Le putch de la lecture

Fin juin 2012, Petit Ginkgo (5 ans et 4 mois) décide d’apprendre ‘les autres lettres’ (celles qui ne sont pas bâton, les cursives quoi !) ; juste au moment où il quitte la pseudo moyenne section de maternelle pour 2 mois de doigts de pied en éventail !

N’écoutant que la théorie des périodes sensibles chères à Maria Montessori, Capsicum et Ange rattrapent donc leur retard sur la confection des lettres rugueuses entre un rendez-vous d’haptonomie et un accouchement.

Au retour du môme (5 ans et demi), après plus d’un mois et demi chez tous les grands parents, nous voilà à pied d’œuvre pour l’exploration de l’alphabet. Je me demande d’ailleurs quelle est la réelle motivation de cet enfant : ‘apprendre le sons des lettres’ ou ‘en mettre plein la vue à ses maitresses’ à la rentrée de grande section de maternelle. Peu importe, le résultat est là ! Il mémorise toutes les lettres cursives.

S’en suit donc la logique envie de lire, très rapidement frustrée car les maitresses en restent à l’écoute des sons. Il faudra qu’il arrive en larme à l’école un matin pour qu’elles décèlent enfin ce profond désir d’écrire des mots et de les lire, auquel il se voit répondre depuis des jours “ce n’est pas encore le bon moment !”.

Manifestement, fréquenter une école Montessori n’empêche pas la difficulté de dialogue et de compréhension enfant-profs-parents !! Et non, je ne suis pas une mère abusive qui pousse outrageusement ses enfants …

Une fois les chevaux lâchés, Petit Ginkgo s’en donne à cœur joie avec l’alphabet mobile. C’est à ce moment que Capsicum exhume le livre de lecture de son enfance pour offrir à Petit Ginkgo un support de lecture à son niveau.
Du coup, le gamin nourrit sa boulimie entre les billets de lecture de l’école et quelques pages de ‘Mico, mon petit ours’ à la maison. La régularité en plus, insufflée par votre dévouée Capsicum. Il faut bien battre le fer tant qu’il est chaud et du coup doser avec raison.

“Mais où sont passées les dictées muettes ??”
La directrice de l’école me toise alors, en m’affirmant que ce n’est pas conforme à la ligne Montessori Internationale. Mais où avais-je bien pu faire ma formation ?
“Comme vous … auprès de la Dame du Luberon qui fut l’élève de Mario Montessori !”
La conversation se rééquilibra instantanément.

Passons sur les commentaires inquiets de la mamie paternelle estimant que j’aborde des notions trop compliquées avec Petit Ginkgo et vous avez un enfant (enfin soutenu par ses maitresses) ramenant des dizaines de carnets de billets de lecture, fière comme un Pâpe de pouvoir lire les graphèmes complexes : an, am, ou, et, en, em, in, oi, etc

N’étant pas familière avec le cursus standard, je ne sais où se situe Petit Ginkgo par rapport à la norme française mais ce que j’ai constaté, c’est cette incroyable envie de déchiffrer.

Alors que j’étais interloquée l’année dernière de voir Petit Ginkgo ne faire que de la géographie, des expériences de physique et de la couture, me demandant si vraiment un jour, il aurait cette envie de jouer avec les lettres, le voilà porté par un élan irrépressible.

Hier à la bibliothèque municipale, l’enfant (6 ans dans quelques jours) cherchait même les premiers livres qu’il pourrait gloutonner seul. Quoique les autres en disent, ce n’est pas moi qui vais l’en dissuader …

Tout simplement magique !

Ma vie est si intéressante !

Finies les théories à la con qui me font passer pour une donneuse de leçon à deux balles telle une sociologue de comptoir. Intéressons nous au concret, au vécu, au palpable,  …

auteur inconnu

… mes cheveux ont littéralement gelé dès que j’ai mis un pied dehors, ce matin.

