Jour de course.

Les mots de Daddy ont d’autant plus de résonance quand je vois le caddie de cette dame qui me précède. Pas de superflu, de la viande en gros, du riz, etc. Elle fouille au fond de son porte-monnaie pour y tirer la dernière pièce.
Un sentiment de honte m’envahit, avec toutes ces denrées festives que je dépose sur le tapis roulant.
Oui, il y a des gens qui ont de vraies raisons de tomber dans la morosité … Chômage technique, licenciement, emprunt, un cocktail difficilement tonique quand on compte au centime près.

Société de Consommation

Marche après marche, étape après étape.

Qui dit gout de l’effort, semble dire activités sportives adressées à l’enfant …
Et bien devant les escaliers l’autre jour, j’ai compris que c’était une inclinaison donnée par les parents.

Le matin, un peu pressée, je n’ai pas le temps de laisser Petit Ginkgo descendre l’étage par ses propres moyens. Mais le soir, nous avons tout notre temps …
Le fanatique des escaliers s’est largement calmé, maintenant qu’il maitrise l’exercice. Son impérieux besoin de gravir les marches par lui-même s’est émoussé. Il se tourne donc vers moi, me tend les bras : -Porte !

Accéder à sa demande, alors qu’il n’est pas fatigué outre mesure, n’aurait pas été, dans ce cas, lui rendre réellement service. Agacé d’essuyer un refus, il semble s’interroger sur la suite à donner. J’attends une effusion de larmes.
Finalement de bonne composition, il monte les 3 premières marches des fois que cela suffise à faire plaisir  à M’man … Nous continuons pourtant coute que coute notre ascension à 4 pieds !

Victorieux, je lui fais remarquer ce qu’il a accompli. Petit Ginkgo semble ravi !
Le goût de l’effort commence probablement là … encore si petit !

Bon sens Grolandais …

Toucher le soleil du doigt.

Ça y est c’est officiel ! Ange a reçu la validation de nos Brevets de Pilote Parapente …

Dans la pratique, ça ne change pas grand chose, en cet hiver où nous sommes cloués au sol. Petit Capsicum rêve de montagne, de grands espaces, de vent sur ses oreilles, de vision surélevée …

La dualité entre réalité et aspiration refait surface en ces temps d’incertitude. Même Ange se prend à se questionner sur le sujet. Sommes-nous laches pour ne pas réagir ? Nous nous méfions surtout du mirage. Mûrissons les projets, ils prendront forme …

Bientôt au ponton !

900 miles au large de Madère hier … Michel Desjoyeaux a trouvé le bon flux.  1650 miles le sépare des Sables d’Olonne qui fait peau neuve avec un village d’arrivée tout neuf.

Capicum comme les autres, je ne parle que du premier … mais faut dire qu’après Loïc Peyron, c’est mon second favori.

D’autres mériteraient l’intérêt ! 12 skippers (dont 2 nanas !) sont encore en course, contre 18 abandons …

Que faut-il en penser ? Trop gourmands, ils ont cravaché leur machine jusqu’à ce qu’elle casse ? Ou bien, les nouvelles technologies engagées sur ces bateaux n’étaient-elles pas encore complètement au point ? Ont-ils rencontré une météo particulièrement violente ? Et puis, il y a la faute à “Pas de Chance” …

L’épopée des Barcelonnettes !

Après Barcelonnette … jusqu’au XIX ème siècle, voici contée l’histoire de nombre d’Ubayens depuis le XIX ème siècle !

Prologue :

La vallée de l’Ubaye et ses longs et rudes hivers avaient de tout temps obligé une partie de la population à diversifier leurs activités, en allant s’employer ailleurs durant la moitié de l’année. Pendant que les uns restaient à tisser laine et chanvre ou à filer la soie, les autres s’expatriaient, comme ouvriers agricoles, bergers transhumants et précepteurs. La fabrication de vêtements de laine et de fils de soie dans la vallée poussa les plus aventureux à devenir colporteurs. Pendant leur enfance, une solide scolarisation et les récits des aînés les avaient armés pour les voyages… Certains allaient sur Lyon ou la Bourgogne, d’autres jusque dans les pays Rhénans. Après les Flandres dès le 17 ème siècle, la mer des Caraïbes approchée au 18ème, le Mexique, libéré de la tutelle espagnole, devient pour eux une nouvelle terre de colportage où ils vont exercer leur double savoir-faire commercial et technique, en particulier dans les métiers de la laine et de la soie.

L’installation 1812-1870 :

En 1814, Joseph-Antoine Coutollenc part à 18 ans pour le nouveau monde et s’installe au Mexique.

En 1821, les Frères Arnaud de Jausiers ferment leur filature et décident d’aller tenter fortune au Mexique. Ils ouvrent un magasin de tissus et nouveautés à Mexico, “EL CAJON DE ROPA DE LAS SIETE PUERTAS”, après un détour en Louisiane où leurs descendants fonderont Arnaudville (6.000 habitants aujourd’hui, jumelée avec Jausiers).

Comme les affaires marchent bien, ils font venir vers 1830 trois de leurs anciens employés nommés Caire, Jauffred et Teissier pour les aider.

En 1845, Caire et Jauffred reviennent au pays à la tête de 250.000 francs/or chacun. Cette somme mirobolante qui “hanta dès lors toutes les imaginations” déclenche une vague d’immigration qui touche non seulement la vallée de l’Ubaye, mais aussi les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes.

