Coffee or not coffee

Après 30 min de vélo dans la circulation, une matinée de concentration intense, quelques emails et une réunion, impossible d’avoir le cerveau suffisamment affuté après 13h, sans un petit expresso.

N’en parler pas à ma mère, elle aurait une attaque, vexée que je refuse de boire la précieuse boisson, chez elle.

Et dire que la semaine compte encore 3 jours … vraiment plus l’habitude.

Y’a-t-il moyen de faire une période d’adaptation allégée ?

Genre une dizaine de jours sur un mois,
comme Petit Biloba chez Nounou Pikler ;)

Grand Méchant Loup

Intégration

Un homme traverse la rue avec sa fille alors que je passe à vélo, pour mon premier jour de travail, depuis presque 3 ans et demi (c’est à peine si j’ose le dire). La gamine blonde est souriante :

- Papa, qu’est que tu vas faire aujourd’hui ?
– Ce que je vais faire aujourd’hui ? Euh … rien de bien extraordinaire.

A défaut de sauver le monde ce jour, découvrons ce qu’un grand groupe fait pour l’humanité au département ‘stratégie’.

Des fois qu’il y ait quelques convergences d’intérêts
entre les pays en voie de développement et cette industrie ;)

Grand Méchant Loup

Petits Bonheurs #62

La trouvaille du mois sur du pain frais est une fine tranche de Pont l’évêque avec de la confiture de rhubarbe …

Si, si !

Petits Bonheurs

Frayeur en sous-sol !

Les tickets tombent sur le quai alors que les portes du métro se referment.
Ginkgo (7 ans et 3 mois) me regarde inquiet derrière la vitre de la rame qui l’emporte. J’ai juste le temps de lui crier “Descend à la prochaine”. Il fait oui de la tête.

Les 2 min qui me séparent du prochain métro me paraissent finalement rapides.
Sauf qu’un œil à droite, un œil à gauche, arrivée à la station suivante, je ne vois pas l’enfant. Habitué au trajet, il a dû prendre son cartable à roulettes et s’en aller vers l’école, histoire de ne pas être en retard.

Ah, la course à pied … il va me falloir être plus régulière dans mes entrainements parce que je commence à cracher mes poumons sur les 550 m me séparant de l’école. Je passe le directeur, je gravis les deux escaliers. Le cintre au nom de Ginkgo est vide, ses chaussures sont absentes. Un gamin me dit qu’il ne l’a pas vu.

L’adrénaline monte. Les ‘pourvu que’ se bousculent dans ma tête alors que je dévale les étages et repasse devant le Directeur. Pourvu qu’il soit bien descendu du métro, pourvu qu’il ne se soit pas perdu, pourvu qu’il n’ai pas fait une mauvaise rencontre, pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé, pourvu qu’il soit resté à la station et que j’ai mal regardé.

Cette fois, pas le temps d’analyser ma condition physique, je sprinte jusqu’à la sortie de métro où je ne peux évidemment pas rentrer. Impossible de voir si le gamin est à l’intérieur sans un nouveau ticket pour m’ouvrir le quai. Je remonte et redescend vers la bonne entrée. Il y a du monde, évidemment, c’est l’heure de pointe ! Je ne vois pas le môme.
- Oh putain, réfléchis Capsicum et réfléchis vite. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Le flot des commuters monte dans le métro, dévoilant un vêtement bleu de pluie, 50m plus loin. Entre les gens, je reconnais mon Petit Ginkgo, assis sagement sur un siège. Il regarde de droite et de gauche, en balançant les jambes. Ouuuuf !
Me voyant, le sourire lui revient. Il se précipite dans mes bras.

