On s’habitue au luxe …

Les voitures récentes font plein de truc sans que nous ayons besoin de nous en soucier …

Résultat votre Capsicum réutilisant sa vieille Titine, se retrouve les bras ballants devant la grande surface, en rade de batterie, parce qu’elle a oublié d’arrêter elle-même les phares de sa vieille Clio.

Ben oui, quand on n’a pas de tête, on a des câbles !

Maison-poison, quand nos intérieurs nous polluent

Un reportage intéressant pour assainir sa maison, histoire de ne pas s’empoisonner au quotidien. Si le consommateur en prend conscience, les industriels s’obligeront à proposer des solutions. Parole de chimiste …

Bizarrement, je n’ai pas trouvé de rediff sur Pluzz.

Michel Audiard

Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.

Michel Audiard

J’abandonne

Que Voltaire aille se ré-habiller !!

J’abandonne l’idée d’être heureuse.
Tout me fait chier. J’en ai marre de l’unilatéralité. Je ne réponds plus au téléphone qui pleure. Je ne veux plus rien maitriser. Mes congénères me rendent si tristes les uns après les autres.

J’vais reprendre mon boulot (enfin essayer) pour me noyer dans le turbin. Comme ça j’aurais une excuse pour ne plus faire aucun effort. J’aurais une légitimité pour les coups de fatigue et pour détester tout le monde.

Je redeviens insolente, j’ajoute de l’incivilité chronique, sans état d’âme. Libre d’emmerder les autres autant qu’ils le font tous au quotidien. Plus aucun ménagement pour personne, plus aucune culpabilité.

Je thésaurise, je me tape les plus beaux yeux bleus que je croise, je m’anesthésie autour du monde et je reviens mourir dans ma steppe natale, aigrie et désœuvrée par ma vie.

Happy Valentine’s day

Credit photo : ???

L’intimité de mon cerveau

Il y a 3 ans, Miss Démêlage me demandait pourquoi il était si important pour moi de protéger la petite enfance de Petit Ginkgo. Par protéger, elle entendait être si impliquée, rester avec lui lors de sa première année, l’encourager à l’autonomie, lui trouver une nounou aimante et intelligente, être particulièrement à l’écoute et lui permettre de s’adapter aux situations.

J’ai longtemps gardé en moi cette question car elle me paraissait hors de propos.
En effet, pour moi, entourer le petit enfant tant qu’il n’a pas suffisamment de compétences et de maturité pour se protéger lui-même est de la responsabilité de ses parents. Je ne faisais donc rien d’autre que mon devoir.

Mais je ne suis pas aveugle et me rend bien compte que beaucoup de parents font des choix différents qui, de l’extérieure, semblent ne pas poser plus de problème aux enfants.

Ayant fraichement conseillé le livre d’Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l’enfant, j’étais en train de le relire quand arrivée au chapitre IX ‘La vie n’est pas un long fleuve tranquille’, j’ai été interpellée par la réponse à une question que j’ai posé sur le blog récemment :
“les mômes qui ont une enfance sans histoire, plutôt sympa, quasi équilibrée, ne feront-ils rien d’exceptionnel ??”
Question qui revenait à demander : “Faut-il blinder nos enfants pour les rendre aptes à la ‘vraie vie dure et sans merci’ ?”

La réponse de la psychothérapeute a du sens, en tout cas celui que je soupçonnais. Vous pouvez la lire dans le billet suivant : Isabelle Filliozat – n°1

Je poursuis donc ma lecture avec le sous-chapitre 2 : ‘Les séparations’.
Elle y parle d’un enfant né avec un problème cardiaque et de son père qui refuse de le laisser seul pour la nuit. Il dormira sur le carrelage sous le berceau, déterminé à ne pas capituler devant le personnel de l’hôpital.

A ce moment, les larmes montent à mes yeux. L’émotion est si incontrôlable, subite et irraisonnée que je comprends qu’elle vient tout droit de mon enfance.
Et là je saisis mieux ce que je disais à Miss Démêlage : “Rester avec le si jeune Petit Ginkgo est important car je ne veux pas que quelqu’un d’indélicat l’abîme. Il n’est pas encore assez armé pour se défendre seul.”

Seule, solitude, sentiment d’abandon, voilà la clef de cette émotion d’enfant qui me submerge. Il ne manquait plus que les mots ‘hôpital’ et ‘personnel médical’ pour que je comprenne que mon expérience du département de chirurgie pédiatrique guide encore quelques choix, 30 à 36 ans plus tard.

J’ai toujours clamé haut et fort que je n’avais aucun mauvais souvenir de l’hôpital.
Et c’est entièrement vrai, à partir du moment où l’amnésie infantile a fait son office, c’est à dire environ aux alentours de 2-3 ans. J’étais alors capable de gérer consciemment cette situation pour en faire une bonne expérience constructive.

Or, je découvre que mes séjours antérieurs à l’hôpital ont résonné inconsciemment, toutes ces années. Il est vrai que l’adulte que je suis devenue s’est souvent demandée ce qu’avait pu ressentir ce bébé de 5 mois et plus, immobilisée sur un lit d’hôpital, et dont les parents ne pouvaient rester pendant tout le séjour. (Les pauvres faisaient ce qu’ils pouvaient.)

Je viens de comprendre pourquoi il était si essentiel d’être moi-même présente, physiquement et à l’écoute, durant les premiers mois de vie de mes garçons. Je l’exprimais déjà avant : “car je ne veux pas que quelqu’un d’indélicat l’abîme” sans vraiment comprendre la réelle portée de mes propres mots.

