Archive for the 'Simplicité Volontaire & Sobriété Heureuse' Category

Pierre Rabhi à Lyon

A force de penser que

  • * nous devons être acteur de notre vie et du changement que nous voulons voir en ce monde (dixit Gandhi)
  • * nous sommes responsables de nos choix, a minima en matière d’éducation, de consommation, d’environnement et de relation aux autres,
  • * il est essentiel de remettre l’humain et la planète au centre de toutes nos préoccupations sociétales,
  • * notre société a besoin de regagner en autonomie et savoir-faire(s), en humanisme à grande échelle et en écologie pour assainir notre environnement,
  • * il existe déjà des solutions pour l’épanouissement personnel et la préservation de la planète, telle la sobriété heureuse,
  • * il est important de savoir vivre pleinement et consciemment l’instant,

et sensible aux questions

  • * Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?
  • * Quels enfants laisserons-nous à la planète ?

Caps se demande si elle ne serait pas “un Colibri”.

“La finalité humaine n’est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d’une machine infernale jusqu’à l’usure totale. C’est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l’argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir. Des milliards d’euros sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, consciemment ou non, car il représente le bien suprême : la pleine satisfaction d’exister.

Un jour, il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation, qui n’est pas de produire et de consommer sans fin, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.”

Pierre Rabhi

Caps serait bien allée voir directement à la source
mais la conférence est complète !

Le pragmatisme devrait donner main forte à l’idéalisme pour s’éloigner de l’utopie,

Margaret Young

Often people attempt to live their lives backwards: they try to have more things or more money in order to do more of what they want so they will be happier. The way it actually works is the reverse. You must first be who you really are, then do what you need to do, in order to have what you want.

Margaret Young

.
Après quelques années de réflexion, approcher le SUCCÈS dans sa forme la plus épanouissante, est devenu en théorie : une évidence, en pratique : une réelle difficultés à s’extraire du pli constructeur.

Ne plus être tout à fait adaptée à l’absurde vie usuelle de nos sociétés occidentales (la seule vraiment familière) et pas assez déterminée pour embrasser des voies riches de sens, interroge profondément sur sa propre place dans une vie si courte, dans la société en devenir et auprès des siens.

Il ne reste donc plus qu’ETRE, envers et contre tout.
Une gageure.

Demain

Demain est un film en projet qui face au marasme et au catastrophisme ambiant cherche à générer l’envie de son prochain pour créer un nouveau modèle … sachant que d’autres, ailleurs ou près de chez soi, ont déjà mis en place des solutions intéressantes. Un peu d’inspiration ordonnée pour favoriser l’imagination, l’entreprise.

Le Projet en 2 min

Beaucoup de choses ont été essayées pour résoudre les crises écologiques et économiques. Et elles n’ont pas vraiment marché. Selon Muhammad Yunnus, prix Nobel de la Paix, le moteur le plus puissant de l’être humain est son désir, et son imagination. Pour lui, il faut aujourd’hui faire des films, raconter des histoires, qui nous donnent envie de construire un autre monde. C’est ce qu’ont décidé de faire Cyril Dion et Mélanie Laurent en mettant bout à bout les solutions que nous connaissons dans tous les domaines pour montrer à quoi notre société pourrait ressembler demain …”


Dans la droite ligne du film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global auquel a collaboré Cyril Dion, j’y retrouve l’esprit de la maxime du discours d’investiture de John Fitzgerald Kennedy (20 Janvier 1961) “Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country.” mais à l’échelle de la planète.

Pour détailler le projet et y apporter votre contribution, visitez sa page sur KissKissBankBank.

Un comble, plus je vieillis et plus je deviens idéaliste.

Lanza del Vasto – n°2

Personne n’est non-violent par nature. Et Dieu sait si je ne l’étais point. Personne n’est charitable par nature. On peut être plus ou moins doux, plus ou moins bienveillant, plus ou moins bon. Ce n’est pas la non-violence.

La non-violence, c’est la conversion de la colère. Et d’abord, il faut avoir quelque chose à convertir, bien entendu. La non-violence du lapin et du mouton ne valent rien. Il faut avoir un tempérament guerrier pour entrer dans la non-violence avec quelque efficace.