- Il y a eu 5 métros, Maman ! Je croyais que tu sortirais du métro.
- N’as-tu pas eu trop peur de ne pas me voir descendre de l’un d’eux, Ginkgo ?
- Non, je sais que
‘Maman revient TOUJOURS me chercher’ ! Mais j’ai bien cru que j’allais passer toute la journée d’école, assis là !
- C’est bien Ginkgo, tu as fait ce qu’il fallait. Tu peux être fière de toi. Tu as pris la bonne décision.
- Maman, qu’as-tu dit quand le métro est parti ?
- Je t’ai dit de descendre à la prochaine.
- C’est quoi
‘la prochaine’ ?
- …

Nous sommes bien en retard mais je n’en ai absolument rien à faire ! Trop heureuse que le gamin ait eu le bon réflexe. On ne peut en dire autant de sa mère …

Nous éclatons de rire.

Paris vaut bien une messe.

Ma convention a été signée aujourd’hui, j’appartiens donc officiellement au Grand Méchant Loup pour les 4 prochains mois. Impossible de savoir si j’en suis ravie ou dépitée.

Dualité, laisse aller, c’est une valse.

Grand Méchant Loup

Matthieu Ricard #2

Une jeune personne m’a dit un jour : “Je ne veux pas regarder à l’intérieur de mon esprit parce que j’ai peur de ce que je pourrais y trouver.” J’en ai parlé à Sa Sainteté, qui a dit : “Mais c’est plus intéressant que d’aller au cinéma ! Il se passe tant de choses là-dedans. C’est si intéressant !”

Les gens hésitent souvent à explorer leur esprit, à explorer les mécanismes intérieurs du bonheur et de la souffrance. Ce qui est étonnant, c’est le peu de temps ou d’intérêt que nous consacrons à tenter de comprendre le fonctionnement de notre esprit, alors que nous traitons avec lui du matin au soir. C’est pourtant ce qui détermine la qualité de chaque instant de la vie.

Nous consacrons tant d’efforts et de temps aux études, à trouver un boulot, à la beauté, à la forme, que sais-je encore, et si peu de temps à prendre soin de cet “enfant gâté”, pourrait-on dire, de cet esprit qui nous cause tant de souci tout au long de la journée.

Matthieu Ricard, L’esprit est son propre médecin, édition Les Arènes p217

Ordonnance pour la vie …

… à destination des mômes et de notre pomme.

A copier, partager, expérimenter et surtout transmettre.

14 CHOSES QUE LES PARENTS DEVRAIENT DIRE
par Caroline Braun

1. N’aie pas peur de faire des erreurs
(Tiens, justement j’ai rédigé un truc du genre pour le Baptême de Petit Biloba)

– La plus grande erreur est de ne rien faire et risquer de passer sa vie à regretter d’avoir eu peur d’agir.
– Tu ne peux pas apprendre sans faire d’erreur, accepte-le.
– Considère tes erreurs comme des expériences qui t’aideront à grandir et à devenir la personne que tu veux être et qui correspond à tes rêves.
– Soit tu réussis, soit tu apprends quelque chose grâce à cette expérience.

2. Investis en toi
(Entre l’holisme de l’être et les études à tout âge … ça me rappelle quelque chose.)

– Tu es ce que tu as de plus cher au monde.
– Prends soin de toi.
– Occupe-toi de ta tête et de ton corps, tous les jours.
– Donne toute ton énergie pour acquérir des connaissances et des aptitudes qui te permettront de réaliser tes rêves.
– Tu es ce que tu sais et ce que tu en fais.

3. Ose
(Jamais aussi fière que lorsque je dépasse un a priori. Le confort est l’enlisement.)

– Faire de nouvelles choses.
– Rencontrer de nouvelles personnes.
– Découvrir de nouvelles contrées.
– Sors de ta zone de confort et fais de nouvelles expériences.
– Ce qu’on regrette le plus, plus tard, c’est tout ce qu’on a rêvé de faire mais qu’on a pas fait car on a pas osé…

