Roger Ferdinand

Ce qui me gêne, ce n’est pas mon âge, mais l’âge des gens qui ont mon âge.

Roger Ferdinand (1898-1967)

(…)

Quand les journalistes n’ont rien à dire …

… ils devraient lorgner un peu plus sur l’actualité internationale !

Parce que ce sont ceux qui râlaient à propos de l’été pourri du mois de juillet, qui aujourd’hui déplorent, haletants, la chaleur ambiante du mois d’août.

Sacrée tribu de ‘Jamais contents’ :)

Gravité infantile !

Pour la première fois, nous sommes tous les 4 en voiture, en route vers le phare :

- Papa, Maman, vous aurez quel âge quand je serai adulte ? (demande innocemment Petit Ginkgo)
- Euh … Supposons que tu sois adulte à 20 ans, nous aurons environ 50 ans. (répond Capsicum, interloquée)
Mais pourquoi nous poses-tu cette question ?
– Pour savoir si je devrais m’occuper de Petit Biloba. (répond très naturellement Petit Ginkgo)
- … silence … (Ange et Capsicum échangent un regard stupéfait)
- Ne t’inquiète pas Petit Ginkgo, nous avons calculé pour être assez en forme pour nous occuper de Petit Biloba, si tout va bien. C’est nous qui sommes responsables de ton frère, pas toi. Ne t’inquiète pas.
Et puis, quand tu seras adulte, Petit Biloba sera grand comme ta cousine.
– Ah, oui ?? Il sera grand alors ! (constate Petit Ginkgo, impressionné et manifestement soulagé)

Petit Ginkgo (5 ans et demi)

Mot d’Enfant

Patrice Franceschi – n°37

Je suis de ceux qui ont eu la chance de rencontrer sur la route de leur enfance, à deux ou trois reprises, des éducateurs de qualité, attentifs et dévoués. Je sais maintenant combien cela compte.
L’air de rien, on nous enseignait l’effort, l’endurance, l’esprit de sacrifice, le courage, l’abnégation, la solidarité, des choses de ce genre, largement passées de mode aujourd’hui.

Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p77

Passées de mode cependant toujours à l’ordre du jour au Phare ! Pourvu que Petits Ginkgo et Biloba fassent aussi de belles rencontres …

… sur un arbre perchée …

A peine accouchée de quelques semaines, Capsicum fait déjà le con dans les arbres !

Question de nature ou d’éducation ?

L’incontestable affection du nouveau né.

Comme l’impression que Petit Biloba (4 semaines moins 1 jour) m’aime autant qu’…

… une bouteille de lait !

Joseph Chilton Pearce

To live a creative life, we must lose our fear of being wrong.

Joe (Joseph Chilton Pearce)

Capsicum est effrayée quand elle observe deux petites mômes de 7 et 12 ans qui s’inquiètent bien trop de déranger ou de mal faire !

La nouvelle d’Hemingway

For sale: baby shoes, never worn.

Ernest Hemingway

A vendre : chaussures bébé, jamais portées.

Ernest Hemingway

La légende dit qu’Hemingway rédigea cette nouvelle dans un bar, dans les années 1920, pour répondre au défi lancé par des amis de d’écrire une nouvelle en six mots.  Il considérait que c’était la meilleure histoire qu’il ait écrite.

Un pouvoir suggestif indéniable.

De nombreux sites vous propose de relever ce défi : Six Word Stories, 6 mots,etc.

Note pour plus tard

Bien que Capsicum ne souhaite pas d’autres gones …

… se rappeler de ne pas donner naissance à un enfant
pendant les grandes vacances :

* les pédiatres et généralistes sont en vacances, impossible de faire la visite du premier mois de Petit Biloba
* les gynéco, ostéo et acuponcteur sont en vacances, impossible de faire la visite post-partum, 6 semaines après.
* la CPAM est surement en vacances vu qu’ils ne mettent pas à jour le dossier d’indemnité, ni celui de la carte vitale.

Et encore, je ne parle pas des cabinets de pédiatre et de gynéco qui ne prennent pas de nouveaux patients, ni de ceux qui profitent d’être en ville pour pratiquer des tarifs démentiels !

A quoi cela sert-il d’habiter la 3ème plus grande ville de France ?

‘La dictature des bébés’ … si elles le veulent bien !

