Evocation onirique

Quand on rêve de ses amis, n’est ce pas que l’on se languit d’eux ?

Le premier de la saison …

Le souffle est fort mais par cycle, il s’apaise : c’est la brise de pente, qui me cueille et me fait monter au firmament aussi vite qu’un bouchon de champagne qui s’échappe de son carcan.

La haut, la Geo II longe le relief mais la masse d’air reste douce. Traçant ma route en pleins et déliés, je jauge cette voile, fine mais diablement stable. Il faudra pousser loin la commande pour sentir l’accélération d’un 360°, encore piano.

Lac d’aiguebelette (France)

C’est à peine si je reconnais quelques ‘doubles de couple‘ se tirant la bourre sur le lac, incroyables fourmis sachant nager. La peinture est contrastée, ombres et lumières entre forêt de jade et eau turquoise.
Je regrette de ne pas avoir l’objectif pour fixer la trouvaille d’Ange, trop concentrée que je fus sur la préparation du vol au déco.

Si deux noirs cumulus ne s’avançaient pas plus, je resterais encore longtemps en suspension, à profiter de cette quiétude aérienne irremplaçable.

Et puis, jouer au dessus du plan d’eau certes, mais ne pas oublier de se présenter à l’attéro avant de frôler la cime des arbres qui l’entourent … serait mieux.

Pour une reprise, le vol est prudent. Je tirerai sur la corde quand je connaitrai mieux le spot.

Ce fût dans l’espoir de parenthèses de ce genre,
que nous désirions déménager

L’ivresse de la scène

Épaules nues, jupe droite et talons hauts, je frissonne dans cette atmosphère surchauffée.

La salle entière est debout, portée par une énergie tonitruante. Les applaudissements débridés me transpercent jusqu’à ce qu’ils battent à l’unisson.

Requête impérieuse de retour sous les projecteurs.

L’instant galvanisant devient palpable comme cristallisé par une force radiante alors qu’exaucée la salve se dissout dans l’anarchie du contentement.

Ce mouvement de foule immobile m’a toujours fait frémir.

Loïc Murat alias Bernard Giraudeau

Je déteste qu’on m’oblige à faire ce que je ferai de toute façon.

Les longs manteaux, réalisé par Gilles Béhat

Pas résistée …

De belles images pour ce premier acte à Muscat.
Dommage que Gitana n’ait pas réitéré à Qingdao.

Acte 3 du 27 au 29 Mai 2011 à Istanbul

J’ai toujours eu un faible pour les cata !

Le goût de l’effort

A bien y réfléchir, je suis impatiente de tout lui apprendre et de tout lui montrer. Pour preuve, ce voyage au Japon qui s’est transformé en itinérance lusitanienne.

Alors que Montessori a tempéré mon impatience en m’apprenant à respecter ses rythmes d’apprentissage de la petite enfance, depuis qu’il a 3 ans et 1/2 – 4 ans, les réflexions de l’enfant sont si justes que j’ai parfois tendance à oublier son age et à attendre toujours plus de lui.

Fascinée depuis toujours par les initiateurs,
j’endosse avec plaisir ma position auprès de lui.

Hier, à parcourir les coteaux qui voient couler le Côte-Rôtie dans le parc naturel du Pilat, je me suis rendue compte que ce que je tentais de transmettre inconsciemment, était ce goût du dépassement de soi, de la fierté d’un paysage que l’on est allé cueillir en endurant la pente. Surtout ne pas jeter l’éponge à la moindre difficulté, il n’y a qu’ainsi que l’on obtient un peu plus que le commun.

Mais que cela signifie-t-il pour un enfant qui n’a absolument pas le même rapport au temps qu’un adulte ?

Et au milieu coule Condrieu – France (Mai 2011)

J’ai toujours pensé que mon boulot vis à vis de mes enfants était de les mener à l’autonomie. Beaucoup s’arrêtent à l’aspect technique de l’autonomie … il y a aussi l’aspect émotionnel.

Je ne sais pas combien de temps, je pourrais être à ses cotés pour lui ouvrir le monde. Personne ne le sait. Alors le temps presse.

Mon travail sera réussi si le jour où je disparais, l’enfant est suffisamment fort pour affronter le monde sans être perdu, pour défricher SON chemin, pour découvrir sa part de bonheur. Je souhaite qu’il ait des outils suffisamment affutés et des valeurs solides qui le soutiendront dans le voyage aventureux qu’est la vie.

Nous ne sommes toujours que des apprentis-parents.