4. Communique, exprime-toi
(Comme l’impression de répéter cela à Ginkgo trois fois par jour.)

– Il est important de comprendre rapidement que les autres ne peuvent pas lire dans les pensées.
– Dis aux personnes autour de toi comment tu te sens, ce que tu penses de ce qu’ils te disent ou de ce qu’ils font.
– Si tu veux quelque chose, dis-le ! N’attends pas que les autres le devinent. Tu l’obtiendras beaucoup plus rapidement.
– Si tu veux sortir avec une fille (ou garçon) , même si tu y penses très fort, il est très possible qu’elle ne le sache pas et qu’elle ne se doute de rien.
– Dis-lui qu’elle te plaît, si c’est réciproque, c’est parfait. Sinon, continues ton chemin, elle n’était pas faite pour toi.
– Cela t’évitera de perdre du temps et de l’énergie pour rien.

5. Prends des décisions et agis maintenant
(Cesser de tergiverser pour agir … voilà ce qui m’a sorti d’une sorte de dépression)

– C’est lorsqu’on est indécis, qu’on attend le bon moment ou la meilleure opportunité que l’on manque le coche et que l’on passe à côté de la vie.
– Le bon moment, c’est souvent maintenant.
– Tu veux commencer des études mais tu ne sais pas si tu dois le faire ce semestre ou peut-être l’année prochaine, ou partir une année à l’étranger….
– Décide une bonne fois pour toutes et agis maintenant!

6. Accepte que tout change
(Impermanence … CQFD)

Qu’une situation soit bonne ou pas, elle va changer, c’est certain.

7. Ne perds pas trop de temps à te demander ce que les autres pensent de toi
(sauf si tu sens mauvais ;) )

– Le plus important est ce que toi, tu penses de toi-même et cela ne doit pas dépendre de ce que les autres pensent de toi.
– Ne te laisse pas influencer par ce que les autres attendent de toi ou veulent que tu sois.
– Sois celui que tu veux être, reste fidèle à tes convictions et garde les vrais amis qui sauront t’apprécier tel que tu es et non tel qu’il veulent que tu sois.

8. Choisis un métier qui te passionne
(A posteriori, une fois enfermée dans une case, ce n’est pas facile d’en sortir.)

– Ne fais pas des études de médecine ou de droit si ce n’est pas ce que tu aimes juste parce que ton entourage te dit que c’est la meilleure chose à faire.
– Ne choisis pas un métier qui ne te correspond pas, juste parce qu’il y a des débouchés ou parce que cela fait bien.
– Prends le temps qu’il te faut (une journée, une semaine) et réfléchis à ce que tu aimerais faire pendant des années, tous les jours.
– Tu peux écrire tout ce qui te passionne sur une feuille et écrire ensuite les métiers qui pourraient te permettre de vivre en faisant ce que tu aimes.
– Lorsque tu as trouvé, donne-toi les moyens de faire de ta passion, ton métier.

9. Fais en sorte de créer un réseau de connaissances autour de ta passion ou du métier que tu veux exercer
(Le 9 aide le 8 … c’est donc ça la clef !)

– C’est en rencontrant et en s’intéressant aux personnes qui font ce que tu veux faire ou qui sont expertes dans les matières qui t’intéressent que tu vas réussir à apprendre beaucoup de choses importantes pour ta future carrière.
– C’est utile et aussi agréable de rencontrer et de discuter avec des gens qui aiment les mêmes choses que toi.
– Pose beaucoup de questions, cela prouve ton intérêt et les passionnés peuvent parler des heures entières de leur passions et aiment ceux qui leur permettent de le faire.
– C’est aussi grâce à un réseau comme celui-là que tu pourras plus tard trouver plus facilement du travail dans le domaine qui te passionne.

10. Utilise tes dons, tes aptitudes, tes points forts et deviens excellent
(Alors y’a du boulot.)

– Si tu es bon sportif, si tu es habile de tes mains, si tu joues très bien d’un instrument, utilise ce don et deviens encore meilleur.
– Connais tes forces et utilise-les à ton avantage.
– Deviens le meilleur dans au moins une matière ou une activité.