L’émission 66 minutes diffusait dimanche soir sur M6 un reportage intitulé ‘La dictature des bébés’, supposé aborder le maternage proximal. Enfin, c’est ce que pensaient faire les journalistes auteurs de ce document à charge, en choisissant d’exposer quelques exemples de maternage maladroit.

Il existe une demi-mesure en tout et ce n’est pas en relayant une vision intégriste du maternage ou en réalisant un montage du reportage à travers une lunette déformante qu’ils dépeignent les réalités d’une pratique réellement équilibrante pour les enfants.

Quels sont mes arguments ?
Petit Ginkgo, 5 ans, bien dans ses baskets, confiant mais respectueux, autonome depuis bien longtemps dans sa vie quotidienne et loin d’avoir besoin des jupes de sa mère pour se sentir à l’aise dans la vie.

Je ne cherche pas à justifier nos comportements, puisque nous n’avons pas pratiqué comme les personnes montrées en exemple, mais les commentaires approximatifs, faux et malintentionnés des journalistes (visiblement contre le maternage proximal) m’ont hérissé le poil. En réalité, ils font un amalgame entre les dérives du maternage proximal et ses bonnes pratiques.

Tout d’abord, entre nous, est-ce laxiste de laisser son enfant de 4 ans rugir comme un lion ???

Par exemple, quand on choisit d’accoler le lit de son bébé au sien, on ne fait pas du cododo à proprement parlé. On prend justement ses précautions, en permettant à l’enfant d’avoir sa propre zone de sommeil et ainsi empêcher le risque d’étouffement et de sur-température, tout en rassurant l’enfant pendant ses premier mois. Est-il plus intelligent de parachuter un nouveau né dans un lit de bébé gigantesque, loin de ses parents dans sa propre chambre alors qu’il ne connait encore que les limites bien définies du ventre de sa mère ?

Ce qui m’exaspère, c’est qu’il montre ce maternage comme un choix exclusif de la femme, à propos duquel le père n’a rien à dire ! Mais c’est, en réalité, souvent un choix d’éducation conjoint qui devrait s’appeler du parentage … Et croyez moi, si le père était lésé, il le ferait savoir !

Et non, le maternage parentage proximal, n’est pas une politique d’enfant roi, revoyant à la baisse les avancées sociales (voire sociétales) acquises par nos ainées.

C’est une manière bien moins égoïste que certaines de nos ainés ‘libérées’ de donner à nos enfants un bon départ dans la vie. Un maternage proximal raisonné est un choix qui doit être librement consenti par la femme et probablement circonscrit dans le temps. Et non un asservissement. Il permet de réduire les angoisses des petits, tout en leur offrant une ouverture sur le monde extérieur.

Un maternage proximal, c’est permettre à l’enfant d’être rapidement épanoui et autonome à l’intérieur des bords du cadre. Croyez-moi, si c’est bien fait, on est bien loin du fameux ‘Enfant Roi’, avec lequel on nous rebat les oreilles depuis 30 ans.

On peut donner le sein sans être esclave de son enfant.
Cela ne fait pas de la femme une bobonne juste conçue pour torcher les fesses de ses moutards. C’est utiliser la nature intelligemment. Soyons clairs : les seins ne sont pas initialement les objets sexuels que voit notre société aujourd’hui ! Ils sont d’abord bien destinés à nourrir les enfants … ce qui n’empêche en rien l’autre fonction, d’ailleurs ;)

Les femmes ont-elles été faites avec des biberons en guise de mamelons ?

De plus, je ne connais rien de plus pratique : il n’y a pas de vaisselle et  de stérilisation à réaliser. La lait est toujours à température. Il n’y a pas besoin de se charger d’un attirail encombrant, en déplacement. Le lait est prêt à déguster partout où l’on se trouve. La nourriture est toujours adaptée aux besoins nutritionnels de l’enfant qui obtient aussi tous les anticorps dont il a besoin. Et, en plus, c’est gratuit.

La vérité, c’est que l’allaitement aide bien plus la mère que ça ne l’asservit, si elle sait réguler son enfant (L’allaitement à la demande ne devrait se pratiquer que dans les premières semaines de vie du nourrisson).

