La bienveillance suffirait …

Moi, qui râle de l’individualisme collectif, que fais-je pour aider mes semblables ?

C’est en ces termes que me revient l’exemple de ces gens prêts à se plier en 4 pour leur prochain, pour transmettre des valeurs, pour alléger les difficultés quotidiennes. De l’abnégation … Rien ne vaut l’absorption par l’exemple que les leçons de moral.

Je me sens redevable, au suivant, de ce que le précédant m’a donné.

D’un autre coté, l’assistanat me révulse. Il faut donc trouver compromis entre donner de soi, de son temps, de sa personne et ne pas se faire prendre pour une poire. Équilibre instable sans nul doute.

La sécheresse de l’âme se fait sentir d’autant plus fortement qu’elle entre dans sa propre maison. Voilà un chemin a remettre en état.

En tous les cas, je ne voudrais pas être dans la peau de cet homme qui nous a refusé, à Petit Ginkgo et moi, la place contigüe, dans ce train tellement bondé que plus personne ne pouvait bouger.

Traumatisé.

Plus un mot, l’enfant regarde sa peau.

- Maman ! Tache … Maman, tache !
- J’arrive. Où as-tu vu une tache ?

L’enfant montre sa cuisse.
- C’est un grain de beauté, regarde, j’en ai aussi.

Rassuré, le bonhomme retourne jouer.

Petit Ginkgo, 2 ans 2 mois.

Petits Bonheurs … n°23

La luminosité fraîche de la Provence, au printemps …

Petits Bonheurs

Alain (sans certitude)

Rien n’est jamais trop laid, pour qu’on ne puisse y remédier
Rien n’est jamais trop beau pour qu’on puisse s’y installer.

Alain

Pince-me et Pince-moi sont dans un bateau …

De retour d’une semaine de vie en collectivité, je suis forcée de constater que la vie est injuste.

Il y a les poissons dans l’eau, les grandes gueules qui ont un avis tranché sur tout, les biens sous tout rapport prêts à rendre service à tout bout de champ, les complètement effacés même pour filer un coup de main à passer le balais avant de partir, les bonnes oreilles et les profondément angoissés.

Pourtant tous tournés vers un objectif semblable, les profils diffèrent du tout au tout.

Comme le W du voyageur, l’expérience était loin d’être linéaire …

La dynamique d’un groupe de 30 personnes pourrait constituer un livre : les affinités, les pré-connaissances, les contraintes logistiques mènent à la formation de plus petits groupes. Et ces sous-ensembles non soumis à une pression compétitive  s’interpénètrent, s’échangent par petites touches.

Immanquablement, il y a les affinités directes et les répulsions typiquement physiques. La bonne vie du groupe étant primordiale, les “adhérences” sont lissées pour ne pas trop déstabiliser l’équilibre. Sachant que l’expérience est prévue pour un temps donné court, les uns et les autres raisonnent leurs comportements.

Malgré toute cette bonne volonté, les questions d’éducation, de courtoisie et d’altruisme se posent … et m’inquiètent.

Du jour au lendemain … pas tout à fait !

Il y a des moments difficiles quand on a troqué la couche pour le caleçon … des moments où il n’est pas aisé de maitriser la situation : une grosse colère est une colère … et puis, il y a des marches d’escalier plus récalcitrantes que les autres … et Maman ne devrait pas faire des course interminables !

A part ça, c’est trop facile ! Du coup, Petit Gingko en profite pour refuser la couche à l’heure du coucher. Il faut être suffisamment futé pour repousser l’échéance !

Petits Bonheurs … n°22

Siffler, chantonner sous la douche … ou la prendre en compagnie.

Petits Bonheurs

Marginalité consentie

Petit à petit, au contact de mes semblables, j’ai fini par croire que certaines de mes capacités étaient des défauts. Car elles étaient encombrantes, atypiques, voire difficilement utilisables, risibles parfois. Mais, plus j’avance dans la réflexion et plus je conçois clairement que ma place n’est peut-être justement pas celle qui me permettrait de mettre à profit mes talents. Voilà pourquoi ils sont décalés.

* Anticiper les situations, analyser les différentes options avant même que la question ne se pose parait être une sur-activité intellectuelle, mais me permet une adaptation rapide aux situations afin de trouver les solutions les plus appropriées.
* Une sorte d’insatisfaction chronique me pousse à demander plus à la vie, aux autres et à moi-même. Voilà une source d’énergie considérable qui constitue le cœur même de mon essence. Loin d’être morose ou pessimiste, ceci encourage une quête de découvertes et d’absolu, qui quoi qu’il en soit apporte plus que de se contenter du commun et du minimum. Soyons clair je ne parle pas en terme matériel.
* Une partielle incapacité à me fondre dans le moule qui m’a déjà ralenti sur le chemin sociétal, mais qui en soi représente ma richesse, mon unicité et attire des gens à l’épaisseur parfois inattendue.
* Un intérêt pour l’autre et son regard, qui me fragilise souvent, mais tend vers la remise en question et garde l’humilité bien au chaud.
* …

Ce ne doit pas être toujours simple de vivre avec moi, quoiqu’il ne me semble pas que ce soit une torture …. Et pour cela, je suis toujours émerveillée d’avoir un Ange si inconditionnel.
Le Capsicum est loin d’être handicapé ou anormal. Son regard se rapproche de celui d’un artiste-scientifique laissant libre cours à son imagination dans le large cadre qu’il a choisi, à raison.

