Le grain est planté.

Voilà sur quoi je tombe aujourd’hui sur Tribu Voile :

“Tout le monde ne ressent pas le besoin d’affronter l’empire des mers, mais ceux qui, une seule fois dans leur vie ont quitter le rivage, ne se considèrent plus jamais comme arrivé. Il n’ignorent pas, qu’au delà de l’horizon, il n’y a rien de plus qu’un horizon, mais une pulsion puissante les pousse en avant, deux forces les poussent dans le même sens, ce qu’il fuit, ce qu’il cherche.

Que cherchent ils ? Que cherchons nous, à travers nos errances marines ? L’illusion toujours neuve de découvrir par nos propres moyens, le pourquoi et le comment des choses, l’éblouissement fugitif de certaines visions intérieures, de brefs instants de bonheur absolu.

A quoi bon s’acharner, à trouver des raisons raisonnables: la meilleure est celle-ci, même si l’on ne sait pas très bien ce que l’on va chercher, en mer on le trouve.

Quel est l’auteur ? … Je ne sais pas, mais en tout cas, c’est agréable de trouver ce genre de réflexion ailleurs que dans ma tête !

Théorie du Mentor

Au cours de ma petite vie, j’ai fait la rencontre de personnes déterminantes, qui ont très vite su comment mettre au jour le meilleur de moi-même. Toujours charismatiques, systématiquement masculins, ils vont du père au chirurgien, en passant par des entraineurs, amis, profs, ou moniteurs. Et, je ne vous parle pas de la vie personnelle …

Il est nécessaire mais il ne suffit pas que je l’admire, il faut qu’il croit vraiment en moi, en mes capacités, à la manière d’un coach, même exigeant ou intransigeant. Son enthousiasme, vis à vis du domaine qu’il maitrise, émane de tout son être. Il sait rendre contagieuse sa passion !

Ces rencontres m’ont guidée loin, au delà de ce que j’aurais cru possible au début.
Pas toujours si simple… Il y a les moments de doute, de découragement, les coups de gueule proches de la rébellion. Mais il y a aussi la complicité, la fierté de l’effort fourni, du travail accompli en équipe, et la joie parfois des honneurs.
Il y a surtout un lien fort, pour lequel je suis déterminée à repousser les limites, une raison pour laquelle avancer et supporter les difficultés.
Sans nul doute, ils y ont aussi trouvé leur compte.

Et puis un jour, plus rien à l’horizon, pas de Maître pour franchir l’étape suivante. La séduction ne suffit pas pour faire naitre un nouveau guide, pour remettre la machine en route. La remise en question est alors profonde : Personnalité insipide, sans intérêt ? Suis-je capable d’avancer seule, vraiment seule ?
D’anciens protecteurs veillent, mais ils ne sont plus au cœur de l’action. Même en puisant en moi ce que j’ai accumulé tout au long de ces challenges, la marche est plus lente, plus entravée.
Finalement, l’aboutissement est atteint, moins glorieusement mais honorablement …

Encore ponctuellement, la fougue se libère, au détour d’une rencontre, pour une activité sportive souvent ou lors d’une visite “culturelle”, si l’exaltation du “guide” transparait.

C’est toujours en moi …

Si mon chef, à Industrie & Co, savait exploiter cette force, il serait vraiment étonné de la montée en puissance ! Tant pis … enfin … on croit facilement en une jeune lycéenne ou étudiante, moins en une “mère de famille” !

Je n’ai pas la clef, je ne sais déclencher le mécanisme moi-même. J’ai besoin de voir cette flamme dans le regard de l’autre, comme un miroir. C’est magique, insaisissable et addictif …

Je crains que ce soit aussi l’une des raisons qui me freinent
dans la réalisation de mes aspirations !

Inspirée par Grey

“Mes meilleurs souvenirs sont les choses que je n’aurais pas du faire et que j’ai faites quand même” Grey Anatomy d’hier soir

C’est pas faux, je ne dirais pas que ce sont mes meilleurs, mais …

L’ennemi est invisible …

Depuis plusieurs semaines, l’appel de 20 scientifiques au sujet des dangers du téléphone portable et des ondes fait beaucoup de bruit, mené en tête par David Servan-Schreiber.

