A l’instant t …

La mariée était vraiment ravissante et sexy … et j’en ai vu des mariées … !

Le temps a passé. Sur nos visages, en regardant bien, les premières rides apparaissent au coin des yeux. Les uns se marient, les autres ont des enfants, certains ont tout donné à leur boulot, d’autres ne se posent pas trop de questions et se disent qu’ils ont le temps.

Quel chemin depuis 14 ans …

Petite fille, j’avais le temps, beaucoup de temps pour jouer, rêver à plus tard. Il me semblait qu’être grande ne viendrait jamais, que les grandes vacances étaient bien longues.

Aujourd’hui, je vois grandir Petit Ginkgo à toute allure. Les années s’enchainent dans une valse frénétique. Nous avons entrepris la vie, à bras le corps, et j’ai même l’impression que ce n’est pas encore assez. J’ai ce sentiment profond qu’il ne faut rien gaspiller du temps imparti et vivre comme si l’on allait mourir demain.

C’est exactement ce que nous faisons et … c’est très fatigant !

Les premières années d’études sont aussi fraiches dans ma mémoire que 3 ou 4 ans en arrière. A ce rythme nous aurons l’âge de nos parents sans rien avoir vu venir. Et comme dirait mon cher Papa : - Ce n’est rien, ça va encore plus vite les années passant !

Alors faut-il s’ennuyer pour avoir l’impression d’être éternel ?

Au fait, le lave-linge …

… est un Brandt !

L’affaire Brandt !

Chronique de l’Ascenseur n°1

Déjà très mondaine …

Petit Ginkgo et moi rentrons à la maison, après avoir reçu une averse sur le nez … Nous nous faufilons dans l’ascenseur avec une maman et sa fille d’environ 5 ans. La petite blonde regarde Petit Ginkgo, debout devant le miroir, puis se retourne vers moi :

- Vous avez un très beau bébé, Madame

- Euh ….

Plutôt stupéfaite par le ton employé, je lui dis que c’est à lui qu’il faut l’exprimer !!

Nonchalance …

En espérant que ce sera le dernier post de mécontentement de la journée …

Lundi, j’appelle pour mon lave-linge en panne en expliquant clairement les symptômes. Rendez-vous pour le Vendredi suivant. Jeudi soir le réparateur me contacte pour changer l’heure de RdV entre 8h30 et 9h. Il en profite pour me demander des détails sur les symptômes. Vendredi, il arrive à 9h05 (je suis déjà en retard d’1h au boulot…), fait fonctionner la machine 5 min, me redemande de décrire le phénomène.

Puis il déclare : – C’est évident, c’est la carte de puissance et non celle de commande que j’ai apporté. Il faudra que je revienne !

Il passe 20 min à essayer de joindre son service pour commander la bonne pièce et prendre un nouveau rendez-vous pour … le Vendredi suivant !!

Résultat :

1. La veille, le dépanneur aurait pu facilement diagnostiquer la panne par téléphone (puisqu’il n’a fait que réécouter ma description du problème), se rendre compte qu’il n’avait pas la bonne pièce et reporter le rendez-vous jusqu’à ce qu’il l’obtienne.
2. Le temps de mener Petit Ginkgo chez Nanou, j’ai 1h40 de retard au boulot. Pas question de quitter tôt ce soir …
3. La machine sera immobilisée une semaine de plus : 15 jours en tout, ce n’est rien, surtout quand on a un petit à la maison.
4. Vendredi prochain, il faudra que je m’absente, à nouveau, du taf …

Ma patience est rudement mise à l’épreuve pour une machine neuve qui en 5 mois a déjà présenté 2 pannes …

L’affaire Brandt !

 

Du bétail … en 1 heure et 27 minutes

Échographie pour Petit Ginkgo :

* Nous patientons 45 min avant qu’une souriante assistante nous installe dans une pièce sombre.

* Nous patientons 15 min que l’échographe nous rejoigne.

* Pendant 5 min, que Petit Ginkgo hurle et se débatte (malgré mes explications préalables) ne perturbe pas le si sérieux professionnel.

* En 2 min, le verdict tombe sans aucune surprise. Merci. Au revoir.

* Nous patientons 20 min pour récupérer le dossier.

