve ma bonne humeur en m’échappant du sérail.

Pour une sieste sous le soleil voilé, une seule obsession me guide au travers des chênes aux feuilles sèches, de la rocaille et du thym : atteindre le point culminant, simple réflexe de volant curieux de découvrir une trouée où y étaler sa voile.

760 m surplombent la vallée, offrant un merveilleux panorama sur les Alpes chapeautées de blanc.

 

En pleine contemplation, la hâte de mettre en pratique, de plonger dans l’action, de se repaitre de vie m’assaille, sachant pertinemment qu’une fois dans l’action, l’espoir ne cessera pas de chercher un port où rafraichir mes idées en ébullition.

L’instant … jouir de l’instant.

On connait la chanson : Écouter chaque moment à sa juste note pour profiter pleinement de la mélodie.
Mais comment planer en pleine sérénité alors que l’on risque de rester cloué au sol, par excès de nonchalance ?

Et puis, il arrive que les promesses épicuriennes soient si venimeuses que l’on se garde bien de lâcher prise.

Mercredi 23

Le cul dans la lavande, j’écoute le frôlement du vent dans le feuillage bruni et ce Cessna qui bourdonne à mon oreille gauche.

Une décennie à se tenir à carreau …
Les occasions n’ont pourtant pas manquées. Et puis, contre toute attente, s’impose parfois un appui très raisonné. Enfin, préférons cet éclairage. :)

Pas si mal pour qui n’entend rien à ce principe d’appartenance à l’autre,
si communément rependu !

Encore une journée ensoleillée où mes pompes me démangent alors que je dois aller en cours.

Jeudi 24

Soulée par mes propres paroles, je finis par me taire sous ces regards interrogateurs qui en attendent un peu plus.
Voilà qui est bien singulier : Capsicum en orateur attablé, étalant ses singulières certitudes. Mais au delà de ces réflexions abouties, ils n’imaginent pas un instant toutes les autres !

École ordinaire ou école extraordinaire ?

Il y a là une potentialité merveilleuse, sauf que je n’ai pas la ‘Dévotion aux Enfants’ dont font preuve les saintes croisées ici chaque année !

Vendredi 25

De nationales plantées de platanes en allées de cyprès, de combes en forêts domaniales, de projets en souvenirs de Toscane, pouvais-je imaginer une seule seconde, alors sur le chemin du retour, qu’en cet instant Mummy faisait un AVC ?

Avertissement qui semble sans frais
mais qui rappelle que l’éternité n’existe pas.

Ah oui … j’avais décidé d’être heureuse !

 

Denis Diderot – n°5

Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres.

Denis Diderot,
Essai sur les règnes de Claude et de Néron (1778)

La Maison qui rend Fou …

Connaissez-vous Les douze travaux d’Astérix et ses déboires dans la Maison qui rend Fou ?

Capsicum a trouvé cette maison …

1er Coup de fil à la Maison qui rend Fou :

- Bonjour, j’ai reçu une convocation pour le 24 février mais je suis absente toute la semaine 8, je voudrais reporter le rendez-vous.
- Attendez Madame, je regarde.
- …
- Ah non Madame, je ne peux rien faire, il y a encore 17 rendez-vous disponibles le 24 février.
Si les créneaux horaires précédents ne sont pas remplis, je ne peux pas en caser un après.
- Pardon ?
- Vous n’avez qu’à rappeler le 21 février mais vu le nombre de créneaux dispo, je ne vous promets rien.
- Inscrivez au moins mon appel téléphonique et son objet dans mon dossier.
- C’est impossible, je n’ai pas accès à votre dossier tant que vous ne vous êtes pas présentés au rendez-vous.
- Vous êtes en train de me dire que vous êtes bloqués par des questions informatiques alors que vous gérez de l’humain ?
- C’est comme ça Madame.

