Sylvain Tesson – n°3

Il faut essayer au cours de sa vie de perdre sa mue comme font les serpents, les araignées. On est tellement crispé, on est tellement sûr de soi, on est tellement ancré dans une certitude. On est surtout arrêté dans une personnalité, une fois qu’on l’a acquise, que c’en est dramatique.

Et des expériences comme celle de la cabane ou de l’échouage sur l’île déserte vous permet ces métamorphoses.

Sylvain Tesson, 6 mois de cabane au Baïkal

6 mois de cabane au Baïkal

Ne manquez pas le très temporel documentaire contant l’aventure immobile de Sylvain Tesson qui change l’être …

Sylvain Tesson

Résumé de ’6 mois de cabane au Baïkal’ réalisé en collaboration avec Florence Tran :

“Pour rassasier son besoin de liberté, Sylvain Tesson a trouvé une solution radicale: s’enfermer dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du lac Baïkal, pendant six mois.

De février à juillet, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid.

En filmant presque quotidiennement ses impressions, ses joies et ses peines face à la splendeur du lac, ses doutes, mais aussi, ses moments d’extase, de paix intérieure et d’osmose avec la nature, Sylvain Tesson nous fait partager un rêve enraciné dans l’enfance, l’expérience d’une transformation intérieure.”

Rendez-vous ce soir, samedi 3 septembre 2011 à 22:06 sur France 5 !

Impatient ? Cliquez ICI.

A lire aussi : Faire l’expérience du silence …

Rentrée réussie

- J’espère qu’il y aura de beaux enfants !

Petit Ginkgo (4 ans et 7 mois) court vers la maitresse. Elle lui rappelle au passage qu’il pourrait faire un bisous à sa maman avant de rentrer dans la classe.

Wahou, c’est une maitresse qui sait mettre les parents dans sa poche !

BREF, je me suis préparé pour un rendez-vous.

BREF, la Série

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Bref du 1/09 – Bref, je me suis préparé pour un rendez-vous

 

BREF – 01/09/2011 – Episode 3

Théorie ‘Sexy, deux enfants’ …

Ça vous dit un peu de cynique psycho de comptoir ?

A force d’être confidente des tempêtes conjugales des adorables tarés de trentenaires de ses amis, Capsicum se demande si pour une large part les ‘seconds enfants’ n’auraient pas été conçus ‘par défaut‘ avec le partenaire de leur vingtaine.

Cela peut paraître choquant, dit comme cela, mais ce questionnement résulte pourtant d’observations redondantes.
Ne dit-on pas que l’amour ne dure que 3 ans ?

Contrairement à la croyance, répandue mais vaine, que faire un enfant puisse aider à la cohésion du couple, cette réflexion-là se place dans une logique bien plus cynique et sans grand espoir vis à vis de l’avenir de la vie à deux.

Le point de vue masculin ayant été largement observé et décrypté, intéressons nous plutôt à ces dames.

Le ciment du couple des années 70, ‘Rester pour les Enfants’ n’est plus à la mode puisque les femmes d’aujourd’hui ont tiré les leçons des souffrances de leur mère qui pour beaucoup se sont sacrifiées 35 années durant, pour la louable cause des enfants.

Cependant, l’horloge biologique étant immuable, les contemporaines se disent pressentent inconsciemment qu’avant de trouver un autre homme qui en vaille la peine, avant de construire une solide relation avec lui et d’enfin procréer, il leur faudra 1 an, 3 ans, peut-être même 5 ou 7 ans si elles sont en plein boom professionnel (oui, c’est aussi l’âge !) ou si l’homme préfère jouer au chat et à la souris. Elles approcheront alors la quarantaine ou l’auront déjà dépassée de quelques années.
Un peu tard pour biberonner correctement !

Mieux vaut  tenir que courir. Alors leur meilleure chance d’enfanter dans le créneau idéal est donc de le faire avec leur partenaire de toujours, espérant secrètement que tous les doutes s’évaporent une fois occupée à changer les couches du petit dernier.

Mais non, ça ne marche pas …
C’est bien connu, un enfant n’a jamais rapiécé un couple !

Ainsi aussitôt que la mère n’est plus sous l’influence des hormones ancestrales, elle se sent à nouveau disponible.

Il y a 10 ans, un vieil ami a écrit à Capsicum qu’à son sens, la fidélité n’existe que de fait. Elle s’exprime naturellement ou n’est pas.