Pendant ce temps, à Barcelonnette, en décembre 1851, la ville connaît un mouvement de résistance au coup d’État du 2 décembre de Napoléon III. Quoique minoritaire dans la ville, le mouvement se déclenche le dimanche 7 décembre, le lendemain de l’arrivée de la nouvelle. Les autorités sont arrêtées, et les gendarmes désarmés : tous sont conduits à la maison d’arrêt. Un comité de salut public est constitué le 8. Le 9, les habitants de Jausiers et des environs forment une colonne, sous la direction du conseiller général Brès et du maire de Saint-Paul, Signoret. Celle-ci s’arrête cependant le 10 avant d’atteindre Barcelonnette, le curé de la sous-préfecture s’étant commis comme négociateur. Le 11, plusieurs fonctionnaires s’évadent et trouvent refuge à Largentière, au Piémont. L’arrivée de troupes le 16 décembre met fin à la résistance républicaine sans effusion de sang. Cinquante-sept insurgés sont jugés : il y a 38 condamnations à la déportation (mais de nombreux condamnés ont été graciés en avril).

La vie sur place :

Les jeunes partaient à cheval pour Digne, leur valise en croupe; ensuite en diligence jusqu’à Bordeaux en passant par Avignon et Toulouse, puis prenaient le premier bateau en partance: en 2me classe c’était 400 francs, en 3me classe 300 francs et il fallait entre 50 jours à 3 mois pour arriver à Veracruz.

A l’arrivée, achat d’une marmite, d’une gamelle et d’une couverture, puis contact avec des muletiers pour servir de guide jusqu’à Mexico. Départ 5 heures du matin, marche jusqu’à 10 heures du soir, arrêt près des sources, coucher à la belle étoile et enfin arrivée après une vingtaine de jours de marche dans les “bras” des “pays” qui donnent le vivre et le logement pendant les 6 premiers mois et quelques piastres ensuite.
Les magasins des “Barcelonnettes”, même ceux où il se brassait des millions n’étaient pas luxueux: une enseigne en toile en haut au dessus de 3 à 5 grandes bées, toutes ouvertes sans vitrine ni étalage, fermées le soir par des portes massives en bois doublées de fer et solidement maintenues par une poutre. Le magasin est divisé en 2 parties: les employés derrière un comptoir, les derniers arrivés balayant, déballant, faisant les travaux les plus pénibles et couchant la nuit sur le comptoir.
Ils vendaient et recevaient l’argent qu’ils remettaient le soir au patron ou au caissier. Pas de livre de caisse, pas de contrôle. Derrière les étagères se trouvait l’arrière magasin et la salle à manger où le patron et amis prenaient leurs repas; le soir tous ensemble; placés à 3 ou 4 dans une chambre ils couchaient à tour de rôle sur le comptoir.
Le dimanche matin, déballage; tous doivent être rentrés au plus tard à 10 heures. Pas de fréquentation de la socièté mexicaine, pas de mariage pour les commis. Ils vivaient entre “pays” le plus simplement et le plus économiquement possible. Même fortune faite, ne sortant jamais, ni restaurant, une vie de travail forcé et d’économie soutenue pour revenir au pays. Ceux qui se fixaient à l’intérieur avaient une vie plus mouvementée et dangereuse à cause des fréquentes révolutions (prononciamento). “Qui passe pour riche est perdu“.

L’expension 1870-1890 :

Sous la longue présidence de Porfirio Diaz (1876-1911) qui favorise largement les investissements étrangers et manifeste “une volonté démesurée pour la France” (Patrice Gouy), les Barcelonnettes contrôlent maintenant le secteur de l’industrie textile et de sa distribution dans tout le Mexique. Les entrepreneurs barcelonnettes deviennent « l’interlocuteur préférentiel du gouvernement mexicain » (Jean Meyer), et prennent une part active à l’industrialisation et à la modernisation du pays.

Les premiers commerces de tissus, « cajones de ropa », sont alignés les uns sur les autres. Au nombre de 46 en 1846 (dont 20 magasins pour le seul district fédéral de Mexico), ils représentent plus de 110 établissements 40 ans plus tard, en 1886, implantés dans les principaux centres urbains : à Puebla, à Morélia, à Guadalajara, à Durango, à Tampico, etc.

Profitant de l’intervention française et de l’empire instauré au Mexique par Napoléon III, la colonie barcelonnette se développe. Les voici bientôt à la tête d’un colossal empire. Il n’est pas de secteur qui échappe à la mainmise de ces clans opiniâtres de Tron, d’Ollivier ou autres Reynaud… Elle évince Anglais et Allemands qui détenaient le commerce en gros mais surtout étend son réseau de distribution dans tout le pays, grâce à un astucieux système entretenu par l’afflux incessant de main d’œuvre provenant de la vallée de Barcelonnette.

C’est à leur réussite que l’on doit, en plein coeur de Mexico, l’édification, en 1891, d’un premier magasin de nouveautés baptisé “El palacio de hierro” (Le Palais de fer) qui ouvrira la voie à de nombreuses et séduisantes architectures métalliques fidèlement copiées sur les modèles Parisiens. “L’exemple de Paris se trouvait au cœur de Mexico” (François Arnaud). Chaque métropole verra se multiplier le nombre de ces grands magasins dont le nom évoque tantôt celui des grandes capitales Européennes (La Ciudad de Paris, La Ciudad de Londres….), tantôt celui des grands ports (El Puerto de Liverpool, El Puerto de Veracruz…).
Les Barcelonnettes étaient en train de réussir l’alliance de l’art et de l’industrie.