Question : Quels sont les arguments scientifiques qui tendraient à prouver les dangers des ondes des téléphones portables ?

Réponse : Il s’agit d’un faisceau d’arguments, que nous dénonçons dans l’’introduction de notre appel :
1) Les rayonnements électromagnétiques des téléphones portables pénètrent le corps, et en particulier le cerveau, et encore plus chez les enfants
2) Leurs effets biologiques néfastes sont avérés. En particulier l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et l’expression des protéines de stress dans les cellules.
3) Les études existantes selon lesquelles “aucune preuve n’existe de la nocivité chez l’homme”, ont porté sur des durées insuffisantes pour conclure quoi que ce soit. Les mêmes études auraient été incapables de mettre en évidence le lien entre le fait de fumer un paquet de cigarettes par jour et le risque de cancer du poumon.
4) Les rares études récentes qui ont suivi des personnes utilisant leur téléphone portable plus de deux heures par semaine pendant plus de dix ans observent, elles, un risque de tumeurs accru. Il serait de l’ordre de deux fois le risque d’un non-utilisateur.
On a donc toutes les raisons d’être inquiet et de préconiser des mesures de précautions, d’autant plus que celles-ci n’empêchent pas l’utilisation d’un téléphone portable. Elles en guident simplement les modalités pour que celle-ci se fasse en sécurité (…)

L’appel contient une liste de 10 Précautions à prendre.

La question du wifi, bombardant tous les habitants de la maison en permanence, est loin d’être un problème chez nous. Il ne faudrait pas oublier que le télèphone sans fil de la maison fonctionne également par onde électromagnétique …

Alors quand on a un Petit Ginkgo régulièrement pendu au tél pour discuter avec les mamies, on cherche une solution pour préserver son cerveau …

J’en ai trouvé une qui donne une raison d’être à notre ligne France Télècom, alors que nous sommes dégroupés !

19-07-08

Le bon vieux Socotel S63…

Petit Ginkgo est, ainsi, aussi en sécurité que nous l’avons été à son age !

Société de Consommation

Mais en attendant …

La vie sur l’eau n’est pas plus dangereuse que sur terre. Bien au contraire ! Nous redoutons ce que nous ne connaissons pas. Avec de la patience, du bon sens et du courage, tout est possible. Le plus difficile est de prendre une décision. Partira, partira pas ?

(…) Certains rêvent de suivre notre sillage et nous demandent conseil. Mais il ne suffit pas de monter sur un bateau pour être heureux ! Pour être heureux, il faut vivre avec passion. Jouer le jeu avec toutes les cartes, jusqu’à la dernière. Se jeter dans la vie, sans craindre les égratignures. Autrement, nous risquons de mourir tout neuf, sans avoir vécu, ni rien donné.

Les Vagabonds de l’Océan (1992) par Michèle et Georges Meffre.

Centre d’interet

Les courses avec Petit Ginkgo commencent par le rayon librairie.

Il ne lâche plus ce joli petit livre qui raconte les aventures d’un petit “sa”. Il est fasciné par les petits yeux qui bougent sur la couverture. Impossible de ranger le bouquin dans le rayon, sans un cri. Tant pis, à la rigueur, je lui offrirai, il a l’air d’y tenir.

Rayon des couches, rayon des boites, rayon des légumes, rayon des laitages, rayon des plats préparés, il est toujours plongé dans son livre. Tout à coup, Petit Ginkgo se manifeste, il se retourne et jète le livre dans le caddie, pour mieux pointer du doigt … nous sommes au rayon brioche !

Il ne décramponne plus cet objet de convoitise gustative. Vu son nouvel intérêt, on laissera le livre à la caissière …

Orpheline estivale …

… de l’émission de Marcel Rufo, tous les jeudis soir, sur Europe 1.