2ème Coup de fil à la Maison qui rend Fou :

- Bonjour, je m’adresse à vous directement car la plateforme téléphonique ne peut pas reporter mon rendez-vous dans votre agence.
- Sauf que nous n’avons aucun accès au planning de rendez-vous de notre agence, tout se fait par la plateforme. Ce que je vous conseille, c’est de nous faire un courrier avec un justificatif qu’on mettra dans votre dossier.
- Un justificatif ? Mais je ne l’aurai qu’après la date du rendez-vous prévu.
- Avec un peu de chance, ça n’aura pas d’influence.
- C’est affligeant.

Puisque la Maison qui rend Fou n’est pas capable de gérer les cas particuliers (enfin, Capsicum ne doit pas être la seule à devoir faire reporter son rendez-vous) alors il faut biaiser !

3ème Coup de fil à la Maison qui rend Fou :

- Bonjour, je me suis trompée sur le site internet, je voulais préparer mon dossier et je l’ai validé par erreur. Je voudrais que vous me désinscriviez.
- Ce n’est pas possible de vous désinscrire, mais si vous voulez, j’annule votre rendez-vous.
- J’espère qu’il n’y aura pas de problème avec le fait que je ne me suis pas présentée
- Aucun problème puisque le rendez-vous n’existe pas.
- Parfait, merci.

N’aurions nous pas pu commencer par là ?!

Le luxe de la grande ville …

… Auchan Drive !

Une bénédiction quand on a horreur de faire les courses. ;)

Sylvain Tesson – n°2

Mais rien ne varie jamais sous mon ciel. Le vent, la steppe, les kilomètres … Je suis piégé dans la répétition identique de chaque seconde. Parfois des nuages décident de faire un raid sur la terre des hommes. Alors, au vent contraire et à la morne steppe s’ajoute le gris du ciel. Et dans cette permanence des heures et des lieux, je sens autour de moi l’énergie se dissoudre. Comme dans une vie où rien ne laisse penser que le jour à venir différera de la veille. La Steppe crée le désert en moi.

L’énergie humaine se nourrit de changement. Selon Bergson, l’”immense efflorescence d’imprévisible nouveauté” allège la lourde marche de la “durée”. Dans une vie, le feu roulant de la nouveauté brise les chaines de la monotonie et donne aux jours leur puissance. L’énergie de l’existence se trouve contenue dans la propre incertitude de son déroulement. Comme il est impossible de prédire ce qui va advenir, chaque instant se crée et se recrée et abolit ainsi toute fatalité. La joie de l’expérience intérieure est de se laisser féconder, comme un terreau propice, par des émotions inconnues, portées par le vent des hasards. Au-delà des destinées individuelles, la grandeur de l’Histoire, sa liberté, se tient dans cette imprévisibilité des actes humains.

(…)

Le principe qui s’oppose le plus radicalement à l’énergie de la nouvauté jaillissante c’est l’habitude. L’enfermement de l’être sous le couvercle d’heures et de lieux épuisés de se ressembler trop. Péguy soutient qu’”une âme morte est une âme tout entière envahie par l’encroûtement de sa mémoire“. L’énergie déserte les êtres qui connaissent trop bien les recoins du labyrinthe de leur vie, ceux qui n’arrentent plus rien des instants à venir et ceux qui, par peur de l’inattendu, s’enferment dans le mur de l’habitude. A chaque tic-tac de l’horloge du temps, les parois leur renvoint l’écho du tic(tac précédent au lieu de leur chanter la musique de l’inconnu ! Reich, le savant fou de l’énergie orgonique parlait de la “cuirasse de l’habitude“. Pour avancer dans le couloir du temps, il faut donc choisir son camp en saisissant son arme : soit un bouclier frappé au blason de l’habitude, soit une épée tranchante pour faucher l’obscure lumière de l’imprévisible.

Sylvain Tesson, Éloge de l’énergie vagabonde, 2009

Le comble du PACS

Le tant décrié PACS instauré en 1999 bénéficie largement plus aux couples hétéro (94%) que homo (6%), 10 ans plus tard.