Je n’ai pas encore trouvé l’environnement qui me convienne vraiment, mais peu importe. C’est à force d’expériences, de voyages, de rencontres, d’opportunités, de convictions, de courage que je pourrai m’enrichir, affuter mes compétences et trouver ma place dans cette vie.

Comment ça, je ne suis pas parfaite ??

A lire aussi : Sans être soi-même, point de salut !

Patrice Franceschi n°9

L’aventure, telle qu’elle était conçue autrefois par les Cendrars, les Gary, les Kessel, les Hemingway, a disparu avec l’embourgeoisement de la société occidentale. Aujourd’hui, les guerriers disparaissent en Occident. Par conséquent, l’aventure s’atrophie, devient un peu châtrée. Elle n’a plus la puissance de vie qu’elle avait autrefois.

Nietzsche serait d’ailleurs terrorisé de voir ce qu’elle est devenue. Aujourd’hui, l’aventurier n’affronte plus le monde tel qu’il est. Il cherche d’abord l’exotisme et la sacralisation de la nature. Il faut pourtant prendre en compte la violence du monde, la comprendre et l’analyser, pour la changer. Voilà l’un des combats importants de l’aventurier.

Or la société occidentale est en quête éperdue de sécurité et de consommation, et le plaisir y a remplacé le bonheur.

Rencontre avec Patrice Franceschi, www.lemagazine.info

Société de Consommation

C’est le jeu, ma pauv’ Lucette …

Gagner au Loto !

Voilà une préoccupation des grandes personnes qui me laissait vraiment perplexe, alors enfant : Pourquoi rêvaient-ils tous à l’éventualité de toucher le pactole ? N’étaient-ils donc pas heureux ainsi, en gagnant leur argent, fièrement, à la sueur de leur front ?

Ce doux rêve est partagé par une quantité impressionnante de personnes, à en croire la recrudescence des participations lors de Méga-cagnottes !

Bien que l’on ait plus de chances de développer un cancer que de gagner au Loto, les hypothèses vont bon train en cas de jackpot. Et en premier lieu, il est question de cesser de travailler, bien avant l’achat d’énormes babioles.

Le vrai cœur de la question est : La liberté.
La liberté de vivre à sa guise sans avoir besoin de gagner sa croute, libérant un temps incroyable pour réaliser toutes ses aspirations.
N’y a-t-il donc pas un moyen de ne pas être esclave de cet argent (ou tout du moins dans une moindre mesure) ? Réaliser ses rêves nécessite-il vraiment beaucoup d’argent ?
Le manque de moyen est parfois plus une excuse qu’une contrainte absolue. Et puis parfois, il manque la fantaisie de l’imagination.

A mon sens, il y a 2 types de gagnant du Loto :
* ceux que tout cet argent sécurise et qui s’enferment avec délectation dans la consommation,
* et ceux qui peuvent risquer leurs ambitions car ils en ont enfin le temps, l’énergie  et le financement pour monter une entreprise, partir autour du monde, soutenir l’humanitaire, etc

Faudrait jouer, pour gagner, n’est-ce pas ?
Après tout, je suis déjà riche …

 

Société de Consommation

Citron pressé …

Du boulot à en oublier la pause de midi, il est temps de partir respirer ailleurs. Jusqu’au bout, la pression incessante d’une tache que l’on arrive pas à accomplir.
Une semaine seule, dans un milieu complètement inconnu. Nouvelle expérience d’adaptation !

Au programme décompression, repos, apprentissage, pédagogie Montessori et peut-être un peu de temps pour réfléchir … Et dire que j’aurais pu me la couler douce à la mer !

Espérons que Capsicum y trouve ce qu’elle est venue chercher.

 

 

Quand les “Histoires Naturelles” se dépoussièrent …

A l’heure où les gens bien traversent les songes dans leur lit, j’allume la télévision et tombe sur cet homme qui nage avec les baleines : Pierre Helleu, une apparence insolente de trentenaire décoloré par le sel et le soleil.

Il est 4h12 du matin et j’en oublie les questions de boulot qui m’ont réveillée quand je découvre les images d’une enfance de mer, pas très loin de la Réunion.

