Pris au vol

Je suis capable de grandes choses. C’est pour les petites que je ne suis pas douée.

Auteur Inconnu

Sales gosses #1

Récupérer Petit Ginkgo après une séance de Kapla (tout de même 10 euros pour 1h30) offerte désintéressement  (hum, enfin disons que ce serait bien s’il n’avait pas besoin de notre inspiration pour construire).

Pas ce chef d’œuvre mais un autre très similaire !

Le voir faire la gueule parce que Caps n’a pas voulu lui
acheter un livre de modèles, estampillé Kapla.

Parfum d’été au Phare

Un léger vent chaud caresse ma peau.

La cour du restaurant d’en face vient de s’éteindre. La ville commence sa nuit paisiblement.
De son index, il me désigne le chat roux qui se faufile par un velux du bâtiment ouest. Les balcons se meurent les uns après les autres. Seule une fenêtre de la façade estudiantine résiste au sommeil. Le ronflement des véhicules s’éloignent peu à peu, laissant le quartier s’endormir. Il pose sa main sur ma hanche.

La pénombre nous enveloppe tout entier, comme invisibles.

Red Bull X-Alps 2013 – The ultimate race

C’est reparti pour la course la plus tarée que je connaisse
alliant parapente et course marche à pied.

L’édition 2013 a débuté hier de Salzburg pour aboutir à Monaco sur plus de 1000 km à travers les Alpes, en passant par 9 checkpoints obligatoires. 31 binômes sont engagés.

La plus physique et tactique épreuve de cross en parapente voit déjà le terminator Christian Maurer, de nationalité suisse, en tête, mais pas encore de beaucoup. Le champion du monde 2006 de parapente avait pulvérisé ses adversaires lors des deux dernières éditions 2009 et 2011.

A suivre en direct sur le tracker !

Suivons le vénézuélien Raul Penso.

Patrice Franceschi – n°44

S’il n’y a pas de risque, il n’y a pas d’aventure. Il y a voyage, déplacement, tout ce que l’on voudra mais certainement pas aventure. Quelque soit le type d’aventure choisi, la notion de risque est inhérente à cette terminologie, qu’il s’agisse d’aventures physiques ou, pourquoi pas intellectuelles.

La clé de compréhension de ce concept, c’est celle de l’engagement de soi à la poursuite de ses idées, de ses désirs, de ses rêves.

Patrice Franceschi

Nouvelle boucle …

9h30 (faut pas déconner quand même !), c’est l’heure des séniors avec leurs bâtons de marche. Encore ce matin, je repousse le chrono.

La forme de mes 20 ans n’est pas encore récupérée mais la raison veut que je ne brûle pas encore tout ce que j’ai sous le pied, histoire de ne pas me plier le genou gauche. L’essentiel est de tenir le rythme d’entrainement jusqu’à l’objectif.

A l’ombre des arbres, j’y prends plaisir.

Ça y est, ça bouge, les projets me reviennent, les envies se reforment, le train se remet en route.

Introduire une lettre de motivation par …

… Une poétesse canadienne, Reine Malouin, affirmait que « La vraie liberté consiste dans la faculté de choisir ses propres contraintes. »

J’aimerais bien voir leur tête quand ils la liront !

A suivre.

Barbie, ma jumelle en blonde …

Pas forcément féministe, je me souviens simplement de ma certitude enfantine :

Évidemment que je serai comme Barbie quand je serai grande !

J’étais loin de me douter que la dite poupée était l’image d’une femme anorexique et proportionnellement parlant incapable de marcher …

En se basant sur des mensurations normales, l’illustrateur Nickolay Lamm a fait réalisé une poupée Barbie plus proche de la réalité humaine.

Il a utilisé les mesures moyennes du CDC (Centres for Disease Control and Prevention) de la population féminine américaine de 19 ans.

Le culte d’un corps chimérique …

Et après 2 mômes, elle ressemble à quoi notre amie Barbie ?

Ah oui, on s’en fout. Ça ne fait pas rêver !