Quelle inconsciente, je fais.
Heureusement que je n’avais pas la goutte au nez. ;)

La babysitter du Phare

Dès qu’elle parait, Petit Biloba se calme.
Il observe alors tous ses mouvements, la suit du regard, sous le charme. Il reste interdit, en admiration. Dès qu’elle s’approche, il n’a de cesse que de vouloir la toucher, la pincer même parfois.

Elle est particulièrement douée pour l’apaiser au moment du coucher (et Dieu sait qu’on en a besoin !) … il suffit qu’elle se couche à proximité. ;)

Merci dévouée chat-vache !

Théorie de l’éducation à la frustration.

Depuis un temps, je souhaitais cesser cet alarmisme chronique, résultant de coups de gueule récurrents à travers le blog. Même s’il est hors de question de se voiler la face, voir le verre à moitié plein est meilleur pour la santé mentale et donc physique.

Or, je fus étonnée d’observer comment la simple réponse à un commentaire du billet anecdotique La boite de couleurs avait pris de l’ampleur et avait fini par être totalement hors sujet !
Alors pourquoi bouder l’essence même de ce blog : exprimer la vision de Capsicum.

La jeune génération est comme tout le monde, mue dans une société où la satisfaction est rapide et instantanément renouvelée. Cela pose donc la question de la frustration à bon escient.

J’avoue qu’il faut parfois me faire violence pour ne pas céder à la frimousse d’ange de Petit Ginkgo, tout en lui expliquant le pourquoi du comment. Pourtant, enfant (avant l’adolescence, j’entends ;) ), nos parents imposaient le ‘non’ sans qu’il y ait possiblilité d’insister’. Et pourtant, je n’étais pas plus malheureuse.

Petit Ginkgo est régulièrement face à un refus car il est important de savoir se contenter de ce que l’on a, surtout dans une société qui lui offrira peut-être moins que ce qu’il reçoit aujourd’hui.
Il n’est pas simple de trouver le juste dosage entre faire comprendre que le bonheur ne réside pas dans l’achat et éviter de faire naître une névrose qui le conduirait radicalement à l’effet inverse.
D’autant qu’attendre un jouet des semaines durant, en fait aussi sa valeur. Plutôt que d’être remisé dans le placard une fois la nouveauté passée, le jouet a été tellement rêvé et les jeux si bien imaginés qu’il en profite énormément.

Je ne connaissais pas le psychosociologue Jean Epstein avant d’écrire ce post et pourtant ses dires de spécialiste rejoignent les miens de simple observateur :

Et dire que les études s’accordent à montrer que les personnes ayant expérimenté la frustration bien dosée dans l’enfance ont moins de chances de devenir délinquantes car elles savent gérer ce fameux sentiment de frustration. Ce serait d’ailleurs une des clefs de l’adolescence tranquille. (Le bon sens aurait pu nous conduire aux mêmes conclusions !) Sauf que de nos jours, les enfants sont en permanence soumis à une multitude de stimulus qui rendent confus leurs réels désirs, car leurs besoins ont finalement peu évolués.

Le travers de cette éducation qui se veut à l’écoute des enfants, est ‘l’explication à tout bout de champ’. Même si l’explication est souvent essentielle, un peu d’autorité bien ciblée ne fait aucun mal, bien au contraire. La vie s’en voit simplifiée pour tout le monde sans que les gamins soient affligés pour autant. J’ai trop vu, dans ce milieu de l’éducation alternative, de parents devenir esclaves de leurs enfants parce qu’ils voulaient trop bien faire. Ils sont finalement dépassés, épuisés.

Après, cela dépend du caractère du môme. Certains seront curieux de ce qui les entoure et souhaiteront comprendre, toucher, explorer. D’autres seront blasés car ils n’ont jamais été sensibilisés au bien être simple que procurent leurs 5 sens. C’est pourquoi, il s’agit d’équilibrer leur vie virtuelle et instantanée avec du concret, du réel, du goût de l’effort, de l’attente, des saveurs et du discernement. Il est important de leur montrer qu’ils sont aptes à réaliser de nombreuses choses par eux-mêmes (sans les priver de la norme dans laquelle ils évoluent).

