J’ai toujours cru #2

… que dans les génériques, ils écrivaient tout le film !
(comprendre : transcrire tout le scénario)

Ginkgo (7 ans et 1 mois)

Mots d’Enfant
J’ai tjs cru

L’analyse de Chouard face à la cupidité mondiale.

La démonstration d’ Etienne Chouard à propos de la monnaie, des incitations et dérives des emprunts, des liens avec les politiciens, des gaspillages me parait éclairer les causes possibles des crises successives par lesquelles la planète passe.

Il explique tout haut ce que certains anonymes pressentent. Il appuie d’ailleurs ce que j’exprimais la semaine dernière : “Il faut être drôlement névrosé pour vouloir devenir Président de la République !”

Je ne partage probablement pas ses opinions politiques, ses arguments expliquant qu’il n’y a plus d’investissement digne de ce nom me paraissent simplistes et sa radicalité dessert un tantinet le discours.

Cependant, cela m’amène à une réflexion plus profonde sur notre société de plus en plus gouvernée par de nombreux irresponsables et/ou corrompus. Des parents politiques irraisonnés qui décident tout à notre place, pour leur propre compte.

Quant au “puits à compétences qu’est la finance pour les valeureux gamins”, il fait échos à la recherche d’éthique qui m’intéresse actuellement.

Même si son coté manichéen opposant riche et pauvre m’agace un peu, Je partage pourtant sa vision des médias manipulant et l’impression que l’on rassemble petit à petit toutes les conditions propices à la guerre. La théorie du complot, je m’en moque, j’observe du concret.

L’homme lambda est bercé par des sujets dérisoires (‘mariage pour tous’ pour exemple) et sur-nourri par une consommation démesurée qui l’endort alors que se jouent des sujets capitaux dont il n’a aucune conscience.

Je n’ai pas l’expertise pour juger des propositions d’Etienne Chouard et sa proposition de revenu minimal sans condition pour tous me parait utopique et propice à l’assistanat …

… mais ses pistes de constitution citoyenne
et de mutation politique sont à creuser.

Société de Consommation

Là où je t’emmenerai par P. Franceschi #1

Et non … ça ne parle pas du blog mais de l’Ile de Pentecôte au Vanuatu, où Patrice Franceschi a rencontré les Saa pendant une récente expédition.

Patrice Franceschi
Expédition chez les Saa de l’île de Pentecôte – Vanuatu.
par Valérie Labadie – www.afolleallure.com

Impossible d’importer la vidéo passée sur l’antenne de TF1, le 1er mars 2014.

Il faut donc cliquer ICI pour découvrir 1min12 de paradis terrestre.

Entre deux ébullitions !

Au sortir d’une semaine dans la poudreuse mais sans connexion, la moisson de l’information partagée par les potes ou les connaissances est étonnement maigre mais variée.

Dans le genre, Facebook offre une cession de rattrapage des discussions définitivement perdues si elles s’étaient déroulées autour d’un café :

  1. Du fin fond du Japon, le premier interroge mon éthique avec “Worse than Wal-Mart: Amazon’s sick brutality and secret history of ruthlessly intimidating workers”. Certes le service est complet, efficace et rapide mais vaut-il de s’assoir sur la valeur humaine ?
  2. Puis, pour des raisons de réseau et d’ambiance, je saute rapidement sur une vidéo de “VALSUN”. Décidément les rythmes reviennent en force dans mes envies. Ils prendront un malin  plaisir à me torturer mardi.
  3. Et tout à coup, je vois ma théorie immobiliaire se confirmer avec “Immobilier : pourquoi les trentenaires ont intérêt à rester locataires”. Depuis le temps que je le dis (ah ben oui, je l’ai déjà dis là et avec le même article ;) ) … je ne suis plus la seule, bien que l’article élude l’aspect psychologique : l’inhibition de la liberté individuelle que génère le fait d’être locataire de sa banque avant remboursement intégral de la dette.
  4. A 180°, comme je veille sur le métier de veilleur, il s’avère que “Veilleur, un métier où l’on recrute” et qu’Alain Juillet ouvre une page Facebook. Pour cause de mythologie très personnelle, mon cerveau a donc transmuer le métier qui consistait à veiller sur des immortels …
  5. Enfin une motarde partage le portrait de la voyageuse Mélusine Mallender : “Elle fait le tour du monde seule et à moto”. Une phrase attire mon attention : “Il me faut quelqu’un qui soit assez confiant pour penser que je vais rentrer et surtout quelqu’un qui m’aime libre.”, l’ingrédient essentiel du couple qui dure et accessoirement l’intelligence d’Ange.