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What Barbie Would Look Like If She Was A ‘Normal’ Woman, www.huffingtonpost.co.uk, 02-07-2013

J’ai toujours cru #1

Quand j’étais petit, je pensais que les antivols, c’était pour empêcher les objets de s’envoler avec le vent.

Petit Ginkgo (6 ans et 5 mois)

Mot d’Enfant
J’ai tjs cru

Bon sens Bébé

Pourquoi mettre une forme à travers le trou correspondant …

… quand il est possible de soulever le couvercle ?

A la fraiche, sous l’odeur des pins

Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, Caps se retrouve un chrono au poignet, les baskets runnings aux pieds.

Les joggers sont de toute sorte, pro implacable qui vous dépasse en deux foulées, jeune femme gironde un peu gauche mais décidée, groupe entre performance et babillage ou ancien les yeux sur le pavé, une chose est certaine …

… seuls ceux qui s’agitent avant 8h30
vous gratifient d’un signe de tête entendu.

Objectif : les 10 km du prochain Courir pour Elles, dimanche 25 mai 2014.

3000 m de dénivelé en wingsuit

Du pic Durier sur le massif du Mont Blanc, Vincent Descols, Jean-Phi Gady, Mael Baguet et Mathieu Leroux passent au dessus de la mer de glace.

par Squirrel.

Justes noces

Au son des percussions, je déguste ce champagne.
Les mariés me sont complétement inconnus mais ils ont réussi le tour de force de mettre le feu …

Les rythmes me porteront toute la nuit.

Parenthèse insoupçonnée

Intimité empruntée à une complice ou
réminiscence résistant mal à l’écoulement du temps ?

Comme souvent, ces deux-là sont pratiquement les derniers à monter l’escalier, égayés mais sans mot dire. Tout autour d’eux, l’ambiance est sombre, emplie du sommeil des braves.

Elle revoit le regard à la fois conquis et dubitatif qu’il pose sur elle à cet instant. Peu importe ‘quoi en penser’, il est trop tard pour les histoires compliquées. Malgré l’euphorie de la soirée un brin éthanolée, le programme du lendemain s’annonce intense. Elle grimpe donc vers le sommeil.

A peine allongée là-haut, le corps relâché des tensions de la journée, un murmure se fait entendre. Elle se penche dans l’obscurité pour mieux le comprendre et réalise que ses lèvres rejoignent les siennes, doucement, comme une permission subtile.
Occurrence irréelle, insoupçonnable à la pleine lumière des usages, qui vacille entre inédite sollicitude et tentation désinhibée.

Couché, un étage plus bas et probablement porté par la simplicité de l’instant précédent, il cherche sa main, la trouve, la caresse délicatement.
S’en tenir au fin’amor aurait été plus avisé, seulement elle se glisse près de lui, sans préméditation. Entre ses bras, une bribe d’agréable intemporalité est soustraite à la droiture de ses principes.

Il finit par couper court à la conjoncture, prétextant l’impossibilité de fermer l’œil si elle ne réintègre pas sa couchette. Elle suppose avoir brisé le charme par l’initiative spontanée de son libre esprit. Le Rubicon est franchi.

Au matin, la parenthèse s’est évaporée.
Et plutôt deux fois qu’une.

Toutefois, ce regard si particulier, elle le surprendra quelques mois plus tard, un matin d’hiver, trop survoltée pour y attacher plus d’importance sur le coup.

Soupir effleuré – par David Graux

Sur le point de partir, l’élégant dépose une clef autour du cou de son invitée, assortie d’un compliment. Craignant une nouvelle volte-face qui ferait voler en éclat leur complicité, déjà à rude épreuve depuis un moment, elle garde ses distances, comme une gosse au bord de l’incertitude, échaudée, peu habituée à être ménagée par ses soins.
Peut-être joue-t-il par habitude, peut-être pas.

De retour après une longue journée, son inclination a immanquablement changé. Cause ou conséquence, décidément ils ne partagent pas le même timing. Badinage et humour feront l’affaire, comme toujours de bonne compagnie.