11. Prends 10 minutes par jour juste pour toi
(La méditation est ton amie !)

Sers toi de ce temps pour réfléchir, pour rêver, pour planifier ta vie, changer ce que tu veux changer. Ce moment peut aussi te permettre de te remémorer les bons moments de la journée et d’apprécier encore plus les côtés positifs de la vie.

12. Rêve !
(Les bienfaits de l’ennui …)

– Tu as le droit et surtout le devoir de rêver.
– Crois en tes rêves, c’est comme cela que tu vas les réaliser.
– Écris ton rêve ou tes rêves sur un papier et fais un plan de tout ce que tu dois faire pour le réaliser.
Ensuite, agis !

13. Traite les autres comme tu veux être traité
(De l’intérêt d’une fratrie pour mettre en pratique tôt)

– Respecte les autres comme tu veux être respecté.
– Donne aux autres ce que tu aimerais qu’ils te donnent.
– Souris aux autres comme tu veux qu’ils te sourient.
– Aiment les autres comme tu veux qu’ils t’aiment.
– C’est la meilleure manière d’être apprécié et de donner du bonheur autour de soi.
– Ce bonheur te reviens souvent encore plus fort car il est contagieux.

14. La vie est courte, alors :
(En user, en abuser …)

– Ris aussi souvent que tu peux.
– Excuse-toi lorsque tu le dois.
– Compare-toi à ceux qui ont moins de chance que toi.
– Accepte ce que tu ne peux pas changer et apprécie ce que tu as.
– Sors, fais des rencontres, affronte tes peurs, ose, agis, réalise tes rêves.
– Croque ta vie à pleines dents !

Évidemment, la liste n’est pas exhaustive …

14 choses importantes à dire à vos ados avant leur 18 ans,
mesacosan.com, 20-01-2014

Me, moa & myself

Bon, d’accord le blog est très égotique mais après tout ce que je connais le mieux est mon environnement. D’ailleurs, personnellement je le trouve de plus en plus gnangnan. Ça manque de relief et d’engagement.
Justement la sérénité est donc vraiment chiante.

La photographe, qui m’a assez mal coachée un temps, se demandait quels sujets je pouvais bien aborder pour avoir plus de visites que son propre blog photos. Elle pariait pour du sexe ou de la politique ! Et pour le coup, ni mes fantasmes, ni mes réalités ne sont une matière récurrente. Quant à la mascarade que jouent nos énarques, je la laisse à ceux qui savent de quoi ils parlent … ou pas.

Votre dévouée Capsicum !

Après, il n’y a pas de secret : 6 années en ligne aident à générer un monceau de mots clefs fort prescripteurs. La preuve en est que Maurits Cornelis Escher s’est fait ravir la première place depuis plus d’une année par La Pietà … de Michel-Ange, talonnée par Emmi Pikler et sa pédagogie Loczy.

Et pour ne rien vous cacher, tout sujet un tant soit peu profond nécessite de la recherche afin de se faire une opinion sur pièce et du temps pour rédiger une analyse suffisamment pertinente, ce dont je manque cruellement depuis des mois. ( de pertinence ? non de temps …).

Alors oui, c’est facile de vous fournir en phrases et borborygmes en tout genre produits par mes deux lascars. Simples excuses pour vous faire part de leur évolution et de l’amour observateur que je leur porte.

Facile aussi de mépriser mon psychopathe de frère osant m’envoyer aujourd’hui un e-mail de grand seigneur. Quand le souvenir du même personnage souhaitant vivement m’en coller une pour avoir apporté les cadeaux de noël de ses parents à ses enfants, me revient, je nourris du ressentiment vis à vis de son comportement déviant qui nous aura mené à un blackout de près de 7 ans, faisant de mes neveu et nièce de parfaits Étrangers de Sang. Et dire qu’après tout ça Mummy lui fait endosser le costume de victime alors que ses propres gamins le chargent devant le juge pour aller vivre avec leur mère.