Si j’ai trouvé une explication, une justification, cela ne remet absolument pas mes choix en cause. Ils s’en voient même grandement renforcés.

Miss Démêlage m’avait bien dit que je n’avais pas besoin de psychothérapie.
En effet, les explications de mes propres comportements s’offrent spontanément à moi sans l’aide d’un tiers … C’est plutôt cool et économique !!!

Vous me croirez si vous voulez mais en connectant les liens de ce post, je viens de m’apercevoir que ces mêmes conclusions avaient déjà été tirées, il y a un mois, dans Théorie de l’irréductible progression ! Décidément, j’ai une mémoire de poisson rouge en ce moment. Peut-être n’avais-je pas complètement intégré ma découverte ! En tout cas, c’est vraiment l’âge de Petit Biloba qui m’inspire …

Si ces expériences hospitalières ont manifestement infligées des fêlures au petit être que j’étais, elles ont aussi été ma chance d’être élevée avec plus de compréhension que mes ainés.

Comme je l’abordais dans le post : LCH – Dépistage de génération en génération, le professeur en chirurgie qui traitait ma luxation congénitale de hanches dans les années 1976-82, m’expliquait par le menu les interventions à grand renfort de dessins, ainsi que les tenants et les aboutissants, alors même que je ne savais pas encore parler.

Cela a sûrement grandement inspiré mes parents qui de cette façon m’ont fait pousser avec bienveillance et paroles.

Isabelle Filliozat – n°1

Un enfant qui ex-prime ne garde pas en lui. Il a mal, certes, mais la douleur n’a pas le pouvoir de le détruire. A l’aide des larmes, il la traverse.

Un enfant qui doit taire ses larmes enferme en lui sa douleur. Il est seul avec elle. Il se replie sur son mal. Une part de son énergie psychique s’emploie à donner sens à cette douleur, à contenir les émotions, à moins souffrir. Toute cette énergie n’est plus disponible pour s’épanouir, apprendre, travailler à l’école ou établir des relations avec des copains. Il risque de sortir diminué de l’épreuve. Tôt ou tard, il exprimera sa détresse par un symptôme. Ses parents ne l’identifieront malheureusement pas toujours comme tel. Eczéma, pipi au lit, refus de s’alimenter, mauvaises notes, violence ou dépression sont quelques-uns de ces symptômes possibles … Les émotions peuvent rester enfouies des années et ne tenter une sortie qu’à l’âge adulte. Altérant la perception de la réalité, elles induisent échecs professionnels, mariages malheureux, erreurs et conflits. Les émotions explosent alors devant le licenciement ou le divorce ou implosent en cancer ou infarctus.

Les épreuves jalonnent la vie de tout humain, il est inutile d’en provoquer pour le blinder. Au contraire, aider un enfant à rester solide face à l’épreuve, à la traverser sans dommage, c’est l’accompagner dans la construction d’une base de confiance en lui, en ceux qui l’entourent et en la capacité de libération des émotions.

Le déni des émotions, le blindage, nous donnent l’illusion de passer entre les gouttes, mais nous savons aujourd’hui combien cette répression émotionnelle est toxique pour la santé physique et psychique. Les émotions sont les outils dont la nature nous a dotés pour faire face aux difficultés de la vie, pourquoi s’en priver ?

Isabelle Filliozat, Au cœur des émotions de l’enfant, p 260,
Editions Marabout Education

Voilà donc la réponse à ma question : “les mômes qui ont une enfance sans histoire, plutôt sympa, quasi équilibrée, ne feront-ils rien d’exceptionnel ??” Question qui revenait à demander : “Faut-il blinder nos enfants pour les rendre aptes à la ‘vraie vie dure et sans merci’ ?”

La Boudeuse 2013 – Ajournement ?

La Nouvelle Odyssée, prochaine mission de La Boudeuse, temporairement suspendue, c’est possible !

Enfin, c’est ce que dit un reportage de la ville de Fécamp :


Retour vers le passé … par VilledeFecamp

Le mieux serait de poser la question à Patrice Franceschi lors de cette soirée au Café Zango, à propos de ‘L’esprit d’aventure au XXIe siècle, pour quoi faire ?’

80 places disponibles, donc pensez à vous inscrire sur le formulaire ICI et …

… revenez partager avec Capsicum ce que vous en a dit la Capitaine !

De Broc coupe la ligne !

Bertrand de Broc boucle son tour du monde en 92 jours, 17 heures, 10 minutes ! Dont 12 heures, au titre d’une pénalité qui lui a été infligée ce dimanche pour avoir déplombé un bidon d’eau de survie à cause des pannes de ses déssalinisateurs.

Pour un problème moteur, il amorce son entrée dans la rade des Sables, à la voile, avant que son bateau soit pris en charge par les semi-rigides. La troisième tentative fut la bonne !

Voilà une belle ténacité. Bravo …

Ken Robinson parie sur la créativité

Traiter la créativité comme nous le ferions pour les matières dites majeures : français, maths, etc …  car le monde dans lequel nos enfants vivront n’existe pas encore.

De nos jours, les enfants ont peur de ‘faire faux’, de se tromper. En cela, nous bridons leur créativité. Or nous n’avons aucune idée de ce que sera le monde lorsqu’ils seront ‘actifs’.

Cela me rappelle une phrase très connue de Maria Montessori :

“N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter. “

Merci Petite Fée Coquelicot

Le profil académique est apparu avec l’industrialisation. C’est donc un schéma plutôt rescent auquel tous se référent. Et l’on en revient à mes questions sur cette volonté partout sur la terre que les enfants fassent des études pour obtenir cette chance d’une vie moins difficile que leurs parents. Or à la première mais surtout à la deuxième génération beaucoup de ces enfants finissent par chercher un sens à leur vie.