D’ailleurs, les adultes ne sont pas exempts de cette perte de réalité.
Comparés à nos grand-parents, nous ne savons plus faire une multitude d’actions par nous-mêmes. Nous sommes alors obligés de payer tout un tas de services sensés nous simplifier la vie (couture, réparation auto, plats cuisinés, nettoyage, décoration, construction, livraison en tout genre, voyage clef en main, fruits & légumes hors saison, etc). Même ‘éduquer les enfants’, quelqu’un le fait à notre place depuis leur plus jeune âge, à en croire le temps infime que nous passons avec eux chaque jour ! De nombreux domaines se sont complexifiés, les activités professionnelles se sont donc hyper spécialisées et fatalement hyper standardisées, nous rendant identiquement incompétents dans tous ces domaines qui nous échappent.

Ce symptôme se retrouve à l’échelle nationale : en France, la variété de l’emploi se limite petit à petit aux services, le tertiaire. Le primaire et le secondaire, étant de plus en plus externalisés, les importations augmentent embarquant le coût de la vie avec elles. Il faut alors travailler encore plus pour pouvoir se payer tous ces services ‘si indispensables’ et accéder aux produits des secteurs primaires et secondaires. CQFD.

En un peu plus d’un siècle, l’échelle des valeurs a été complétement bouleversée.
Le progrès qui apportait un peu de confort à la rude vie d’hier a mué ces 50 dernières années. Il est en train de gangréner notre actuelle qualité de vie (pouvoir d’achat déplorable, obésité, normalisation, pollution, cancer, quête de sens, etc).

Je ne suis pas une passionaria de l’éducation de grand-papa (bien au contraire), une extrémiste opposée à la mondialisation (opposée à l’uniformisation, c’est sûr), ni politiquement engagée d’un coté comme de l’autre (ils se valent tellement, mais je vote), ni écologiquement intégriste (une écologie de marché, ça existe ?) mais fort de toutes ces constations, je suis convaincue que l’homme de la rue est capable de changer les choses à son niveau.
Cela se propagera … c’est sûr !

Vive le bon sens, l’éducation éclairée et la simplicité volontaire !

********************

Cinquante ans de consommation en France, www.lefigaro.fr, 2009

Nous sommes des parents formidables, Jean Epstein

CONSTRUCTION DES REPERES CHEZ L’ENFANT ET PREVENTION DES VIOLENCES ET INCIVILITES, conférence donnée par Jean Esptein, organisée par la FoCEF à Namur, en février 2002

Paragliding Circus

Gill Schneider associe l’art du cirque au parapente à travers un peu de jonglerie sur la dune du Pyla (la difficulté est d’anticiper le déplacement) et de trapèze artistique au dessus du lac d’Annecy.

L’impression forcit en camera subjective filmant Roxanne Gilliand à la verticale du lac !

Belle association.

Théorie de l’irréductible progression

C’est bigrement mieux au delà du tapis d’éveil !

Ainsi sont programmés les nourrissons !
Rien n’est plus fort que cette volonté de d’abord s’assoir, ramper, puis se mouvoir à 4 pattes ou se hisser debout et enfin marcher. Il en va ainsi de la parole et bien sûr de l’autonomie de façon générale. A partir de là, l’entourage de l’enfant exacerbe ou infirme ce don de la nature car l’art de bien doser ses interventions auprès de l’enfant, n’est pas enseigné aux parents.