Et voilà, il est déjà 1:37 am.
J’aurais pourtant tant à vous dire.

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Le blog de Mélusine Mallender

Bright University

Un micro-onde qui fait trembler l’image de la télé, un prof soufflant les réponses à notre groupe (?) , une tenancière outrageusement liftée, 20 min de marche en talon matin et soir, un cours de benchmarking enfin clair, un portail indécis, des échanges intellectuellement affutés, un grand lit froid, de la bonne musique, des oraux à la con, une tendance naturelle à l’efficacité, le RU sociable mais gustativement discutable, deadline négociations, un prof qui télé-décharge …

Tranche d’étude excitante mais à la limite de la péremption.

Bernard Giraudeau #21

Vous ai-je annoncé que je venais d’être nommé écrivain de marine ?

C’est une étrange promotion pour un ex-quartier-maître mécanicien, je deviens capitaine de frégate. Assimilé, s’entend. J’ai la possibilité de naviguer, selon disponibilité, sur un navire de la marine nationale. J’ai une petite fierté que vous comprendrez même si elle peut paraître enfantine. Cela correspond bien à votre idée de l’homme qui n’a pas grandi.

Je vais donc embarquer sur un navire avec lequel j’ai déjà fait deux fois le tour du monde. Il y a une place à bord pour moi entre Tunis et Djibouti. Ne sachant où passer Noël et le nouvel an, il me semble original que cela soit en mer.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)

Patrice Franceschi – Ecrivain de Marine

Dans les salons de l’Etat-major à Paris, le 10 février 2014, Patrice Franceschi a reçu l’insigne d’ Écrivain de Marine des mains de l’amiral Bernard Rogel, chef d’Etat-Major de la marine nationale.

Amiral Bernard Rogel et Patrice Franceschi – 10 février 2014

Il rejoint les auteurs Didier Decoin, Patrick Poivre d’Arvor, François Bellec, Isabelle Autissier, Hervé Hamon, Jean Rolin, Jean-Michel Barrault, Michel Déon, Loïc Finaz, Olivier Frebourg, Titouan Lamazou, Yves La Prairie, Erik Orsenna, Yann Queffélec, Jean Raspail, Jean-Christophe Rufin, Sylvain Tesson, Simon Leys (Pierre Ryckmans), Daniel Rondeau, qui se sont engagés à « collectivement à servir la marine, favoriser la propagation et la préservation de la culture et de l’héritage de la mer, et plus généralement la promotion de la dimension maritime de la France. »

Patrice Franceschi a été élu pour succéder à Pierre Shoendorffer, disparu en 2012.

Les navires de ‘La Royale’ s’ouvre à lui.
Il semble d’ailleurs avoir embarqué sur le chasseur de mine Orion au Monténégro pour des manœuvres jusqu’en Albanie …

Des choix éclairés, comme ce fut le cas pour Bernard Giraudeau.

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Patrice Franceschi dans le groupe des écrivains de Marine, www.bienpublic.com, 15-02-2014

Echevelée, cramoisie et sous influence (neuro)chimique.

Après s’être bien défoulée, dégoulinante, le visage rougi par l’effort, le souffle normalise le cardio par un petit tour de paté de maison. Le sourire béa des endorphines accroché aux oreilles, je finis par 5 min de marche parmi mes concitoyens, en pleine rue commerçante.

Pourquoi les images ne sont-elles pas saisies
au bout de 40 min de course ?