La parentalité n’est pas innée et nombre de consciencieux ouvrent leur intimité, dans le seul but, d’aider leurs enfants. Loin d’être figé dans son rôle de ponte de la pédo-psychiatrie (notamment spécialisé dans la période de l’adolescence) Rufo s’exprime avec naturel et enthousiasme, proposant, sans complexe, des solutions qui n’ont rien à envier au bon sens !

Bercés par l’accent marseillais, c’est comme des travaux appliqués, sur le sujet de la psychologie du développement, où les anecdotes côtoient les fondements universitaires. La chaleur toute italienne désamorce drames et crises, n’oubliant pas de promouvoir le rugby, au passage …

L’expérience sociologique et psychologique est fascinante et éminemment instructive. Cela mériterait un certain approfondissement …

Merci les podcasts et (ré)écoutes pour cette émission bien tardive.

Amis en chaine ou chaine d’Amis ?

Un sentiment très en vogue : Exposer ses relations !!

Au départ, comme avec “Copains d’avant”, il est question de retrouver de vieux copains de classe, curieux de découvrir ce qu’ils sont devenus : l’ancien meilleur pote est parti à Mayotte, l’ex-petite amie est ingénieur, la boutonneuse du premier rang est sexy à souhait, le beau gosse à 4 enfants, etc. Petit à petit, la mode s’étend aux collègues de boulot, aux familles. Certains n’hésitent pas à envoyer des messages d’amitié à chaque profil vaguement connu afin d’agrandir sa liste de contacts et épater ses … amis !

“Facebook” ne déroge pas à la règle. Pour se donner de l’inspiration, on va même piocher dans les amis des amis, des fois que l’on puisse ajouter une nouvelle tête, à son tableau de chasse. Si en plus, les uns et les autres habitent aux quatre coins du monde, on fait péter le score de ce jeu implicite !

Alors, on cherche la photo qui va nous mettre le plus en valeur, pour illustrer notre merveilleux profil. Il n’est pas question du photomaton du passeport, mais de préférence, d’une photo de vacances, où bronzé, on ne voit pas trop les poignées d’amour ou les bourlets que le temps et les enfants nous ont infligés. Il faut les faire baver, ces anciennes relations, leur faire regretter d’avoir perdu le contact !

Au delà, de cette grande fête du souvenir, ces sites internet, où l’on se dévoile volontairement, constituent une formidable base de données où chacun s’inscrit sans moufter, ajoutant nombres de détails que l’on ne fournirait pas à l’administration, à un futur employeur, ni même à son voisin …

Big Brother, le retour !

L’éducation à bord de l’Antarès …

En quittant la France, nous ne savions pas que, pour nos enfants, l’aventure vaudrait toutes les écoles du monde. Le voyage a développé en eux la curiosité. Ils ont appris naturellement les choses, au bon moment. Un apprentissage de qualité.

Deux élèves seulement dans la classe de l’Antarès et beaucoup de temps à apprendre à vivre. Vingt quatre heures sur vingt quatre, nous étions ensemble et disponibles. Toutes les questions trouvaient une réponse immédiate, collant à la réalité du moment.

Ceci n’est pas extraordinaire, c’est le contraire qui devrait étonner.

Les membres de la famille étaient aussi ceux de l’équipage et nous partagions une pensée commune. Moins influencés par l’extérieur, il est plus facile de rester soi-même et de faire parler son cœur.

Par chance, nous étions quatre. Le couple adulte était souvent mis en balance par celui des moussaillons. Ils avaient ainsi la possibilité de s’exprimer en toute liberté, de faire accepter leurs opinions.

A présent, nos enfants vivent théoriquement en Australie. Sébastien est en Nouvelle-Calédonie pour préparer la thèse de son doctorat de géologie. Lélia passe ses vacances au Japon, avant de terminer sa maîtrise de langues.

(…) Tous deux rêvent d’horizons nouveaux et sont bien prêts à embarquer dans la vie, pour réaliser leurs propres rêves.

Extrait du dernier chapitre : “Passion”,
Les Vagabons de l’Océan (1992) par Michèle et Georges Meffre.

Je le présents … et ils l’ont vécu !