Et bien qu’ayant de jeunes enfants, le couple vole alors en éclat, sous le prétexte que Madame gâche sa jeunesse en restant avec Monsieur.
Monsieur, lui, est moins enclin à la séparation, puisque soit il ne voit pas le problème, soit de nature moins tragique, il profite parfois de sa jeunesse sans Madame.

C’est si beau … les promesses du Mariage pour la vie !

Nous en venons donc au ‘drame’ des célibataires endurcis.

Après s’être beaucoup amusés mais prenant de l’âgeles exigences de ces solitaires vis à vis de la future moitié idéale diminuent considérablement. Et à moins de faire la sortie des écoles, ces célibataires qui recherchent un peu de conversation en plus de l’éclate au pieux, succombent enfin aux ‘secondes mains’ précédemment citées. Évidemment, les jeunes mignonnettes n’ont pas encore l’envie de s’arrêter sur la case maternité …

Passées les premières hésitations, ils s’intéressent donc, en toute sincérité, à ces ‘secondes mains’ ayant déjà un vécu et transportant souvent des valises bien encombrantes : blessures plus ou moins cautérisées, enfants et ex-mari, défaut de confiance, manies et habitudes, etc.

Du coup, avec l’âge, la relation peut se compliquer un peu …
Malgré l’excitation d’une nouvelle aventure, difficile de ne pas être le seul et l’unique, difficile de ne pas avoir été l’initiateur, difficile d’élever des enfants qui ne sont pas les siens, difficile de décrocher la lune pour une personne qui l’a déjà obtenue, difficile de renoncer à sa si chère et fidèle indépendance, difficile de vivre avec quelqu’un qui a des points de comparaison, difficile de partager sa tanière !

Mais peu importe, après tout, le temps tourne, la solitude pèse
et contre toute attente leurs gènes se gâchent !

Si seulement les ‘secondes mains’ avaient su ça avant …

BREF, j’ai dragué cette fille.

BREF, la Série

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Bref. J’ai dragué cette fille. – Episode du 29/08/11

BREF – 29/08/2011 – Episode 1

Petit Ginkgo prêt pour Masterchef !

Tu sais comment ils font les ‘Oreo’ ?

Il y avait une bouteille de lait ouverte, toute ouverte, avec du liquide et après ils ont gratté le blanc pour l’étaler. Et ça fait la partie blanche. Pour la partie noire, il y avait du chocolat, en plaquette, et ils l’ont mis dans un four qui fait des biscuits !

Et voilà, c’est fait.”

Petit Ginkgo (4 ans et 7 mois)

Mot d’Enfant – n°51

Capsicum rassemble, dans le même pot pré-poubelle : feuilles mortes, terre, poussière et une vieille plante morte qui traîne sur son balcon depuis 4 mois.
Le môme est circonspect :

- Maman, t’es sûre que cette plante là, elle aime la saleté ?

Petit Ginkgo (4 ans et 7 mois)

Mot d’Enfant

Jean Cocteau

Les français sont des italiens de mauvaise humeur.

Jean Cocteau

BREF, je remets tout à demain.

BREF ‘Les chroniques extraordinaires d’un mec ordinaire’ est le nouveau programme court du Grand Journal de Canal +.

Une tuerie écrite par Kyan Khojandi et produite par MyBox (Harry Tordjman et Anna Tordjman).

Si c’est aussi réaliste et déjanté que l’épisode 2 du 30 Août 2011  …

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Bref du 30/08 – Bref, je remets tout à demain

 

… Capsicum va être très fan !

D’autres échantillons -> ici

Paul Léautaud

J’ai toujours commencé par le désir, le sentiment n’est venu qu’ensuite.

Paul Léautaud

‘Breakdown’ au dessus de l’Atlantique !

Après avoir avalé un plateau à la saveur très ‘discutable’, le soleil a disparu au dessus des nuages, laissant le microcosme aérien sombrer peu à peu dans le sommeil. Assise entre Elle et un inconnu, j’essaye avec peine de trouver ma place, histoire de prendre un peu de repos après un premier vol et une longue escale dans la capitale lusitanienne.

Soudain, je sens son bras gauche bouger nerveusement. Le mouvement saccadé me sort aussitôt de ma torpeur. Des convulsions ! Mummy convulse ! Les yeux fixes, la bouche ouverte, les bras et les mains fébriles, elle se raidit de plus en plus. En un centième de quart de seconde, mon seul but est de la sortir de cet état inconscient.