Mais évidemment, les journalistes ont choisi un exemple extrême de co-allaitement avec deux enfants de 1 ans (il n’y a rien de plus normal : l’OMS le recommande d’ailleurs) et 4 ans pour tenter de choquer le téléspectateur et permettre le dénigrement. Mais, si cela est bien fait, un enfant de 4 ans n’est plus allaité à longueur de journée. Il a toujours besoin de lait dans son régime alimentaire, mais seulement une à deux fois par jour. Et le lait maternel sera toujours plus adapté à un enfant (même de cet âge) que le lait de vache ou les ‘merdes industrielles’ supplémentées en fer mais aussi souvent sucrées que l’on voit dans les pubs.

Ces journalistes feraient bien de fouiller les publications scientifiques à propos des bienfaits de l’allaitement

En ce qui concerne les boites de haricots qui font encore crier les journalistes à ‘l’Enfant Roi’, c’est un jouet intelligent et pas cher, qui aide au développement de la motricité des enfants lorsqu’ils font des versés. Cela n’est évidemment pas à montrer/donner pendant le repas de l’enfant. C’est une dérive de parents mal formés à une pédagogie éclairée. La mère s’est faite piégée en montrant ce jeu, juste au moment du repas (pas sûre qu’elle le fasse habituellement), car le voyant l’enfant à envie d’y jouer. Repas ou pas.
Par contre guider l’enfant afin qu’il mange seul n’a rien de délétère (comme le sous entend la voix off), bien au contraire !

Dois-je parler du portage ? (même si je préfère les solutions sans nœud !)
C’est une pratique ancestrale, loin d’être exotique comme ont tenté de le faire croire les auteurs du documentaire. C’est rassurant et ouvrant l’esprit pour l’enfant non confiné. C’est bien moins encombrant (et mal pratique) qu’une poussette, surtout pas à hauteur des pots d’échappement ! Et si l’on voit des bébés pleurer pendant le reportage, c’est que les journalistes ont filmé des parents en apprentissage du portage et donc non encore aguerris. Un peu facile comme critique messieurs-dames journalistes !

Quel beau journalisme d’investigation !

Quelle mauvaise foi … surtout.

***************

Manifestement, il n’y a pas que moi que ce reportage a fait sortir de ses gons :

Lisez : le “66 minutes” et “la dictature des bébés” du blog Le petit monde Julie qui relève les mêmes points que moi et que je viens de découvrir en cherchant la vidéo du reportage.

Il y a aussi cette video réalisée avec l’une des mamans du reportage :

L’inconsolable

L’attachement fait son office chaque jour.

Capsicum le couvre de baisers.
A la date où il aurait du naitre, Petit Biloba tient déjà sa tête de façon impressionnante. Son sommeil paisible est propice aux photographies. Guidé, une tétée toutes les 4h s’avère complètement naturel, au point que Capsicum n’est pour ‘l’allaitement à la demande’ que dans ces conditions (nous y reviendrons !). La nuit, jusque là, il semble profiter de la quiétude en espaçant ses demandes toutes les 5 ou 6 heures. Nous sommes sur la bonne voie …

Et puis, il y a ces deux nuits interminables, incompréhensibles, où l’enfant est cycliquement inconsolable, où à peine reposé dans sa petite nacelle, il s’énerve. Parfois même, les bras n’apaisent pas sa détresse. Il semble souffrir, les massages s’imposent alors. Berceuses, oscillations, rien n’y fait. Inlassablement, les heures s’égrainent jusqu’à l’aube. Le manque de sommeil et les cris stridents peuvent en rendre certains complètement fous. Mais l’enfant n’y est vraiment pour rien.

Si jeune et si fragile, incontestablement, il a besoin d’être rassuré, cajolé, entouré aujourd’hui pour devenir le petit être fort et sûr de lui que ses parents lui souhaite pour demain.

Mais pourquoi ces larmes interminables ?
Que faire pour soulager sa peine, sa détresse, sa douleur, son angoisse ?

‘L’impuissance du parent’ que Capsicum avait expérimentée, seule, lors des pleurs du soir de Petit Ginkgo, lui revient à l’esprit et l’effraie un peu. 3 semaines d’âge, c’est si tôt, trop tôt pour un tel diagnostique. N’est-ce pas ? A moins qu’il ne soit déjà précoce …

A la lueur du jour, son sommeil est si paisible. Rien de plus normal …

… il faut bien se remettre de cette nuit endiablée !

Capsicum va finir par être douée pour les siestes de 15-20 min tel un navigateur au long cours en attendant que Petit Biloba se mette un peu plus au rythme des terriens.