Et pour cause, les homosexuels ne veulent probablement pas d’ersatz de mariage et certains hétérosexuels se fatiguent peut-être des tralalas du mariage.

Plié.

 

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Un million de pacsés début 2010, INSEE, Emma Davis, fev 2011

 

LCH – Je suis une oeuvre d’art …

Voilà en substance ce que j’ai lu dans cette correspondance de chirurgien à chirurgien quand mon médecin m’a tendu le dossier de son sourire complice !
Les anciens disciples, consultés avant ma grossesse, admiraient le travail du maitre …

Passons les détails techniques liés aux langes larges, attelles ou appareil d’abduction de Petit, immobilisation de plusieurs semaines en traction (Sommerville – Petit), plâtre du bassin aux chevilles de retour à la maison, Dérotation bilatérale, Ostéotomie de Salter, vis, plaques, broches, etc

Luxation congénitale de hanche (LCH)

Que des mots qui font trembler les parents d’enfant présentant une Luxation Congénitale des Hanches (LCH).

Et c’est pour ces parents inquiets de l’avenir que j’écris ce post …

Parce que traitée de l’âge de 5 mois à celui de 7 ans par le Professeur Jean Prévot à Brabois puis à l’Hôpital d’Enfants de Nancy, j’ai mené entre les hospitalisations une vie plutôt normale et depuis le CP une existence tout à fait similaire à celle de mes camarades.

A l’exception de l’équitation, j’ai pratiqué gymnastique, volley-ball, escrime, course à pied, tennis, claquettes, natation, rando, voile, parapente, ainsi que tous les sports que l’on peut découvrir à l’école.
Je n’ai aucune fatigue ou douleur particulière et mon fils est né de façon tout à fait naturelle, sans besoin de recourir à une césarienne pour préserver mon bassin.

Ostéotomie de Salter

Enfant ce fut une aventure à la fois banale et extravagante.
Je me souviens encore des interminables journées d’analyses, de radios et des dessins que faisait le Pr Prévot pour m’expliquer le but de l’opération à venir, alors que je n’avais pas 3 ans.

Parmi les souvenirs cotonneux ou encore bien vivaces, il y a les grands lits à barreaux et plus tard des amours d’infirmière qui (à cette époque) avaient le temps de me faire une natte africaine pour la visite du grand ponte. Le Saint Nicolas aussi passait à l’hôpital, suivi du Père Fouettard ! La classe des enfants en séjour prolongé, les séances de rééducation encourageantes et les minuscules pots de confiture sur le plateau du petit déjeuner, tout avait des odeurs caractéristiques qui me relient parfois soudainement à ce passé.

Si je vous raconte cela, c’est pour vous dire que les enfants ne retiennent pas ce qui vous effraie, vous les parents. Ils ont cette capacité lucide à affronter les situations exceptionnelles de façon ordinaire, sans en faire des montagnes. Ils s’appuient sur vous sachant que ‘s’il le faut, ils le feront‘.

Maturité et résistance sont probablement des traits de caractère induits qu’ils utiliseront ensuite tout au long de leur vie.

Mon seul mauvais souvenir est celui d’une vieille infirmière chef essayant de me rassurer en me disant que j’allais faire une promenade avec ces deux messieurs alors que je savais pertinemment, du haut de mes 5 ans, qu’ils me descendaient au bloc.

De ce jour, je n’ai jamais sous-estimé la compréhension d’un enfant;)

Le traitement orthopédique préalable et les protocoles chirurgicaux de réduction des LCH récalcitrantes ont intrinsèquement peu évolué, cependant la décision de faire opérer son enfant reste toujours aussi cruciale et angoissante, le cas échéant.