Mais pourquoi, ne suis-je pas allée voir mon échographe préférée … ? Ah, oui, parce qu’il parait que celui là est très bien avec les enfants, concernant le sujet … Mon niveau d’exigence est manifestement supérieur !

Pouvoir d’achat ??

Raisonnement logique simple :

  • * Plus possible de trouver des appareils de technologie simple. Ils présentent tous des tas de fonctions inutiles que tu paies forcément.
  • * Quand ça tombe en panne, plus possible de résoudre par toi-même, trop complexe.
  • * 3 fois sur 4 le dépanneur te répond que la réparation coutera plus chère qu’un appareil neuf, encore plus performant !!

Moralité : Quoiqu’on en dise

  1. Premièrement : tu casques même si t’en a pas besoin
  2. Deuxièmement : tu casques pour un devis, car l’appareil est conçu pour tenir un chouïa au-delà de la garantie.
  3. Troisièmement : tu casques parce qu’il faut bien recycler les appareils de ce type  « jetables » toujours plus nombreux.
  4. Quatrièmement : tu casques pour en racheter un neuf qui poursuivra la spirale infernale …

Moralité de la Moralité : La société de consommation a encore de beaux jours devant elle et le pigeon est toujours le même … Quand à la planète, elle n’est pas encore sauvée …

Des exemples ? Je pense aux :

  • * Téléphones portables qui font tout et accessoirement téléphone
  • * Appareils photos numériques qui meurent par défaillance de l’écran, puisqu’on ne veut plus intégrer de viseur, ou par épuisement de la batterie, puisqu’on ne veut plus les produire avec accumulateurs rechargeables.
  • * Télévisions écran plat où l’image est fadasse, comparée à celle du bon vieux tube cathodique. D’ailleurs c’est de plus en plus difficile à trouver, même si les écrans plats de petite dimension ne sont pas encore technologiquement au point.
  • * Voitures pour lesquelles même changer une ampoule devient de l’art … Il faut absolument avoir recours à un garage pour faire l’entretien courant.
  • * Machines à laver Hi-Tech pour lesquelles tu n’utilises, malgré tout, qu’un programme et qui vu l’électronique qu’elles contiennent tombent immanquablement en panne.
  • * etc, etc, etc

Pour moi, ça s’appelle la logique du profit au détriment du consommateur et de l’environnement.

Je vais finir par passer pour une arrièriste !!

A lire aussi : Obsolescence programmée / L’affaire Brandt !

Société de Consommation

Dicton qui pourrait devenir populaire.

Quand on a une santé de fer, on finit toujours par rouiller.

Dialogue dit par Roland Magdane dans Le Tuteur.
Bon, et alors, toutes les soirées ne peuvent être intellectuelles …

Créer la dynamique du changement.

J’ai encore eu une « Bouffée d’Ailleurs » hier soir … Il est temps que je passe à l’étape suivante. Et si c’était enfin repartir. Là-bas, je me sentais vivante, je me confrontais tous les jours à la nouveauté, l’inconnu. Mon esprit pensait dans une autre langue. Aujourd’hui, c’est à la fois famillier et excitant. Mais l’idée ne perd pas de son charme.

Petit Ginkgo est suffisamment petit et grand pour s’adapter parfaitement. LA chance, peut-être, que ce petit soit bilingue. Et quitte à être seule, pourquoi ne pas en faire une opportunité, en attendant. Sur place, je pourrais peut-être développer les quelques autres pistes qui me trottent dans la tête.

Tous nos proches me maudiraient … mais cela les bougerait aussi ! Un enrichissement pour tous.

Et si les temps se troublaient …

Les sujets sur la deuxième guerre mondiale me laissent toujours ce goût amer dans la bouche … et ces larmes sur les joues.

Alors que l’on se plaint régulièrement de la fatigue, de ne pas avoir assez de vacances, de ne pas vivre avec les gens que l’on aime, de ne pas avoir assez d’argent pour acheter telle ou telle futilité, d’être fâché avec telle andouille ou telle autre. Il fût des temps maussades où il s’agissait de survivre, de ruser pour manger à sa faim, de se cacher pour protéger la vie, de ramper pour mettre les siens à l’abri, de tout abandonner pour recommencer ailleurs, de prendre des risques mortels pour faire triompher ses convictions, pour libérer ou protéger les plus faibles.