Une quinca, plâtrée au fond de teint, me regarde de la tête au pied, dubitative et un brin méprisante.
Est-ce ma tenue, mon allure déneutrée ou la joie de vivre qui attire l’œil du badaud ? L’ensemble est probablement en cause. Mon prochain m’étonnera toujours ; je lui souhaite un bon thérapeute.

Depuis 6 mois, que j’ai repris la course à pied, un frisson caractéristique me ravit à chaque fois que je croise un regard entendu de runner ou un bonjour discret. Il suffit d’un souffle de vent concomitant et ma satisfaction est à son comble. La deuxième plus agréable prescription de connexion corps-esprit que je connaisse. ;)

Contre toute attente, une vieille dame m’adresse un regard de complicité.

La moindre petite différence interpelle donc toujours,
même si la course à pied est devenue incroyablement à la mode.

Les berges arlésiennes, désertes au levant, me manquent déjà !

Le talent – Les coulisses d’un shooting

La tempête Petra sous l’œil de Philip Plisson

Il est passé par là …

Quelle signature ?
Je ne sais pas, mais la senteur m’interpelle.

Le temps où j’exerçais mon nez dans les parfumeries à reconnaitre les labels et décrypter les fragrances est bien loin. Mes références olfactives datent un peu.

Un brin d’eucalyptus emplit le hall. L’effluve est de bonne facture. L’homme est raffiné. A en croire la note de cœur épicée, je le vois complexe au sourire franc.

Bingo !
Son visage finit par apparaitre dans ce halo entêtant.

Un bouquet d’arum blancs, anthurium rouge et orchidée entre les mains lorsque j’ouvre ma porte ; l’image me revient, encore stupéfaite par l’attention.

En effet plaisant, le mec ne m’offrait pas son âme mais toute sa reconnaissance de l’avoir sauvé de sa terrasse, un matin d’été indien.

Après avoir passé la nuit entière, en caleçon, devant la baie vitrée – fermée – de son appartement, son unique espoir de libération résidait en la personne d’un bébé d’un peu plus d’un an, se promenant sur notre balcon …

Trop amusant pour une réalité, ce pourrait être le premier chapitre d’un roman de Musso. Et pourtant, rien n’est inventé !

Décidément, j’aime le coté boisé de ce parfum. Il faudra lui demander.

L’homme avec qui il vit ne m’en tiendra pas rigueur.

Napoléon 1er

Levez toutes les difficultés et réussissez, car, quand on veut fortement, constamment, on réussit toujours.

Napoléon 1er, Gênes, 3 juillet 1805

Mot d’Enfant – n°93

Maman ! Arrête de faire l’enfant …

Ginkgo (7 ans et 5 jours) observant Capsicum (37 ans)
faire la danse exaltée de la joie, après avoir reçu un 18/20.

Mots d’Enfant

Entre ciel et terre … un homme de Camargue.

Les Cabanes de Cacharel,
4 km des Saintes-Maries de la Mer,
09 février 2014

Le Camargue remonte la tête vers un port altier, enroule son encolure puis fait trois pas de coté.
Le regard centré sur sa monture, le jeune cavalier exerce ses talents avec noblesse. Les flamands roses sur l’étang de Vaccarès en arrière plan, il se dégage un souffle intemporel qui me fait frissonner.

Après de multiple fractures à la jambe gauche, lors de sa première course camarguaise officielle, la carrière de raseteur se referme sur lui, sans aucune sollicitude. C’est ainsi que le jeune homme choisit l’élevage du meilleur cavalier de la région comme cadre de deuxième vie.

En traversant le marais du Parc Naturel, la posture fière, il allume une cigarette sous l’œil d’un héron cendré. Allongeant l’allure, les éclaboussures ajoutent du dynamisme au tableau.

Tantôt répétitive tantôt exaltante, sa vie se partage entre débourrage, élevage, ferrade, tri de taureaux, shooting photo et balades à touristes. Le gardian au regard clair profite de la renommée de son patron pour se frotter au dressage de bon nombre de chevaux, hors saison.

Son visage non encore buriné par des années de soleil et de sel contraste avec ses manières de camarguais sans peur. Casquette vissée sur la tête, le gars cultive une image de taiseux décontracté, avouant pourtant au passage que le boulot est bon tant qu’il est jeune, au regard des violents traitements inhérents au métier.