Les claques semblent être la première meilleure réponse à la situation alors que mon cerveau reprend avec empressement la chronologie détaillée des évènements qui nous ont portées à bord de cet avion. Pourvu qu’elle m’ait dit la vérité concernant ce soupçon d’AVC, il y a 5 mois et la permission des médecins de partir dans un pays si reculé.

Mais rien n’y fait. Les convulsions continuent et j’ai de plus en plus peur qu’elle s’étouffe avec sa langue. Voilà maintenant de longues minutes qu’elle est inconsciente et si je la perds maintenant, j’en connais un qui m’en voudra toute la vie. Mais pourquoi l’ai-je emmenée dans mes errances de routarde boboïsante ?

Effarée de devoir utiliser la formule consacrée, j’appelle donc un médecin dans l’assemblée, réveillée par le claquement des gifles et ma voix répétant de plus en plus fort : “Mummy revient, Mummy réveille toi. Tu m’entends ?”. Parallèlement à ma détermination de ne surtout pas perdre la partie, j’observe l’absurde de la situation, telle une scène de ces films de catastrophe aérienne que j’affectionnais tant étant petite.

Son regard est toujours fixe et derrière sa bouche bloquée, j’ai l’impression qu’elle gémit comme si elle était murée dans son propre corps. Le voisin finit par laisser sa place alors qu’elle commence à vomir. Je me demande ce que font les hôtesses au lieu de m’aider à l’allonger sur les 3 sièges. 10 000 mètres d’altitude au dessus de l’eau à 3000 km de chez soi, ce n’est pas un endroit pour mourir.

Non, NON, ce n’est pas possible !

Sa capacité respiratoire semble toujours fonctionnelle mais son poul est de plus en plus filant. Putain, si ça doit durer encore longtemps, soit c’est la fin, soit il y aura de graves séquelles. Comment la sortir d’elle-même ? Haussant le ton, et giflant à tour de bras, j’enrage intérieurement contre le sort.

C’est à ce moment précis que ses yeux se raccrochent à mon regard et que ses mains se reposent enfin sur ses genoux. Aussi paumée qu’épuisée, elle me demande ce qu’il se passe. Oh, merci, merci, merci, je ne l’ai pas perdue … Mon premier réflexe est de lui faire lever les deux bras simultanément. Le bras gauche n’est même pas à la traîne, son visage semble symétrique et sa locution est normale.

Tous les regards sont fixés sur nous, mais qui peut imaginer ma joie (très vite contrastée par la peur que cela se reproduise) ?

Après la bataille, une femme médecin et une infirmière rappliquent enfin alors que l’hôtesse me propose un masque à oxygène. Elles ne font pas plus que m’écouter relater la situation. Le tensiomètre automatique, enfin retrouvé au fond du sac, relève une tension anormalement basse. Ce qui n’a rien d’étonnant.

Bien qu’elle soit revenue à elle, ce n’est pas la grande forme. Les effets de la crise ne s’effacent pas en un claquement de doigt. L’A320 atterrira bientôt à Sal, en pleine nuit, et je ne peux décemment pas faire dormir ma mère dans l’aéroport (comme prévu) en attendant le lendemain qu’un bimoteur nous mène sur Sao Vicente. Il faut absolument trouver un hôtel afin qu’elle se repose et que je statue sur la suite à donner à l’aventure (initialement censée nous mener randonner dans les montagnes de L’île).

Le rapatriement d’urgence est à un numéro près.

40 min plus tard, une chaise roulante nous attend sur le tarmac de l’aéroport de Sal. Nous passons facilement les contrôles frontaliers malgré leur hésitation devant mon passeport non-biométrique. La mauvaise nouvelle, c’est que les deux distributeurs d’argent sont vides. Pas d’escudo pour payer une hypothétique nuit dans un vrai lit. Il est pourtant essentiel que Mummy fasse relâche, en attendant de voir un médecin.

Dans notre galère, le bureau de change ‘mal aimable’ est tout de même ouvert. Pour un premier contact avec le pays, c’est décidément glauque.
Peu rassurée dans le taxi, l’hôtel le plus proche fera donc l’affaire, même s’il est hors de prix pour une arrivée à 2h du matin !