Si par bonheur l’équilibre est globalement trouvé, le petit enfant profite d’un moteur de progression extraordinaire : une curiosité insatiable pour le monde qui l’entoure. Tout le reste (se tenir assis, monter les escaliers, manger seul, etc) ne constitue que des moyens d’arriver à ses fins. Nourrir la curiosité de l’enfant sans décourager son élan de mobilité par un trotteur ou un transat bien sanglé !

Cette détermination m’impressionne grandement et m’interroge sur la raison pour laquelle le commun des mortels perd ensuite cette curiosité en grandissant. Ils estiment en savoir suffisamment pour leur bonheur. Ceux là aiment leur confort et évitent l’imprévu comme la peste. Ainsi certains n’en cherchent pas plus quand d’autres restent mus par l’inconnu, parfois même obsédés par l’exploration de tous les possibles. S’en suit souvent, pour ces derniers, une quête sans fin, mais palpitante.

Je suis en admiration devant Petit Biloba (5 mois et demi) qui a sorti 6 dents, se tient assis seul depuis plusieurs semaines, se retourne sur le ventre pour tenter de ramper vers tout objet à sa portée et n’a de cesse que de vouloir se tenir debout. Petite Capsicum, à son âge, était immobilisée, allongée, les jambes en traction.

Que développe un enfant dont le besoin naturel d’exploration est contrarié ?
Que pense alors un si petit enfant extrait de son milieu habituel et de ses proches, sans bouger durant plusieurs séjours à l’hôpital ?

La seule réponse en ma possession est le sourire radieux de Petite Capsicum sur toutes les images de l’époque …

… et le choix, une fois adulte,
de rester avec ses enfants durant leur première année de vie. ;)

Transfert de VEI dans le SIV

Après une collision non responsable en 2006, une procédure VEI, un gel de carte grise une opposition au transfert de certificat d’immatriculation, des réparations simples financées par l’assurance, 6 ans de circulation sans incident, 4 contrôles techniques favorables et un changement d’adresse non signalé, histoire ne ne pas attirer l’attention sur un véhicule qui pourrait être soumis à un décret de 2009 (exigeant le retrait de la circulation des véhicules désignés comme endommagés s’ils ne font pas l’objet d’une expertise finale aux frais du propriétaire), Titine est prise en flagrant délit d’excès de vitesse le jour de mon anniversaire.

Et non, ce n’est pas moi ;)

Le procès verbal, étant sous forme de pli simple, le service de transfert définitif de courrier aurait du nous le faire suivre à notre nouvelle adresse.

Tout aurait continué calmement de la façon précédente sans ce hic …

Suit donc un rappel en recommandé qui ne touche évidemment pas les destinataires puisque La Poste est dans l’obligation de les retourner à l’expéditeur avec la mention “Pli non distribuable”. Un mois plus tard, le Ministère Public envoie un nouveau courrier à nos noms mais à l’adresse de mes parents : amende forfaitaire de 68 euros avec majoration de 112 euros, dûe à l’absence de paiement.

Oups, mais nous n’étions même pas au courant … N’empêche, ils sont diablement rapides et efficaces !

Le changement d’adresse devant être effectué sous 1 mois suivant le déménagement, nous aurons bientôt une autre amende, en plus de celle majorée totalisant 180 euros …

Ne souhaitant pas que notre véhicule soit injustement mis au rancard pour des questions administratives expliquées en détail ICI et ne trouvant aucune explication précise du terme “transfert de CI”, Capsicum a donc fait un pari osé. Elle a manifestement perdu ! C’est l’jeu ma pauve Lucette. ;)

Sauf que la dernière lettre était assortie d’un formulaire de demande d’annulation de la majoration si le changement d’adresse est mis en conformité et l’amende initiale payée dans les nouveaux délais.

Je ne m’attendais pas à une telle clémence :-o  puisque nous étions administrativement en tort sur toute la ligne !