Lanza del Vasto, Interview par Elkabbach, le 15 août 1977

La genèse de la décroissance …
Rien de neuf sous le soleil, si ce n’est 37 ans de recul, plusieurs crises économiques mondiales, des impératifs écologiques entrés dans les mœurs et une augmentation significative des cancers de Monsieur Tout le Monde.
J’ai l’impression que la radicalité et les dérives sectaires ont fait du tort à un message pourtant d’avant-garde.
Un discours qui manquait peut-être de pédagogie pour rencontrer le bon sens populaire.

Tara Tari #1 – Capucine Trochet

… Capucine Trochet, un accomplissement
comme j’aimerais tellement en générer un.

Une approche de la technologie, telle que la société en a tant besoin.

Je partageais avec vous, avant même la fin de son discours et la voilà qui parle de sobriété heureuse, de passion, d’aventurer sa vie, de peur saine, de tri entre problème et contrariété et de belles choses simples.

Et puis, parce que Corentin de Chatelperron (le concepteur et précédent skipper de Tara Tari) est aussi un incroyable bonhomme (clin d’oeil à Sitelle).

Le rêve à portée d’action.

****************
http://whereistaratari.blogspot.fr/

http://www.goldofbengal.com/

Hervé Kempf – Fin de l’Occident, naissance d’un monde

Au delà du clivage gauche-droite, Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, offre un biais de lecture qui tombe de plus en plus sous le sens, même si je ne connais pas bien ses accointances politiques.

Si son mot clef est Sobrieté, le mien est Simplicité Volontaire.

La croissance a atteint ses limites. Reste à en instruire nos dirigeants, d’un bord comme de l’autre, pour s’orienter vers des axes définitivement innovants …

… pour s’affranchir des concepts surannés de la politique de Grand Papa.

NB : Et si tous nos politiques cessaient de sortir de la même école pour insuffler dues sang idées neufves dans les institutions !?

Un changement indispensable

Je pense qu’il faut arrêter la course au superflu.
La crise que nous vivons est « une crise du superflu ». Il faut quand même se souvenir qu’en Europe, en Amérique du Nord, 30 % des aliments et des médicaments sont jetés !
On fait beaucoup d’efforts pour des choses qui ne sont pas indispensables. Beaucoup de gens peinent au travail sans avoir le sentiment que leurs actions aient une grande utilité pour eux ou l’humanité. Il est important d’être en quête d’une simplicité volontaire, de chercher à s’épanouir sans être préoccupé par le superflu.

Matthieu Ricard, Colloque « Se changer soi, changer le monde », Sept 2012

Lanza del Vasto

Donne tant que tu as. Quant tu n’as plus rien, demande. Donne à d’autres l’occasion de te faire du bien. C’est une secrète et très fine charité.

Lanza del Vasto, Principes et préceptes du retour à l’évidence

Capsicum vient seulement, après 3 années, de faire le lien entre Lanza del Vasto, Pleine Conscience, Simplicité Volontaire et Economie Responsable. Finalement, peu importe le biais, je vais décidément dans la même direction. Il est temps d’approfondir ce signe avant de faire mes prochains choix professionnels.

Théorie de l’éducation à la frustration.

Depuis un temps, je souhaitais cesser cet alarmisme chronique, résultant de coups de gueule récurrents à travers le blog. Même s’il est hors de question de se voiler la face, voir le verre à moitié plein est meilleur pour la santé mentale et donc physique.

Or, je fus étonnée d’observer comment la simple réponse à un commentaire du billet anecdotique La boite de couleurs avait pris de l’ampleur et avait fini par être totalement hors sujet !
Alors pourquoi bouder l’essence même de ce blog : exprimer la vision de Capsicum.

La jeune génération est comme tout le monde, mue dans une société où la satisfaction est rapide et instantanément renouvelée. Cela pose donc la question de la frustration à bon escient.

J’avoue qu’il faut parfois me faire violence pour ne pas céder à la frimousse d’ange de Petit Ginkgo, tout en lui expliquant le pourquoi du comment. Pourtant, enfant (avant l’adolescence, j’entends ;) ), nos parents imposaient le ‘non’ sans qu’il y ait possiblilité d’insister’. Et pourtant, je n’étais pas plus malheureuse.