Sa passion expérimentée et enfantine pour les grands mammifères, que sont les baleines, se décline par des prises de vues sous-marine dont il a fait son métier, en toute liberté. Son terrain de jeu : la Réunion, Madagascar, et la … Sologne, son berceau métropolitain.

Ma curiosité face à ce personnage me pousse à interroger la toile, qui me présente un pilote de parapente, membre du R Team palsecam.fr 2006. Team “diversifié composé de 7 pilotes de parapente, acrobates ou chasseurs de records. Un laboratoire pour la haute technologie intégré au service de la « R & D » de plusieurs entreprises majeures du secteur vol libre“. Parmi elles, deux marques qui nous ramènent au Mentor de la Vallée … !
Décidément, le monde est bien petit quand l’Ubaye mène à l’Océan Indien.
Ajout au 11-11-2009 : Team OCB en 2009

Sur la fournaise, Pierre Helleu continue à décrypter ses étroites relations avec la nature. Ce kite-surfeur est aussi un membre de Nature Découverte et Partage, association réunionnaise, qui a pour but d’”explorer les milieux difficiles d’accès afin de récolter le maximum de données scientifiques“.

On le retrouve en 2005-2006, membre d’une équipe Franco-Russe, composée d’anciens compagnons de route de Nicolas Vanier (Didier Langou, Alain Brenichot, Thomas Bounoure, Rock Boivin, Emmanuel Hachette, Thinault Branquart), qui traçait une piste éphémère pour l’Odyssée Sibérienne.

Touche à tout, il va souvent de paire avec son cousin François Sacs, voilier à Saint Leu (Réunion), dont l’antre est “La Voilerie”.

**********
Directeur d’épreuve pour Parapangue, Octobre 2009 (Ligue de Vol Libre de la Réunion). A noter,  Carnavol, le 25 Avril 2009.

Histoires Naturelles “Le Jeune homme et la mer”, 2008

L’infini

Ce matin me renvoie en ces temps où j’allais à pied à l’école et où l’odeur fraiche de l’herbe promettait un orage carabiné. Les nuages sombres atténuaient le jour avant que se déverse une pluie de cordes.

Un tourbillon m’a pris, m’éloignant des signes des colères de la nature qui sont indispensables à noter quand on dépend de la météo, comme en voile.
Simplement lever le menton pour scruter le ciel n’est revenu une habitude qu’en touchant au parapente.

Mille contours, mille couleurs, mille aspects se forment au dessus de nos têtes et m’invitent au voyage.

Patrice Franceschi n°8

On ne pourra penser sa propre liberté qu’après avoir conceptualisé réellement la liberté de l’autre. A ce moment là, on s’apercevra que la liberté de soi est une liberté de contraintes, un choix permanent, une discipline personnelle, en réalité.

Donc je ne peux plus aujourd’hui séparer ces deux concepts : liberté et discipline personnelle.

LCP, Sept 2007

Captive

L’histoire de Clara Rojas et de son fils Emmanuel m’avait vraiment interpelée. Elle publie un ouvrage, intitulé Captive : Otage des Farc, elle accouche au cœur de l’enfer (Plon, 2009), qui pourrait m’aider à comprendre comment l’être humain peut faire face à une telle “mésaventure”.

actu-monde-clara-rojas_articlephoto

Clara Rojas, son fils Emmanuel et le chien Gaby, Paris Match.com, 14-04-09

Sachant que Clara Rojas avait accompagné Ingrid Betancourt, par amitié, (elle se rendait, sans protection, à San Vicente del Caguan, dans une région tenue par la guérilla), qu’elle avait refusé d’être relâchée pour ne pas laisser seule Ingrid, je fus étonnée de ne pas voir les deux amies dans les bras l’une de l’autre, à la libération d’Ingrid Betancourt.

Nous avions appris que depuis leur seconde tentative d’évasion infructueuse, leurs relations étaient loin d’être au beau fixe.

otage

Captive fait écho à plusieurs autres témoignages de détenus américains (Hors de captivité, survivre 1 967 jours dans la jungle colombienne) où ils dépeignent Ingrid Betancourt plutôt hautaine, individualiste, voire manipulatrice.
Le mythe aurait-il dépassé la personne ?

N’ont le droit de citer que ceux qui y étaient, la pasionaria franco-colombienne y compris. Il n’y a qu’eux pour connaitre la réalité du contexte.
Avant d’analyser, tels des voyeurs, des sociologues ou psychologues, il serait plus équitable d’attendre la version de l’intéressée.

Tout le monde s’étonne d’un tel comportement. Mais en réalité, le sujet parle de mesquinerie ordinaire de l’humain en situation de “survie”. Ce qui offusque, c’est qu’il s’agisse de l’icône tant vénérée.
Les média sont prêts à piétiner, aujourd’hui, celle qu’ils encensaient, hier. Et Madame Tout le Monde sait bien, au fond d’elle-même, qu’elle n’est déjà pas une sainte, en temps normal.