Place donc au fameux changement d’adresse, qui en nous faisant passer dans le nouveau système d’immatriculation, risque d’envoyer à la casse notre parfaite Titine. Une nouvelle plongée dans les textes (ayant grandement évolué depuis 2006 mais aussi depuis 2010) fait renaître l’espoir grâce à une note interne du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales présentant les codes de conversion des oppositions FNI dans le SIV.

J’ai enfin la preuve que la manip est possible sans qu’on vienne nous chercher des noises.

Ce que me confirme le Certificat Provisoire d’Immatriculation que j’ai actuellement en main, après 2h de poireautage à la préfecture !

Monsieur D. avait donc raison dans son commentaire. :)

Y’a plus qu’à poser les plaques et payer l’amende !

********************
Lire tous les billets concernant : Titine et son affaire de VEI

La boite de couleurs

Elle traine sur le sol, ouverte, à coté des coloriages éparpillées.

Petit Ginkgo n’avait même pas l’âge de tenir un crayon lorsque je l’ai achetée. J’avais vu passer la publicité Caran d’Ache sur une vente privée quelconque. Alors me remémorant tout le plaisir vécu, je me suis dit que lui aussi se ferait de merveilleux souvenirs, pleins de couleurs.

J’étais déjà vieille me semblait-il, 8 ou 9 ans quand ce soir là ce Monsieur Jovial, bien rond entra chez mes parents, un trésor à la main. La boite de Caran d’Ache était longue, très longue, dégradée comme un arc en ciel. Un bien bel objet.

Lui était grossiste en cartes.
A l’époque, j’entendais parler de VRP, sans comprendre ce que les grands entendaient par là. Je n’ai saisi les contraintes de son métier que 20 ans plus tard, lors de mes déplacements en clientèle.
Il traitait avec ma mère pour ravitailler le Marigny en cartes de toute sorte, d’anniversaire, de félicitations de mariage, de naissance, mais je ne crois pas qu’il faisait les cartes postales.

Sa convivialité le faisait inviter dans ce petit monde des Tabacs. En laissant trainer mes oreilles, je crus comprendre qu’il avait sa cantine au Relais de la Maladière, chez une jeune veuve, mère de l’une de mes copines. A chaque saison, il arrêtait sa tournée dans ce coin et ils oubliaient leur solitude ensemble.

J’aimais bien qu’il vienne diner à la maison car le repas était animé de nombreux esclaffements. Pouce-Pouce, comme aimaient à l’appeler mes parents, nous parlait avec fierté de sa fille Véro et nous contaient les histoires de ses clients, à la manière du rémouleur qui passait dans les campagnes colportant les nouvelles de la région. Il parlait du Doubs avec un accent typique et se resservait volontiers en vin.

Un jour, j’ai vu la visage de mon père se décomposer après avoir tiré les cartes.
Pouce-Pouce l’avait appelé très inquiet par la disparition de son épouse, dépressive chronique. Il avait donc pensé aux quelques dons de mon père, comme un dernier recours, puisque les flics piétinaient depuis des jours. Au téléphone, j’entendis parler ombrageusement mon père de péniche et d’eau, comme un mauvais présage. Quel choc quand nous apprîmes qu’ils avaient retrouvé ce qu’il restait du corps de son épouse dans une écluse. De ce jour, je pris le tarot bien plus au sérieux.

Les taxes augmentant, mes parents vendirent le magasin et Pouce-Pouce disparut du tableau.

C’est bien des années plus tard, alors que je m’essayais au joli métier de moniteur de voile que nous le retrouvâmes à la Chaume, de l’autre coté du chenal des Sables d’Olonne. Il vivait dans un appartement étriqué avec un femme plus jeune que lui dont je ne garde pas plus de souvenir.
Il nous parla de sa nouvelle vie et de Véro … et moi, de la boite de couleurs que j’avais empaquetée dans mes affaires pour partir étudier loin des miens. Quoiqu’un peu étonnés de le voir rétréci, nous étions rassurés de le trouver apaisé.