Petit Ginkgo est régulièrement face à un refus car il est important de savoir se contenter de ce que l’on a, surtout dans une société qui lui offrira peut-être moins que ce qu’il reçoit aujourd’hui.
Il n’est pas simple de trouver le juste dosage entre faire comprendre que le bonheur ne réside pas dans l’achat et éviter de faire naître une névrose qui le conduirait radicalement à l’effet inverse.
D’autant qu’attendre un jouet des semaines durant, en fait aussi sa valeur. Plutôt que d’être remisé dans le placard une fois la nouveauté passée, le jouet a été tellement rêvé et les jeux si bien imaginés qu’il en profite énormément.

Je ne connaissais pas le psychosociologue Jean Epstein avant d’écrire ce post et pourtant ses dires de spécialiste rejoignent les miens de simple observateur :

Et dire que les études s’accordent à montrer que les personnes ayant expérimenté la frustration bien dosée dans l’enfance ont moins de chances de devenir délinquantes car elles savent gérer ce fameux sentiment de frustration. Ce serait d’ailleurs une des clefs de l’adolescence tranquille. (Le bon sens aurait pu nous conduire aux mêmes conclusions !) Sauf que de nos jours, les enfants sont en permanence soumis à une multitude de stimulus qui rendent confus leurs réels désirs, car leurs besoins ont finalement peu évolués.

Le travers de cette éducation qui se veut à l’écoute des enfants, est ‘l’explication à tout bout de champ’. Même si l’explication est souvent essentielle, un peu d’autorité bien ciblée ne fait aucun mal, bien au contraire. La vie s’en voit simplifiée pour tout le monde sans que les gamins soient affligés pour autant. J’ai trop vu, dans ce milieu de l’éducation alternative, de parents devenir esclaves de leurs enfants parce qu’ils voulaient trop bien faire. Ils sont finalement dépassés, épuisés.

Après, cela dépend du caractère du môme. Certains seront curieux de ce qui les entoure et souhaiteront comprendre, toucher, explorer. D’autres seront blasés car ils n’ont jamais été sensibilisés au bien être simple que procurent leurs 5 sens. C’est pourquoi, il s’agit d’équilibrer leur vie virtuelle et instantanée avec du concret, du réel, du goût de l’effort, de l’attente, des saveurs et du discernement. Il est important de leur montrer qu’ils sont aptes à réaliser de nombreuses choses par eux-mêmes (sans les priver de la norme dans laquelle ils évoluent).

D’ailleurs, les adultes ne sont pas exempts de cette perte de réalité.
Comparés à nos grand-parents, nous ne savons plus faire une multitude d’actions par nous-mêmes. Nous sommes alors obligés de payer tout un tas de services sensés nous simplifier la vie (couture, réparation auto, plats cuisinés, nettoyage, décoration, construction, livraison en tout genre, voyage clef en main, fruits & légumes hors saison, etc). Même ‘éduquer les enfants’, quelqu’un le fait à notre place depuis leur plus jeune âge, à en croire le temps infime que nous passons avec eux chaque jour ! De nombreux domaines se sont complexifiés, les activités professionnelles se sont donc hyper spécialisées et fatalement hyper standardisées, nous rendant identiquement incompétents dans tous ces domaines qui nous échappent.

Ce symptôme se retrouve à l’échelle nationale : en France, la variété de l’emploi se limite petit à petit aux services, le tertiaire. Le primaire et le secondaire, étant de plus en plus externalisés, les importations augmentent embarquant le coût de la vie avec elles. Il faut alors travailler encore plus pour pouvoir se payer tous ces services ‘si indispensables’ et accéder aux produits des secteurs primaires et secondaires. CQFD.

En un peu plus d’un siècle, l’échelle des valeurs a été complétement bouleversée.
Le progrès qui apportait un peu de confort à la rude vie d’hier a mué ces 50 dernières années. Il est en train de gangréner notre actuelle qualité de vie (pouvoir d’achat déplorable, obésité, normalisation, pollution, cancer, quête de sens, etc).