Locution latine n°1

Fluctuat nec mergitur

Liberté

Liberté : Voici un grand mot laché en sous-titre de ce blog ! (NDLR : Chronique d’un insolite Capsicum en quête de Liberté !)

J’ai une frayeur : qu’au crépuscule de ma vie, je constate que je me suis contenté de choisir de ne plus avoir le choix, comme beaucoup. La vigilance s’impose, car heureux ou non, il est parfois tellement plus confortable de suivre le mouvement des moutons, pour lesquelles le berger décide.

Comme Péricles, j’estime qu’ : “Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.”

Il n’est pas question, ici, de démocratie ou de politique, je n’ai pas cette prétention ! Ni anarchiste, ni revendicative, juste un peu barrée, j’associe, à tort, l’effet enivrant de la liberté et une sorte d’adrénaline, créant en moi, une certaine addiction !

Il s’agit plus d’un zoom à l’échelle de l’individu, seul responsable d’écrire sa vie. Et cette quête commence par l’exercice de l’esprit critique, ouvrant à la distance, puis à l’opinion.

Bien qu’utopique dans sa globalité, la liberté peut se vivre au quotidien : Liberté de penser, d’aimer, d’agir, de choisir, … d’être soi-même surtout, vivre sans complexe, en s’affranchissant du regard de l’autre … enfin pas tout à fait… (la preuve) !

Bien que la liberté n’ai pas de prix, elle n’a de valeur que si elle est respectueuse de l’individu et de ce qui l’entoure. La sagesse populaire dit bien que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Avec un peu de chance et de persévérance, ceci mènera, peut-être, à quelques aventures. Il faut rêver l’impossible pour obtenir le minimum.

Les réflexions fusent dans ma tête, après une longue période désertique. Certaines continuent à murir et d’autres commencent à cristalliser. Peut-être, un jour, finiront-elles par aboutir …

Mais attention, ce sont ceux qui en parlent le moins, qui en font le plus !

Charles Baudelaire – n°1

Homme Libre, toujours tu chériras la mer.

Charles Baudelaire

L’âge de l’outil …

Comment faire tinter le carillon sans vent …

14-07-09

… la photo parle d’elle-même.

Immensité

Là haut, tout là haut, je découvre les champs à perte de vue, des petits rectangles colorés tapissent le sol. Sous mon aile, je suis un peu ballotée mais ravie de pouvoir m’élever. Une ligne serpente, c’est l’autoroute. Le vario solaire n’arrête pas de biper, un nuage m’aspire à ma droite. Des brèches de ciel bleu lézardent le ciel, mais je frissonne. Le vent est fort et j’ai du mal à avancer face à lui. Les conditions sont bien supérieures à ce que j’ai déjà connu.

14-07-08

La question est : “vais-je pouvoir descendre ?”.

Les oreilles réduisent ma surface de voile, mais le vario bipe toujours … ce n’est pas un bon signe !

Bien qu’un nuage ai pris le relais, ce qui m’épate le plus, c’est que je n’ai pas décollé d’une montagne … mais au bout d’un fil, hissée là haut !

14-07-08-bis

Etonnant, non ??

L’affection d’un enfant.

Petit Ginkgo (1 an et 5 mois) est ravi de mettre ses chaussures, nous allons chercher son papa à la gare. Enfin arrivés, nous nous approchons du quai et le temps qu’il réalise que c’est bien son père, au loin … le voilà qui me lache la main pour le rejoindre en courant. Papa s’agenouille pour accueillir son fiston … L’enfant le croise pour se jetter sur la valise !

Elle a des roulettes, elle !

Blue Mouse Ear

Un coup de cœur nous fait ramener de Saint-Jean de Beauregard, cette hosta décidément graphique ! (belles lignes sur ces feuilles rondes)

Elle végétait depuis 2 ans et il ne restait que 2 minuscules pousses. Par peur qu’elle finisse par mourir, c’est bien mal en point qu’elle est mise en terre, à l’automne, aux pieds de nos fenêtres, en altitude !

Et voici une belle surprise qui émerveille autant Petit Ginkgo que moi :

10-07-08

L’enfant et la Maréchaussée.