Quant à la notion d’inflation académique, je la trouve absolument fascinante à l’heure où l’éducation nationale se gargarise d’un pourcentage démesuré de réussites au bac alors que le chômage est grandissant dans les couches diplômées de la population. Ainsi de nombreux métiers ont été dévalorisés alors qu’ils pouvaient rendre des gens si heureux de les pratiquer. Certains ont plus d’habilité à être plombier que comptable, garde forestier que banquier.

C’est bien connu, quand l’enfant a 4 ans, les parents disent de nos jours “Il fera le métier qui le rendra heureux” et quand il en a 16, ces même parents exultent “Passes ton bac d’abord !!”. J’ai moi-même peur que mes enfants n’aient pas la chance que j’ai eu de faire des études et de commencer dans la vie avec 30 keuros / an car il est si difficile de trouver pour quelle activité un enfant est fait. Serais-je capable de ne pas m’angoisser si Petit Ginkgo m’annonce qu’il veut être éleveur d’escargot, alors qu’il est capable d’être médecin ? Sera-t-il plus heureux avec ou sans la blouse blanche ?

Pour cela il faut réévaluer la richesse des capacités humaines. L’intelligence est variée, dynamique et distincte.

Bien que je sache depuis bien longtemps l’importante place que la confiance en soi doit prendre chez l’enfant, je m’aperçois que l’habitude ne donne pas une place suffisante à l’expression des sentiments, notamment ceux de l’enfant. Je réapprends en bouquinant Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat

qui pour le coup offre une grande porte à la créativité en respectant les émotions de l’enfant.

L’éducation traditionnelle n’est pas la panacée.
Preuve en est qu’il n’y a pas tant d’adultes bien dans leurs baskets. Alors pourquoi ne pas regarder ‘l’éducation’ sous un autre angle ?

Dieseliste …

Voilà un nouveau mot à mon vocabulaire.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que si mon garagiste n’a pas cette compétence, il est tenté en premier lieu de ‘remplacer les/l’injecteur(s)’ pour 500 euros TTC / pièce , alors qu’il existe (peu) des mécaniciens spécialistes des moteurs Diesel aptes à tester ces fameux injecteurs, voire les réparer pour un forfait d’environ 120 euros TTC.

Or mon garagiste, lui, préfère évidemment la première solution sur laquelle il se fait plus de marge alors que ce n’est pas forcément dans mon intérêt !!
Putain de société de consommation.

Autant dire que Capsicum est calmée.
Plus question de laisser le wagoon sucer jusqu’à fond de cuve.

Décidément, mes compétences ‘automobile’ s’améliorent de couac en couac …

L’art d’apprendre à dormir … seul !

Victoire !

Petit Biloba a enfin surmonté ses difficiles endormissements (0h30 – 1h du matin, ce n’est pas humain, à force :p ), à grand renfort de Radio Classique, de veilleuse lapin et de compagnie jusqu’à ce qu’il tombe dans les bras de Morphée.

Certes, il a fait des concessions sur ce point, mais il est revenu sur le concept ‘faire ses nuits’ ! Résultat, il finit dans le lit parental pour un petit réconfort lacté pendant que je me rendors.

Le filou pense que c’est ‘open bar’ et en redemande toutes les 2 ou 3 heures …

Il va sérieusement falloir lui expliquer
combien le sommeil de Capsicum est intangible !

merci Mme Sioux

Vous comprendrez donc pourquoi je rêve d’un lit King Size !

Albert Einstein – n°5

La folie, c’est faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent.

Albert Einstein

Mot d’Enfant – n°86

- Maman, tu sens cette odeur ? demande Petit Ginkgo en me tendant ses mains.
- Euh … tu t’es gratté les fesses ?
– Non, non, ce n’est pas ça. dit Petit Ginkgo un sourire malicieux au coin des lèvres.
- Tu t’es gratté le zizi ?
– Non, non, c’est les fesses du chat-vache !!! répond l’enfant, manifestement ravi de ma grimace.

Petit Ginkgo (6 ans et 2 jours)

Mot d’Enfant

Photo en berne !

Bon, ça y est, c’est fait … j’ai foiré mon premier Baptême !

Pas prévenue à l’avance de ma qualité de photographe officiel de l’évènement, je n’ai pas apporté le flash adhoc. Et là, c’est le drame.

J’ai fait l’erreur de débutant : choisir un iso méga élevé pour capter un maximum de lumière dans l’église. Du coup, les images sont complètement piquées. Juste inexploitables. Un peu sous pression, je n’ai pas ajusté le coup et me suis laissée prendre de bonnes places.

Quelques images sont ajustables avec le développement, mais cela ne donnera que des photos souvenir de médiocre qualité.

Grosse méga honte …

Je ne sais pas où me foutre. Et pourtant, il va bien falloir les fournir aux parents, ces photos.

Il était une fois … être parent.

Pour les curieux, voilà grossièrement ce que j’ai envoyé à Miss Je le vaux bien. Mais j’aurais peut-être du la fermer …

Pas de réponse, même pas un accusé réception de principe. Oups !
Peut-être que sur le blog ça servira au moins à quelqu’un …

    “A l’époque (et encore aujourd’hui) j’ai beaucoup réfléchi aux comportements de Petit Ginkgo et à leurs causes, pour mieux m’adapter à ses besoins. 