La nuit tombée, il lui offre naturellement une place au creux de son épaule. Attentive aux confidences de la pénombre, sa main parcourt son torse, alors que du pouce, il lui caresse lentement le dos.
Il n’envisage pas de gouter son sein, à l’image de ce jour où in-extremis les impératifs ont repris la main.

Accord tacite, principes ou défaut d’audace, la bulle restera intacte. Peu importe la raison, ils ont trouvé leur distance, même rapprochés.

Au point du jour, le réveil mettra fin à un sommeil agité (qui lui donne raison sur ce point… ). Mais avant de reprendre séparément le cours de leur vie, elle souhaiterait juste qu’ils restent encore un moment comme ça, l’un contre l’autre dans la torpeur matinale. Il consent à ce luxe.

La chronologie se brouille, les détails se décomposent.

Ni leur heure, ni leur histoire, ils oublieront ces digressions.

Mère Teresa

La solitude et le sentiment de n’être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.

Mère Teresa

Falco

Pour une fois que j’accroche sur une série policière française et qui plus est sur TF1, le partage s’impose !

Falco, réalisé par Alexandre Laurent, Thierry Petit et Marwen Abdallah, est inspirée de la série allemande “Mick Brisgau, Der Letzte Bulle”, avec les ajustements qui s’imposent pour rendre un peu plus réaliste un réveil après 22 ans de coma … si c’est possible, et offrir un angle plus existentielle.

Le jeune flic qui transpire le bonheur, amoureux de sa femme et papa raide dingue de sa fille est fauché en plein vol par une barre de fer doublée d’une balle dans la tête, lors d’une intervention en 1991. Une seconde plus tard, il se réveille 22 ans après. Qu’une intention, récupérer son paradis perdu. Il s’immerge corps et âme dans son boulot.

Le héros est contrasté et instinctif, aussi avide de vivre que sur le fil des émotions. Une personnalité complexe interprétée aux petits oignons par un talentueux Sagamore Stévenin. La prétention de la jeunesse au placard, à 39 ans, il mise sur un jeu a fleur de peau, comme dans la vie.

Coté technique, Caps accroche sur la photographie et le post-traitement ainsi que sur quelques séquences parfaites comme la rééducation démultipliée par motion control sur fond d’abîme temporelle (épisode 1).

La cerise sur le gâteau est la satire de notre actuelle société évaluée par un mec tout droit venu des années 90 … qui applique les méthodes policières de l’époque et fume en toute circonstance et en tout lieu, allumant au passage la loi Evin, caractéristique de la fin des libertés individuelles.

Même si les fringues font plus 70 que 91, il y a du rythme, les intrigues sont bien ficelées. Le duo de flic  ‘jeune-vieux du même âge’ apporte un ressort comique parfois cliché mais désaltérant. On passera sur la 750 YZF Yamaha, moto sortie en 1993, qui redémarre au quart de tour après 22 ans de placard …

A vos postes, jeudi soir prochain pour les n°3 et 4 sur 6.
En attendant, ne boudez pas le replay, ce serait dommage de manquer les deux premiers épisodes.

Que voulez-vous ?
40taine, croqueur de vie, barbe de trois jours et yeux clairs,
je craque immanquablement !

Quant à la promo télé, Caps se fout des commentaires ‘pseudo bien-pensants’ dans ce monde aseptisé.

Victoire !

Quand un petit redressement d’impôt s’appelle ‘proposition de rectification’, Capsicum voit rouge pour une petite case cochée de plein droit.

Deux lettres et trois attestations plus tard, l’inspecteur des impôts s’avère plutôt bon joueur, en levant les 768 euros qu’il réclamait.

Sans compter les 1221 euros de taxe d’habitation/redevance télé indument demandés à Ange, en plat pays, alors que nous habitions déjà à Lyon au 1er janvier 2012 …

Je n’ose pas penser que les Trésoreries Générales fassent du zèle en mode ‘Entubage Statistique’, des fois que le contribuable paie sans demander son reste.