Je roule, pressée de rentrer à la maison, après le boulot et les courses :

-Et merde, les flics, et évidemment il va me faire signe … gagné !

Et comme d’habitude, je n’ai pas les papiers de la voiture…

-Bonjour Madame, Police Nationale, vous avez les papiers du véhicule ?
-Bien sûr … Voilà mon permis.
-C’est votre fils ?
-Oui (… ?)
-Il est mignon … vous ne trouvez pas les papiers ?
-… euh … Je pense que j’ai du les oublier dans mon autre sac …
-Ce n’est pas grave, Madame, pensez à les prendre la prochaine fois.
-Merci …

Un futur, un jeune papa, la chance qu’il soit seul, de ce coté de la route, un flic non obtus ou juste un gars sympa.

Comme quoi, parmi les jours sans, y’a quand même des jours avec !

Chronique de la Circulation

… La recette du Blog à la façon Capsicum !

* Mélanger délicatement un peu d’égocentrisme, avec un soupçon d’esprit critique et un demi-litre de rêve.

* Y ajouter une cuillère à soupe d’amour, une pincée d’empathie, un rien de colère et un bol d’espoir.

* Laisser reposer le temps que la composition lève.

* En malaxant, incorporer un peu d’action, une louche d’émerveillement, 3 gouttes d’humour et une rasade de fantaisie.

* Pour relever un rien, émietter une branche de déprime et parsemer de liberté.

* N’oublier pas l’humanisme et la misanthropie.

* Verser le tout sur une plaque chaleureuse, plutôt que dans un moule

* Laisser cuire à feu doux, en surveillant régulièrement, pour laisser remonter les souvenirs.

* Si un peu de découragement suinte, absorber avec une bonne quantité de confiance.

* Glacer de quelques illustrations pertinentes.

* Servir avec le sourire, ce met typique, à quelques invités curieux

Capsicum

Rester sous la couette !

Depuis petite, j’ai du mal à aller dormir. Enfant, je trouvais que c’était une perte de temps. Et puis passé 22h, la nuit enveloppe, la nuit calme, et nous sommes souvent tranquilles car les autres dorment. Etudiante, j’ai vite compris la valeur du sommeil, où chaque 1/4 d’heure de sommeil, en plus, compte.

Mais, me revoilà avec mes démons de la nuit. Même volontaire, il m’est difficile d’aller me coucher, au mieux, pour minuit :

Il faut dire que le travail prenant toute la journée, le soir est consacré à Petit Ginkgo. Et lorsqu’il est couché, après quelques taches ménagères, je suis enfin libre soit de buller devant la télé, soit d’être absorbée par l’ordinateur, pour une recherche, une discussion, un site, des photos. Ce sont mes instants de la journée, sans contrainte d’aucune sorte …

Si …, celle d’aller me coucher passé une certaine heure… Parce que le lendemain …

Le résultat de la fatigue accumulée mène invariablement au même schéma : Pression professionnelle liée à une efficacité décroissante, découragement lié à une déprime soujacente, engendrant une difficulté à gérer positivement les relations humaines.

Tout ceci balayé par une bonne et grande nuit de sommeil.
La chimie conditionne décidément ma vie !

Ce matin est un matin de plusieurs semaines de nuits courtes. Le moral est dans les godasses et c’est le jour rêvé pour les sujets tordus.

Albert Camus – n°1

Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ?

Noces, Albert Camus

Société de Consommation

Qu’est ce que le luxe ?

Le temps et l’espace !

Assise dans mes 2m², j’observe le monde. Je me surprends à rêver à de vastes étendues sauvages. Entre Argentine et Chili, la Patagonie se dessine.

patagonie3.jpg

Me revient en mémoire une conversation avec un ubayen de souche expatrié, de retour pour quelques semaines dans sa vallée d’origine. Je ne suis que spectatrice de cet échange entre ce colosse rembourré et le svelte patron de l’école de parapente. Un point de chute pour le TBM …
Il décrit sa patrie d’adoption comme un lieu où les hommes peuvent encore vivre à leur guise. Les règles existent, certes, mais elles n’étranglent pas dans l’œuf toute initiative. Du reste, l’espace fournit la liberté car le voisin est à plusieurs dizaines, centaines de kilomètres.

