Démarche RSE et Développement Durable – Nouvelle virginité à la mode en entreprise

Hier, la réponse s’est assise à côté de moi à la cantine !

Monsieur RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n’est pas un cadre au sourire charmeur. Plutôt passe-partout, il est serein mais vous emporte dans son discours via la passion et la justesse qu’il met dans ses propos … entre deux bouchés.

Ce que j’aime dans ces grosses boites, c’est qu’elles ont de la ressource et suffisamment d’inertie pour aborder des questions pas forcément rentables au premier abord … Cependant, bien qu’elles en aient souvent les moyens, in fine peu nombreuses sont celles qui s’intéressent à une quelconque contribution aux enjeux du développement durable.

Et oui, le Grand Méchant Loup a la volonté de prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux de ses activités, afin de les améliorer.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas devenue aussi naïve que le benêt à grelot.

Il est bien évident que le but premier de l’EXCOM (Executive Committee) est plus de briquer l’image de la société pour courtiser le consommateur et les marchés que d’agir en grand philanthrope.

C’est là où le consommateur responsable à pris le pouvoir !
Législation certes, mais les entreprises deviennent pro-actives pour gagner en crédibilité et en réputation. Une vision idéaliste du ‘modèle gagnant-gagnant’.

Mais peu importe, tant qu’elle se retrousse les manches pour un bénéfice plus louable, qu’elle remet l’humain au cœur de leur fonctionnement et au centre d’initiatives de solidarité à l’extérieur de leurs murs.

Cela n’annihile pas l’esprit critique des observants pour démêler le RSE du Greenwashing et surveiller les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable).

Monsieur RSE est un ingénieur projet avec plus d’une décennie d’ancienneté, qui à mi-quarantaine a fait sa crise. L’histoire ne dit pas si à cette occasion, il a côtoyé le Démon de Midi, mais elle raconte qu’il s’est lancé dans une grande quête de sens, de laquelle il ne pouvait exclure le plus clair de son temps : son entreprise.

Porté par la philosophie « penser global, agir local » de René Dubos (1972 – ça ne date pas d’hier mais tellement actuel), il est dernièrement devenu pèlerin en sa filiale, pour distiller la bonne parole d’homme à Homme. Son premier objectif est de fédérer les bonnes volontés, repérer les forces vives débordant d’idées, pour ensuite fonder des actions bien concrètes.

Monsieur RSE n’est pas un grand théoricien puisqu’il puise son pragmatisme dans sa propre expérience industrielle. Là est sa force : mettre à profit ses compétences affutées pour intégrer les parties prenantes internes et externes (employés, clients, voisins, ONG, autorités publiques, etc.) dans la réflexion stratégique.

Pourquoi n’ai-je pas pensé que la société civile avait fait assez de chemin pour que le fameux profil de changement soit internalisé, chez le Grand Méchant Loup ou ailleurs ?

Malgré les polémiques générales à ce sujet, voilà une mode drôlement positive, qui n’empêche pas de garder les yeux grand-ouverts.

Mon œil brille donc avec des pensées derrière la tête …

Grand Méchant Loup

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Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises
Plate-forme21
Qu’est-ce-que la responsabilité sociétale des entreprises

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