Facile de suivre à minima les esprits éclairés qui me servent d’exemple pour muscler ma réflexion en matière de pédagogie infantile, d’esprit d’aventure, de méditation de pleine conscience, de simplicité volontaire et toutes les théories qui me paraissent de plus en plus avoir du sens dans cette société en mutation.

Facile d’extraire de leur contexte de petites phrases d’auteur, illustrant parfaitement mon état d’esprit à l’instant t.

Facile de vous connecter de façon sporadique avec les évènements du parapente, de la voile, du kite, de la chute libre, etc, alors que cela ne remplit pas le manque d’action que je ressens.

Facile de distiller des lieux-communs boboïsants dans l’air du temps pour me donner l’impression d’offrir une part d’éclairage à ceux qui n’ont pas le temps de se torturer l’esprit avec des futilités.

Facile de rêver à mots ouverts sur les prochains voyages.

Mais je m’en fou après tout, puisque le blog offre les instantanés d’une époque, au même titre que les clichés que j’ai triés, traités et rangés, bien sagement aujourd’hui.

Bientôt je croiserai chaque jour les M. Du Con, que j’ai évités depuis des années. Ils nourrirons bien mes billets ! Et je ne doute pas que le Grand Méchant Loup me donne matière à m’exprimer. Une nouvelle phase s’accomplira bientôt.

En attendant, le blog a mes faiblesses et puis c’est tout !

Mot d’Enfant – n°94 – Changer le Monde selon Ginkgo

Alors que les Esquisses Philippines de B. Giraudeau déroulent un fort contraste entre confort occidental et réalité des ‘montagnes fumantes‘ de Manille, où les enfants de son âge trient les ordures, Ginkgo (7 ans et 3 mois) décrit le plan qu’il vient d’échafauder :


Quartier de Tondo, à Manille, Philippines. (Reuters)

“Ce serait bien qu’il y ait des poubelles propres où on pourrait mettre les affaires en bon état qu’on ne voudrait plus. Des camions de poubelles propres viendraient les prendre pour les emmener dans une usine de ‘triment’.
Quand c’est trié, ils les déjetteraient quelque part où il y a beaucoup d’espace. Et là bas, les pauvres trouveraient tout ce qui faut pour vivre, même des vêtements.

Si on envoyait cette idée au Président, comme ça il pourrait réfléchir si c’est bien.
Et puis, il installerait un nouveau travail : construire les poubelles, les camions, les usines de ‘triment’.”

Et si c’était aussi simple ?!

Mots d’Enfant

La plus rapide kiteuse du monde …

… a 35 ans !

Comme un coté féminin à toutes épreuves, ce soir.

Charlotte Consorti termine première féminine au classement général de la Sosh Cup Pro Am pour ce 18ème Mondial du Vent !

Road of Freedom

En cette année 2014, le début de la nouvelle épopée de Mélusine Mallender à travers l’Afrique de l’Est (ici Ethiopie / Somaliland) :

Au moins, elle a plus qu’un casque de merde et une dorsale, elle !

Un heureux évènement

Louise Bourgoin et la naissance …

Je pensais voir un film acerbe, mettant en pièce tous les clichés de la grossesse et du nouveau né, tout en tombant avec humour dans le cliché inverse de la mère dénonçant l’ambiante obligation au bonheur, assortie à la fécondation.

Alors certes, les gynéco, la poussette, les nuits ont le privilège d’être taillés en pièce avec le mot juste, mais petit à petit le film tragi-comique bascule dans la chienlit ordinaire, dont émane une odeur de vécu. Certaines dames diront que le métrage de Rémi Bezançon est exagéré, même si elles l’ont vécu.