1989 euros de sauvés !

Nota : Entendons-nous bien, il n’est pas question de rechigner devant un devoir citoyen, tant que ‘Mémé n’est pas poussée dans les orties’.

Traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans.

A votre service : Petit Enfance, une émission du 8 juin 2012 sur RCF propose à Isabelle Filliozat de nombreux cas pratiques à expliquer.

1h15 de décryptage des intentions de l’enfant.

Mettre les jugements au placard et savoir enseigner aux enfants, l’empathie pour autrui, la responsabilité, la pertinence de ses actes et non pas l’obéissance simple. Elle approche aussi la théorie de l’attachement mise en lumière par John Bowlby. Apprendre à désobéir et apprendre à prendre des risques.

Si vous préférez textes et dessins : J’ai tout essayé de Isabelle Filliozat :

Mais non, je ne radote pas, ce livre est d’utilité public !

Delighted wednesday

6h45, Petit Ginkgo passe à pas feutrés dans le couloir, alors que les jours d’école, son père arrive difficilement à le faire lever avant 7h15.

Les mercredis ont un charme invisible pour les parents !

NB : Quelque part, je le comprends … Enfant, je demandais à ma mère de me réveiller les mercredis matin pour avoir le simple plaisir de me rendormir.

L’écoute active est plus efficace qu’une claque !

Certes, parfois les enfants nous poussent à bout, mais il existe d’autres moyens que la violence dite ‘éducative’.

Mettons en pratique une bienveillance éducative, notamment par la Parentalité Positive, l’écoute active, la communication non-violente, etc. Le résultat en est le respect, la confiance et l’autonomie pour le restant de la vie.

De quoi guider ses enfants vers l’épanouissement tout en leur apprenant autant à cultiver leur spécificité que les règles de vie en société.


D’une part ces gifles, fessées et autres molestations n’apportent rien à la construction de l’enfant et d’autre part elles compliqueront grandement l’avenir de la relation parents-enfants !

Un jour, ces enfants seront des ados, des adultes, puis des parents qui feront payer au centuple à leurs auteurs, ces punitions ‘anodines’.
Demandez aux grands-parents des Étrangers de Sang

Avec cette video, “La Fondation pour l’Enfance vise les 85% de parents français qui donnent un coup pour réprimander et en particulier les 50% qui estiment qu’il s’agit d’une punition ‘éducative’.”

“Il n’y a pas de petite claque”, le clip choc, www.europe1.fr, 18-06-2013

Malheureusement cette video aura l’effet d’un coup d’épée dans l’eau. Il est dommage que le message n’offre pas aux parents des alternatives vers lesquelles ils pourraient se tourner. La culpabilisation n’aide pas à la curiosité ! Or la parentalité est loin d’être innée. Être un parent éclairé s’apprend.

Quelques livres d’Isabelle Filliozat, Thomas Gordon, Adele Faber et Elaine Mazlish pour y puiser l’inspiration :

Promis, je n’ai aucune action chez Marabout !

Nb : Et ce soir aux infos, les journalistes théorisent sur une hypothétique loi contre la violence familiale, telle qu’en Suède …

Investissons plutôt dans la prévention de la violence, dans l’enseignement de l’art d’être parent, dans une réforme pédagogique de l’école publique, etc.

Une anticipation difficilement possible pour un pays gouverné à vue depuis les 25 dernières années.

Immersion soufrée à Tsenkher

6h, assise sur le canapé, les portes fenêtre grandes ouvertes sur la ville.

Ce frais matin est teinté d’un parfum d’immensité mémorable.
Les oiseaux matinaux me plongent 4 ans plus tôt, au cœur des baraquements russes dont la peinture vive ne cache plus la vétusté des lieux.