Dessinés par des architectes français, de nouveaux établissements copiés sur les modèles parisiens du Bon Marché et de la Samaritaine adoptent tous «une écriture on ne peut plus post-haussmannienne de dômes et de grands combles cintrés dont la protubérance accentue la majesté des volumes, silhouettés à chaque carrefour» (François Loyer). Le maître verrier nancéen Jacques Gruber signe les imposantes verrières des grands magasins El Palacio de Hierro (1891) et du Centro Mercantil (1896), aujourd’hui transformé en grand Hôtel.

L’age d’or 1890-1914 :

Toujours sous l’œil bienveillant de Porfirio Díaz, vieux dictateur progressive et francophile, surgissent du sol mexicain les plus grandes filatures du monde (Orizaba emploie 15000 ouvriers en 1910) et parmi les plus beaux magasins (Palacio de Hierro, Ciudad de Londres…). En 1911, la colonie détient 50% des investissements étrangers dans l’industrie mexicaine.

Soucieux de maîtriser aussi la production, les négociants barcelonnettes fondent d’importantes compagnies industrielles à la tête de nombreuses fabriques de la filature, tissage et impression du coton, dont les plus importantes sont implantées dans la vallée de Rio Balanco. D’une politique commerciale, ils passent peu à peu à une politique industrielle et ouvrent l’ère des grandes compagnies industrielles (la compagnie d’Orizaba qui emploie 10 000 ouvriers, la fabrique de Rio Blanco, la compagnie industrielle de Veracruzana…).

En 1900, 5000 familles de ressortissants français sont recensées à Mexico.

Un groupe de «Barcelonnettes» achète la banque «Londres, Mexico, et Amérique du Sud » qui avait le privilège de l’émission des billets pour tout le Mexique. Les Barcelonnettes mettent aussi en place de solides structures financières et prennent part active dans la direction des Banques nationale de Mexico et centrale du Mexique, apposant ainsi leur signature au bas des billets de banque !

L’intérieur d’une succursale de “Las Fabricas de Francia”

Mais la révolution mexicaine gronde (1913-1920).

Cette étonnante réussite économique ne saurait masquer la dure réalité quotidienne d’une grande partie des émigrants, employés et ouvriers. Les tout premiers mouvements de contestation éclatent en janvier 1907, à l’intérieur de la fabrique de Rio Blanco fondée par les barcelonnettes. Sept ans plus tard, à l’aube du premier conflit mondial, les barcelonnettes se mobilisent et se portent volontaires. A leur côté des mexicains aussi tomberont pour la France.

De nombreux « Américains », comme on les appelle ici, revenus au pays entre 1870 et 1930, fortune faite, firent construire ces luxueuses villas de style colonial qui donnent un cachet si particulier à Barcelonnette.

L’entre-deux guerres : Le déclin

L’émigration reprend dans les années 30 puis ralentit petit à petit.

Marquée simultanément par l’autoritarisme mexicain et le déclin de l’empire industriel et financier de la colonie Barcelonnette, la période de l’entre-deux-guerres amorce dans la vallée de l’Ubaye la fin du “rêve mexicain”. Ainsi entre 1850 et 1950, 6000 à 7000 habitants de l’Ubaye ont quitté leur pays pour le Mexique (et quelques dizaines pour l’Argentine) avec l’espoir de faire fortune. 4 à 5 cents familles sont retournées au pays. Adressées aux familles, les lettres du Mexique avaient pourtant, très tôt, les appels à la prudence : “…si parmi eux il y a 4 ou 5 qui réussissent après une trentaine d’années de dure servitude à économiser quelques piastres pour aller finir leurs jours au pays natal, les crois-tu bien heureux lorsqu’ils reviennent au village avec les cheveux blancs, ils sont presque étrangers au pays (…). La vie de cultivateur est beaucoup préférable à celle d’employé que nous menons ici “. (Auguste F. 1902).

Des années 50 à nos jours :

Les années post-révolution mexicaine marquent une rupture et modifient les règles alors favorables aux investisseurs étrangers : lois sur la restriction de l’émigration, limitation du personnel étranger etc. Une dernière vague d’émigrants rejoint le Mexique dans les années 1950, ils ne sont plus qu’une dizaine dans les années 1960. Les barcelonnettes sont de plus en plus intégrés et les retours définitifs dans la Vallée deviennent de plus en plus rares.

On peut constater qu’il n’y a pas une seule famille de la vallée qui n’ait eu ou n’ait toujours des parents là bas.

En 1961 la station de ski de Pra Loup voit le jour, grâce à une forte participation de capitaux venus du Mexique. Des sommes importantes seront investies dans la construction de caveaux immenses et luxueux (cimetières de Barcelonnette, Jausiers, Tournoux, St Paul).
Par des dons et legs certains donneront une partie de leur fortune: nouvelle église à Barcelonnette inaugurée en 1928, l’hôpital de Barcelonnette par la générosité de Jules Béraud qui fit construire aussi l’hôtel de ville, inauguré en 1934, remise en état de l’église de St Paul par un don important d’Hippolyte Signoret après le tremblement de terre en 1959, le presbytère de Barcelonnette par Antoine Signoret et Maximin Michel inauguré le 27 octobre 1968, la magnifique villa “La Sapinière” achetée par la famille Signoret à Alexandre Reynaud léguée à la ville de Barcelonnette en 1973, l’agrandissement et la rénovation de l’hôpital de Jausiers.