Cf. la dernière partie de “Et si les temps se troublaient”.

A lire aussi : Libre … enfin ! et Operación E

******

Voir “Café Littéraire” de Daniel Picouly, en direct ce jour, à 22h55 sur France 2

 

 

 

Solitudine

Voler en bord de mer est sujet à un équilibre difficile à trouver.
Pour le soaring, il faut que le vent soit suffisamment fort pour pouvoir rester en l’air et jouer avec le vent dynamique le long du relief. A contrario, si le vent est trop fort, avec peu de technique les décollages sont dangereux et les atterrissages au sommet méritent grande précision.

Par contre le paysage est à couper le souffle et l’on peut jouer avec la géographie du terrain. Il y a une fenêtre d’exploitation à trouver, propre à chacun, en attendant de progresser.

Tout bien refléchi, ma conception du parapente est tout de même assez individuelle. Certes le treuil est une excellente alternative en plaine, mais les vols qui y sont liés m’ennuient. A part faire des figures, pas grand chose à exploiter si l’on ne fait pas de cross. Soit les ascendances sont microscopiques, soit ça monte partout et c’est galère pour redescendre.

Le dilemme du photographe …

Le talentueux est capable de saisir l’instant au vol. Pour le saisir, il faut un pas de retrait.

Alors comment y participer ?

La palette de l’artiste.

Un pays de couleurs, de phares, de rochers qui se décline avec le vent.
La transition se fait douce à l’œil entre le turquoise de l’eau et le gris bleuté du ciel. La lande parsemée de pointes de rose et de jaune contraste avec le vert psychédélique des pâturages.
A surplomber la mer, quelques plages se découvrent. Au loin, des voiles blanches se découpent sur ce tableau éclatant.

img_1100

Pourquoi chercher si loin, ailleurs, la beauté naturelle du Cotentin ?

Je regrette de ne pas être peintre !

Petits Bonheurs … n°21

Regarder les enfants chercher les œufs tombés au passage des cloches de Pâques.

Petits Bonheurs

Contradiction

Adorer boire l’eau à la bouteille et préférer la bière dans un verre.

Arthur Koestler

On était né sur un certain chemin, comme un train est mis en service conformément à l’horaire et, une fois sur le chemin, on n’avait plus de libre arbitre. Si l’on acceptait ces conditions, la course sur les rails devenait une habitude que l’on ne pouvait plus rompre.

Ce qu’il fallait, c’était sauter hors du chemin avant que l’habitude ne fût formée, avant de se retrouver enfermé dans une prison grinçante.

Arthur Koestler

39.9°C

Un gourmand insensible au gâteau …
C’est la première fois que Petit Ginkgo morfle après les vaccins. Et il ne fait pas les choses à moitié !

Antoine de Saint Exupéry n°4

Nous sommes sortis de la même enfance …

Courrier Sud

… mais celui auquel je pense l’a oublié.

Petits Bonheurs … n°20

Dessiner dans sa purée !

Petits Bonheurs

Placement à -11.9%

Garage “Sourire & Solution” a encore doré son blason … de bon conseil au téléphone, rapide, efficace en réparation et en entretien.

La facture m’a juste fait syncoper, mais il faut dire que la liste des taches était longue ! J’aurais du faire des études de mécanique …

J’ai bien encore un avis sur la complexité des véhicules … mais je vais encore passer pour une pasionaria :

* Une voiture sous garantie est forcément suivi par la franchise, ça crée des réflexes.
* La surenchère d’options, d’électronique, de confort rend les véhicules dépendants d’un garage en possession d’une valise diagnostique du modèle type. Difficile pour un petit garage d’investir dans une multitude de valises diagnostiques pour toucher une large clientèle.
* De peur de ne pas être pris en considération par la marque, dans le cas d’un gros pépin, beaucoup d’automobilistes continuent a faire entretenir leur véhicule par la franchise. Même si en bon service technique, ils trouveront toujours une excuse pour ne pas payer les dégâts d’un vice. (Cf, problèmes récurrents de Turbo chez Renault)
* En se baladant sur les forums mécaniques, on constate que certains messages “service” apparaissent systématiquement au même âge du véhicule. Genre “Injection à contrôler”.
Pannes programmées, comme pour le gros électroménager ?

Non seulement une voiture “actuelle” est loin d’être un investissement, mais en plus, c’est la garantie pour une marque de fidéliser le pigeon, d’une manière ou d’une autre, par l’entretien.

Il ne reste plus qu’à acheter des voitures plus humbles et moins complexes et se trouver un petit garage de confiance.
(La Logan MCV était quand même bien bruyante et n’avait rien sous le capot … Il faudra pourtant bien faire des concessions au prochain achat !)

Société de Consommation