Les Meffre parlent aussi de cette contrée qui commence à devenir un interêt pour moi. Manifestement, ils y ont trouvé beauté, tranquillité, nature … et une nouvelle famille.

Dans “Echappées Belles“, un migrant français raconte sa métamorphose en Gaucho.

Des échos de partout !

Décidément l’immensité se rappelle à moi…
Voilà bientôt 7 ans que je suis revenue d’autres lieux d’immensité, l’Australie. Et maintenant, que j’ai gouté à la vie active, que j’ai commencé une famille, d’autres horizons reviennent à mon esprit. Cependant, voyager pour moi, ne se résume pas à une semaine de Tour Operator au pas de charge, de sites touristiques en boutiques baise-couillon. Pour moi, il est nécessaire de voyager par ses propres moyens pour croiser la vie des gens, pour prendre le temps de discuter avec eux, pour s’arrêter admirer un paysage.

Et là-bas, ils ont l’espace. Rien à voir avec le micro-carré de verdure alloué à chaque petit locataire de sa banque, entassé dans son lotissement tout neuf.
L’espace est une richesse… Dis-je, alors que j’habite un clapier !

Quand nous cherchions du travail, nous avions du temps … C’est la première fois que j’ai gouté à ce luxe. Mais nous n’avions pas d’argent pour vraiment en profiter. Une fois que l’on rentre dans la société, l’argent n’est plus tout à fait la question. Mais, c’est alors que l’on manque de temps pour profiter de ce que l’on gagne … Le paradoxe de la société de consommation.
Le temps est une richesse… Dis-je, avec mes 5 semaines de congés payés !

Il y a forcément une demi-mesure. Et pour ce type de voyage en Patagonie, je n’aurais aucun scrupule à poser un congé sans solde.

Vivre des aventures maintenant, sachant que l’on peut mourir demain ou se serrer la ceinture pour larguer les amarres par la suite. Comme toujours, la réponse est dans le juste milieu !

A mon sens, la richesse n’est pas liée à l’argent, mais au vécu.
Il en faut cependant pour être suffisamment libre et offrir, à nos enfants, la possibilité de décider de leur vie, comme nous le faisons …

L’œil désapprobateur de la société …

La Gynéco : -Ah bon, vous l’allaitez encore ?
Capsicum : -oui !
-Et il a quel âge maintenant, un an et demi ?
-17 mois
-Combien de fois par jour ?
-Une
-Et vous avez encore du lait ?
-Ben oui, sinon il serait sevré !
-Et vous l’allaiterez encore longtemps ?
-Disons que ce n’était pas prévu d’aller jusque là, mais tant que ça lui convient, que ça convient à son Papa et à moi … on continue !!
- Ah …

Et avec ça, on dit que les mentalités sont en pleine mutation ! Y’a du boulot …

Société de Consommation

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. Mais c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

Sénèque

Libre … enfin !

Mercredi 2 Juillet 2008, au soir, l’empathie m’envahit, emprunte d’admiration et de douleurs.
Je n’ai pu me résoudre à aller me coucher avant 1h30 du matin pour voir et entendre tous les otages sur le tarmac de Bogota.

Ingrid Bétancourt est libre après 6 ans et 5 mois de détention aux mains des FARC

L’armée colombienne a accompli un miracle d’intelligence, par une “opération parfaite” selon elle.
Cette femme a subit l’humiliation, la maladie, l’insoutenable, un traitement qu’elle n’infligerait “pas à un être humain, un animal, ni même à une plante“.

Libérée du matin, elle est forte et protectrice, fidèle à l’image qu’on connaît d’elle avant son enlèvement.

Retrouver ses enfants après tant d’année…

Elle a laissé un petit garçon, elle retrouve un homme !
Sa famille et ses enfants, si posés et lucides, se sont battus cœurs et âmes .
Mon cœur de Maman déborde, mais elle ne semble même pas être emplie de colère qu’ils lui aient volé le plus précieux : le temps qui passe aux cotés de ses proches.
Sa vision de la vie a du être foncièrement modifiée.