L’Aventure ‘Petit Biloba’ (21 jours)

Voltaire – n°3

Plus j’avance en âge, plus je suis convaincu qu’il ne faut que s’amuser.

Voltaire

Dans la bouche de Gérard Holtz, ce jour. ;)

Le paradoxe derrière l’image !

Voilà pourquoi le conseiller Pôle-Emploi Cadre ne s’inquiétait pas pour capsicum …

Mais c’est Capsicum qui se pose des questions sur le marché !

Jiddu Krishnamurti

It is no measure of health to be well adjusted to a profoundly sick society.

Jiddu Krishnamurti (1895 – 1986)

Oliver Wendell Holmes

Man’s mind, once stretched by a new idea, never regains its original dimensions.

Oliver Wendell Holmes (1809 – 1894)

Le monde à porté de pouce !

Par les hasards de Facebook, Capsicum découvre un voyageur au long court : Ludovic Hubler a traversé le monde en stop durant 5 années, son ‘Doctorat de la Route’ !

Attirée par l’une de ses brèves intitulée Le mot de la fin PLUS JAMAIS, j’y ai retrouvé une partie des conclusions de mes propres petits voyages …

“* Plus jamais, je n’agirai sans penser aux conséquences de mes actes pour l’environnement et plus jamais je ne laisserai mon gouvernement ignorer les défis pour la planète. (…)
* Plus jamais, je ne me plaindrai pour ce que je n’ai pas. (…)
* Plus jamais, je n’ignorerai le travail fabuleux de toutes ces personnes travaillant dans l’ombre (souvent bénévolement ou presque) et cherchant à rendre notre monde meilleur. (…)
* Plus jamais, je n’oublierai la chance que j’ai d’être né en France. Merci Papa, merci Maman. Combien de personnes m’ont-ils rappelé pendant ces 5 années la chance que j’ai d’avoir eu accès à une éducation de qualité, d’avoir un passeport me permettant de me déplacer librement à travers le monde et d’avoir une monnaie forte me permettant de rendre un tel voyage possible. (…)
* Plus jamais, je ne jugerai qui que ce soit en me basant simplement sur l’apparence physique, la nationalité, l’appartenance religieuse ou sur des stéréotypes. (…)
* Plus jamais, je ne laisserai la recherche de sensationnalisme et de mauvaises nouvelles des médias laver mon cerveau. (…)
* Plus jamais, je ne refuserai d’offrir l’hospitalité à un voyageur de passage ou à un ami dans le besoin. (…)
* Plus jamais, je n’achèterai de produits sans penser aux conséquences de mon acte d’achat. (…)
* Plus jamais, je n’aurai peur de me lancer dans des projets d’ampleur. La citation d’Oscar Wilde “La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit” qui m’avait poussé à me lancer dans l’aventure s’est avérée être un leitmotiv pour moi tout au long de mon parcours. (…)”

Une réelle profession de foi à méditer.

A voir aussi : Le monde en stop.

La plus flagrante inégalité de la vie : l’accouchement ! (Mis à jour)

Âmes sensibles ou primigestes, passez votre chemin …

je n’ai pas le droit de vous en parler !

Ce lundi matin, j’observais incrédule la petite merveille mise au monde la veille quand la jeune femme entra, accompagnée de son mari et d’une sage-femme. Son pas était déjà rythmé par les contractions. Sans nul doute, cela n’allait pas tarder vu le masque de douleur sur son visage qui devait ressembler au mien à l’arrivée à la maternité, la veille.

Sa sage-femme installa le paravent entre nos deux lits.

Mes visites n’en finirent pas : la sage-femme-cadre pour la déclaration de Petit Biloba à la mairie, puis une aide-soignante apportant quelques cadeaux promotionnels spécialement dédiés aux jeunes mamans. Mon lit fut refait au carré, puis ce fut la consult’ du maïeuticien et enfin la puéricultrice voulut jeter un œil à Petit Biloba. Les uns et les autres me félicitant au passage pour ce superbe bébé non fripé.

De l’autre coté, la souffrance passait au travers des pores du paravent quand sa sage-femme annonça à la jeune femme que le travail n’avait pas encore débuté.

Je fus stupéfaite et compatissante.