Mais quelle est la part de l’innée et de l’acquis dans cette éducation ?
A l’âge où un enfant est capable de serrer sa main sur une corde et de coordonner ses mouvements, mon père me faisait descendre les falaises en rappel. Plus tard, à l’âge des concours et exams, je trompais mon stress en me confrontant à la parois, histoire de remettre à zéro l’échelle des valeurs.

Si je réitère aujourd’hui plus ou moins ce profil d’éducation, c’est que consciemment j’estime qu’il m’a apporté un petit supplément de détermination.

J’adore le Festival de Cannes !

Ce festival cinématographique a toujours annoncé le début des révisions pour les nombreux examens et concours qui ont pourri mes jeunes printemps …

… alors aujourd’hui …

J’aime d’autant plus le Festival de Cannes et Roland Garros que je n’ai aucune révision qui m’empêche d’éteindre la télé pour courir ailleurs !

Jack London – n°1

For, after all, he had never found his permanent abiding place. He had fitted in wherever he found himself, been a favorite always and everywhere by virtue of holding his own at work and at play and by his willingness and ability to fight for his rights and command respect. But he had never taken root. He had fitted in sufficiently to satisfy his fellows but not to satisfy himself.

Jack London, Martin Eden

Harmonie

Blanche de Richemont nous gratifie d’une nouvelle quête.

L’auteur en parle Au Field de la Nuit du 16 mai dernier.

Réserve usuelle

L’enfant, s’accrochant d’une main, fait des tours de barre dans la rame de métro en marche. La force centripète a cela d’amusant que plus l’on tourne vite, plus il est ardu de se tenir.

Les adultes en rang d’oignon, qui deux minutes auparavant regardaient leurs pompes d’un air résigné de peur de croiser le regard d’un congénère, se permettent un sourire complice vers le gamin.

Comme l’impression qu’ils envient ce môme de 4 ans.
Mais pourquoi alors, n’en voit-on jamais faire de même ?

Joseph Rudyard Kipling – n°4

Words are, of course, the most powerful drug used by mankind.

Joseph Rudyard Kipling

Les Jeudis de Luce – J’aime la pluie

Les couleurs de Luce

Pas forcément adepte de la musique de Luce,
mais vous reconnaitrez peut-être quelqu’un dans ce sketch…

Bernard Giraudeau – Les longues traversées

Le 20 Mai 2011 paraitra l’album ‘Les longues traversées’, élaboré à quatre mains.

;

Bernard Giraudeau et Christian Cailleaux poursuivent le voyage de ‘R97, Les hommes à terre’

Souvenirs de mer …

A lire aussi : Bernard Giraudeau – A paraître

1 an de voyage…

Le post de Gil et Maria est long mais chargé d’expériences et de passion.

“On se pose dans un champ de culture, près d’une route en pleine campagne, heureux, fier, confiant, avec ce sentiment de liberté boosté par l’adrénaline. Un cocktail explosif qui anime l’envie de vivre.”

Gil

Mon yaourt a un gout de Malibu …

… ça me rappelle quelques soirées étudiantes !

4374 km … à 183km de la case départ !

… et le Wagon n’a pas bronché.
Enfin pas par sa faute !

Malgré tout, le ralenti ne tourne pas rond.

Il est donc entré en clinique bienveillante aujourd’hui et le diagnostic est tombé : Bien que l’électronique n’ait rien détecté, il semble qu’un injecteur soit particulièrement feignant.

Et dire que je ne connais pas, aux alentours du Phare, un bon garagiste en qui avoir confiance pour une telle intervention ! Voilà les joies conséquentes à un déménagement.

Je me demande bien pourquoi, on achète des voitures si perfectionnées dont le simple branchement de la valise diagnostique vous coute 50 euros et dont les pièces ne peuvent plus être changées que par bloc, histoire de faire vivre l’industrie auto au dépend du consommateur.

Ah oui, je me souviens … Parce que les hautes instances veulent mettre à la casse les voitures simples, efficaces et peu couteuses d’entretien :
* en éditant des procédures de VEI qui interdisent aujourd’hui à la circulation sans payer des experts,
* en obligeant tout véhicule changeant une virgule de sa carte grise à passer dans le nouveau système d’immatriculation (décelant ainsi les vieux VEI qui eux avaient le droit de circuler) ,
* et bientôt en leur interdisant de rouler dans certaines villes.

Au passage, ça fera bosser le système des prêts bancaires qui génère de l’argent tout nouveau tout beau mais complètement fictif et tant pis pour les moins fortunés qui n’ont vraiment pas les moyens de s’acheter une nouvelle voiture !

Et bien, vue ce que va me couter le Wagon, j’ai bien envie de continuer à faire de la résistance pour garder ma vieille Titine …

… jusqu’à ce qu’elle rende l’âme !