Nous sommes la génération des enfants gâtés, après la génération d’après-guerre qui a vu la société se reconstruire et celle de la guerre qui a vécu les horreurs. Ce qui compte pour nous, c’est notre confort, nos plaisirs. Ce qui comptait pour nos parents, c’était la liberté au prix d’un travail acharné. Ce qui a compté pour nos grands-parents, ce fût de survivre et de protéger leur famille.

L’histoire est une immense roue qui tourne. Quand je m’attarde à regarder les informations (ce qui, pour ma santé morale, n’arrive pas souvent) je tremble des décisions des chefs d’états, des possibles causes ou prétextes qui mèneraient immanquablement à un conflit.

Nos ainés étaient encore durs et habiles. Les familles savaient cultiver pour manger et se contenter de peu pour vivre. Les voitures pouvaient être réparées sans l’aide d’un ordinateur. Chaque homme apprenait, au service militaire, à se défendre de ses propres mains et à manier une arme. Les femmes savaient faire des conserves, dépecer un animal pour nourrir ses enfants ou coudre pour les habiller. Nombre de tâches de la vie quotidienne étaient réalisées sans l’aide de la technologie. Depuis tout s’est professionnalisé, spécialisé. Que savons-nous faire par nous même, aujourd’hui, qui nous permettrait de survivre si le pays était sens dessus dessous ?

Nous pensons que tout le monde est bon et gentil. L’Histoire nous a prouvé que pour certain la vie n’était rien au regard de leur propre ambition. Regardez d’un autre œil votre exécrable collègue et demandez-vous s’il n’aurait pas fait parti des délateurs pour un peu plus de pouvoir, comme il marche sur les autres, actuellement, visant LA promotion. Et votre gentille assistante qu’aurait-elle choisi pour simplement protéger ses enfants ? Que pense votre voisin des poubelles sur le palier ?

Et vous ? Etes-vous sûr que vous auriez été dans le bon camp dans un environnement de terreur, par instinct de survie ?

Et puis, qui nous dit que demain, cette catégorie ou celle-ci, qui n’a jamais été inquiétée, ne deviendra pas à son tour la caste des indésirables, dont vous, moi, votre voisin pourrait faire parti ? Ne dit-on pas : pour vivre heureux, vivons cachés …

Pour moi, la vie est la chose la plus précieuse … Comment ont-ils pu … ?

Mon but est de rendre mon fils autonome pour qu’il sache se tirer de toutes les situations (dramatiques ou pas), pour qu’il sache se débrouiller sans moi, pour que l’initiative lui sauve la vie, un jour peut-être.

Non, non … je n’ai pas bu … !

D’abord, j’ai l’alcool gai et amoureux … rien à voir avec cette sobriété lucide.

Société de Consommation

Bonne Non-Rentrée !

Ravie que Petit Ginkgo n’ait pas encore l’âge … même si je n’ai jamais détesté l’école !

La “faim” justifie les moyens …

La semaine dernière Petit Ginkgo jouait debout. Je me penche quelques minutes sur l’ordinateur et quand je relève la tête, le voilà assis sur une chaise, l’une de nos grandes chaises …

Jolie … la surveillance !!!

A moins qu’il ait développé un don pour la téléportation, il a du faire ça avec ses petits bras musclés.

L’œil aux aguets, dans la soirée, je le vois tendre les mains au maximum pour atteindre l’arrête opposée du siège. Par la force des bras, le voilà qui se tire à plat ventre sur la chaise. Reste juste à poser les genoux et à se mettre debout sur la fameuse chaise, pour enfin s’installer assis. Tout fier, il accroche un grand sourire …

… et me désigne le pain de mie qui trônait sur la table !! Comment être plus explicite que ça ???

Ce qui me rend nerveuse, c’est qu’il sait aussi pousser cette grande chaise où il veut. Et nous habitons au 8ème étage !!

Ni dreadlocks, ni teinture rouge, ni boule à Z …

Les observateurs : – Ah, tu t’es coupé les cheveux ! (- Vous ne le croirez jamais, mais j’ai payé une professionnelle pour ça …)

Les flatteurs : – Tu es très jolie coiffée comme ça. Ca te va vraiment bien. (- Il veut peut-être me demander une faveur ?)