Soudain, le sol se dérobe sous le sabot du cheval qui patauge dans la glaise. Un peu plus loin, le terrain devenu plus ferme offre l’opportunité d’un départ au trot, exhalant toute la grâce de cette race à la robe blanche (grise), libre crinière au vent.

Les aspects les plus délicats du métier sont moins les sollicitations physiques, les moustiques ou les corvées que se coltiner, à la chaine, des touristes plus ou moins aimables et exigeants. Malgré son jeune âge, il coordonne alors les différents ATE (Accompagnateurs  de Tourisme Equestre) et l’écurie, durant la haute saison d’été.

Pour l’heure, il pose pied à terre, ajuste sa casquette avant de ressangler les chevaux pour galoper. D’abord aérienne, l’équipée s’ancre de plus en plus au sol et prend de la vitesse. Le buste droit, les appuis fermes, il révèle toute l’étendue de son aisance entre ciel et terre.

Malgré un petit air de gravure Marlboro Classic, son rêve est de monter une sellerie ambulante. 7 années à thésauriser, cependant l’échéance se repousse toujours, rempilant d’année en année pour cette exaltante vie équestre, probablement plus contraignante que l’on veut bien le penser.

La sarcelle d’été (Anas querquedula) appelée cacharel par les camarguais a quitté l’immensité du delta pour passer l’hiver plus au sud. Reste les cabanes aux toits de roseaux, donnant leur nom au domaine. Denys Colomb de Daunant (1922-2006) les exploita, après guerre, comme auberge pour cavaliers, épris de grand espaces humides et boueux.

Dans l’enclos à proximité des stalles, un Camargue ébouriffé s’exalte au passage du gardian aux yeux clairs. Préservé des balades monocordes, ce cheval de qualité est progressivement monté au printemps afin de retrouver son efficience auprès des taureaux. La fierté transparait au regard du cavalier.

Au plaisir, homme de passion.

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Images tournées aux Cabanes de Cacharel

Montesquieu #3

Les voyages donnent une très grande étendue à l’esprit : on sort du cercle des préjugés de son pays.

Montesquieu

Carte de (la) Fidélité

Mère ‘La Morale’ n’est pas un rôle pour lequel je pourrais obtenir un César …

Sans quoi j’aurais du mal à affirmer, encore une fois, que la fidélité est de fait : elle s’impose ou n’existe pas ! Du coup, elle est à mon sens difficilement exigible.

Seulement à l’heure de la sortie d’école, se trouver nez à affiche avec ça, dans le métro …


“… pensé par des femmes” : Et alors, c’est plus louable ?

… m’a laissé perplexe.

Le temps de descendre à la station suivante, mon cerveau étriqué de provinciale est resté stupéfait par le concept.

  • * Se laisser emporter par une rencontre, fortuite vibration émotionnelle, voire sensuelle, sur l’instant ou durant des mois, relève d’un mobile de vivre pleinement mais ‘sans préméditation’.

Parce que personne (pas même un(e) intégriste du mariage) n’est à l’abri de se faire cueillir par une palpitation fébrile, un vaporeux doute ou le feu des possibles.
Certains m’opposeront qu’il suffit de résister … C’est en effet ce qui est communément attendu.

Et si cela relevait plutôt d’une dynamique, finalement plutôt saine (bien-sûr que je vous provoque :p . Quoique …), de ‘mise à plat de ses choix’ finissant toujours par aboutir à une décision pleinement engagée, dans un sens ou dans l’autre.

Une liberté naturelle (si, si, naturelle) de se laisser surprendre par les pépites de la vie.

  • * Par contre, accomplir une démarche d’inscription sur un site de rencontres Extra-Conjugales relève d’un tout autre mécanisme … sûrement piloté en surface par l’ennui !
    Face à une telle approche, pourquoi s’acharner à rester marié(e), si c’est pour froidement planifier des ‘cinq à sept’ aussi variés que réguliers ?