    Élever un enfant n’est pas aussi inné que tout le monde veut bien le dire. J’ai appris et je fais des erreurs tous les jours. Nous ne serons jamais que des apprentis-parents.
    Alors voilà quelques pistes qui n’ont pas vocation à dire ce qu’il faut faire. Il n’y a que les parents qui connaissent leurs enfants. Mais on ne sait jamais, ça peut peut-être amener ne serait-ce qu’une idée.

    * Avec Petit Ginkgo, j’ai toujours désiré instaurer une réelle confiance. Car je pars d’un constat que l’on m’a fait quand j’étais étudiante :
    Les parents s’inquiètent trop tard de l’adolescence de leurs enfants alors que c’est dès la naissance que l’on prépare une adolescence sereine. (ça ne garantit pas la réussite mais je suppose que ça ne peut qu’aider)

Ressuscitage, Petit précis de Grumautique, 14-12-2009

    * Alors dès le début, je l’ai pris comme un être différent de moi dont il fallait déchiffrer les réactions, tant qu’il n’avait pas la parole (et après aussi …).
    Il faisait des colères impressionnantes, mais c’est bien plus tard que j’ai compris que les colères résultaient du sentiments que son entourage ne comprenait pas ce qu’il voulait ou ressentait.
    D’ailleurs, les grosses colères incontrôlables se sont arrêtées dès qu’il a commencé à faire des phrases.
    Il fallait donc mieux l’observer pour mieux le comprendre.
    * Je ne dis pas que je laissais tout faire, bien au contraire.
    Mais la base de notre relation s’est articulée sur une éducation respectueuse de l’enfant qu’il est (éducation non-violente par principe et par expérience). Même si les plus intégristes des lecteurs ne me trouveront pas assez à l’écoute, la vérité pour moi réside souvent dans la “voie du milieu” !
    Très rapidement, l’enfant a envie de faire les choses par lui-même, sauf que souvent débuter à “faire seul” engendre ‘tache, embêtement, lenteur ou maladresse’.
    Cependant, en prenant un peu de recul, il apparait vite que l’autonomie apporte beaucoup plus à l’enfant et aussi aux parents.
    J’ai donc pris plus de temps et largué l’horloge interne du parent qui dit “à telle heure le bain, à telle heure on mange, à telle heure il doit être couché”.
    * J’avais remarqué que Petit Ginkgo se calmait plus vite quand il n’avait pas de spectateurs. Or les enfants si jeunes n’ont pas besoin de rester 40 minutes dans leur chambre pour s’apaiser. Ils finissent par oublier pourquoi ils pleurent, mais ils pleurent, se sentant incompris … 

    Nous sortions donc de la chambre en lui disant “Reviens quand tu seras calmé” mais après 5 min, puis 10 min, puis 15 min, nous allions le voir, le prenions dans nos bras. Il se calmait car il comprenait alors que nous l’aimions et que c’était juste son comportement dans telle ou telle situation précise qui était en cause.
    Du coup, nous pouvions plus calmement lui expliquer la situation.

    * Et puis, petit à petit, j’ai insufflé du vocabulaire sur ses émotions. Il a su mieux les identifier et mieux nous expliquer ce qui n’allait pas. Il s’est beaucoup apaisé.

    Peine d’honneur, Petit précis de Grumautique, 05-12-2011

    * Un autre principe qui m’a toujours importé est l’autonomie.

    Entendons nous bien, je ne parle pas de bordel organisé.
    Un gamin a besoin du respect de son rythme, de rigueur et de répétition mais simplement je ne me suis pas stressée pour ce qui n’était pas fait.
    Du même coup, j’ai arrêté de stresser Petit Ginkgo, la pression qu’il avait forcément sur les épaules s’est donc évaporée.
    Concrètement, certes j’aurais mis 3 minutes à le mettre en pyjama et 20 min si lui le faisait, mais sa confiance en lui s’en voyait renforcée.
    Il voulait faire de plus en plus de choses par lui-même et mettait de moins en moins de temps pour les faire. Cela valait pour tout : se laver, manger, etc
    Du coup, beaucoup de fierté pour lui et moins de contraintes, petit à petit pour moi.
    C’est de plus exactement ce dont on a besoin quand il y a plusieurs enfants à s’occuper … 

    * Mais l’autonomie dans la vie quotidienne, c’est aussi le laisser autonome dans ses décisions :
    Par exemple, lui permettre de marcher sur un mur sans lui donner la main, selon sa volonté, etc
    Soyez sûrs que je ne l’ai jamais laissé faire quelque chose qui pouvait le mettre en péril ! ;) J’ai revu à la hausse ma tolérance.
    Mais au lieu de lui dire “Tu vas tomber” et de le protéger à tout prix, je lui disais “Je trouve ça dangereux, tu pourrais te faire mal, fais attention à toi”. Je ne sais si Petit Ginkgo est un enfant particulièrement raisonnable mais il a toujours bien évalué le risque en fonction de ses capacités. Plus tard, histoire de se prémunir en maximisant son aisance corporelle, il a été inscrit à la gym (qu’il adore !).

    * C’est aussi donner le choix (enfin le sentiment du choix).
    Au lieu d’imposer un vêtement, je lui donnais le choix entre 2, uniquement 2, pas plus.
    Il était content d’avoir son mot à dire et moi j’étais contente qu’il soit habillé correctement ! 