Les dubitatifs : – C’est court quand même … (- Ben, ça repoussera … alors …)

Les normands : – Ah, ça te change ! (-T’as pas mieux comme lapalissade ? Tu pourrais assumer tes opinions …)

Les indifférents : – (…) après un coup d’oeil appuyé. (- Distrait ou sage. T’as raison, vaut mieux fermer sa gueule quand on a rien à dire)

Les pétasses : – (…) qui te scrutent jusqu’à ce que tu disparaisses au loin (- Vous voulez un bonne adresse … ?)

Le Tourmalet n’est plus un col du Tour de France !!

Ange devient un vrai parapentiste avide de décoller de partout où c’est possible. J’aime cette liberté de réflexion.

Du Pic du Midi de Bigorre, nous apercevons des voiles en contre-bas. S’en suit le repérage du déco pratiqué par les habitués. Ange s’éjecte de la voiture avec le sac volumineux … à la quête du spot !

Sans même savoir où est l’attero (erreur de jeunesse)… il se lance pour la première fois sur un site inconnu, sans radio, en toute responsabilité, avec sa propre voile.

Ginkgo et moi attendons de le voir déboucher au dessus de nos têtes. Une course à travers la montagne démarre pour suivre l’aile qui a l’air ravie. Je perds Ange des yeux mais finis par trouver un champ où l’on plie !! Le voilà …

- A ton tour. C’est trop facile et superbe. Tu dois en profiter !

- Hein, quoi, comment ???? …. heu, d’accord …

S’il l’a fait, ce doit être dans mes cordes. L’excitation monte avec l’adrénaline. La pente est forte, des badauds randonneurs s’attardent. Ordonnée, je prépare ma voile, fais consciencieusement ma prévol et … c’est parti !

Ma poitrine va éclatée d’excitation, mes yeux absorbent tout ce qu’ils peuvent de magnifiques paysages. Je vole, je vole seule, vraiment seule, sous ce bout de toile !! Je cherche quelques ascendances, mais rien de bien probant. La voile est agréable à piloter. Un grand et beau plouf. J’aborde l’atterrissage sereine. Du plaisir en barre ! J’en ai même oublié que la voile ne m’était pas vraiment familière …

29-08-09

Ange a été gonflé, et j’ai suivi avec ravissement …

Quand Montessori porte assistance.

Vite, vite, vider les bagages, ranger ce qui traîne. Il y aura aussi l’aspirateur à passer, les toilettes à nettoyer … (personne ne se déleste de jolies fleurs !). Le tartre à chasser de la salle de bain. La vaisselle à frotter puis à ranger. Les poubelles à descendre et le vomi du chat à nettoyer …

Ce n’est pas plus mal de recevoir du monde à la maison, ça oblige à entreprendre … Mais si seulement j’étais un Capsicum d’anticipation, bien comme il faut, un vrai petit Capsicum d’intérieur pour éviter la course de 3 soirées complètes à astiquer …

Et Petit Ginkgo qui demande de l’attention à sa manière, voulant probablement dire : « Arrête de t’agiter et joue avec moi, Maman ». Il me suit partout, fouille, défait ce que je plie pour «aider». Il tourne en rond et ne sait pas quoi faire …

Tilt : 2 petites cruches … des haricots secs tout rouges … et vogue. Je verse en prenant la cruche dans la main droite. Puis pareil de la main gauche. Petit Ginkgo m’imite à la perfection. Il commence à être très habile à ce jeu là … Je reste stupéfaite !

Maintenant qu’il y arrive, on va pouvoir passer à l’étape suivante …

Ce qui m’épate le plus, c’est qu’il reste concentré sur les versés pendant une bonne demi-heure. Qui dit qu’à 19 mois, on ne peut se concentrer que quelques minutes ???

Normalement, ce genre d’activité ne doit pas être un dérivatif visant la tranquillité des parents … mais parfois c’est utile !

La complainte de l’heure creuse.

Cette semaine est bien longue.

On aurait pu croire que rentrée de vacances, les batteries gonflées à bloc, je me serais lancée à corps perdu dans le travail …

Mais que cette semaine est bien longue …

Petit Ginkgo me manque sans me manquer. Nous nous sommes bien peu séparés et je n’aime pas le savoir si loin. Il suffit que les temps se troublent, il suffit d’une personne en mal d’enfant. Enfin … il faut bien qu’il fasse ses armes lui aussi. Il est pourtant encore bien petit.