Je passerai le reste de la nuit à l’écouter respirer …
et à moi-même vomir ce ‘plateau du diable’ !

Passée la stupeur et après analyse des paramètres de retour en métropole, cet étrange épisode se révèlera être un ‘simple’ malaise vagal convulsif lié à la fatigue et au stress des heures précédentes, à l’inquiétude de l’inconnu, la chaleur étouffante de l’avion et à l’action combinée d’un traitement contre l’hypertension et de deux comprimés d’aspirine.

Impressionnant avec le passif et dans ce contexte particulier.

10 ans après … le mystère lacté élucidé !

Capsicum a retrouvé le si bon goût du lait australien !!

Tout simplement non pasteurisé … mais ‘frais microfiltré’ !

Théorie ‘Dress Code Junior’

Tips pour amoureux de ‘Seconde Main’ :

Si on suppose que les mamans habillent leur petit garçon selon le style d’homme qu’elles apprécient …

… ça peut en dire long sur les tendances passées ou présentes de ces dames !

Alors un mélange ‘versaillais’ / ‘dreads’, ça donne quoi ?

23éme Festival des Globe-Trotters

Le grand rassemblement de voyageurs de France organisé par Aventure du Bout du Monde se déroulera les 23, 24 et 25 Septembre 2011 à Massy (91).

Au programme

“Sur 3 000 m2, plus de 40 films et diaporamas, des débats, des stands sur une centaine de destinations, un concours photos, des buffets, etc.

Le Festival rencontre chaque année un vif succès auprès du public : adhérents, visiteurs, conférenciers, journalistes.

Un beau moment à partager et l’envie de partir garantie.”

Rendez-vous à l’Opéra de Massy, 1 place de France, 91300 Massy

Patrice Franceschi – n°36

Sans rêve éveillé, l’esprit d’aventure est impuissant à produire quelque chose. Le rêve est ce qui fait s’évanouir les limites et transfigure l’obstacle en défi.

Patrice FranceschiDe l’Esprit d’aventure (Editions de L’Aube, p 50)

La Chaleur de la Nuit …

Elle grimpe comme un cabri. Aussi svelte soit-elle, la pente ne lui fait pas peur. Magnifique Antoñita est aussi coquette que ses cousines, selon un raffinement très européen (quel est-ce au juste ?). Armée d’un brillant à lèvre et d’une cambrure aliénante, la belle est plus endurante qu’un alpiniste surentrainé.

Mais son vrai charme est ce sourire à toute épreuve. L’effort semble glisser sur elle comme les embruns sur les cirés jaunes des pêcheurs. Quoiqu’il arrive, la bonne humeur de sa jeunesse assurée anime ses yeux clairs.

A 21 ans, la vie est prometteuse.
Mais attention, pas question d’avoir 8 enfants comme sa mère. C’est bien trop de préoccupations et trop d’argent. Ah, ça non !

par Philippe Fassier

Cependant, les hommes d’ici sont bien trop ‘quente pour renoncer à gouter le soleil sur leur peau.

Oh, elle n’est pas naïve. Elle sait bien qu’ils ne peuvent s’empêcher de jouer la carte de la séduction. Demain ou dans quelques jours, il en enjôlera une autre. Mais pourquoi se flageller ?

Ce soir, elle s’enivre des courtoises attentions de celui qu’elle a choisi. La musique est trop entrainante, ses bras trop solides, son regard trop pétillant et son sourire trop complice pour l’ignorer. Elle se laisse donc cueillir par une alchimie irrésistible entre une taf de piri-piri et un rythme de coladeira collé-serré. Remarquables préliminaires.

Accident ou inconséquence, pourvu que cette nuit brulante n’ajoute pas une âme à sa charge. Antoñita a déjà assez de travail avec …

… ses deux petits anges de 4 ans et 9 mois,
qu’elle assume seule.

Quelqu’un pourrait-il me prendre la tête ?

Une tête, c’est terriblement lourd quand le cou ne peut plus la supporter.

Le retour de bâton post-anniversaire est sévère !
Capsicum qui ne prend d’habitude jamais de cache misère antalgique est au cacheton kétoprofènique en attendant le sauveur : un ostéopathe de secours (pourquoi avoir déménagé ??).

Conclusion : Après un certain âge, faire la fête est dangereux pour la santé …

Sans transition …

La campagne AIDES 2011 qui va droit au but …

Parce que certes, aujourd’hui, on peut vivre avec, sous certaines conditions …

… mais le sida reste toujours une maladie mortelle !