    * A propos de nourriture, il faut savoir qu’un enfant ne se laisse jamais manquer. (à moins d’une grosse pathologie rarissime)
    Donc fort des comédies que j’avais observées avec d’autres enfants, je ne lui demandais qu’une chose : gouter. Et  sans pression, souvent il trouvait ça bon et mangeait.
    Le repas ne s’est donc jamais transformé en un rapport de force. Il a toujours mangé de tout (à part les champignons) sans problème.

    * Écouté et valorisé, il est devenu un enfant plutôt facile.
    Et pourtant ce n’était pas une évidence, à la base, avec son fort caractère. 

    Serial fantasmes – 4, Petit précis de Grumautique, 14-04-2011

    * Vers 18 mois, je me suis aperçue que je passais mon temps à lui dire NON.
    “Ne touche pas à ça, ne fais pas ça, NON, NON, NON !”
    A force d’imposer systématiquement ma vision en tout, comment voulez vous qu’il cerne les choses importantes. J’ai donc pris un peu de recul, en hiérarchisant mes priorités :
    Certes je n’aimais pas qu’il touche à telle ou telle chose, mais étaient-elles réellement fragiles ? Non. Alors pourquoi l’embêter avec ça ?
    J’ai réservé mes NON à la sécurité immuable et aux choses essentielles, ce qui leurs a rendu le poids qu’ils devaient exprimer.
    Pour le reste, j’ai mieux expliqué, sans délayer.

    Et puis, c’est agaçant, ces parents qui ont toujours raison. Il faut bien que les enfants gagnent de temps en temps (même si vous pensez que c’est pour des broutilles !) Pour exemple, s’il ne veut pas se mettre en pyjama et bien tant pis qu’il dorme tout habillé. Pas de prise, pas de crise. Qu’il fasse son expérience !

    * Le nourrir intellectuellement !!
    Si si, lorsque qu’il multipliait les bêtises, il ne faisait que des expériences (verser tout le shampoing dans la baignoire par exemple). Il était curieux du monde qui l’entourait et voulait voir pourquoi ci ou cela.
    Alors, je lui ai donné quelques trucs à faire : transvaser de l’eau colorée avec des brocs dans une bassine, trier des haricots, m’aider à faire la vaisselle ou la cuisine, mettre des boulons sur des tiges filetées, etc (du quotidien et des activités Montessori, histoire d’occuper son corps et son cerveau).
    La période des bêtises s’arrêtait d’elle-même. 

    * Le secret des courses avec un Petit Ginkgo de 2-3 ans était de le prévenir avant de rentrer dans le magasin.
    “On vient ici pour acheter de la nourriture. Je n’achèterai pas jouet. Si tu commences à faire une colère, je te ramène tout de suite à la maison”.
    Je n’avais donc qu’à faire des gros yeux et dire convaincue “Attention, je laisse le caddie et on rentre”. Mais s’il avait poussé, je serais allée jusqu’au bout puisqu’il faut toujours tenir ce que l’on promet, peu importe le souci perso que ça engendre.

    Les éducateurs éclairés diront que l’enfant a aussi besoin d’exprimer ses envies et qu’il faut entendre ses frustrations. Certes, sauf qu’après une journée de travail, certains parents (dont nous faisons tous parti un jour ou l’autre) ont besoin d’aller au plus simple.

    * Ensuite, j’ai privilégié les transitions pour qu’il ne se sente jamais dépourvu.
    L’idée est de toujours garder intact un sentiment de sécurité et de confiance en ses parents. Pour cela, les parents ne doivent jamais le mettre dans des situations qu’il ne saurait pas gérer émotionnellement.
    Typiquement, lui qui passait sa journée chez une formidable nounou, vers 2 ans, démarre une journée par semaine en crèche pour l’habituer aux groupes, avant l’école. Vers 3 ans, il n’allait à l’école que le matin, car il avait besoin d’une vraie sieste impossible a faire correctement à l’école. Peu importe les contingences matérielles, on a trouvé des solutions.
    Il était prêt et propre dès 2 ans, il aurait pu aller à l’école très tôt mais pourquoi se presser. Il valait mieux qu’il se pose tranquillement dans la vie. C’était comme ça pour la plupart des évènements.
    Du coup, même avec un déménagement et 3 écoles différentes en 12 mois, il s’est toujours très bien adapté partout. Sans pleur, sans cri, serein. 

    Dans le genre transition : nous l’avons aussi beaucoup fait parler quand j’étais enceinte, afin de préparer l’arrivée de Petit Biloba.
    Il ne m’avait jamais effleuré ce qu’expliquait un psy : parfois les ainés pensent que les parents font un autre enfant parce que le premier (eux !) n’est pas assez réussi. J’ai donc répété à Petit Ginkgo qu’il était vraiment l’enfant que nous attendions, que nous étions très fiers de lui et que nous l’aimions.
    Et bien, lui qui était fâché que je sois enceinte, a changé du tout au tout, après cela.

    Mytho, Petit précis de Grumautique, 21-01-2013

    Globalement, je me suis mise à l’écoute, en mode observation/décryptage, lui ai dressé un cadre assez large pour qu’il ait le sentiment d’être relativement libre, tout en restant intraitable sur les choses que j’estime importantes. J’ai tenté de lui donner des mots pour exprimer ses émotions. Je l’ai encouragé vers l’autonomie physique et émotionnelle. Je l’ai nourri intellectuellement et corporellement. Et j’ai fait en sorte qu’il ait confiance en nous et ait son petit mot à dire. 

    J’ai tenté de gérer mes propres émotions en mettant une distance entre lui et moi quand c’était trop dur. Le temps de me calmer.
    Et puis Skype était parfait pour voir un peu son père dans la semaine.