D’un autre coté, c’est agréable de ne pas être constamment à l’affût, de pouvoir reposer son éveil, d’être seule à la maison, de choisir ses horaires, et de tout faire beaucoup plus vite !

Cette semaine est bien longue, pourtant.

Jour après jour, il faut encore se lever. Je voudrais juste hiberner et arrêter de penser. Gonflée à bloc, pas sûr, la fatigue ressort et je me sens lasse, sans volonté.

Que cette semaine est bien longue.

Car je sais qu’il y aura d’autres semaines loin d’Ange. J’ai beaucoup de mal à accepter la tiédeur de cette vie là. Même si, en contrepartie, elle m’octroie un répit à l’abri du stress, de l’angoisse et de l’agitation, des responsabilités trop lourdes à porter.

Cette semaine est bien longue.

Je ne pense qu’aux prochaines vacances. Mais peut-on vivre en n’ayant pour objectif que les prochains moments de liberté ???

Cette semaine est bien longue mais elle est en passe de finir … et le week-end, à contrario, sera probablement bien trop court !

Sur le Pog …

Au détour du Pays d’Olmes, gravissez la montagne et écoutez ce conteur merveilleux, érudit et critique, Fabrice Chambon, qui vous transportera au 13ème siècle. Sa passion pour Montségur et pour l’Ariège est contagieuse …

Refuge de l’Eglise cathare et des « faidits », Montségur fut un haut lieu du Languedoc au XIII° siècle. Le château, édifié sur la plus haute partie de l’éperon rocheux, domine le village actuel. La situation privilégiée de cette montagne attira diverses civilisations qui l’occupèrent de la préhistoire au XVII° siècle.

C’est à la demande des cathares que Raymond de Péreille la fortifia et, sur les ruines d’un précédent édifice, fit rebâtir une forteresse. L’analyse de son architecture et les récentes découvertes apportent de nouvelles lumières sur la vie quotidienne des occupants, mettant au jour une partie du bourg fortifié qui l’entourait, tout en dégageant un important ensemble de mobilier archéologique.

Le 16 mars 1244, la forteresse tomba aux mains des assiégeants et les cathares furent condamnés à renoncer à leur foi ou à mourir dans les flammes d’un bûcher. 205 d’entre-eux y périrent. Depuis cet épisode dramatique, Montségur fit son entrée dans l’histoire. Restitué au pouvoir royal, il fut réédifié, pourvu d’une garnison et insensiblement oublié, alors que le village fit souche au pied de la montagne.

Fabrice Chambon, attaché culturel à la ville de Montségur

L’imposteur de la fête !

Depuis quelques temps … je me demande pourquoi, lors de l’anniversaire de quelqu’un, c’est à cette personne que l’on offre des cadeaux ???

C’est logique : cet être existait dans le ventre de sa mère puis en dehors. Il se manifestait, même si personne ne l’avait encore vu. (Quoique maintenant avec l’echo 3D, on peut leur tirer le portrait in utero !)

Quelle différence ? Quel hommage en rapport ?

C’est à sa Maman qu’on devrait faire des cadeaux ! Pour tout le mal qu’elle s’est donné … Puisqu’elle a déjà offert le plus beau présent, qui soit, à son enfant !

Ça encouragerait forcément la natalité, en plus !!

… Non, non, non, ce n’est pas l’anniversaire de Petit Ginkgo … pas du tout !

Bientôt la liberté payée.

C’est vraiment vrai ??

Dites moi, que je vais pouvoir envoyer mon réveil en orbite et me lever quand mon corps ne sera plus fatigué (Ah, non, loupé, j’ai un fils d’un an et demi…). Dites moi que je vais pouvoir profiter des miens pendant plus de 2 jours consécutifs. Dites moi que je vais voir des montagnes et laisser la platitude à perte de vue. Dites moi que je vais avoir le temps de laisser divaguer mon esprit sans culpabiliser de ne pas être concentrée sur mon travail. Dites moi que j’aurai le choix de mon programme de la journée, une abbaye, un livre, une sieste, une balade, sans urgence client et réclamation, sans avoir de projet à rendre pour hier.