Caps dirait que le scénario, adapté du livre d’Eliette Abécassis, est teinté d’une psychologie hormonale tout à fait légitime. De l’ordre de ces lames de fond qu’on ne comprend pas sur le coup, mais qui bouleversent la personnalité, jusqu’à ce que les choses rentrent dans l’ordre. Oui, mais dans quel ordre ?

Quand je vois comment le couple de l’immature héroïne tourne en ‘eau de boudin’, il ne reste plus qu’à louer l’intelligence de ces hommes qui savent qui aiment tellement leur belle qu’ils trouvent la ressource de comprendre l’insaisissable et sournoise situation, dont ils sont aussi les acteurs, plutôt que de zapper.

Résumer ces symptômes au ‘Post-partum’ serait bien mesquin, puisque l’environnement même des mères d’aujourd’hui pousse à ce mal-être, de part l’isolement intellectuel et pratique, les pressions sociales, les clichés paternels et le mythe de l’enfantement avec lesquelles ces nouvelles mères grandissent.

Voilà tout simplement le témoignage écorché d’une belle dépression.

A la question “Comment faisiez-vous à l’époque ?” Ma mère m’a répondu un jour “Nous ne nous posions pas autant de questions …”. Est-ce donc alors l’apanage d’une génération d’enfants trop égo-centrés, trop cultivés ou trop narcissiques pour se donner corps et âme à leur progéniture, sans en ressortir un brin abimés ?

Je ne suis pas sûre qu’Ange ait lui-même compris grand chose à cette période, mais l’inébranlable confiance qu’il portait en moi était comme un fresnel dans le brouillard.

En rire autant aujourd’hui que l’on était à la dérive hier, malgré une lucidité effrayante. Globalement, un film à voir avant de faire des gamins, histoire d’être plus au jus qu’un vague “C’est pas facile au début !”

Petits Bonheurs #61

5 ans d’écart, pourtant Ginkgo (7ans) et Petit Biloba (21 mois) déglinguent notre lit, avec beaucoup de complicité, en tombant comme une masse, à plat corps sur le matelas.

Petits Bonheurs

Avant d’aller bosser chez le Grand Méchant Loup

Il semble parfois qu’on aborde jamais et qu’on se retrouve au large. Des vents contraires, sans doute.

Bernard Giraudeau, L’Ami Chilien

Allez savoir comment deux DVD de ‘Les Carnets de voyage de B. Giraudeau’ se retrouvent sous mon œil, au premier jour de la fin universitaire de mes études … alors que je déambule dans les allées Jeunesse de la bibliothèque de La Part Dieu, avec Ginkgo.

Le tourbillon se conclue par une fatigue corporelle, doublement incommodante. Comme si le blocage cervical ne suffisait pas, il fallait bien un bonne bronchite pour fêter ça !

2014 – Après le temps

Chers amis parisiens, la Société des Explorateurs Français propose une projection de presse des deux derniers films de Patrice Franceschi, le 21 mai 2014, à partir de 18h :

Raïba et ses frères (Chronique du clan des Sakuddaï) et Trente Saisons à Pentecote (Chronique du peuple Saa), deux premiers films d’une série revenant auprès des micro-sociétés rencontrées au cours de la vie de l’écrivain explorateur.

Pour les moins chanceux, il faudra attendre les 6 et 13 juin,
où ces productions seront diffusées sur France 5.

Bernard Giraudeau #22

Mer belle, nuit belle et belle la Jeanne. Brise de sud-ouest à 6 nœuds pour une rêverie solitaire sur la plage avant.

C’est là que j’étais venu me réfugier en approchant Tahiti, une terre inconnue pour moi, inventée, imaginée. A l’aube ce fut un miracle, un trait hésitant sur l’horizon, un bleu indéfini, une esquisse. C’est une émotion impartageable que d’approcher une côte par la mer, un enchantement inoubliable.