Le sexe, me répondrez-vous ! Comme un échange de bons procédés, sans avoir à payer les services de professionnels.
Dans ce cas, l’avantage d’être célibataire est de n’avoir à jongler ni avec sa conscience, ni avec son emploi du temps.

L’argent, me rétorquerez-vous ! Quel cynisme de vie …
Si l’élu(e) ne porte l’alliance que pour assurer un avenir confortable, autant s’euthanasier tout de suite.

Non, j’ai beau chercher, n’apparait que la volonté d’un insipide amusement destiné à échapper aux rigidités d’un engagement douillet, mais dépassé par un progressif vide de sens (le mariage, pourquoi pas, mais sur la longueur ? = passionnant sujet à explorer plus avant mais une autre fois !).

Du coup, ces inconsistants n’auraient-ils pas la velléité de tester le panel pour oublier leur détestable situation ou pour se rassurer sur l’état de leur séduction ?
Dans les deux cas, l’approche est déprimante.

Si les différents visages de l’infidélité étaient comparables (intéressant point de vue ;) ), celui issu d’une perte de contrôle (par mégarde ou liberté) me paraîtrait plus admissible que celui qui garderait un outrageux contrôle calculé.

A cette découverte du jour, j’attribue donc le premier prix du ‘Concept le Plus Lugubre de l’année du Mois’ (faut pas déconner, ce n’est que février !)

Un peu de romanesque, que Diable !

Thaïlande ou Laos/Cambodge ou Vietnam …

hum … comme envie de découvrir l’Asie avec Ginkgo.

Mais comment intercaler 1 mois entier (slow travel oblige !) entre mes cours, un futur stage, les vacances de CP de Ginkgo et la saison des pluies à partir de Mai ?

Georges Clemenceau

Ce qui m’intéresse, c’est la vie des hommes qui ont échoué car c’est le signe qu’ils ont essayé de se surpasser.

Georges Clemenceau

Petits Bonheurs #60

Portée par une musique entrainante, danser avec légèreté chaque pas d’une routine de claquettes.

Petits Bonheurs

Existentiel #3

Lumineuse et sombre, si Capsicum mourait subitement, à cet âge, quelle serait l’oraison funèbre prononcée par Ange ?

Quel petit peu d’elle vivrait encore en lui ?
Qu’aurait-elle transmis à ses enfants ?
Que resterait-il au cœur de ses amis ?
Quels souvenirs berceraient ses parents ?

Aucune velléité puisque ne meurent que les âmes éclairées !

Cependant, la question à se poser, bien avant la dernière heure, serait …
Quels accomplissements ou sens manqueraient-ils à sa vie ?

Une façon très saine de savoir vers où/quoi orienter son existence. ^_^

Quand je dois rendre le devoir de Benchmarking …

… il y a 4 jours !

Snapshot – 18 mois

Il s’assoit sur un petit tabouret près de la fenêtre.

Pas évident de monter dessus quand ses deux mains sont prises, l’une par une enveloppe, l’autre par un crayon de couleur. Après avoir réussi à déplier la jambe coincée sous ses fesses, un sourire de satisfaction illumine son visage. Dos contre le carreau, il pose l’enveloppe sur ses jambes tendues et commence à gribouiller. Soudain, un son perçant se fait entendre … Il exulte.

18 mois pour grandir, 18 mois qui m’ont fait beaucoup grandir !

Au delà d’un caractère innée d’esprit libre (romanesque mais compliqué au quotidien !), ce Petit Biloba a pris, d’une poigne de fer, la place que la famille lui préparait timidement. Peut-être justement à cause des forts liens du trio pré-existant …

Un rire et l’enfant se transforme en clown, marchant de guingois pour surenché-rire.
A peine le temps de tourner la tête, qu’il est parti et revenu, un nouvel objet à la main. Bien qu’haut comme deux pommes mais bas dans les courbes pédiatriques, il n’y a rien de frêle dans sa blondeur et ses yeux bleus gris.

Son regard perçant, relevé par la sage-femme à sa naissance, fit dire 1 an plus tard à un passant d’ascenseur “Il a un regard si intense que c’en est presque gênant !”