Je ne suis pas une passionaria de l’éducation de grand-papa (bien au contraire), une extrémiste opposée à la mondialisation (opposée à l’uniformisation, c’est sûr), ni politiquement engagée d’un coté comme de l’autre (ils se valent tellement, mais je vote), ni écologiquement intégriste (une écologie de marché, ça existe ?) mais fort de toutes ces constations, je suis convaincue que l’homme de la rue est capable de changer les choses à son niveau.
Cela se propagera … c’est sûr !

Vive le bon sens, l’éducation éclairée et la simplicité volontaire !

********************

Cinquante ans de consommation en France, www.lefigaro.fr, 2009

Nous sommes des parents formidables, Jean Epstein

CONSTRUCTION DES REPERES CHEZ L’ENFANT ET PREVENTION DES VIOLENCES ET INCIVILITES, conférence donnée par Jean Esptein, organisée par la FoCEF à Namur, en février 2002

Patrice Franceschi – n°42

Mon bonheur procède de tout ce qui ne peut s’acheter, de tous ce qui n’a pas de prix, des choses simples que je vis au jour le jour, dans le ciel comme sur la terre ; il surgit de la vision du monde entier qui défile sous mes ailes, des rencontres incessantes avec les hommes, de la satisfaction intime d’avancer vers mon but, de ce trait rouge qui se trace lentement sur ma carte.

Ce bonheur des choses immatérielles est des plus vifs et des plus sains. Et j’en viens à me dire que, décidément, les hommes s’angoissent pour rien dans leur désir de possession ; et avec d’autant plus de déraison qu’ils sont repus et craignent de perdre cette opulence dont ils n’ont parfois plus conscience. J’essaie de ne jamais oublier qu’il est des pays comme chez Suleyman où quelques litres d’eau valent le poids de l’or dans le désert, et d’autres où elles coulent à flot sans rien dire à personne.

Patrice Franceschi,
Avant la dernière ligne droite, Editions Arthaud, p432

Voilà exactement ce que la Mongolie m’a inspiré dans cet esprit de Simplicité Volontaire.

Sylvain Tesson – n°5

Cette vie procure la paix. Non que toute envie s’éteigne en soi. La cabane n’est pas un arbre de l’Éveil bouddhique. L’ermitage resserre les ambitions aux proportions du possible. En rétrécissant la panoplie des actions, on augmente la profondeur de chaque expérience. La lecture, l’écriture, la pêche, l’ascension des versants, le patin, la flânerie dans les bois … l’existence se réduit à une quinzaine d’activités.

Le naufragé jouit d’une liberté absolue mais circonscrite aux limites de son île. Au début des récits de robinsonnade, le héros tente de s’échapper en construisant une embarcation. Il est persuadé que tout est possible, que le bonheur se situe derrière l’horizon. Rejeté une nouvelle fois sur le rivage, il comprend qu’il ne s’échappera pas et, apaisé, découvre que la limitation est source de joie. On dit alors qu’il se résigne. Résigné, l’ermite ? Pas davantage que le citadin qui, hagard, saisit soudain sous les lampions du boulevard que sa vie ne lui suffira pas à goûter toutes les tentations de la fête.

Sylvain TessonDans les forêts de Sibérie,
éditions Gallimard p.134

L’appel de l’horizon …

Comme la période d’une onde sinusoïdale, l’écho de l’ailleurs
se rappelle à moi qui suis clouée là, pour encore un moment
(enceinte de 6 mois).

Pourtant au retour des plaines Mongoles comme après avoir parcouru le massif escarpé de ma plus belle île du Cap Vert, un questionnement sur l’utilité de ces voyages m’a assailli.
Le tour du monde pour le tour du monde en famille ne me parait plus avoir de sens. Voir, parcourir, rencontrer durant une année ou plus, n’a de moteur éphémère qu’un certain égoïsme. En se frottant à la réalité des autres, la notion de décence se fait sentir.

Quel est notre contribution au bouleversement de leur équilibre, en nous pavanant sur les chemins du monde, en tant que touriste … même si beaucoup se refusent à être vu comme tel ?

Désert, le cordeau du peintre Brigau

Oh, oui, je sais, c’est un vaste débat, où le sens commun explique que le voyageur/touriste apporte du beurre dans les épinards des agriculteurs et sur les poissons des pêcheurs, qui devraient avoir autant droit au confort que les occidentaux. Mais la planète y résistera-t-elle ?