Au Mexique les “Barcelonnettes” sont plus nombreux que ceux qui vivent en Ubaye. Les plus grandes affaires industrielles ont été vendues ou ont disparues ; reste une fabrique de draps de laine aux mains des “Barcelonnettes” celle de Soria; elle est dirigée par Robert Martel originaire de Barcelonnette.

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http://j.mezin.free.fr/mexique.html

http://ubaye-en-cartes.e-monsite.com/rubrique,le-mexique,1042379.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/CIECM

http://www.netprovence.com/tourisme/departement/04/ubaye/epopeebarcelo.htm

http://www.revemexicain.com/barcelonnettes_mexique.php

http://pagnol83300.free.fr/barcelo02/Les%20Barcelonnettes%20au%20Mexique.htm

http://www.regionpaca.fr/index.php?id=7858

http://www.barcelonnette.net/fr/il4-3_p50-barcelonnette-et-le-mexique.aspx

http://www.azteca-hotel.fr/histoire.html

Captivant !

Petit Ginkgo choisit régulièrement de quoi s’occuper les mains … et l’esprit !

Visser -Dévisser des couvercles de bocaux n’est, maintenant, vraiment pas compliqué pour Petit Ginkgo. Il trouve même quel couvercle va sur quel pot !

Une vraie progression.

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Curieux, il ouvre un carton et redécouvre l’Escalier Marron que le Père Noël a apporté ! (C’était pour un peu plus tard … mais bon)

Le voilà qui s’applique … en se fâchant un peu de ne pas réussir à faire les marches parfaitement régulières.

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Et puis, il y a le deuxième Bloc Cylindre qu’il réussit seul et en 3 min ! Il va falloir compliquer un peu …

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Barcelonnette … jusqu’au XIX ème siècle.

Ubaye, ce nom évoque d’abord un torrent. La vallée qu’il a creusé traverse les Alpes, d’ouest en est sur 80 km, de sa confluence avec la Durance (lac de Serre-Ponçon) à la frontière italienne.

A 1135 m d’altitude, au pied des stations de sports d’hiver, la ville de Barcelonnette est à bien des titres la Capitale de la Vallée de l’Ubaye.

La cité s’appelle Rigomagensium sous l’Empire romain, et est la capitale d’une civitas (subdivision de province) (1).

Barcelonnette est fondée en 1231, par Raymond Béranger IV, comte de Provence.
Selon Charles Rostaing, l’acte de fondation de la ville, et qui accorde des privilèges à la cité, est un ordre de reconstruction d’une ville détruite, Barcelone, mentionnée dès 1200 (villa Barcilona), et dont le nom serait formé de deux racines oronymiques (désignant une montagne) *BAR, et *CIN.
Selon Ernest Nègre, le nom est un diminutif de Barcelone de Catalogne (Espagne), en souvenir des origines du conte de Provence, également conte de Barcelone. (2)(3)

La partie dextre du blason rappelle la maison de Barcelone. La partie senestre évoque saint Pierre, patron de l’église.

Remarquable par son plan en damier hérité du moyen-âge (1190-1231), dont la régularité évoque l’urbanisme des bastides du sud de la France, la ville offre la particularité de se développer non pas autour d’une place mais de part et d’autre de l’axe principal de communication : l’axe France-Italie (route nationale n°100). Il ne reste rien de l’enceinte de remparts flanquée de 22 tours et percée de 4 portes qui protégeaient la ville jusqu’aux guerres de religion (16e siècle).(4)

Située sur des axes stratégiques (Nice/Grenoble, Marseille/Turin, Nice/Thonon, par la route des Alpes), Barcelonnette, comme sa vallée, s’administrèrent librement pendant des siècles, tantôt rattachées à la Provence, tantôt à la Maison de Savoie.  Durant toutes ces années les guerres (guerre de Cent Ans, guerres de Religion, guerre de Succession d’Autriche) ne les épargnèrent pas.(5)

En 1592, le duc de Lesdiguières détruisit le couvent des dominicains (reconstruit par la suite, il sera rasé sous la Révolution) et renversa les remparts qui ne furent jamais relevés.(5)

Dès 1614 et jusqu’en 1713, Barcelonette est le siège de l’une des quatre préfectures du ressort du Sénat de Nice. (6) La ville fut totalement incendiée en 1628. (5)

Barcelonnette et la haute vallée de l’Ubaye furent définitivement française, en échange d’une partie du Dauphiné qui passait à la Savoie, lors des traités d’Utrecht (1713). Cet échange se fit grâce à l’instance du Maréchal de Berwick auprès de Louis XIV. Cet homme d’armes, après avoir combattu dans les Alpes, avait compris tout l’intérêt stratégique de la vallée de Barcelonnette. Dès qu’ils furent français, les habitants de la vallée demandèrent à être rattachés au Parlement de Provence. (10)

La ville est ensuite le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution. (7)

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique. En mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu (8). L’agitation perdure dans la vallée, peu favorable à la Révolution : une nouvelle révolte éclate le 14 juin 1791, et la disette se déclare en avril 1792. La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, au printemps 1792, par les envoyés de l’administration départementale. Environ un tiers de la population masculine la fréquente (9). L’agitation connaît un nouvel épisode violent en août 92.