L’annonce de sa mort, peu de temps après, nous cueillit le cœur.
Il ne restait plus qu’une boite de crayons de couleur Caran d’Ache pour me rappeler ce Monsieur qui semble-t-il avait un don pour écouter les autres.

Et puis bien des années plus tard, il y eu une nouvelle boite ‘junior’ pour mon fils qui range ses crayons dans l’ordre des dégradés de couleurs …

… probablement aussi émerveillé que moi par cette jolie chose.

Thierry Janssen

“(…) j’y développais une idée qui me paraît importante tant pour l’épanouissement personnel de chacun d’entre nous que pour la survie collective de nos sociétés contemporaines : l’harmonie et le bonheur, la santé et la longévité impliquent de ne pas tricher. Il s’agit donc d’être cohérent, de dire ce que l’on pense et de faire ce que l’on dit. Cela demande de se dévoiler, de se révéler, de ne pas trahir la partie la plus essentielle de soi, d’être vrai avec soi-même et avec les autres, de vivre avec une intention apocalyptique. Lorsque j’écoute les patients qui me confient les drames de leur existence, lorsque j’examine mes propres difficultés, lorsque j’analyse les crises écologiques, sociales ou financières qui font les gros titres de nos journaux, je constate que, la plupart du temps, le chaos naît de la tricherie, de la trahison vis-à-vis de l’essentiel, des doubles discours, des intentions cachées, du manque de transparence, d’honnêteté et d’intégrité.

Comment espérer retrouver un peu de sérénité en continuant à vivre de la sorte ? Je ne vois pas d’autre solution que celle d’arrêter de tricher et de mettre notre cohérence ainsi retrouvée au service de l’essentiel. (…)”

Thierry Janssen, Newsletter Décembre 2012

A ben tiens, justement :) : La liberté n’est-elle pas …

La liberté n’est-elle pas …

… émaner à l’extérieur ce que l’on est exactement à l’intérieur ?

Du coup les salopards sont bien plus raccord(s) avec eux-mêmes que beaucoup de “gentils” ! De ce point de vue, la vie en société semble grandement compromise.

La clef du “Paradoxe Français” résiderait dans la moisissure.

Le Roquefort aurait des propriétés anti-inflammatoires expliquant pourquoi la longévité des Français est plutôt excellente malgré une alimentation souvent trop grasse et alcoolisée.

“Les observations indiquent que la consommation de vin rouge ne peut à elle seule expliquer le paradoxe et peut-être que certains autres éléments de l’alimentation typiquement française pourraient être responsable de la mortalité cardiovasculaire réduite. Nous émettons l’hypothèse que la consommation de fromage, en particulier des variétés avec de la moisissure, peut contribuer au ‘paradoxe français’“, conclut l’équipe de chercheurs.”

Les français vivraient plus longtemps grâce au Roquefort, fr.locita.com, 21-12-2012

Alexandra David-Néel – Biopic

La télévision s’approprie le mythe de cette grande exploratrice du XXème siècle en proposant un téléfilm retraçant l’épopée qui l’a conduite à être la première occidentale à entrer à Lhassa.

Si son fort caractère n’a pas toujours été des plus agréables, sa quête orientaliste et sa façon de vivre a été d’une modernité inimaginable pour l’époque.

Retrouvez sur Pluzz, encore pour 4 jours  :  J’irai au pays des neiges, un film de Joël Farges avec Dominique Blanc pour incarner le rôle principal : Alexandra David Néel.

Lawrence Durrell

Travel can be one of the most rewarding forms of introspection.

Lawrence Durrell

Patrice Franceschi – n°43

Je n’ai jamais réellement craint les échecs. Ils sont le lot de ceux qui entreprennent beaucoup et l’on peut en tirer toutes sortes d’enseignements – comme de tous les moments d’adversité et d’infortune, ces moments qui vous forgent comme aucun autre. J’ai donc toujours  pris les revers de fortune comme ils venaient, avec simplicité, les considérant davantage comme des étapes de construction personnelle que comme des périodes d’obligatoire abattement.

Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p489

Joyeux Noël …

Bon baiser.

Light Line

Superbe maitrise et élégance du vol.
Quand la technique devient poésie, cela donne aussi une magnifique photographie …

Jean-Baptiste Chandelier partage l’excellence.

Des frissons me parcourent le corps. Une nouvelle fois ma pensée se pose sur la Geo II qui dort dans le placard.

Merci Cap’tain pour la trouvaille.

Câlin de la dernière chance.

Capsicum parie pour un pic de natalité vers le 21 septembre 2013 ! Enfin, si nous survivons à demain …

“Il faut bien en profiter une dernière fois” et “A quoi bon prendre sa pilule”. ;)

Les cinq plus grands regrets des gens avant de mourir.

En s’occupant pendant plusieurs années de patients dans les dernières semaines de leur vie, Bronnie Ware, une infirmière australienne a recueilli leurs derniers mots, vœux, souhaits et regrets :

1. «J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi»
2. «Je regrette d’avoir travaillé si dur»
3. «J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments»
4. «Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis»
5. «J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux»


Bronnie Ware s’intéresse plus particulièrement à la «clarté de vision que les gens atteignent à la fin de leur vie, et à la façon dont nous pourrions apprendre de cette sagesse».

Les cinq plus grands regrets des gens avant de mourir, www.slate.fr, 07-02-2012

En bonne voie, mais ce n’est quand même pas simple !

Allez, au boulot …

Agar-Agar !

Mon nouveau meilleur ami. ;)

Il a quand même assez peu de conversation !

Georges Bataille

Parce qu’il ne faut pas remettre notre existence à demain.

Georges Bataille

… et voilà … le retour de l’incontournable besoin !

Au boulot

Nous l’avions foutu dehors depuis un moment, mais l’Esprit Frappeur a repointé le bout de son nez ces derniers temps !

Sauf que pour une fois – Oh, Misère – le Phare reçoit pour Noël …

Mot d’Enfant – n°85

Subrepticement, un petit peu de colorant alimentaire bleu dans la pâte bien jaune du quatre-quart. Et voici un gâteau parfaitement vert, donc … aux petits pois ! Quand Petit Ginkgo découvre le pot aux roses, il s’exclame avec un sourire complice :

- Elles sont pas drôles tes blagues, Maman !
- Ha, ha, ha !

Petit Ginkgo (5 ans et 10 mois)

Mot d’Enfant

La routine 2.0

Pourquoi, ne se passe-t-il plus rien sur Facebook, après minuit ?? (dit-elle à 2h04)

Les amis étrangers dorment-ils le jour ?

2013 … en perspective !

Coronographie, exploration ventriculaire, IRM cardiaque … quand je vois comment Mummy fait son expérience hospitalière, un regain d’envies vient me hanter.

* Pour l’altitude, vivement que le printemps me permette de revoler sous notre petite Geo II. Les ascendances me manquent de plus en plus.
* Pour les profondeurs, la plongée revient dans ma ligne de mire. Aller au moins jusqu’au niveau 2 ne gâcherait rien à mon expérience de la mer.
* Sans oublier l’altitude 0 où les embruns commencent à manquer durement. Il est temps de m’y mettre plus sérieusement, histoire de densifier quelques compétences voileuses, afin d’atteindre une réelle autonomie. On ne sait jamais, des fois que cela serve dans l’avenir …
* Notre nouvelle implantation géographique fait que la traversée Nord-Sud du Vercors par les crêtes me titille de plus en plus. Ce pourrait être un joli projet sans trop de frais, avec quelques copains.