Société de Consommation

Lire tous les billets concernant : Titine et son affaire de VEI

Henri Cartier-Bresson – n°7

La Photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie.

Henri Cartier-Bresson

La Boudeuse 2011- Les films de l’aventure

Deux documentaires,réalisés par Patrice Franceschi et Valérie Labadie, retraçant la campagne de la mission Terre-Océan en Amazonie Française seront diffusés sur France 5.

Equipage de La Boudeuse – Photographe ?

‘Au vent de la Guyane’, le 28 mai 2011 à 16h et  ‘L’or de Ouanary’, le 4 juin 2011 à la même heure.

La vidéo intégrale du premier volet ‘Au vent de la Guyane’ est disponible jusqu’au 4 juin 2011 sur le site France 5.

Voilà enfin une partie des réponses à mes questions
avec cette coproduction Tantatuga Productions / Bleu Iroise Arsenal  !

Le Japon existe toujours …

Alors  que Lorca en Espagne vient d’être victime d’un de ces mouvements de la Terre, où en est le Japon, 2 mois après le chaos dont nous avons eu connaissance ?

Deux mois après le tsunami, quelle est la situation à Fukushima ?, www.lemonde.fr, 12-05-2011

Mais comment le gouvernement Japonais gère-t-il l’évacuation des millions de tonnes de gravas et le relogement des gens qui ont perdu leur habitation ?

Où ce pays fortement endetter va-t-il trouver l’argent de la reconstruction ?

Après le séisme, les députés japonais adoptent un premier collectif budgétaire, www.lepoint.fr, 30-04-2011

‘Le monde en face’ a présenté le 10 mai 2011, sur France 5, un documentaire suivi d’un débat fort intéressant : Japon au cœur du chaos.

A trouver !

3h du mat’

Gimp et les clubs ‘photo’ m’ont vampirisée …

Avec un peu de temps, je suis sûre que ça va faire du bon boulot !

Grégoire Lacroix – n°2

Quand on voit ce qui est advenu du passé on comprend vite que le présent a peu d’avenir.

Grégoire Lacroix, Les Euphorismes de Grégoire

Un bateau pour l’Amérique du Sud

Ces dernières semaines m’ont donné l’impression d’être en cavale : des kilomètres chaque jour et un endroit différent chaque nuit.

La peur au ventre en moins, sans doute.

Mais si ça avait été vraiment le cas, j’aurais inversé jour et nuit et me serais bien gardée d’utiliser ma propre carte de crédit et ce passeport à mon nom.

De toute façon, il me parait plutôt difficile de passer inaperçu avec une petite tête blonde au malicieux regard bleu tel que celui de Petit Ginkgo.

Il n’aurait alors manqué qu’un embarquement discret pour disparaitre.

Portugal #12

De Evora à Guarda, 7 Mai 2011
Portugal

Deux semaines que nous avons quitté le Phare. C’est suffisamment de nomadisme pour un enfant de 4 ans.

Petit Ginkgo n’a plus beaucoup d’intérêt pour les villes insolites ou les châteaux maures, mais ses yeux s’illuminent encore lorsqu’il caresse un cheval.

Coudelaria de Alter (Portugal)

Peu lui importe que ce soit un Alter Real et que la Coudelaria de Alter, fameux haras national, nous accueille. Les couleurs royales sont partout représentées et notre guide a le port hautain des cavalières racées.

Dommage que la clinique et la piscine de rééducation pour équidé, qui ont attiré notre attention à l’arrivée, ne soient pas visitables.
Après les stalles, Petit Ginkgo se contente donc largement de la vingtaine de rapaces de la fauconnerie et de l’impressionnant Grand Duc.

Grand Duc – Coudelaria de Alter (Portugal)

Laboratoire de génétique appliquée et soins de haute qualité pour les résidents du lieu …

J’ai pourtant admiré des chevaux qui vivaient dehors par toute température et qui ne se nourrissaient que de ce qu’ils trouvaient dans les pâtures de Mongolie. Les chevaux de dressage de l’école d’équitation du haras ont bien d’autres qualités mais surement pas la même robustesse.

Quoique la Coudelaria ait aussi un élevage de Przewalski

Ce soir nous continuons dans le haut de gamme en établissant notre résidence éphémère dans un hôtel 3 étoiles, avec piscine, dont le bar est l’endroit idéal pour une soirée animée.

Demain, nous quittons le Portugal.

Nous sommes bien peu de chose …

… et pourtant si privilégiés.

Mot d’Enfant – n°47

Maman ? Est-ce que la nuit attend que tous les gens soient couchés pour tomber ?

Petit Ginkgo (4 ans et 3 mois)

Mot d’Enfant