A suivre …

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(1) ↑ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p, p 15
(2) ↑ Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 91
(3) Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 30208
(4) http://www.barcelonnette.net/fr/il4-1_p4-histoire-et-patrimoine.aspx
(5) http://www.azteca-hotel.fr/histoire.html
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Barcelonnette
(7) La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
(8) Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année.
(9) Alphand
(10) http://www.revemexicain.com/barcelonnettes_mexique.php

Chronique de l’Ascenseur n°2

Le nombril du monde habite un immeuble de 17 étages !

L’ascenseur d’un immeuble est un outil très performant pour mettre en évidence la civilité ambiante.

Un Capsicum bien élevé ne se faufile pas sournoisement dans l’ascenseur pour atteindre son étage au plus vite.
Elle bloque l’ascenseur, en attendant que la demoiselle, arrivée simultanément, ait pris son courrier.
Seulement, elle a juste envie de lui filer un aller-retour, quand celle-ci passe devant la porte ouverte et appelle le second ascenseur !
- Vous montez ?
- Non, je prends l’autre.
- Je n’aurais pas du perdre de temps alors …
Manque de politesse, timidité, ou simplement je-m-en-foutiste … Le résultat est le même !

Faut-il sauver ses CON-génères ? (Sachant qu’on est forcément le con de quelqu’un d’autre.)

Nouvel Observateur !

Un éclat de peinture gros comme l’ongle de son petit doigt, et Petit Ginkgo s’écrit : – Poisson !

Encore un peu d’action !

Le Capsicum n’est jamais contente !

Quand elle s’ennuie au boulot, elle essaie de se faire à l’idée pour protéger un certain confort et une qualité de vie. Quand on lui propose un projet chalenging … elle est terrorisée !

Décidément …

Nouvelle vitrine …

Deux ventes sur Ebay et une sur Price Minister … Une crise … Quelle crise ?

Biberon Toxique … et les français.

Perplexe devant le rayon biberon d’une grande enseigne de puériculture …  Que des bib en polycarbonate ! Pas un seul en verre … La marque Avent représente la moitié du rayon.
Je ne me démonte pas et vais visiter le rayon bébé du plus gros centre commercial du coin … Que des bib en polycarbonate !
Il ne reste plus qu’à essayer la pharmacie !

On peut dire que les français sont loin d’être aussi investis que les canadiens pour faire la lumière sur cette histoire. Suite à ce rapport sur les Biberons Toxiques, le consommateur a eu un tel poids que les enseignes ont retirés ces biberons de la vente.
Les parents ou futurs parents avec qui j’ai abordé le sujet répondent :
- Ah, oui, j’ai entendu parlé de ça, mais bon … Pour les parents multiples
- Oui, mais est-ce si grave ? Pour les parents confiants
- Les quantités dont on parle relèvent de quelques dizaines de nanogrammes par millilitre. Pour les parents scientifiques

Disons que pour moi, rien que le fait que ces petites quantités aient une influence sur des espèces vivantes en laboratoire, me pousse à appliquer le principe de précaution.

Alors est-ce un mythe ? Les industriels du plastiques auraient-ils raison de lapider les campagnes actuelles sur la possible dangerosité du Bisphénol A ? Voir “Are the Myths About Polycarbonate Bottles True?

En attendant, je trouve inacceptable de ne pas avoir le choix, de ne pas avoir d’alternative.

L’eau est donc chauffée dans un bol puis reversée dans le biberon !

Mascarade …

Quand le loup aux dents longues fait un coup de calgon d’enfant trop gâté …
Je ne sais si c’était la pleine lune mais l’observation d’une telle métamorphose, dans le cadre professionnel, est digne d’un spectacle comique !

Et puis sinon, il y le cirque habituel : discuter sans trop en dire, affirmer ses positions sans froisser, être chic en toute circonstance (même si on vous inflige la marche à pied avec vos talons de 8 cm), ne mettre les doigts dans son nez qu’aux toilettes, être affable et aimable après 2 jours de boulot, une nuit d’enfer, quelques verres de vin et une conversation alambiquée.

Emploi du temps façon Murphy !

Pourquoi est-ce toujours le mercredi que j’ai un boulot de dernière minute à finir, alors que c’est le seul jour où je peux récupérer tôt, Petit Ginkgo ?? …

Mettre en oeuvre Montessori, enfin !

L’ambiance Activités Montessori commence à être un peu plus organisée, à la maison. Un tapis, du matériel varié à sa disposition sur une étagère.
Petit Ginkgo m’a déjà fait la surprise de prendre de lui-même les cadres d’habillage. Il affectionne le zip ! Reste peut-être à proposer plus régulièrement les activités, dites Montessori. Jusque là, c’est au plaisir mais surtout quand on y pense. J’aimerais que ce soit, toujours au plaisir, mais plus souvent.