L’influence inverse vers plus de frugalité et de simplicité
ne serait-elle pas plus salutaire ?

J’avais déjà l’intuition que le mouvement systématique lors d’un voyage générait parfois la dispersion et surtout limitait la dimension relationnelle. En effet, le voyageur gesticulant ne fait que survoler la compréhension des gens et des cultures qu’il croise. Aussi n’ai-je jamais conçu le voyage comme une boulimie de lieux à enchainer dans un minimum de temps. Au contraire, le temps est devenu pour moi un vrai luxe, permettant de mesurer, de construire et d’apprendre, sans pression.

Mais lors de ces difficiles retours à la vie courante, j’ai touché du doigt un certain sens du voyage qui ne se montrait à moi jusque-là qu’en filigrane.
Il est si exaltant de partir à l’aventure, de se laisser porter par la spontanéité du baroudeur mais rien ne remplace l’objet du voyage et la connaissance du contexte. Et puis l’effet thérapeutique de l’itinérance n’est plus pour moi à l’ordre du jour. Le chemin intérieur a besoin de bien moins et de bien plus à la fois.

Il m’importe aujourd’hui soit de transmettre, soit de comprendre, soit d’aider.
* Transmettre, car des enfants se regardant le nombril entre la console et le smartphone auront peu de motivation pour trouver leur propre voie dans la vie. Or vivre la réalité d’enfants de leur âge selon d’autres coutumes ouvre l’esprit, mène à la relativité et permet ensuite de faire ses choix, en connaissance de cause.
* Comprendre, car c’est en partageant le quotidien suffisamment longtemps qu’il est possible de commencer à toucher du doigt les véritables enjeux d’un pays ou d’une situation, imaginé(e) façon carte postal sur le sol européen.
* Aider, parce qu’il est impossible de rester impuissant devant la détresse de personne dont on partage un bout de vie. Ce n’est qu’en utilisant ses compétences pour le bien-être des moins bien lotis que soi que le mot solidarité reprend tous son sens. (Ça sent de plus en plus l’ONG …)

Il faudra mettre à profit mon immobilité assumée
pour monter un projet proche de ces 3 types.

Pourtant l’horizon me fait déjà de l’œil …
Qu’importe la gueule de bois du retour, le souvenir de l’ivresse du départ me rend fébrile comme si j’étais programmée pour ne jamais défaire mes bagages. C’est un peu comme si la sédentarité me flétrissait, comme si je ne me nourrissais pas suffisamment à courir la ville et à ré-imaginer mon avenir sur les rails.

Ma complexité réside dans le juste équilibre
entre nomadisme instinctif et évidence du quotidien.

Le dealer du coin de la rue

… mais si … vous le connaissez tous, ce dealer
qui nous promet des trips merveilleux.

Chaque jour, il veut nous vendre offrir les moyens de ‘Cédez à toutes nos envies’ :

1) Envie de changer de voiture, d’aménager votre logement, partir en vacances ?
2) A tout moment, vous pouvez effectuer des virements de votre crédit renouvelable vers votre compte bancaire. (NDLR : TAEG révisable de 16,90 %).
3) Vous souhaitez concrétiser votre installation ? Financer l’achat de votre véhicule (auto et deux roues) ? Réaliser un projet personnel (voyager, organiser un événement,…) ?
4)
Plus que 48h, pour réaliser toutes vos envies. Vente Flash Crédit (TAEG 3.40%)
5) etc

“Travaille, consomme beaucoup et paie nous des intérêts
sur de l’argent fictif !”

Quoi de mieux que de vivre au dessus de nos moyens ?!
Le paraitre est-il vraiment à ce prix ?

Et comme si notre addiction ne suffisait pas, certains dealers utilisent le matraquage publicitaire pour trouver de nouveaux junky(s) à plumer :
- S’endetter pour les fêtes de Noël,
- Acheter un 4×4 pour se détendre,
- Faire les soldes à tout prix,
- Payer un maximum d’intérêts pour devenir propriétaire.
- etc

Espérons que tous les consommateurs ne soient pas aussi cons que ce chauve ayant acheté un sèche-cheveux.

Nous pourrions en rire, si notre petit dealer n’était pas le dernier maillon d’un cartel d’ampleur mondiale : ‘le Gang des Couilles en Or’, comme le montre cette vidéo expliquant le fonctionnement de l’économie européenne.