Comme la dernière ligne droite est longue et difficile … je ne suis déjà plus là …

Vite, vite, la liberté annuelle !! Que je profite des avancées sociales du 20ème siècle.

Je rêvais d’îles peu peuplées, d’odeurs enivrantes, de saveurs épicées, de la douce musique d’une langue étrangère, du microcosme d’un avion, de la promiscuité d’un taxi-brousse, de végétation luxuriante. Un sursaut de futile mondanité me susurrait le délicat plaisir de lâcher innocemment “Quand nous sommes allés à ???” …

Mais quand on est un capsicum raisonnable, il faut écouter son Ange et ses finances !

Monsieur Ducon & Co

Les gens sont infectes, mal élevés ou particulièrement timorés !

Aujourd’hui, un barbu d’une cinquantaine d’année, une pin-up en age de se caser, une vieille revêche et deux ados arrogants présentent le même comportement débile et dépourvu de civilité :

Ils se jettent sur le passage piéton, sans même s’assurer qu’ils ont une chance de rester en vie ! C’est vrai, après tout, ils ont la loi pour eux …

Et comme ils estiment, d’ailleurs, que c’est un dû, ils évitent soigneusement le regard du conducteur, des fois qu’il leur confirme à quel point ils sont méprisables.

S’ils savaient qu’un simple signe de tête
apaiserait tous les désirs de meurtre de la planète …

“Bionic Man” arrive …

Alors que l’un de nos copains, fan de cyclisme, nous fait un compte rendu du Tour de France 2008, voilà qu’en passant sur ARTE, je tombe sur une émission ayant pour thème : le Dopage.

Bien que les scientifiques essaient de pister et de mettre en évidence les comportements fallacieux, les contrôleurs ont toujours une longueur de retard. Mais ce qui m’horrifie, ce sont ces nouvelles techniques de dopage, appelées « Dopage Génétique ». Il en existe déjà de plusieurs sortes, dont celle-ci : « Une autre méthode consiste à introduire un gène capable de produire de l’EPO dans le muscle, (…). Ainsi, des virus inactivés amènent les gènes dans les cellules visées, et les gènes peuvent ensuite produire des enzymes et des protéines. ». Les risques pour la santé sont énormes en vue de quelques années de rentabilité. Malgré tout, les uns et les autres commencent à avoir recours à ce dopage, pour le moment indétectable.

Les nageuses Est-Allemandes des années 80 me font encore froid dans le dos, quand je pense, qu’entre autres techniques, on les mettait enceintes pour accroître leurs performances par production de gonadotrophine chorionique. Puis on les avortait une fois les grandes compétitions passées … Se servir de la VIE pour la gloire d’une nation à la face du monde …

Non seulement de telles pratiques sont une insulte au sport, mais aussi et surtout à la dignité humaine, à la Vie elle-même.

La question de la responsabilité est loin d’être simple. Bien sûr chacun est en charge de sa propre personne. Mais, quelle est la place des entraineurs, des directeurs sportifs, des sponsors ? Quels chantages pèsent sur les épaules des sportifs, qui ont tout donné à leur passion, depuis l’enfance ? Le simple fait que l’on brasse beaucoup d’argent autour d’un sport le rend automatiquement moins propre.

Il n’est pas vraiment possible d’éradiquer le dopage. Il y aura toujours des gens pour tricher, comme partout. Ce qu’il faudrait éviter, c’est que des participants en viennent à ce stade, car ils n’ont plus aucune chance de faire quelques performances, sans cela, au regard de tous les autres qui atteignent des sommets artificiellement.

Je crois profondément en la « Valeur du Sport ». C’est l’un des plus beaux vecteurs du goût de l’effort, du plaisir de se dépasser, de s’approprier son corps et de constituer son équilibre. Il permet aussi de recadrer les gens qui partent à la dérive ou simplement de relativiser les petites contrariétés, biochimiquement, mais naturellement ! C’est une solution pour rendre notre vision de la vie plus rose … sans avoir recours aux anti-dépresseurs !

Les générations actuelles sont de plus en plus désabusées, et pour cause !

Mais où est donc passé l’Incorruptible Eliot Ness ??

A lire aussi : Hypocrisie mon amour …

Un passant …

Petit Ginkgo est alors suffisamment grand pour se tenir assis sur le siège d’un caddie. Plutôt enjoués, nous nous apprêtons à entrer dans le temple de la consommation. Soudain, j’identifie une voix d’homme, souriante, qui passe à mes cotés …

“Quand on les réussit aussi bien, il faut continuer !”