Mais l’enfant a surtout la particularité de ne rien lâcher.
Détourner l’attention n’a aucun effet et impossible de transiger, il est entier, passionné. Pour exemple, plutôt jeûner que d’absorber un aliment abscons. Ce petit n’a rien de linéaire, expressif, la vie dans ses yeux semble sublime ou désespérante. Sous cet angle, l’avenir me préoccupe un instant puis s’évanouit face à l’astuce dont le gamin fait preuve pour obtenir ce qu’il désire.

D’un autre coté, ce bambin est très tactile, câlin et commence chaque journée lové dans mes bras.
Il se jette à nos cous … mais pour 3 secondes. Il aime à m’embrasser sur la bouche (au grand dam de son père) ou me tape dans le dos, à la manière d’un paternel annonçant “Ne t’inquiète pas, je suis là !”

Septembre 2013 – Petit Biloba – 14 mois

Et puis, il sait toujours où sont ses chaussures, les sort à tout bout de champ ou enfile les nôtres. Le petit explorateur, qui chigne rarement quand il prend une baigne, n’est jamais à cours d’arguments pour convaincre d’ouvrir la porte qu’il convoite. Il se fait comprendre très précisément, sans avoir besoin d’un mot, même si ces derniers temps, il joue le mimétisme vocal.

A un an et demi, ce môme sait exactement ce qu’il veut, ce qui lui convient, ce qui ne lui sied pas. Une compétence innée, pourtant déroutante, même pour une maman croyant en l’autonomie de l’enfant, puisque ce bambin n’a manifestement pas besoin d’elle pour l’y encourager.
Ma juste place à ses cotés devrait probablement plutôt se teinter de tempérance !

Instantané d’un petit enfant de 18 mois, à fleur de peau, exécrant la solitude, mais tenu par des certitudes passionnées et inébranlables, qui sauront peut-être lui rendre le chemin aussi merveilleux que chaotique.

Les enfants, une matière molle ?
Petit Biloba m’apprend la vie, chaque jour.

Lanza del Vasto – n°2

Personne n’est non-violent par nature. Et Dieu sait si je ne l’étais point. Personne n’est charitable par nature. On peut être plus ou moins doux, plus ou moins bienveillant, plus ou moins bon. Ce n’est pas la non-violence.

La non-violence, c’est la conversion de la colère. Et d’abord, il faut avoir quelque chose à convertir, bien entendu. La non-violence du lapin et du mouton ne valent rien. Il faut avoir un tempérament guerrier pour entrer dans la non-violence avec quelque efficace.

Lanza del Vasto, Interview par Elkabbach, le 15 août 1977

La genèse de la décroissance …
Rien de neuf sous le soleil, si ce n’est 37 ans de recul, plusieurs crises économiques mondiales, des impératifs écologiques entrés dans les mœurs et une augmentation significative des cancers de Monsieur Tout le Monde.
J’ai l’impression que la radicalité et les dérives sectaires ont fait du tort à un message pourtant d’avant-garde.
Un discours qui manquait peut-être de pédagogie pour rencontrer le bon sens populaire.

Existentiel #2

Une question taraude Capsicum depuis novembre 2013 (d’après les archives).

Pourquoi sont-ce toujours les gentils qui gagnent, dans les dessins animés de combat du style Beyblade, Pokemon, etc ?

Tara Tari #1 – Capucine Trochet

… Capucine Trochet, un accomplissement
comme j’aimerais tellement en générer un.

Une approche de la technologie, telle que la société en a tant besoin.

Je partageais avec vous, avant même la fin de son discours et la voilà qui parle de sobriété heureuse, de passion, d’aventurer sa vie, de peur saine, de tri entre problème et contrariété et de belles choses simples.

Et puis, parce que Corentin de Chatelperron (le concepteur et précédent skipper de Tara Tari) est aussi un incroyable bonhomme (clin d’oeil à Sitelle).

Le rêve à portée d’action.

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http://whereistaratari.blogspot.fr/

http://www.goldofbengal.com/

La ‘pub du moment’

Enfin une ONG ne jouant pas sur la culpabilisation …

Rien de plus naturel, quoi …

Pub du Moment