Mes camarades dorment encore. Le ciel est dégagé.
Le camps s’éveille au rythme des mamies faisant leurs ablutions au doux soleil, devant un meuble de toilette d’extérieur. Elles se préparent à aller aux sources chaudes voisines, connues dans toute la Mongolie, pour leurs nombreux bienfaits. Une eau brulante à l’odeur soufrée, expérimentée la veille dans une cabine en bois, habitées par deux baignoires rudimentaires.
Un délicieux confort après de longs jours de marche.

Le rayon de soleil commence à réchauffer notre chambre au papier décollé. Le vent des steppes m’éveille à l’instant présent.
Assise sur le pas de la porte, je suis heureuse.

C’est surement ce même vent, venu de l’Est,
qui me rappelle aujourd’hui ce souvenir d’éternité.

Confucius – n°2

On a deux vies, et la deuxième commence le jour où on se rend compte qu’on en a qu’une.

Confucius

Pour Capsicum, la première a donc été courte.

La Boudeuse 2013 – Quartiers d’été

La Boudeuse a quitté Fécamp dans la nuit du 10 au 11 mai pour Saint Malo où le navire va profiter de 3 mois environ de collaboration avec la société Etoile Marine Croisière, de Bob Escoffier.

La Boudeuse. Crédit Olivier Gradeau

La page Facebook de Mission Terre-Océan précisait mercredi 12 juin 2013 :
“La Boudeuse” a quitté Fécamp dans la nuit d’avant-hier pour gagner Saint-Malo, qui lui servira de port d’accueil tout l’été, Fécamp restant le port d’attache. Au cours de cette période, le navire participera aux fêtes maritimes de divers villes, ce qu’il n’avait jamais pu faire jusqu’alors du fait de ses missions lointaines! Pendant ce temps, l’équipe va poursuivre son travail pour que les futures missions du navire puissent aboutir, si possible avant la fin de l’année…

Paris-Normandie ajoute :
“une nouvelle activité saisonnière de trois mois environ avec la société Etoile Marine. De quoi, espère le capitaine, Patrice Franceschi, aider au remboursement d’une dette de 40 000 € vis-à vis de la Ville de Fécamp. Saut si la Nouvelle Odyssée retrouvait la route du large à l’automne prochain, avec d’autres formes de financement.”

Si La Boudeuse a été en stand-by depuis de nombreux mois, ce n’est pas le cas du capitaine Patrice Franceschi.

* Le Directeur de la nouvelle collection ‘POINTS – Aventure’ aux éditions du Seuil est retourné rencontrer les Sakuddei, en janvier/février 2013. Une tribu primitive de l’île de Sibérut, Archipel des Mentawai en Indonésie que l’aventurier avait rencontré lors d’une expédition à bord de la jonque La Boudeuse, il y a 15 ans. Tantatuga Productions nous concocte d’ailleurs un film “Raïba et ses frères, chronique du clan des Sakuddei ” à ce propos sur les images du chef opérateur Valérie Labadie, produit par France 5.

Valérie Labadie en pays Sakuddei – jan/fev 2013

* Il s’est aussi fait reporter en Irak/Syrie, approchant courant mai 2013 les combattantes kurdes ‘Yapajan’, en compagnie de la journaliste-photographe-réalisatrice Valérie Labadie.

A paraître le 21 juin dans le FIGARO Magazine : “Syrie – Voyage au Kurdistan libéré”.

Valérie Labadie avec les combattantes kurdes ‘Yapajan’ – Syrie, mai 2013

Une rencontre probable sur l’émission Fugues (France 3 Bourgogne), présentée par Valérie Labadie où elle reçoit en 2007 Patrice Franceschi pour illustrer le thème Explorateur du 21ème siècle, alors que La Boudeuse revient de 3 années auprès Des Peuples de l’Eau. Dommage que la video ne soit plus en ligne car l’émission était de qualité.

Leur collaboration fonctionne donc depuis au moins 6 ans, avec le doc ‘Epris d’aventure’, un témoignage sur l’équipage du trois-mâts d’exploration La Boudeuse. Sont venus ensuite les films de 52 min ‘Au vent de la Guyane’ et ‘L’or de Ouanary’ et la version longue ‘Oyapock’ relatant la dernière campagne de La Boudeuse, sortis il y a 2 ans.