Il en est ainsi en bordant les rives des fleuves mystérieux. La frange d’eau entre soi et la terre contient tous les possibles. Je connaissais une petite rivière sombre dans un marais des Charentes. La barque glissait sous les frondaisons entre les bois morts, s’enfonçait dans la jungle des ronciers et des lianes de chèvrefeuille. C’était ma première navigation, mon premier bateau, sur lequel se mêlaient la frayeur et la sensualité des parfums.

Bernard Giraudeau, Cher amour (2009)

Richard Ford

Things you did. Things you never did. Things you dreamed. After a long time they run together.

Richard Ford

Un temps qui se fait désiré !

Tabarly et les autres …

Couture, choucroute et musculation, les hommes de l’époque à bord du grand ketch noir de 22m, Pen Duik VI … lors du Triangle Atlantique, sous la camera de Yves Hussenot.

Eric Tabarly (49’00″) : J’ai des équipiers qui font leur service militaire. Évidemment, ça leur donne certainement le gout d’un certain genre de vie. Et peut-être qu’après justement, la vie normal à terre est assez pénible pour eux.

1976 en 1h22 … Une belle année !

Printemps sur ‘Chapel Street’

Une envie de changer de sujets et c’est ainsi que ce post fut exhumé des brouillons de l’année dernière …

J’y parlais de mon impression de remettre chaque semaine les pieds dans l’ambiance de Chapel Street. A chaque pas, une odeur de restau thaï ou italien me replongeait 12 13 ans en arrière. Les néons rouges ou bleus s’animaient avec la même féérie, les passants semblaient aussi anonymes. Australiens ou français, après tout, je ne les connais pas. Dans ma tête un jingle radio ‘TT FM’ résonne. Le quartier est populaire, animé,  post-chambre du cours de Tap Dance.

Une année de plus et pourtant chaque semaine, je pense encore à ce quartier de Melbourne que je rejoignais de Richmond East par Church Street avec le tram 79, après mes tap hebdomadaires. Aujourd’hui, tout cela fait parti d’une autre vie, même si les claquettes restent un vestige de cette liberté. Années après années, je vois, dans le miroir de la salle de danse, mes co-tappeurs se transformer en Nicholas Brothers.

Jamais trop envie de venir, mais les tap buissonniers sont hors de question, puisque l’exigent prof nous pousse tellement qu’une absence risquerait de me faire perdre le fil. Cependant la magie opère chaque fois. Les fers sur le parquet, il n’y a plus que faire chanter le rythme qui compte. A l’image des mentors de mon adolescence, il est capable d’extraire de moi le meilleur comme le pire, en un simple regard.

J’en oublie tout pour une heure.

Montessori – L’article que j’aurais aimé écrire …

Laetitia Hawkins nous fait part d’une fine analyse sur le récent engouement pour la pédagogie Montessori et les aspirations qu’elle représente …

Le boom de Montessori : un espoir pour l’école française ?, enfantsdelavenir.org, 31-10-2012

J’adhère à tout ce qu’elle décrit, et m’en réjouis chaque jour en voyant comment Ginkgo (7 ans) s’épanouit à l’école et en dehors, depuis 3 ans. Nous confirmons donc, par la pratique, les espoirs qui nous ont portés vers son école Montessori.

Mais soyez vigilants, tout ce qui porte le nom ‘Montessori’ n’applique pas forcément correctement la pédagogie de Maria Montessori. Intégrez là vous-même et renseignez-vous sur les établissements.

Une reproduction intégrale s’impose, tellement cet article est de bon sens :

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Pikler et Montessori de plus en plus galvaudés.

Petit Biloba (21 mois) est très à l’aise chez Nounou Pikler, depuis 5 mois.

C’est bien dommage, mais comme la plupart d’entre nous, je parle plus des choses qui fâchent que de celles qui rendent heureux. Il faudra donc que je vous en touche un mot, plus tard.