Naturellement, les versés de graines n’ont plus de secret pour lui. Il n’a pas encore tout a fait compris l’utilité du plateau : Je l’ai vu transporter les carafes, puis les haricots, puis le plateau bien horizontal, et tout remettre dans le plateau …
L’eau est un mot qui revient souvent. Et il sait verser les liquides d’une carafe à l’autre sans en perdre. Il commence d’ailleurs à vouloir verser d’une bouteille dans un verre. Il faudrait que je lui fasse une activité à sa taille, car une bouteille de 1,5L remplie est très lourde pour lui.

Il s’intéresse aussi à La boite de couleurs n°1 (Bleu, Rouge, Jaune). La deuxième étape de La leçon en trois temps, passe bien pour le bleu, commence pour le rouge, mais il n’a pas encore assimilé le jaune.

Même si la Vie Pratique prédomine, la Tour Rose commence à l’attirer. Le jour de sa réception (il y a plus de 6 mois), sa tendance éminemment naturelle était de la faire tomber. Probablement dans une phase de compréhension apparition-disparition. Or avant-hier, alors qu’il ne l’avait pas vue depuis, il s’appliquait à choisir les cubes en fonction de leur taille même si le résultat n’est pas encore cohérent.

Nous sommes en pleine Période Sensible de l’ordre. Le pain de mie traine après le gouter, il le ramène à la cuisine, de son propre chef. Il fait tomber de l’eau sur la table, aussitôt il prend le chiffon pour essuyer. Il ôte ses chaussures et les place bien à coté l’une de l’autre devant le placard. Il s’extrait de la gigoteuse et va la remettre dans le lit. C’est bientôt mon bout de chou de presque 2 ans qui me donnera des leçons sur le sujet !

Le souci quand la connaissance Montessori vient des livres, c’est que certes on intègre l’esprit de la pédagogie, mais on a l’impression de « bricoler » : bricoler les activités, bricoler les présentations, bricoler la chronologie. Nous verrons, dans 3 mois, si une formation éclaircie la tendance naturelle, tout en gardant son libre arbitre.

Bien que cette pédagogie soit d’une puissance incontestable, je pense qu’il ne faut pas non plus tomber dans le fanatisme. Maria Montessori a construit ses préceptes, à la manière du scientifique (cf. son livre Pédagogie Scientifique) qu’elle était : observant, faisant des expériences, variant les paramètres afin d’optimiser le concept. Et ceci les rend pratiquement universels (et me parle beaucoup !).
Mais il faut aussi s’ouvrir à son propre ressenti, à d’autres activités plus artistiques et physiques aussi.
En cela, il faut se fier à un point incontournable de sa pédagogie, c’est l’observation de l’enfant. Il n’y a que lui qui puisse nous guider quand à ses besoins, son ouverture à certains sujets, les étapes de son développement. L’enfant travaille naturellement à sa propre construction (développement psychomoteur, sensoriel, langage, etc), il faire confiance à la force vitale de ce petit bout de cul.

Mon avis est certes subjectif (comme tout le blog, d’ailleurs) mais il me semble que Petit Ginkgo est plus apaisé, moins opposant, quand nous faisons régulièrement du Montessori. Cela peut venir du fait que l’on réponde à ses besoins, mais aussi certainement qu’on lui consacre plus de temps “efficace”.

Le gris d’ici !

C’est un peu comme une coquille vide en ce moment …

Pas beaucoup d’envie, et surtout pas beaucoup d’entreprise de ma part, même s’il y a de l’action. C’est comme si le quotidien me portait avec ses petits bonheurs, ses obligations et l’incontournable intendance.

Les réponses à mes questions sont inlassablement du même style : Il faut attendre …

… que le contrat soit signé, que le printemps revienne, que la crise passe, que le marché de l’emploi reprenne, que Petit Ginkgo aille à l’école, qu’Ange ait une mission géographiquement intéressante, que j’ai suffisamment d’argent de coté, que l’envie d’un deuxième enfant pointe son nez, que le capital vacances se reconstitue.

Subir, n’est décidément pas mon truc … Il y en a qui adore cette insouciante inertie, qui les rassure. Moi, elle m’étouffe !

L’évolution de ces derniers mois est le plaisir de la conversation, de rencontrer mes semblables, de découvrir de nouvelles personnalités, de bouger. C’est même revenu professionnellement. Il est juste dommage que les toutes nouvelles affinités soient mortes dans l’œuf. L’expérience était courte mais intéressante.
Je n’ai jamais voulu croire à l’adage « On ne se fait plus de vrais amis, après 20 ans ! » … mais finalement, ce n’est peut-être pas si faux.

Popote au Pays Plat !

Le midi, les résidents des Pays-Bas se restaurent rapidement. Comme les anglo-saxons, le sandwich est de mise. (Ils ont toute sorte de choses à tartiner, comme des mélanges d’épices et de viande.) C’est peut-être ce qui explique qu’une fois rentrés à la maison, ils dinent à … 18h … C’est un peu surprenant pour un Capsicum, qui ne pense à se sustenter qu’à partir de 21h, voir bien pire ! C’est un peu comme le gouter, pour moi, à 18h. Du coup, la soirée est ouverte aux activités familiales.

Notre hôte français nous dit qu’il raffole d’une spécialité hollandaise appelée “Kroket”, sorte de boule ou “stick” contenant du bœuf assaisonné d’une sorte de Béchamel. Il existe aussi les “Bitterballen”, des boulettes de viande frites. Mais ne me demandez pas la différence, je serais bien en peine de répondre. L’un est pané l’autre pas … même pas sur ! Enfin, ce que j’ai gouté était sympathique.