Hauts plateaux du Vercors

Petit Ginkgo (presque 6 ans) commence à avoir un âge raisonnable pour lui faire partager nos périples à travers le monde, pour lui faire goûter inattendue.
* La Namibie reste bien sûr LA destination à mon goût, mais elle ne fait pas l’unanimité au Phare.
* La Nouvelle Zélande en nomade est un vieux rêve que l’on partage.
* Et nouvellement, mon attention a été attirée par les Galapagos.
* Du coté voyage pépère (quoique), revoir une copine serait agréable tout en découvrant le Canada.
* Et puis, il y a toujours le Japon en toile de fond !
Le porte monnaie n’est évidemment pas extensible mais notre façon de voyager n’est pas des plus onéreuses.

C’est bien beau, tous ces projets venant résonner en moi, mais n’oublions pas que j’ai encore un Petit Biloba de 4 mois, accroché au sein. N’allons pas trop vite non plus. Il serait dommage de gâcher ce moment unique avec un si petit enfant.

Je vois tout cela comme des bulles d’air à venir.
Ce n’était donc pas spécialement mon boulot chez Industrie & Co qui me faisait languir d’ailleurs et d’aventures … C’est comme ça, le système d’exploitation d’origine de Capsicum. ;)

Quoiqu’il en soit, ces idées sont très ponctuelles or j’ai vitalement besoin d’un projet consistant, à plus long terme, dans lequel investir toute mon énergie. Et j’ai beau chercher, je perds de ma fantaisie en matière d’avenir. Les deux/trois reconversions envisagées me semblent aléatoires et la perspective d’un retour dans l’industrie me semble source de grand stress (pourtant pas insurmontable et suffisamment lucratif pour faire d’autres choses en parallèle).

Allez Mummy, accroche toi !
Y a plein de trucs passionnants encore à faire.

Amitié sous manteau blanc

Les flocons s’écrasent contre le pare-brise.

Partout dans les rues de Lyon, l’effervescence du 8 décembre rehausse l’ambiance de Noël. Quelques images, parfums, amis me reviennent à l’esprit. Et comme si la radio était complice, Sunday Bloody Sunday me plonge dans une profonde contemplation.

Ah … le bon vieux temps des copains.
Avec le temps, les uns et les autres ont migré (moi la première), ils se sont investis dans leur boulot, ont décidé de se reproduire. Seuls certains restent proches. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’une bande de copains à la vie à la mort, quelles que soient les emmerdes, les erreurs, les humeurs.

Sous le filtre d’une certaine psychologie de comptoir, je dirais que c’est typique d’une petite dernière qui aurait adoré avoir un peu plus souvent des camarades de jeu autour d’elle !

Comment débuter en amitié par Sheldon, The Big Bang Theory

C’est bien connu, les relations les plus profondes et les plus durables se créent dans l’adversité. La prépa a donc été un ciment des plus forts. A papillonner de groupes en groupes, j’ai fini par adopter l’appart 90 et ses habitants.

17 ans plus tard, ils sont toujours là.
Parfois à distance, parfois bien présents. Tout dépend des évènements de la vie qui portent à observer les choix de ces amis inconditionnels. Peu à peu est née une amitié amoureuse et puis bien plus même … deux enfants à l’appui !

Un vrai délice de reprendre une conversation là où elle s’est interrompue, peu importe le temps écoulé. Une magie toujours renouvelée avec Bricol’Girl, ex-colloc de l’époque et Ma Complice de 6ème.

Au delà de ces quelques proches, il devient plus difficile de fédérer durablement. Cela va, cela vient. Cependant, pour quelqu’un qui porte l’amitié au panthéon des relations, les invitations à boire un verre sont rares et les dîners peu rendus !

Comment peuvent-ils se passer de Capsicum ??!! ;)

Rien de plus simple, en fait :
Il suffit d’être un peu moins amusante, beaucoup plus occupée et d’avoir déjà refusé plusieurs propositions. A moins que ce soit la faute d’une conversation inintéressante …

En changeant, la musique m’extrait de cette blanche torpeur. La neige tombe de plus en plus densément.