La veille, dans l’état où était ma voisine de chambre, je maudissais la porte close des salles de naissance qui m’obligeait à patienter 10 min (qui parurent des heures) debout dans un couloir sombre, appuyant désespérément sur la sonnette pour accéder à la mythique ‘Salle Nature’. Je l’avais pourtant bien méritée, après 30 min de route et bien trop de ronds points ! Mais que diable étais-je venue faire dans cette galère, une deuxième fois ?

Heureusement que ma résistance à la douleur est plutôt élevée (réalité découverte lors de mon premier accouchement).

Belle efficacité de Ange, une fois de plus, qui trouva le parfait itinéraire bis, pour parcourir les 25km qui nous séparaient de la maternité en ce week-end de chassé-croisé juillettiste, dans la vallée du Rhône !

Ma copine de chambrée, elle, restait prostrée sur son lit, accusant le coup de la mauvaise nouvelle du pré-travail. Ce serait probablement encore long …

Son mari s’absenta pour le déjeuner. Arf !

Péridurale Blues – 05-03-2012 – Première Partie (La suite plus bas)
Petit précis de Grumeautique– Blog illustré

J’en profitais donc pour amorcer la conversation et distiller quelques encouragements.

La jeune femme était terrorisée de reproduire le schéma de son premier accouchement : 36h de travail aboutissant à une césarienne pour cause de dilatation bloquée à 4 cm. Elle se réjouissait donc du moindre allongement entre ses contractions !??

24h plus tôt, je me réjouissais plutôt du peu de temps entre mes propres contractions. A l’arrivée de la sage-femme, la formalité de l’examen d’accueil fut vite expédiée. Je n’eus pas droit à la fameuse ‘Salle Nature’ … peu importe, j’étais déjà à 7cm.

L’accouchement était proche. Une seule obsession en tête : laisser les contractions faire leur œuvre pour aider à la progression du bébé, en tentant de me détendre, en acceptant la mutation qui s’opérait pour ouvrir le passage à ce petit corps.

N’oublie pas l’esprit du livre ‘Pas à pas’ d’Armelle Touyarot : un accouchement supportable est un accouchement rapide et totalement consenti.

Momentanément requinquée, ma collègue de chambrée
retrouva un peu de son sourire.

Suivant mon conseil, elle finit par aller marcher un peu, pour donner sa chance à la gravité terrestre.

Si seulement, je pouvais l’aider à passer au delà de sa terreur.

Mais, en deux ans, son inquiétude avait eu le temps de prendre racine au plus profond. Difficile d’évacuer son passif, à la dernière minute. Cela aurait mérité un cheminement sur elle-même tout au long de sa grossesse, voire bien avant. Pourquoi n’avait-elle pas été préparée à faire face à sa peur ou à l’issue redoutée ? Ce n’était pourtant plus le moment de lui en parler de cette manière.

Personnellement, ce fameux dimanche matin, j’avais du faire mon propre chemin en quelques heures. 3 semaines d’avance, j’estimais que c’était un peu trop tôt. La valise n’était pas prête, la maison n’était pas prête, mon périnée n’était pas prêt, je n’étais pas prête. Mais il fallut se rendre à l’évidence et laisser consciemment faire le processus.

Comment lui faire comprendre de lâcher prise, sans la heurter ?

Ses souffrances étaient régulières.

Pendant plus de 4h, je la vis gérer la douleur comme elle pouvait : cherchant un peu de repos ou partageant son désespoir au téléphone.

Voilà bien des choses qui n’ont pas eu le temps de me traverser l’esprit …

Souhaitant un accouchement naturel, je n’étais cependant pas intégriste du ‘Mother Nature Only’ : Ayant peur que la déjà très intense douleur fasse shunter ma conscience (tomber dans les pommes) et donc risquer une césarienne, j’expliquais à la sage-femme qu’il était temps d’appeler l’anesthésiste.

Je compris qu’il faudrait aller jusqu’au bout, à l’ancienne, quand elle me suggéra tout en demi-teinte qu’il faudrait pour cela que le bébé n’arrive pas avant l’anesthésiste …

A peine le temps de faire tenir une voie veineuse sur mon bras ruisselant de sueur (Okaou) que je ressentais le besoin de trouver une position confortable acceptable. Libre de mes mouvements, installée sur des matelas fins à terre, parfaitement guidée par la sage-femme, je me plaçais à quatre pattes, la joue écrasée contre la gymnastic ball. M’imaginer dans cette position, en vision extérieure, me fit sourire intérieurement, mais tel un métronome, la réalité me rattrapa … Je gardais donc les yeux fermés, concentrée sur les contractions.