Notre escapade dans un restaurant de cuisine typique, nous fait découvrir  les “Stamppot”, des purées grossièrement écrasées, à base de pomme de terre, de chou, de carottes et d’herbes accompagnées de saucisses. De quoi caler l’estomac et affronter le froid. Ce fut, avouons-le, une surprise de trouver cette cuisine “maison” dans un restaurant.

Le tout est accompagné de jus d’orange ou de lait, voir d’un lait dont j’ai oublié le nom, proche du lait ribot breton.  Comment découvrir les spécialités régionales françaises en visitant la Hollande ! Pour ceux qui ne côtoierait pas de chapeaux ronds : le lait ribot, aussi appelé Babeurre est un breuvage, à la consistance de lait épais, et dont le goût rappelle celui du yaourt bulgare. Pas mal.
Imaginez le choc pour les anglais et français présents, de se passer d’alcool au repas du soir !

Dans mes poches des “Hagelslag”, pépites de chocolat à manger sur du pain, que je ramène à Petit Ginkgo.

Voilà donc la recette pour faire de grands hollandais costauds … Saupoudrez, juste d’une bonne dose de vélo.

Les antibiotiques sont nos amis !

J’avais vu Petit Ginkgo tousser comme un sapeur. A plusieurs reprises, nous avions eu droit aux très célèbres et impressionnantes séances kiné pour bronchiolite. Et puis, il y a les coups et les bosses, desquels il se relève souvent sans moufeter.

Mais jusque là, nous n’avions pas vu notre bon petit soldat malade de la sorte, au point de vomir et de tituber à cause de la fièvre.
Dans la nuit, soudain, il appelle comme si une violente douleur le parcourait. Lui qui nous comprend parfaitement et qui commence à maitriser les mots, ne réagit pas, ne me montre pas où il a mal. Il n’y a que le câlin salvateur qui compte.

C’est au matin, alors qu’il vomit de la bile et frissonne, que nous le conduisons chez SOS Médecin.
Verdict : Otite !

Même si l’homéopathie règne chez nous depuis 30 ans … y’a des maux pour lesquels on apprécie l’allopathie.

Le Miracle de l’Everest

Voilà un mec qui a eu de la chance …

Antoine Bonfils, journaliste passionné d’alpinisme prend la tête d’une expédition sur l’Everest en Septembre 2008, pour ramener des images pour Sciences X et des données médicales pour les cardiologues du sport.

Ce miraculé, privé de nourriture et sans aucun équipement pendant plus de 4 jours à 6.000 mètres, témoigne de son aventure, sur RTL (29-10-08) et dans son blog Les chemins de l’extrême.

Namché-Bazar

L’enfer : “Il a été pris, vendredi 17 octobre, dans une avalanche qui a soufflé toute son équipe, à 7500 m. Tous les membres de l’expédition ont été blessés. Le sherpa d’Antoine des côtes fêlées, Leonardo aurait mentalement régressé (il se retrouverait à un âge mental de 10 ans). Antoine, pour sa part, s’est peut-être blessé l’épaule lors de cette avalanche. Mais il n’a plus aucun souvenir des événements à partir de là: une amnésie totale qui touche 24 heures de sa vie. C’est François Bon qui lui a retracé les faits. Après l’avalanche, tous ont commencé la redescente, retrouvant des membres de l’expédition coréenne qui leur ont administré quelques soins (Antoine a eu un point de suture à la tête). Ils ont dormi au camp 2, en se plaçant sous oxygène, excepté Antoine (il n’en a pas non plus souvenir). Samedi, ils sont redescendus jusqu’au camp 1. C’est là que l’équipe s’est séparée, Antoine, certainement trop épuisé (mais sans pouvoir se l’expliquer), a refusé de continuer. Il est resté avec une tente, sans duvet, sans affaires (certainement enfouies dans l’avalanche), sans lunettes, tandis que le reste de l’expédition regagnait le camp de base.

Une nouvelle avalanche s’est alors abattue sur la cascade de glace. Dimanche, ne voyant pas revenir ses sherpas (le chemin entre le camp de base et le camp 1, à travers la cascade de glace, avait été coupé par l’avalanche), Antoine a entrepris de descendre par ses propres moyens la cascade de glace, profitant des moments où la luminosité était plus faible, le matin et en soirée, tentant de dormir tant bien que mal, en proie à des hallucinations. Et puis, c’est la délivrance: des membres de l’expédition coréenne, partis à sa recherche, mardi, à la demande de l’ambassade de France, l’ont croisé au milieu de l’Ice Fall mardi dans la matinée: il était sauvé.

Rapatrié en France, il subit l’amputation de ses orteils du pied droit (qui a failli y passé en entier) et 2 autres sur le pied gauche. Moindre mal, si l’on peut dire, pour un mec qui n’était plus censé redescendre de la haut.

Après maintes péripéties d’un hôpital à l’autre, il suit le Protocole de cicatrisation du Professeur Descottes, du CHU de Limoges. Ce traitement expérimental est à base de miel de thym, à appliquer sur la compresse en contact de la plaie, pour en accélérer la cicatrisation. Voir Association francophone d’apithérapie.

Au delà des plaies physiques restent de nombreuses questions quant au fait que son équipe l’ai laissé seul là haut, sans équipement vital.