-Le seul défaut de Nounou Pikler étant de ne pas avoir de place le mercredi.-

Un matin, je débarque à la Crèche Bleue où l’on me parle de ‘pédagogie Pikler et d’esprit Montessorien’ -bah Montessori- . Évidemment, ça m’intéresse. D’autant qu’une prescription d’un jour de crèche par semaine enrichira l”Habitude Sociale’ de Petit Biloba, déjà fort convivial.

-S’il en retire autant de plaisir que son frère, à son âge, ce sera une expérience concluante.-

C’est ainsi que Petit Biloba fait une période d’adaptation éclair (3 jours) -1 mois chez la nounou-.

* Le premier jour, présente pendant une heure et quart, les compliments pleuvent sur son agilité, son estime de soi et sa sociabilité.

-Évidemment, il s’est construit dans un environnement sécurisant … pas à la crèche-

* Le deuxième jour, je reste un peu, avant de laisser le môme, bien occupé à faire du tricycle et du toboggan.

A mon retour, il a une baigne sous l’œil droit et une morsure sur le poignet gauche.
Cependant, au lieu de m’expliquer que dans un moment d’inattention de leur part, l’enfant a pris une chaise et a dévalé le toboggan avec.
Miss 2 Neurones reproche à l’enfant d’avoir des idées à la con.

-Pourquoi n’ai-je pas attiré leur attention quand j’ai vu un grand faire exactement la même chose le matin même ? De quoi l’inspirer …-

De même, au lieu de me dire qu’ils ne savent pas quel enfant a mordu l’autre en premier. Miss 2 Neurones et sa Douce Acolyte m’annoncent que Petit Biloba a mordu un enfant et que ça ne se fait pas. La conversation cheminant, j’apprends qu’après avoir fait la morale à Petit Biloba, ils ont découvert qu’il avait lui-même des marques de morsure.

- Ne jamais commencer une bagarre mais toujours la finir !-

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Quand j’explique ma qualité de ‘veilleur’ …

… l’inconscient collectif s’en donne à cœur joie !

Le problème est que les futurs employeurs partagent le même inconscient. ;)

Monopoly Theory

Ça ne sert à rien de gagner, parce que plumer tous les convives … comme dans la vie, conduit à l’arrêt du jeu ! Alors que le moment le plus drôle reste celui où ce fric circule d’une main à l’autre. La moralité du jeu n’est donc pas tant capitaliste.

Et puis, rue de le Paix n’était finalement pas une tactique si pourrie !

Aujourd’hui Doc Jekyll …

… signerait facilement pour le Port Autonome de Marseille,
après avoir rencontré Hervé Moine.

Et je comprends qu’il faut absolument parier sur l’imagination, plutôt que d’aller à la facilité. Être libre n’est pas si simple, tant le formatage a la vie dure.
Du vent toutes mes théories ??

Demain Miss Hyde aura disparu

L’évènement semble avoir fait plaisir, alors mon bonheur est grand, même si l’instant était trop fugace par rapport à  l’effort déployé. De fatigue, j’ai le corps au bord des larmes pourtant empli de toute l’affection que j’y ai ressenti. Nous devrions renouveler l’expérience plus souvent, comme un camé a besoin de son fix.

D’un autre coté, au diable les belles notes qui font du bien à mon ego puisque la loi est faite par le marché … Cependant pour un mot, ce soir,  le doute se déploie et les larmes suivent. Pourquoi courir après cette mascarade ? Quelle finalité ? Comme l’impression d’avoir fait la pute pour une ligne de renom sur le CV. Impossible.

Donnez-moi un compas, une voile et une coque de noix pour mon bonheur. La mer me manque, je ne pense plus qu’à cela. Pourquoi ? Et d’où vient cette peine quand j’y pense ?

Demain n’y paraitra plus, j’aurai dormi.

Bientôt, je revolerai sous la Geo II parce qu’on me rendra mes week-ends, parce que la plénitude, seule là-haut, n’est comparable à rien d’autre.