La sage-femme me proposa finalement de m’allonger sur le coté gauche, jambe supérieure légèrement remontée. La poussée irrépressible ressentie me fit comprendre que ça y était … mon bébé s’était frayé un passage dans le bassin. Encore un petit effort, la dernière ligne droite était amorcée !

Me vint alors à l’esprit, en un quart de huitième de seconde : “Si j’y vais franco, j’ai peur de la déchirure carabinée, mais c’est tellement puissant qu’il est temps que cet enfant voit le jour. Je gérerai le reste après.”

Ce lendemain de naissance, ma ‘room mate’ gémissait toujours de douleur sur son lit quand on vint me faire migrer pour une confortable chambre simple avec douche privative : le luxe. Son travail libérateur n’était pourtant toujours pas amorcé.

La veille, canalisant instinctivement l’énergie du Qi-i par un cri bien sonore (les murs sont minces : désolée les amies alentour que j’ai fait blêmir !), l’enfant sorti tête et épaules en une seule et longue poussée.

Il aura donc suffit de 30 min, entre l’entrée en salle d’accouchement (celle que j’avais repérée lors de la visite – la plus grande) et le premier cri de Petit Biloba.

L’intensité fut tellement incroyable, que pour la première fois de ma vie, j’aurais souhaité l’aventure plutôt à une autre !

Aussi vite balayée et magnifiée par l’émotion lu sur le visage d’Ange, si encourageant pendant l’action, et le bonheur d’accueillir ce beau bébé dans mes bras.

C’est moi qui l’ai fait !!!!!

C’était donc vrai :
Le meilleur accouchement est l’accouchement réellement consenti
et le plus rapide possible !

Programmation personnelle, analyse des évènements ou pressentiment ?

 

Péridurale Blues – 05-03-2012 – Deuxième Partie
Petit précis de Grumeautique– Blog illustré

Le mardi, quand je m’enquis du destin de mon ex-parturiante de chambre, elle n’avait toujours pas accouché. La nuit suivante, le service fut agité de 4 césariennes plus ou moins en urgence. Une incroyable loi des séries dont cette femme si touchante fit parti …

Sa plus grosse frayeur se réalisa donc.

Moi, toute entière accaparée par les grands yeux de Petit Biloba, je ne me préoccupais même plus du ‘fameux clampage une fois que le cordon eu fini de battre’, tant décrié par l’autre maternité avec laquelle j’hésitais.
C’est tellement beau le pouvoir des hormones !

Moralité : Nous sommes vraiment loin d’être toutes égales.

Certes, chaque femme a sa propre résistance à la douleur innée, tempérée ou exacerbée par son vécu, son expérience et son éducation, mais la part physiologique de celle psychologique de l’accouchement reste un mystère. Évidemment intimement liés, mais à quel point ?

A mon sens, la préparation physique et mentale à l’accouchement reste déterminante, quelle que soit l’expérience de la dame, en la matière.

Certes, l’essentiel est que l’enfant soit en bonne santé, mais il est important de ‘pansé les plaies’ de toute sorte infligées par le ‘plus beau jour de la vie’ de nombreuses femmes ! ;)

Et dire que ce n’est qu’un début …

L’Aventure ‘Petit Biloba’

Vive la parité du nombril !

Déjà que le Beach Volley en sport olympique … Capsicum trouve ça relativement douteux.

Allemagne – LUDWIG Laura

Mais ce qui l’est encore plus, c’est la mini-tenue des féminines spécialement conçue pour attirer l’audience vers ce sport. Du coup, la tenue officielle masculine devrait être …

… torse nu & moule burnes !

Grande-Bretagne – Steve Grotowski

Ils sont manifestement beaucoup plus habillés !

Une injustice.

A lire aussi : Le nombril de l’aventurière

I want my body back ! – n°2

Où est passé mon 90B ?

J’ai beau chercher partout je me retrouve avec deux obus de 105 … C, prêts à éclater à la moindre pression. Après 10 jours, je me réjouissais : “Chouette la montée de lait s’est passée idylliquement ! j’ai les seins souples. I’m the best …”

Et ben non. En bonne laitière, j’en ai assez pour allaiter 2 mômes.