23 mois et 11 jours …

Papa de Petit Ginkgo pense qu’il a maturé tout ce qu’il a appris pendant nos vacances de bohème. La bouche du petit d’homme regorge de paroles. Pas encore de phrase mais il se fait comprendre avec les mots appropriés.

Son favori est sans aucun doute : Chocolat ! Mais il y a aussi : crayon, stylo, mouton, bain, culotte, fourchette, couche, bouchon, couvercle, pot, médicament, bouton, musique, haricot, dos, chemise, vélo …
Des verbes apparaissent : t’assoir, ouvrir, donne, dormir, tiens, veux pas, accroche, monter, descendre, pleure …
Et des adverbes de position : en haut, à coté …

Mon seul agacement réside dans un mot répété en boucle : Maman, Maman, Maman et une sollicitude sans borne !

Les pantalons me disent qu’il grandit ! Une nouvelle taille qui lui permet d’actionner les clenches de porte … Mais peu importe la taille, quand on a compris que l’on pouvait monter sur des objets stables pour atteindre quelque chose !

Et puis, toutes ses dents ont percé ! Les deux dernières molaires de gauche sont entièrement sorties. Il ne reste plus qu’à celles de droite de pousser encore un peu. Et ça, c’est une nouvelle excellente, et pour lui et pour nous … Avec un peu de chance les bronchites vont disparaitre !

Monsieur est un vrai mime parfois, réel miroir de nos mimiques ! A l’aise dans son corps, il fait des roulades, utilise tout l’espace et se plait à s’allonger pour jouer aux voitures.

Vrai petit garçon, il ne peut sortir de la maison sans une voiture à la main, un camion, un tracteur, aussi volumineux soient-ils ! Sa passion pour la roue depuis ses 5-6 mois ne se dément pas et il affectionne tout ce qui se visse ou se dévisse.

Notre Ginkgo est souriant, charmeur et a du peps. Il relève les détails auxquels nous ne faisons plus attention. Il sait parfaitement exprimer son mécontentement et commence a dealer avec ses parents. La période du NON semble lui avoir passé … espérons !

Enfin, c’est une joie indéfinissable de le serrer dans nos bras et de sentir que le calin est partagé. Même si les calins spontanés sont prioritairement pour notre chat-vache qui ne les affectionne, pourtant, pas du tout.

Très 19ème

Le sociologue Jean-Claude Kaufmann a coupé sa belle moustache …

Lui qui s’intéresse aux normes, dans la vie sociale contemporaine, s’amuse de la réaction des autres, face à sa nouvelle image. Une idée probablement générée par la couverture Photoshop de son dernier livre : Quand Je est un autre. Pourquoi et comment ça change en nous.

Toutes mes condoléances !

Revient à ma mémoire, le fin plaidoyer d’un collègue moniteur de voile, exprimant le délectable avantage d’une moustache masculine pour ces dames …

Un plaisir pour les doigts.

Noël a apporté à Petit Ginkgo des cadres d’habillage : fermeture éclair, scratch, bouton et boucle plastique.

11-01-09

Une activité toute montessorienne pour fournir à l’enfant, l’opportunité de s’exercer quand il le souhaite et aussi souvent qu’il le souhaite.

Autant il maitrise le zip autant les boutons …

Business Comedy

Soirée de bilan annuelle, chic et branchée, par une boite qui n’est pas la mienne … Plaisir d’incarner un faire-valoir, sans passer pour la potiche de service, dans cette réunion bourrée de testostérone. Un décor, un scénario implicite, une représentation d’entrepreneurs et de jeunes cadres dynamiques … un jeu tantôt euphorisant, tantôt dérisoire.

11-02-09-bis

Les projets se placent, les premiers rôles convainquent en interne avant de convaincre en externe. La vie colatérale changera bientôt. Belle prestation mon Ange …

L’origine environnementale des cancers …

Voilà un sujet sur lequel travaille Dominique Belpomme, oncologue à l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris. Il estime que «des doses très faibles de perturbateurs endocriniens peuvent induire des cancers du sein ou de la prostate 30 ans après».

Il démontre aussi que la pénétration par voie cutanée est «celle qui permet la plus grande perturbation de l’organisme» comparativement aux voies respiratoires ou alimentaire, car «la peau ne sait pas détoxifier».

La question des cosmétiques est donc naturellement posée … alors qu’une autre polémique prend pour cible la marque Mustela, de cosmétiques pour bébé.

Voilà ce qui fait le succès du Cosmetox de Greenpeace, depuis plusieurs année.

Mais attention, tout n’est pas blanc, ni noir … Il faut surveiller le risque de prolifération microbienne dans les crèmes exemptes de conservateurs. De plus, il faudra bien remplacer les actuels paraben et autres substances mises en cause. Quels tests auront subies les nouvelles matières premières ?

J’ai l’impression d’effectuer une régression sur le progrès … Vive les formules de beauté, à usage unique et restreint, de nos arrières grands-mères !

Les causes environnementales et comportementales ont probablement une influence marquée sur les cancers et dysfonctionnements thyroïdiens, même s’il y a une grande part de prédisposition. C’est ce que souligne David Servan-Schreiber, conseillant une hygiène de vie plus adaptée, dans son livre Anticancer

Il dirige un site/blog/forum à l’usage de tout un chacun, qui parle de prévention, de traitement et de vie en général. A découvrir : Guerir.fr