    C’est évidemment, un boulot de tous les instants, à tous les âges, comme vous le savez.
    Je ne dis pas que Petit Ginkgo est bien élevé et ne préjuge pas de l’avenir. Je dis juste que toutes ces choses ont bien marché avec lui. Il est plutôt bien dans ses baskets, c’est déjà ça.”

Et je réinvente tout … tous les jours … avec Petit Biloba !

Un peu comme une reconnaissance.

Votre Capsicum s’est souvent vue frustrée de ne pouvoir partager ses découvertes sur la parentalité.

  • * Tout d’abord, malgré mes théories, je me suis toujours dit que tant que l’on n’a pas d’enfant, il faut éviter de la ramener. Reconnaitre son seuil d’incompétence …
  • * Ensuite étant les premiers de notre groupe à donner naissance à un enfant, il était difficile de partager nos trouvailles, nos victoires et nos galères. Ceux qui n’ont pas d’enfant se foutent éperdument de ce que vivent les jeunes parents. J’optais donc pour le silence et m’adaptais à leur vie sans enfant …

Même si certains étaient émerveillés par Petit Ginkgo et voulaient le même (“aussi beau et avec le même caractère” avait dit Miss Je le vaux bien), ils ne pouvaient imaginer tout le travail que nous avions accompli pour en arriver à l’image d’Epinal qu’ils nous enviaient.

Nous nous disions, un peu sadiques : “S’ils font des enfants influencés par la belle image que donne Petit Ginkgo, ils ne vont pas être déçus du voyage !”

  • * Quand les enfants ont paru, je ne me serais jamais permise de conseiller. Ainsi malgré les comportements parfois maladroits que j’observais chez nos potes, je pensais que l’on ne pouvait jamais partager ses victoires d’éducation sans passer pour la prétentieuse de service. Nul n’est prophète en son pays. Je me taisais donc, très frustrée encore une fois.

Et puis, le week-end dernier, Miss Je le vaux bien me dit “Je pense souvent à toi et je me demande comment tu faisais seule avec ton fils !”

Oh, vraiment ?
Et alors que j’aurais enfin pu expliquer toute cette approche bienveillante de l’enfant longuement acquise, je m’entends répondre comme une conne “On s’habitue !”. Mais quelle naze je fais.

Une chose est sûre, les voilà tels notre intuition : “pas déçus du voyage !”. Miss Je le vaux bien exprime un mal-être, un découragement lié aux enfants. Ils se sentent dépassés. Et tout bien réfléchi, sa question est un appel à l’aide.

Cependant le sujet est complexe.
Entre elle et moi, une différence majeure : sa priorité est le travail ! Ces parents disent n’avoir le temps de rien. Ils vivent la tête dans le guidon selon elle … et n’ont donc pas le loisir de prendre du recul sur leurs pratiques !
Exactement ce que je souhaitais personnellement éviter.

Du coup, de retour au Phare et fièrement confortée dans son choix de rester un temps à la maison, voilà Capsicum leur envoyant une petite bibliographie-conseil afin de leur fournir matière à réflexion.

  • “Le premier livre est bien fait pour améliorer au quotidien nos relations avec les enfants : un sujet par page sous forme de petite BD. Il se lit donc rapidement :) Il apporte une meilleure compréhension de toutes ces petites réactions des enfants qui nous semblent directement faites pour nous agacer et il offre un exemple de réponse adaptée.
  • Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent
     

    J’en avais longuement entendu parler par quelques parents très contents mais je ne l’ai vraiment découvert que quand je me suis intéressée au tome qui traitait de la fratrie et qui est fait sur le même principe. Très intéressant pour gérer un enfant par rapport à l’autre, même si au premier abord on a le sentiment que tout va bien. Il nous a beaucoup aidé à préparer Petit Ginkgo à la venue de son petit frère.

  • * Jalousies et rivalités entre frères et soeurs – Comment venir à bout des conflits entre vos enfants

  • * Il existe également sur toute la France des ateliers Faber&Mazlish (structurés sur 10 séances ) dont on m’a parlé avec ravissement et qui sont des rassemblements de parents travaillant sur les cas concrets et reprenant les bons conseils de Adele Faber et Elaine Mazlich .
    Isabelle Filliozat qui travaille avec les enfants depuis 20 ans nous offre avec le bouquin qui suit une compréhension limpide de ce qui se passe dans la tête de nos gnomes :
  • * Au cœur des émotions de l’enfant (Que faire devant les larmes ? Que dire face aux hurlements ? Comment réagir vis-a-vis des paniques ? etc)

  • Quelques pistes de réflexion avec lesquelles l’ambiance devrait se transformer et apaiser tout le monde.”

Y’a plus qu’à !

Sauf qu’à 4h du matin, sa question directe que j’avais esquivée empoisonnait mon sommeil. Il me fallut donc répondre par le menu à la fameuse interrogation :  “comment tu faisais, seule avec ton fils ?” .

Je n’ai pu m’empêcher de lui faire part des quelques approches qui ont bien fonctionné avec Petit Ginkgo.

Après, chaque enfant est différent …

Après Gabart et Le Cléac´h …

… c’est le bateau Capsicuma qui est arrivée ce matin à la 4759 ème place,
après 78 jours 21 heures et 57 minutes. :)

Mais je dédie ma place sur le Vendée Globe de Virtual Regatta à Ange qui aurait fait mieux que moi si je n’avais pas foiré son classement ce week end en oubliant d’aller le faire virer de bord avant de m’endormir !