Le temps de réaliser … l’un des plus beaux compliments que j’ai pu recevoir … furtivement !

Grandir Autrement

Voici un titre emprunté !

Dans la droite ligne de la grossesse consciente, l’accouchement choisi, l’allaitement naturel, le portage, la nourriture bio, se pose la question du respect de l’enfant et de ses rythmes.

Durant une année, Petit Ginkgo et moi, nous sommes rencontrés, apprivoisés et avons tissé un lien fort. J’ai beaucoup appris sur notre vie, sur moi-même et les besoins d’un enfant, à l’abri de la pression sociale et de la folie d’un emploi du temps chargé. Comme tous les enfants, il est avide de comprendre ce qui l’entoure, de maitriser parfaitement son corps, de percer les mystères … de la roue, par exemple ! Emerveillée, je me sens anxieuse à l’idée que quelqu’un abime cette soif. D’où un choix très raisonné de la personne qui l’accompagne toute la journée durant : Nanou ! A mon grand étonnement, la situation actuelle ne me satisfait pas entièrement, aussi formidable soit celle qui l’éveille chaque jour. Je ne comprends pas, en mon fort intérieure, pourquoi fait-on des enfants, pour les confier, puis payer des gens pour les faire pousser …

En toute logique, je me pose de plus en plus de questions concernant la scolarité et ses contraintes induites. J’ai sous la main un outil puissant et merveilleusement bien conçu pour respecter le mécanisme et le rythme d’apprentissage de l’enfant : la pédagogie Montessori. En plongeant en son coeur, je découvre, à chaque recherche combien elle s’adapte à la personne, à sa façon de raisonner et à ses capacités physiologiques. Les écoles de ce type sont rares et chères …

Je m’interroge donc, de plus en plus, sur les concepts formatés, et uniformisés, qu’utilise l’Education Nationale. Bien sûr, nous sommes passés par là et ne nous en portons pas mal. Aurions nous pu faire mieux, ou moins douloureux ? Pourquoi se contenter de “Prêt à porter” quand on peut faire de la “Haute Couture”, du sur-mesure ??

Sans le priver de la sacrosainte “Sociabilisation” avec quelques camarades, et en l’encourageant à pratiquer des activités physiques, l’IEF (Instruction en Famille) serait une solution, pour construire les solides fondations d’un petit être indépendant et critique. Idéal pour stimuler la curiosité, ancrer dans le réel toutes ces notions enseignées abstraitement, pour respecter son rythme de petit enfant, faire de l’apprentissage un plaisir et non une contrainte et développer SA propre personnalité.

Non, ce n’est pas le caprice d’une mère possessive et abusive. C’est au contraire une recherche profonde et réfléchie, pour lui offrir, une petite enfance adaptée. Sans l’étouffer ou le surprotéger, c’est le préparer à la vie qui l’attend, dans les meilleures conditions possibles.

Est-ce si grave de ne pas aller à la maternelle ?? L’école, il en aura peut-être pour 25 ans … alors quelques années de moins … au regard d’un petit être équilibré ! Je retiens cette phrase rencontrée au détour d’un forum :“On ne fait pas pousser plus vite les tomates en tirant sur la tige”

Et puis, ce qui me plait, entre autre, à travers le voyage en famille, c’est de tendre vers une meilleure qualité de vie, de relation avec ses enfants et de leur apprendre concrètement la vie par ce qui les entoure. Pourquoi avoir besoin d’un prétexte ? Pourquoi attendre ?

L’argent … Oui. Alors il faut aménager son activité professionnelle …

Réflexion à suivre …

Le Risque

Le plus grand des risques, dans la vie, est de ne pas en prendre du tout.

Petite phrase entendue dernièrement, je ne sais où, et dont l’auteur m’est inconnu !