Si je peux témoigner de la chance que j’ai de vivre normalement grâce à la délicate décision prise par mes parents, il y a plus de 30 ans, c’est qu’ils :

  1. ont été vigilants, faisant en sorte que je sois entre des mains expertes  et reconnues (ayant la certitude que ce serait le Professeur pré-cité et personne d’autre qui m’opérerait une fois sur la table),
  2. étaient de vrais rocs pour la petite enfant que j’étais,
  3. me faisaient confiance pour surmonter cette situation (probablement mieux qu’eux intérieurement).

Et puis, j’ai toujours pensé en regardant les autres petites filles qu’il leur manquait des ‘fermetures éclair’ sur les cotés !
A part ces cicatrices dont je ne m’aperçois pas, les modifications apportées à mon squelette ne sont même plus discernables sur les radios …

… par la magie du corps humain (aidé de Coué !)
et le talent du Professeur Jean Prévot (aujourd’hui à la retraite).
Merci !

A lire aussi : LCH – Dépistage de génération en génération.

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Pour en savoir plus, cliquez là ->  Read more »

Modéliser le temps

Ces derniers temps Petit Ginkgo me demande souvent si nous sommes le matin ou l’après midi, si son père reviendra quand il fera jour ou quand il fera nuit ou bien si un quart d’heure, c’est dans longtemps ou pas ?

Voilà que 3 p’tit lutins blog me donne la solution du temps restant par le Time Timer

ou celle du repère dans la journée par le Synopte

Tous les deux sont plutôt ingénieux même si un peu chers.

Peut-être serait-il possible de réaliser un modèle ‘Maison’ du Synopte en déplaçant simplement l’aiguille manuellement à chaque fois qu’une question apparait.

The Way Back

ou Les Chemins de la liberté, en français.

L’aventure incroyable et présentée comme véridique d’une poignée d’évadés d’un goulag à travers la Sibérie, les plaines de Mongolie, le désert de Gobi, l’Himalaya, la muraille de Chine jusqu’au golfe du Bengale, lors de l’hiver 1941, contée par le virtuose Peter Weir, réalisateur australien de mes préférés Galipoli et L’Année de tous les dangers.

Le film se base sur le récit controversé de Sławomir Rawicz, The Long Walk (traduit en France par À marche forcée). Après enquête, il semblerait que le livre ait été inspiré de l’expérience d’un compatriote polonais, Witold Glinski.

Une histoire déjà connue pour qui a lu L’Axe du Loup de Sylvain Tesson, témoignage d’une vraie  ‘reconstitution du périple des évadés’ sur 6 000 km.

Vivement un peu de temps à moi pour découvrir le film,
me délecter des talents de Colin Farrell :) et
revivre la tourmente de la sécheresse du Désert de Gobi.

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A lire aussi : The Way Back (suite)

Grégoire Lacroix

La vraie liberté, c’est quand personne ne vous attend. La vraie solitude, c’est quand vous attendez n’importe quoi.

Grégoire Lacroix, Les Euphorismes de Grégoire

Séparation du corps et de l’esprit

Comme l’impression d’être en week-end chez des amis …

… alors que c’est ma nouvelle adresse.

Piègée

Se battre contre un soupçon insaisissable, une drôle de pathologie sibylline qui engendre asphyxie ou allégresse.

Improbable évidence.

First Love

Phillip Island, le surf, Hawaï, les déferlantes et un vague coté midinette ont attiré mon attention, du coup …


First Love The Film – Trailer de Claire Gorman

… les souvenirs de mes 17 ans ont fait le reste.

Site officiel

Mot d’Enfant – n°42

Capsicum manipule le GPS qui lui permet de s’y retrouver dans cette nouvelle grande ville hostile. ;) Petit Ginkgo demande :

- Mais il ne dit pas qu’il perd les centilitres !?
- Les centilitres ? Mais comment ça ?
- Ben, oui quand on rentre dans le garage, le GPS, il perd les centilitres.
- Ah … tu veux dire les satellites ?
- Oui, c’est ce que je dis !

Petit Ginkgo, 4 ans

Mot d’Enfant