Rrrrr …  à l’hôtelier parisien qui annonce une connexion wifi inexistante pendant 48h !

Les suceurs d’énergie

Je me demande si certaines personnes sont douées pour le bonheur. A contrario,

  • * ceux qui aussitôt après avoir résolu une question qui les a rendu malheureux des années durant se trouvent une nouvelle raison de voir la vie en gris
  • * ceux qui vous appellent toujours à propos du même problème mais n’appliquent jamais les solutions que vous leur suggérez
  • * ceux qui achètent l’affection à coup de cadeaux et de vacances mais ne se sentent jamais remercié à la hauteur de leur investissement
  • * ceux qui toisent les gens avec une rigidité presque cadavérique parce qu’ils pratiquent l’égocentrisme forcené
  • * ceux qui sont par principe en guerre contre le système quelles que soient les lois en cause
  • * ceux qui vous appellent au secours pour parlementer avec un proche et font finalement le contraire de ce qu’ils vous ont demandé d’argumenter

sont-ils des handicapés du bien-être ?

la solution … ?

La question est de savoir s’il y a une aptitude génétique à être heureux ou si tout réside dans l’habitude.

Capsicum estime que l’on a toujours le choix de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, question de rééducation. Au bout d’un moment, ne décelant aucune volonté profonde de la part de certains malheureux chroniques de changer d’état d’esprit, je me demande s’ils ne deviennent pas de véritables personnalités toxiques dont il faudrait éviter le contact …

Parce que d’une façon ou d’une autre,
ils finissent toujours par vous impliquer dans leurs histoires !

Là où je t’emmenerai … vraiment là !

Désolée pour les lecteurs qui étaient habitués à la variété des sujets, aux voyages et à quelques thèmes d’aventure de tout type … vous voilà immergés presque exclusivement dans le monde de la petite enfance !

Je suis moi-même bien étonnée d’envoyer des sms, sans poésie, au papa pour aborder le transit de son rejeton … Tout ça pour dire que le blog est un réel reflet de l’actualité de Capsicum.

L’aventure du petit humain est fascinante.
En dehors de la polémique à propos de la refonte du congé parental, je souhaite à tous les bébés qui ont des parents protéiformes de vivre leur première année dans leur chaud giron. Une enceinte stable et rassurante pour supporter tous les changements incroyables qui s’opèrent durant leurs 12 premiers mois.

La ferveur de leur progression me fascine toujours.

Enfin, un peu moins à 1h40, 3h13 et 5h32 du matin
quand il décide de ne plus faire ses nuits ! ;)

La guerre de l’allaitement n’aura pas lieu …

par Sylvie Ricochon, présidente de La Leche Ligue France
Mise à jour le Mardi, 22 Janvier 2013 08:01

La guerre de l’allaitement n’aura pas lieu… parce qu’il n’est pas question de comparer l’allaitement à l’alimentation artificielle, comme certains le font lors d’émissions de télévision proposées aux mamans (voir notamment Les Maternelles du 17 janvier dernier), mamans qui se posent des questions bien légitimes et attendent des réponses claires et documentées. L’allaitement est incomparable, tout simplement. On ne peut imiter le lait maternel, et n’en déplaise à certains, on ne pourra jamais l’imiter malgré tous les fonds de recherche investis dans cette industrie lucrative.

Oui, le lait maternel est différent du lait artificiel, qu’on ne peut qualifier de « maternisé » et encore moins « d’humanisé » : la loi l’interdit tout simplement en France.

Oui, les biberons interfèrent dans la conduite de l’allaitement et sont inutiles lorsque la maman allaite.

Oui, on peut attendre la reprise du travail et l’adaptation au mode de garde pour commencer à donner des biberons si le bébé est très petit, et même se passer complètement du biberon si le bébé est suffisamment grand pour avoir entamé la diversification : gardé par la nounou ou toute autre personne choisie, il mangera tout simplement autre chose, et lors des retrouvailles, aura le plaisir de téter à volonté si la maman le souhaite et sait que c’est possible de faire ainsi.

Oui, le bébé peut tout à fait téter exclusivement jusqu’à 6 mois pour une santé optimale et en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à 2 ans et plus. C’est d’ailleurs ce qui est préconisé par l’OMS-UNICEF et les recommandations franco-françaises de la Haute Autorité de santé.

Oui, il n’y a rien d’obligatoire : allaitement au sein, biberon, les deux ; mais si, cela change quelque chose au plan de la santé du bébé, qu’on le veuille ou non ! Il n’est pas besoin de faire de grandes études pour chercher sur le net et trouver tous les résultats des recherches de par le monde pour étayer cela.

Oui, le lait maternel, tant que le bébé a libre accès au sein, suffit à ses besoins : point besoin de donner de l’eau et passer par la case biberon !

Oui, le « lait du sein » apporte plus que de l’essentiel au bébé. Et longtemps : tant que dure l’allaitement, en fait ! Et même, plus le bébé s’approche du sevrage, plus le lait contient du concentré d’anticorps ! C’est ainsi et pas autrement. Et donc, bien au-delà des deux premiers jours !

Oui, malgré des conditions de vie désastreuses, grâce à l’allaitement, nos « ancêtres » ont passé les âges, et font que nous sommes tous là aujourd’hui. Les morts en bas âge étaient dues à ces conditions épouvantables de misère et de manque d’hygiène. Nous l’oublions, dans nos sociétés aseptisées.

Oui, le colostrum, c’est de l’or. Un cadeau dont la portée n’est pas suffisamment clamée.