Obus de 105mm … ;)

C’est là où le post-partum prend tout son sens avec un petit déficit de sommeil. (Et encore, ce Petit Biloba peut dormir 6h d’affilé de nuit !) :

Où sont passés ma silhouette de jeune fille, mon ventre plat et mes seins qui tiennent sans soutif ?

Le premier qui me dit qu’il a fallu 9 mois pour faire un petit et qu’il en faudra 9 autres pour récupérer, je le crucifie.

La seule véritable amélioration,
c’est que je peux dormir à plat ventre, désormais !

A lire aussi : I want my body back !

Ma carrière d’espionne.

Capsicum est une emmerdeuse, tatillonne et critique de premier ordre !
Que des qualités …

… pour être Client Mystère.

D’un coté, c’est amusant d’exécuter une mission, de suivre un scénario, de jouer un rôle et de mémoriser tout ce que les yeux voient et ce que les oreilles entendent, tout en travaillant l’improvisation pour s’entretenir avec les protagonistes.
De l’autre, soyons objectif, ce n’est rien que moucharder …

Olga Kurylenko

Un p’tit boulot, ni blanc, ni noir, mais somme toute assez excitant.
Et puis ça fait découvrir du pays Lyon, en trainant ses guêtres dans des quartiers que l’on n’aurait pas fouler autrement.

Petits Bonheurs – n°55

Le sourire de contentement d’un nouveau-né qui commence à s’endormir paisiblement.

Petits Bonheurs

Bon sens maternant …

“Votre enfant se nourrit de votre confiance pour avoir confiance en lui plus tard.”

Happy Baby Book (p 14)

Mais ils ne disent pas que des conneries dans les pubs pour jeune maman, distribuées à la maternité !

La clef …

Un nouveau venu dans le clan de Capsicum …

Petit Biloba … est né dimanche. :)

La nature est incroyable, je n’en reviens même pas moi-même !

Vous pouvez suivre nos aventures de ces derniers mois à ce sujet, sur le fil ‘L’Aventure Petit Biloba’ (4 jours) !

Théorie du Papier Q

Il arrive à Capsicum de fréquenter les sanitaires hommes quand ceux des nanas sont surpeuplés (Ce n’est pas un pictogramme qui doit rendre conne !). Mais trop pressée, elle n’a pas eu le loisir d’y étudier sa théorie …

Une chose est sûre, chez les filles,
les distributeurs collectifs de papier toilette sont de plus en plus rationnels !

Déjà, il faut être ingénieuse pour réussir à attraper la partie libre du papier en faisant tourner le rouleau pour enfin dénicher l’extrémité de la bande. Ensuite il faut tirer dessus extrêmement délicatement pour éviter que le système ne délivre que 2 ou 3 feuilles, s’arrachant automatiquement.

Ne soyons pas naïfs, voilà des années que les industriels mettent au point des dévidoirs ‘économiques’ à déroulement dissymétrique justement pour limiter la surconsommation !

Mais quelle est la technique exacte : masse décentrée du tambour, forme dissymétrique du mandrin, ressort freinant le déroulement jusqu’au frottement nécessaire et suffisant pour que la feuille se découpe selon les pointillés, au grand dam de l’utilisateur ?

L’extrémité, ainsi découpée, remonte alors
immanquablement à l’intérieur du dévidoir !

Ce qui oblige le trôneur à aller chercher cette extrémité, à l’aveugle dans la boite …
Ainsi, malgré ce qu’en disent les industriels du papier Q, la méthode est alors loin de “limiter au maximum le risque d’exposition aux bactéries”.

Puisque les secrets des distributeurs de papier hygiénique ne sont pas précisément dévoilés par leur constructeur (ce n’est pas faute d’avoir cherché !), il n’y a qu’une issue …

… en démonter un, pour en comprendre le mécanisme !

En ce qui concerne les ‘pipi-rooms’ des particuliers, Capsicum est à la fois étonnée et amusée de découvrir une page Wikipédia traitant de l’une de ses plus vieilles questions d’enfance ;) :

Quelle est l’orientation la plus cohérente pour placer un rouleau de papier toilette dans un dérouleur d’axe horizontal, parallèle à la cloison ?

Une préférence : par dessus ou par dessous ?

Carré Plongeant – Yes …

Je ne suis pourtant pas sans le savoir …

… le Bon Dieu, ses Saints, tout ça, tout ça !

A lire aussi : Carré Plongeant