Sur le chemin du développement

Nanou m’appelle car Petit Ginkgo a 38,9°C de fièvre … il tousse beaucoup et un ralle inquiétant s’échappe de sa poitrine : le rendez-vous avec le doc est pris. Malgré les séances de kiné prescrites, je constate une nouvelle fois que Petit Ginkgo vient enfin de percer sa dernière canine !! C’est pour moi une bronchite dentaire, comme d’habitude !! On verra …

Malgré la fatigue, la difficulté à respirer, son esprit est encore alerte : à chacune de mes questions, il désigne parfaitement son nez, sa bouche, ses oreilles, ses yeux, sa tête, son pied et sa main. Bon ben, on va en apprendre d’autres alors …

Sans Famille

Il y plusieurs mois de cela, une émission de Delarue traite de l’abandon des enfants. Il est logiquement question de la quête des origines et ils évoquent le simple fait de comprendre le “Pourquoi”, afin de classer le sujet. L’un des intervenants, fils d’une abandonnée, ressent lui-même un vide qui empoisonne sa vie. Psychologiquement intéressée, je me sens simple analyste d’un sujet parmi tant d’autres.

Au bout d’une heure et demi de programme, subitement, je réalise que ma mère ou mes tantes pourraient être à la place de cet invité. Un flot de questions m’envahit : même si ma grand-mère (Simone) a renoncé à comprendre, pourquoi parmi ses 4 enfants, personne n’a simplement fait preuve de curiosité pour leurs antécédents. Après enquête, il semble que les enfants ne se sentaient pas concernés car leur mère (sans pour autant cacher son histoire) avait construit une famille unie, permettant de combler le vide de ses origines. Et puis, par respect, je crois qu’elles ne voulaient pas la blesser.

Quatre ans auparavant, l’une de ses petites filles entame les démarches pour obtenir le dossier de l’assistance publique … A l’époque, je voulais juste connaitre un peu mieux, l’enfance troublée de la petite Simone, avec le secret espoir de trouver une explication, un élément de réponse à la question “Pourquoi ?”. Petite, j’avais en tête, les plus folles histoires, mais là, son dossier était désertique et son acte de naissance ne donnait que le nom de sa mère : Lucie et son âge. Une impasse … Ma grand-mère, avec une pointe de curiosité dans les yeux, évoquait le sujet sans rancœur, malgré sa déception.

L’arrivée de Petit Ginkgo rappela ce “Pourquoi ?” sans réponse, à mon esprit, … moins encore en mesure de comprendre ce geste. Comment une mère peut-elle être poussée à abandonner son tout petit (malgré les hormones :) ) ? Pourquoi lui a-t-elle laissé son nom, malgré tout ? Pourquoi alors que ma grand-mère rencontre ses ascendants, dans les années 60, sa mère exprime : “J’aurais tant de choses à te dire …” et ne va pas plus loin ?

Les discussions à ce sujet reprennent alors, et Mémé m’apprend l’existence d’une carte-photo qu’elle reçut lorsque sa famille prit contact. Par chance, y sont inscrits la date et le lieu de naissance de Lucie . Ma grand-mère avait les éléments manquant depuis toutes ces années …

S’en suit un travail d’enquête administrative, au travers des actes de naissance, mariage, décès de sa branche maternelle. La branche paternelle doit probablement être étroitement liée à ce fameux “Pourquoi” … Euphorique, je découvre 6 générations et des cousinages du coté de la maman de Lucie, à peine 2 générations du coté d’Hyppolyte, son papa.

Remplir les blancs de l’arbre généalogique me laisse, à la fois :

  • ravie de découvrir une famille pour ma grand-mère, alors que l’histoire familiale s’arrêtait jusqu’à présent à son niveau.
  • très frustrée, car tous ces gens n’ont plus mal aux dents depuis longtemps et ne répondrons jamais au fameux “Pourquoi ?”

… Mais, Hyppolyte avait 2 filles ! Ma grand-mère a rencontré sa tante, il y plus de quarante ans. Elle prenait tout l’espace et monopolisait la parole. Or, le prénom de cette femme m’échappe complètement …

La seule chance d’élucider ce “Pourquoi ?” est de retrouver cette fameuse sœur. Peut-être, aura-t-elle eu des descendants. Encore faut-il que ceux-ci aient eu ouïe dire de cette histoire d’enfant abandonné et l’aient transmise aux générations suivantes …

Pas gagné … mais j’ai espoir … Cet accident de la vie a forcément été évoqué, à un moment ou à un autre, dans leur famille, puisqu’ils ont souhaité rencontré ma grand-mère.

A suivre …