Oui, les mamans dans notre société rencontrent des difficultés avec le sevrage. Et c’est inévitable puisque notre société ne soutient pas l’allaitement de façon inconditionnelle. Une société qui soutient l’allaitement a un regard bienveillant sur les petits d’homme au sein. Quel que soit leur âge. Et sans culpabiliser les parents pour tout ce qu’ils font pour leurs enfants.

Oui, le sevrage est une séparation. La vie n’est que séparation, adaptation aux situations de séparation… Est-il pour autant besoin de décider à la place des parents et de l’enfant concerné du « bon » moment pour un sevrage du sein définitif, sevrage qui bien souvent n’est qu’un sevrage du sein pour le biberon dont il va falloir se sevrer également plus tard ?

Non, le biberon n’est pas une case obligatoire dans le parcours du sevrage !
Non, les tétines de biberons ne sont pas indispensables !
Oui, les sucettes ne sont que des substituts inventés pour remplacer les mamans et répondre au besoin fondamental qu’a le bébé de téter.

Alors, oui, le biberon est un instrument de sevrage dont le bébé devra apprendre par la suite à se passer. Vous avez dit sevrage ? C’est à voir !

Oui, les mamans et les bébés doivent apprendre à vivre séparés dans nos sociétés aux congés si courts qu’il est difficile sans soutien de respecter les six mois d’allaitement exclusif préconisé par l’OMS-UNICEF. Quand notre société se décidera-t-elle à protéger cette période essentielle ?

Oui, les bébés ont des besoins nocturnes du sein parfois au-delà de cent jours. Parce que le sein, ce n’est pas que de la nourriture, c’est également du réconfort, de la chaleur, et si vite donné au cœur de la nuit que c’est vraiment une aide pour les mamans qui n’ont même pas besoin de se réveiller à condition qu’elles sachent que c’est NORMAL et que les réveils ne durent qu’un temps. Les enfants grandissent et leurs besoins comblés finissent par disparaître…

Les mamans n’ont pas attendu notre article pour réagir à tous les propos proférés au cours de cette émission, sur les réseaux sociaux et autres. Nous avons même vu une pétition circuler, dénonçant ces contre-vérités. Nous tenons à les féliciter de contribuer ainsi à faire prendre conscience de l’importance bien souvent minimisée, voire occultée, de l’allaitement. Nous qui recevons tant de remerciements de la part des mamans, c’est à notre tour de les remercier et de nous sentir soutenues dans notre travail de fourmi !

Oui, aujourd’hui, il se passe quelque chose de vraiment important que nous voulons souligner et dont nous sommes vraiment heureuses, nous les animatrices qui donnons de notre temps pour soutenir les mamans quel que soit leur projet d’allaiter, de quelques jours à plusieurs mois, voire plusieurs années. Oui, tout est possible avec l’allaitement !

Nous invitons d’ailleurs tout professionnel, toute personne intéressée à parfaire sa formation en allaitement à venir à notre grand évènement du 29 mars à la Cité des Sciences de la Villette, la 9e JIA (Journée Internationale de l’Allaitement) : des conférenciers hors pair venus du monde entier auront le plaisir de partager les dernières recherches en matière d’allaitement. N’hésitez pas, vous en ressortirez émerveillés ! Renseignements ici.

Sylvie Ricochon, présidente de LLL France

Pour de vraies informations sur le sevrage, voyez ici.

L’expérience de trop …

C’est suite à cette expérience que votre Capsicum se retira dans une grotte au fin fond du Ladakh. Comprenant qu’elle avait échoué face aux exigences de la sociabilisation, elle décida d’aller vivre tel un ermite dans l’une des régions les moins peuplées au monde.

Certes tardivement mais immuablement, votre Capsicum adresse habituellement un message personnalisé aux connaissances, amis et copains qu’elle apprécie d’une façon ou d’une autre, pour leur faire part de ses meilleurs vœux pour l’année débutante.

Or ce mois de Janvier 2013 sonna le glas de cette tradition, pour cause de forte occupation et fatigue profonde au Phare.

Ce fut donc l’occasion ou jamais de mesurer l’affection qui entoure Capsicum par le nombre de messages spontanés de ‘Bonne Année’ qu’elle recevrait.

Elle dut vite se rendre à l’évidence !

NDLR : Et c’est peu dire, en pensant aux 130 faire-parts de naissance, envoyés en octobre 2012, sur lesquels était indiquée au moins une adresse email …

Quand la Namibie repasse par là …

… un petit tour vers Calamonique.

La multiplication graphique !

Je suis interloquée par cette méthode de multiplication enseignée au Japon !

Formidable.

La représentation concrète de la multiplication !

Donc, une fois que l’on connait ses tables de multiplication, il y a la méthode avancée :

A peu de choses près la même méthode mais plus explicite mathématiquement parlant :

Allez, s’il n’y en avait qu’une à regarder, ce serait cette dernière pour résumer :

J’adore les jolies mathématiques !

Appelle-moi Lazy, je ne te dirai rien !

A 15h22, la sonnette de l’entrée retentit. La voisine me demande “Je ne vous ai pas réveillée ?”.
Le lendemain, approximativement à la même heure, Mummy appelle. Sa première phrase est “Je ne te réveille pas ?”.

Passé 30 ans, ce n’est vraiment pas un compliment

Punaise, mais que croient-ils tous ?
Soit je n’ai vraiment pas l’air fraiche, soit dans leur esprit tordu, le congé parental s’apparente à se la couler douce entre le lit et le canapé.

Je vous demande moi si vous faites de la pole dance toute la nuit ? :)