 

Pourquoi ne pas admettre que le système a fait faillite ? Pourquoi ne pas enfin envisager une vraie refonte des règles de l’économie ?

Voilà un vrai sujet à débattre pour les prochaines présidentielles.

Le pire est que les Etats sont complices de cette addiction généralisée, organisée. Leur but …
- au mieux, créer de la croissance dans le pays, pour bénéficier de bonnes retombées politiques,
- au pire, s’en mettre plein les poches.

En effet, les gouvernements sont de plus en plus constitués de banquiers, selon la L.I.E.S.I. et Eric Laurent.

 

«

Alors si l’on ne veut pas que l’Europe ressemble bientôt à cela, il est nécessaire de changer nos habitudes et surtout de faire comprendre en haut lieu que nous ne sommes pas dupes : privatiser et emprunter ne résoudra rien à la fameuse dette.

Certains vont même jusqu’à penser que ‘la crise de la dette ‘ est providentielle afin de diminuer les chers acquis sociaux de l’Europe et ainsi rendre au vieux continent sa compétitivité mondiale.

Une seule devise pour Capsicum :
Ne dépense que l’argent que tu as !
Pour le reste, sois astucieux …

Vive la Simplicité Volontaire.

A lire aussi : Frapper la monnaie … une utopie.

***********

Obsolescence Programmée …

Avant d’en arriver à la Décroissance, une étape pourrait passer par la simplicité volontaire … Préférons donc la ‘robustesse’ à la technicité, la réparation au rachat et l’équitable à la productivité !

La vidéo ne fonctionne pas : voir ci-dessous

L’obsolescence programmée, un ‘beau’ concept qui est loin de faire du bien au porte monnaie et à la Planète !

Déesse Société de Consommation … et son complice le Dieu Croissance.

Merci Cafeteria Des Salines Pomi :)

A lire aussi : Pouvoir d’achat ??

Société de Consommation

*************

Ajout du 02-06-2012 :
Bien dommage que cette vidéo ait été supprimée pour atteinte aux droit d’auteur. Les documents de cet acabit devrait être diffusable par tout biais car ils sont d’utilité publique !!

Mais cet excellent doc “Prêt à Jeter – Obsolescence programmée” de Cosima Dannoritzer peut être trouvé ailleurs … (rediffusé le 24 janvier 2012 sur Arte)

Le fil rouge de l’imprimante foutue, par puce interposée, qui reprend vie grâce à un petit logiciel de réinitialisation est un excellent exemple !

Refusons de couper dans la combine des industriels !

A lire aussi : Cash Investigation – Obsolescence programmée

Changez le Monde … par vous-mêmes

Capsicum n’a pas forcément une âme d’anarchiste mais il faut dire que notre société cloche de plus en plus bruyamment.

Les infos quotidiennes n’en peuvent plus de nous donner des exemples d’une crise immatérielle à répétition ayant pourtant des implications bien concrètes dans l’enlisement de la vie de chacun.

La parade : arrêter de vivre comme des moutons qui se plaisent à ce que l’on pense à leur place, qui se bornent à acheter tout ce qu’on leur met sous le nez et qui ronchonnent contre les mesures en place sans lever le petit doigt.

Agir au sein de sa propre vie de façon pacifique avec pour objectif le bien d’autrui.

Il s’agit maintenant de revenir à des valeurs plus justes, plus saines et collectives avec tous les moyens que chacun a à sa portée. Vivre en pleine conscience et non shooté à longueur de journée par les daubes audiovisuelles, les crédits, la bouffe, les anti-dépresseurs, la virtualité, la consommation compulsive et la philosophie du chacun pour soi …

Commençons par cesser de vivre au dessus de nos moyens et intéressons nous à la simplicité volontaire. Cela limitera probablement aussi une bonne partie des problèmes environnementaux.

Capsicum ne sait pas d’où sort ce plaidoyer, ne sait pas s’il est porté par un mouvement politique quelconque, ne cautionne pas certains raccourcis suggérés par les images, mais estime que le message globale va complètement dans le sens de ses observations et de ses espoirs (cf. les liens de ce post).

par ThePlot911

La solution est au creux de nos mains, aujourd’hui, et se transmettra demain par l’éducation de nos enfants dans ce sens !