La Boudeuse 2011 – Enfin des nouvelles !

Le Bien Public, journal dijonnais, nous apprend que La Boudeuse partira à la rencontre de 21 pays dans le but de rédiger “un livre blanc de la Méditerranée, sur trois grands thèmes (l’homme au cœur des échanges, la culture et la préservation du patrimoine, l’environnement et le développement durable), pour dresser un état des lieux et faire des propositions.”

“Le but est d’aboutir à la synthèse la plus complète possible de la situation actuelle et de la vision qu’ont les peuples de chaque pays sur tous les autres pays”, explique Patrice Franceschi. “C’est une enquête de terrain globale, avec des interactions humaines, culturelles, économiques, sociales, environnementales. “

Une première en Méditerranée pour La Boudeuse, Le Bien Public, 24-08-2011

Plutôt nébuleux pour Capsicum, mais nous aurons certainement bientôt d’autres éclaircissements. :)

Les projets farfelus de Capsicum …

C’est vraiment bon quand l’un de vos meilleurs amis adapte Oscar Wilde en guise d’encouragements :

Il faut avoir de suffisamment grands projets pour ne pas les perdre de vue.

L’originale est ici !

Mot d’Enfant – n°50

L’enfant, en vacances chez ses grands-parents, vient de recevoir 5 sucettes d’une dame tombée sous son charme.

- C’est parce qu’ils ont cru que j’étais gentil !

Petit Ginkgo (4 ans et demi)

Mot d’Enfant

Vivre avec un Cobra

Un enseignement simple exprimé par Ajahn Chah pour une femme laïque.
Il explique combien quels que soient les états d’âme que nous ressentons, il ne sert à rien de ressasser les pensées bonnes ou mauvaises qui nous envahissent.

Vivre pleinement mais exercer le détachement en renonçant aux désirs de tout ordre. Au putin, pas simple pour Capsicum !

Source : Le Dhamma de la Forêt.
(Traduit par Jeanne Schut).
vivreavecuncobra

Entre fantasme et réalité …

“Franchement, c’est déprimant ces maisons à moitié construites. Et puis les moellons apparents … Ce sont des endroits qui reçoivent des touristes tout de même. Ils pourraient au moins passer un coup de peinture !”

La bouche en cœur, voilà ce que m’affirma
cette quadra passant 3 jours sur L’île

La différence avec les européens, c’est que les gens de ‘L’île’ ne vivent pas au dessus de leurs moyens. Leur maison n’appartient pas à la banque pour des sommes incroyables, qu’ils mettront toute une vie à rembourser. Ils vivent avec peu de moyen et un confort très limité. Alors s’ils prévoient les fers à béton apparents, c’est pour monter un deuxième étage quand ils en auront l’argent.

La plupart des habitants de la pointe vivent de la pêche … Or avec le temps, les quantités de poisson ont drastiquement diminué.

Peu d’entre eux reçoivent un salaire mensuel et chacun se démène pour trouver des revenus complémentaires afin de nourrir convenablement leur famille … alors la peinture !

Les jeunes sont déjà écœurés des millions dilapidés en campagne présidentielle tonitruante alors qu’il n’y a pas de fond, ni même de plan, pour aider à l’emploi de cette majorité de la population … alors la peinture !

Et puis muséifier une ville pour le bonheur des touristes est la première pierre vers l’implantation des complexes hôteliers, le tourisme de masse et ses papiers gras. Les îles voisines qui avaient des plages à sacrifier au dieu ‘Tourisme’ en ont fait l’expérience. Ensuite, l’endroit devient trop cher pour les familles locales reléguées à plusieurs kilomètres mais dédiées aux caprices de cette nouvelle activité qui consomme du surfait.

N’apprent-on jamais des erreurs passées, même surtout à l’heure et à l’échelle de la mondialisation ?

Le tourisme est en effet un moyen de vivre mieux sur L’île et d’employer les jeunes et les moins jeunes. Incontestablement il se développera de plus en plus. Mais pourvu que ce soit avec mesure et discernement …

… et pas simplement pour un profit dévastateur répondant
uniquement aux desideratas visuels de simples d’esprit.

Société de Consommation

Pourquoi Seigneur, pourquoi ?

On était d’accord :

Tu faisais vieillir les autres, mais pas moi !