Dans un autre registre, vous pouvez retrouver l’intervention de Patrice Franceschi lors de sa participation à l’émission “Le Carnet d’Or” du 8 juin 2013, d’Augustin Trapenard, sur France Culture.


Une actualité plutôt riche pour Patrice Franceschi,
même si elle est parfois contrariée par les grèves SNCF !

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A l’occasion de la sortie en poche de Avant la dernière ligne droite, la presse s’intéresse à la biographie :

Avant la dernière ligne droite, Grands reportages, Juin 2013
La grande évasion, Lire, juin 2013
L’aventure à la française, Le Figaro littéraire, 30 mai 2013

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La Boudeuse a quitté le port de Fécamp, www.paris-normandie.fr, 11-06-2013
La Boudeuse a quitté Fécamp, le projet de voyage école en suspend, haute-normandie.france3.fr, 11-06-2013

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L’aventurier Patrice Franceschi reporte sa venue à Saint-Lô, faute de trains, www.ouest-france.fr, 12-06-2013

Là, sur une étagère … mes rêves ont germé.

Ma Complice, amie de collège d’une beauté délicate, m’a ouvert tout un pan d’érudition qu’elle ne soupçonne même pas aujourd’hui.

C’est probablement sa blondeur solaire qui attira mon regard pour la première fois, à moins que ce ne soit le coté aristocratique d’une famille raffinée dont le père était en poste à Berlin, durant les premières années de vie de la gamine. Elle sortait de mon ordinaire et titillait déjà mon imaginaire d’enfant voyageuse. Être née dans un pays non francophone était la prémisse de l’addiction pour l’ailleurs.

Certes les livres avaient une grande importance dans mon milieu naturel. Le dictionnaire toujours sous le coude gauche. Mais ils étaient trop précieux par certains cotés et pas encore de mon âge par d’autres. Aussi, accompagnant Ma Complice à la bibliothèque chaque vendredi soir, je découvrais l’abondance, une nourriture variées et délectable. Feuilleter les ouvrages selon leur couverture, un mot au hasard des pages ou un titre énigmatique ouvrait une faille spatio-temporelle.

Très rapidement, j’abandonnais la ‘section enfant’ pour explorer le mystérieux département ‘Adulte’ aux images plus élaborées, aux sujets plus occultes. Attendre d’avoir l’âge pour les emprunter, encore une restriction pour le bien des mômes qui me saoulait au delà de l’entendement. Mais rien n’interdisait de consulter les ouvrages sur place …

La représentation d’Alger la blanche en couverture Large Vision et le titre mystérieux ‘Rose d’Alger’ de Nine Moati s’imposèrent à moi, au moment opportun. En ces temps où internet n’était pas accessible au commun des mortels, la bibliothèque représentait la source d’informations première, me permettant de forger librement mes propres opinions. L’ouvrage tombait à point, alors ballotée entre ce que j’avais entendu toute mon enfance à propos de l’Algérie et l’arrivée dans ma vie de celui qui allait devenir le mentor de mes 17 ans.

Plus tard, loin de ma steppe natale, alors étudiante, la bibliothèque de la ville nouvelle devint le refuge bienveillant des après-devoirs surveillés du samedi matin, un sas de décompression avant d’aborder un week-end de fiesta ou de révision. Le rayon des ‘Récits de voyage et d’aventure’ était fourni au delà de mes espérances, nourrissant ma quête par force écriture et émotions, m’extrayant ainsi de la sécheresse des années de prépa.

J’y ai d’ailleurs lu 3 livres d’une femme partie, en famille, sur un voilier autour du monde. Les deux premiers livres étaient à la gloire de ce mode de vie qui ne m’était déjà pas indifférent alors que le troisième, libérant sa parole, démontait point par point les deux premiers, rabaissés au rang d’ouvrages alimentaires. Il faut toujours se méfier des témoignages !
Je regrette en avoir oublié les titres et l’auteur que je n’ai jamais pu retrouver. Peut-être Dominique Agniel avec son Et ceux qui vont en mer ou Trois Océans Pour Nous Trois. Un Homme, Une Femme, Un Enfant de Yves et Elisabeth Jonville. A creuser.