L’esprit critique et l’altruisme sont les seuls moyens de générer une action pacifique qui puisse redresser la barre.

Société de Consommation

Simplicité Volontaire … Kesako !?

Aujourd’hui, j’ai fait une découverte …

Ange et moi vivons naturellement depuis 10 ans selon les principes de la Simplicité Volontaire !! Et bien ça … c’est une nouvelle !
Enfin pas dans tous les domaines … mais déjà par la simple volonté de maitriser nos besoins afin de moins consommer, de moins dépenser, de moins polluer !

Rechercher la simplification pour améliorer sa qualité de vie.

Ce qui concrètement consiste simplement, lors de l’achat compulsif ou non, d’une nappe, d’une paire de chaussure, d’un appareil hi-fi, d’un meuble, d’une baignoire de puériculture et même d’une voiture à se demander si on en a vraiment l’utilité …

Et croyez moi, ça calme une bonne partie du processus de consommation !! (A l’exception des livres … en ce qui me concerne, il faut bien l’avouer.)

La Simplicité Volontaire ne consiste pas à tendre vers la pauvreté, ni le sacrifice, mais plutôt à effectuer une démarche individuelle qui commence par définir ses propres besoins et envies.
Le secret est de laisser murir l’affaire … Si une envie survit à plusieurs mois d’attente avec la même ferveur, elle est probablement digne d’être assouvie … quand aux autres, elles passent.
Après tout, nous n’avons pas besoin de trophée comme preuve de notre réussite.

Une question me revient souvent avant de me parer d’un truc révolutionnaire : “Comment faisaient nos parents et nos grands parents ?”

A la lumière de cet état d’esprit, vous me répondrez que je suis une rétrograde, opposée au progrès …
Et bien certes, le progrès a clairement facilité la vie de nos aïeuls et donc la notre, c’est incontestable et louable. Mais, notre société n’est plus dans l’ère du progrès mais bien dans celle de la surconsommation manipulée. Selon Pierre Desproges “Progrès = Art de compliquer ce qui est simple.”

D’autant que le progrès actuel a plus tendance à nous rendre dépendant qu’à nous libérer de nos contraintes. Qui sait encore replacer l’ampoule des codes de sa voiture, repriser une chaussette, réparer la chasse d’eau, se faire à manger, se débrouiller par soi-même ?
(Pas prête à lâcher l’ordi cependant ;) ce n’est qu’un pas vers la décroissance, tout de même.)

Et puis, il y a en filigrane un aspect solidaire qui ne peut faire que du bien à la planète et à nos semblables : “Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre.” Gandhi

Ça me rappelle COP15 !!

Et figurer vous que la Simplicité Volontaire active commence par le désencombrement … d’après Laurence Paré-Tribodet et son site Consommer Moins et Vivre Mieux.

desemcombrer

Exit table à diner encombrant l’espace, livres poussiéreux sur les étagères, vêtement emplacardés depuis 4 ans, jouets d’enfant dénués d’intérêt et terrarium de plantes carnivores non apprécié à sa juste valeur … justement tout ce qui nous a mu depuis notre retour de Mongolie.

C’est une façon de penser qui privilégie l’Etre plutôt que l’Avoir.

Mais la Simplicité Volontaire, philosophie s’attachant à “vivre mieux avec moins”, ne s’arrête pas à l’aspect matériel … il n’y a pas que les objets qui nous encombrent !

Une progression qui en nous libérant des besoins financiers superflus, nous procure du temps et nous donne les moyens de vivre plus en harmonie avec nos aspirations et nos biorythmes … (Y’a comme un air de Thierry Janssen, là dedans). En nous laissant ressentir et profiter de la vie, la tête hors du guidon, nous apprécions l’existence à sa juste valeur et nous avons enfin une chance de penser par nous-même !

Savoir ce qui a vraiment de l’importance pour revenir à l’essentiel !

Oups … en plein dans le mille de nos choix et de notre cheminement depuis 3 ans … vers une certaine “Liberté”.

“La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne.” François Cavanna

Nous étions des adeptes de la Simplicité Volontaire sans le savoir.