C’est l’adrénaline de ces 3 premiers jours de liberté qui la tient en alerte : pas envie de manger, ni même de dormir. Elle s’écroulera forcément épuisée mais enfin protégée.
Ce qui m’interroge, c’est sa capacité d’adaptation à ce retour à la vie conventionnelle parmi les siens. Epreuve psychologique, durant laquelle son entourage ne sera plus tout à fait face à celle qu’ils ont connue.

Une force, emprunte de foi, se dégage de cette femme.
Je l’admire pour ce qu’elle était avant son enlèvement, ce qu’elle a subi et comment elle l’a surmonté.
Il y a du chemin pour être une aussi belle personne.

Je pense aussi à sa directrice de campagne : Clara Rojas, qui fût sa compagne de détention pendant plusieurs années. Elle aussi a vécu l’impensable pour une mère : une grossesse en détention dans la jungle, un accouchement avec césarienne improvisée avec tout ce que ça implique pour la mère et l’enfant.
Emmanuel, présentant des séquelles de sa naissance (bras cassé et maladie), est séparé de sa mère et ne la touche que rarement. Puis les FARC l’arrachent complètement à sa mère à 8 mois en le confiant à un paysan. Sa trace est retrouvée par le gouvernement grâce aux services sociaux qui l’ont confisqué au paysan.
Imaginez cette femme, qui en retrouvant la liberté en Janvier dernier, découvre un enfant de 4 ans. Après tant d’années de souffrance pour lui et elle, il faut apprendre à se connaître.
Soyons humbles dans les difficultés.

Et puis, il a ces hommes, anonymes pour nous français, qui ont vécu 10 ans otages des FARC

Ingrid Bétancourt l’a déjà souligné,
elle se battra pour ceux qui y sont encore !

A lire aussi : Captive et Operación E

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Ajout de Août 2013 : Et dire que cette libération est l’un des premiers billets que Capsicum a voulu pour partager son émotion. Un bel exemple de la manipulation de l’opinion française par les politiques et les médias, même si cela n’enlève rien au calvaire que chaque otage a subit.

On en sait aujourd’hui un peu plus sur les tensions colombiennes de l’époque …

Même si à l’époque je pensais aux anonymes, je me dis encore que quitte à être otage, il vaut mieux être journaliste ou politique plutôt que citoyen lambda.

JACQUES THOMET : “LA VÉRITÉ SUR LES FARC SORT ENFIN”, libertesinternets.wordpress.com, 12 janvier 2008

Le site de Jacques Thomet (journaliste puis rédacteur en chef à l’AFP durant 32 ans) est truffé d’explications autant sur la situation colombienne que sur le sujet Ingrid Betancourt ou l’histoire de Clara Rojas et du petit Emmanuel.

L’Ubaye !

On ne revient jamais tout à fait indemne de cette vallée …

06-07-08

Partis pour vivre un moment fort de parapente au milieu de ce paysage magnifique, nous avons retrouvé le Mentor de la Vallée et sa vision borderline, qui me plait.

Il enseigne comme un entraineur, non comme un moniteur. Poussant de plus en plus à se dépasser. On râle, on prend des coups, mais on ressort plus efficace, plus sensible, tout en finesse.

Encore un, pour qui la vie ne vaut d’être vécue qu’en liberté, et sous toutes ses formes. Ce caractère, qui a toujours voulu voler, est passé par le delta, passionné de parapente, il en a fait son métier. Il est dévoré par le CH-7 Kompress … et souhaite réaliser un Tour du Bord du Monde !! Voilà un projet passionnant … pour peu qu’il nous laisse le suivre.

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Bien que Ange se moque de mon émotion de quitter l’Ubaye pour retrouver les plates étendues, il cherche, il cherche … et il trouve : une GEO II de chez Ozone !!

Ce qui nous mène à faire un deuxième vol de treuil, le WE dernier :

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ok, désolée pour le champ … il essaie d’en sortir sans faire trop de dégâts !

Future voile pour deux ?? A voir …