Le Marquis de Sade n’avait plus de secret pour moi, ainsi que les correspondances de Saint Exupéry, sans oublier les livres enregistrés qu’il me plaisait à ramener chez moi, soit pour combler quelques lacunes littéraires, soit pour égailler mon esprit durant les taches laborieuses. J’en ai d’ailleurs transmis le goût à Petit Ginkgo lors des voyages en voitures par le biais de la chère voix désinvolte de Bernard Giraudeau.

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Aujourd’hui, les livres me tombent encore entre les mains sous l’effet d’une magie toujours à point nommé. La bibliothèque que Petit Ginkgo fréquente depuis deux ans est spacieuse pour le peu de livres qu’elle renferme. Œuvre architecturale lumineuse, le sentiment d’espace s’en voit renforcé au détriment du rayon ‘Récits d’aventure et de voyage’. Pfff …
Dans cette grande ville au réseau de bibliothèques si développé, j’aurai aimé pouvoir réserver des bouquins qui se trouvent à l’autre bout de la ville, livrés dans celle que j’aime à fréquenter, pour palier cette misère !

Mais l’ambiance des bibliothèques surpasse le fond. La sérénité fluide qui s’échappe entre les étages impose la lenteur et pousse à la rêverie. Je tombe sur ‘Sous l’étoile de la liberté’ de Sylvain Tesson. Il ne suffisait que d’un auteur pour m’enjoindre à m’abonner.  ‘Lettres et journaliers’ de Isabelle Eberhardt finit de me convaincre.

L’inspiration a toujours l’odeur du vieux papier.

Théorie des regards fuyants

Un jour comme les autres à Gargouille Land.

* De justesse, j’évite la collision.
Décidément les caddies manquent de frein. Très fière de ma maitrise du pilotage en grande surface, catégorie caddie débordant poids lourd, je lève la tête avec un sourire béa. Le caddie d’en face n’a pas moufté continuant sur sa lancée sans m’offrir un sourire de reconnaissance, ni même un regard. Un coup d’œil dans ma direction risquerait surement de les transformer en … trolls puant.

* Wahou, la commande d’ouverture du garage fonctionne depuis le dernier feu.
Quelle synchronisation. L’ouverture surprend les piétons qui cherchent le véhicule motivant ce tapage. Une fois le danger potentiel identifié, ils s’emploient à rester stoïques, évitant consciencieusement de tourner la tête. Certains ont cependant les yeux qui rognent sur les cotés. Croiser le regard du conducteur, qui les laisse passer, les changerait surement en … bouse de yack.

* Le confort de bras chargés de provisions est un ascenseur allant du sous-sol aux étages (ce n’était pas le cas au Pays plat). Il s’arrête au rez-de-chaussée pour laisser entrer M. Gargamel. Il exprime toujours un ‘bonjour’ à mi-voix (c’est déjà ça) en prenant bien soin de s’installer 3/4 dos devant moi. Il évite ainsi tout échange visuel face au miroir. M. Gargamel sort au 2eme étage, les yeux dans ses godasses, soulagé de ne pas avoir été changé en … crotte de nez d’orang-outan.

Où sont passées convivialité, civilité ou bienveillance ?

Ce comportement d’évitement m’interloque de plus en plus, que ce soit dans le metro, chez le boulanger, au volant, dans une file d’attente, etc. Je ne comprends pas cette tendance qui s’apparente au mépris sur fond de défaut d’éducation, voire de timidité.

Un petit regard, un sourire, un signe de tête pour une société vivant en bonne intelligence, ce n’est pas tant demander !

A moins que ce ne soit ma tête qui ne leur revient pas …

Chronique de la Circulation
Les Chroniques de l’Ascenseur